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1. ;vwæwæ,- .. r-. ,( ..x.. .,..;.._...,,., ‘. . ‘..-32. ;: , , , ., -* .v '« , ' ..,, ‘ L’ACTE DE CRÉATION 49I manière continue sur la force expansive, de façon à effectuer une condensation lente mais constante de la matière. Les couches géologiques les plus anciennes de la terre, même quand elles affleurent, sont consi dérablement plus denses que celles de formation plus récente ; la terre, comme toutes nos autres planètes, comme le soleil lui-même, va se refroidissant et se resserrant ;on admet que les étoiles se rapprochent, que les nébuleuses en se condensant se rassemblent, que l’Univers s’agglutine. Les savants modernes en concluent que cet Univers est périssable, mais ils ne sont pas d’accord sur les suites de sa mort. Les uns prétendent que les mouvements d’attraction récipro que finiront par s’équilibrer de sorte que, toute lumière et toute phaleur étant éteintes, les cadavres astraux continueront à évoluer comme des ombres perpé tuellement silencieuses sur leur orbite éternellement fixe. Mais ce mouvement dans la mort suppose qu’aucun rayonnement de chaleur ne soit possible au dehors de notre monde, sinon la force répulsive n’arriverait pas à l’homogénéité ; or cette hypothèse est incompréhensible. Les étonnants travaux des Herchell et de leurs successeurs peuvent bien faire Penser que notre univers visible est fini, et sphérique, d’après les amas de nébuleuses entassées à son pôle et à son équateur; mais cette démonstration, fût-elle universellement acceptée, ne suppose nullementautour de ce globe un vide absolu, un incompréhensible néant; elle n’établit pas surtout que le globe cos— mique soit pourvu d’une enveloppe qui réfléchisse la force expansive émanée du centre sur toute sa surface,
2492 L’INITIATION D'autres savants, que Spencer a parfaitement résu més, admettent que la condensation se poursuit jusqu’à la réunion des astres sur les soleils centraux, mais ils ajoutent que la chaleur produite par leur choc, lors de cette réunion, suffira pour reproduire, comme par une exploision, l’expansion première, le chaos primitif, puis le cycle de la Condensation; ils ajou tent des calculs et des chiffres à l’appui de leur asser— tion. Cette hypothèse, combattue notamment par le savant géomètre cité au commencement de cet essai, c’est—à—dire par la première autorité en science thermo chimique, nécessite comme la précédente la condition qu’aucune déperdition ne se fera au delà de notre univers. Sinon, ce ne sera pas subitement, avec un choc, que se fera le rapprochement des astres, mais par quantités infinitésimales et par mouvements tangents. La chaleur qui pourra en résulter se dissi pera à mesure dans l‘infini des espaces. Tout au plus pourra—t—on admettre une série d’expansions de plus en plus faibles, dont la plus intense sera très infé— rieure à celles primitives, de sorte que la condensation finale arriverait après une série d’explosions rapide— ment décroissantes. Or, quelle sera la limite d’une pareille condensat tion? Il n’y a aucune raison suffisante d’en conce— voir d’autre que le point mathématique. Il est vrai que la science physico-chimique ne permet pas d’admettre pour la matière d’élément inférieur à l'atome fini; mais c’est là tout au plus l’aspect actuel de la matière telle qu'elle nous apparaît, et il n’est pas démontré que la force centripète ne resserre pas le volume de
3L’ACTE DE CRÉATION 493 l’atome lui-même, volume dont on n’a presque pas d’idée: enfin il est bien moins prouvé et moins admis encore que l'atome soit un élément simple, indécomposable, irréductible par conséquent. L’hypo— thèse la plus récente n'est point favorable du reste à la cOnstitution atomique pour la substance inter stellaire qui estinfinie à côté de la matière proprement dite ; on admet que cette substance est homogène. continue et douée d’élasticité. Ainsi nous pouvons concevoir sans trop de har diesse, qu’avec le concours d’un tempsimpossible peut être pour nous à nombrer, mais fini cependant, notre univers actuel sera réduit à un point mathématique qui renfermera en potentialité tout ce que nous ' voyons actuellement en activité dans l’espace. Cette potentialité serait la somme totale de la force centri pète maintenant en fonction dans notre univers, force négative et de résistance, car elle tend à l‘inertie et à l’extrême limitation. Au contraire la force centrifuge serait comme exprimée, par filtration de ce résidu infiniment petit, et elle se serait diffusée dans l’espace infiniment grand. Notre monde serait alors absolu— ment mort parle retour de ses deux forces opposées aux infinis qui leur sont propres. Revenons un instantà ses débuts, ou même à son état actuel: Du même centre vers lequel con verge toute matière, nous voyons rayonner depuis des siècles de siècles la force centrifuge qui produit lumière, chaleur et vie sur tous nos globes ; elle nous apparaît sous la forme, encore pleine de mystère pour notre science, du Soleil, centre secondaire cepen—
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1. ;vwæwæ,- .. r-. ,( ..x.. .,..;.._...,,., ‘. . ‘..-32. ;: , , , ., -* .v '« , ' ..,, ‘ L’ACTE DE CRÉATION 49I manière continue sur la force expansive, de façon à effectuer une condensation lente mais constante de la matière. Les couches géologiques les plus anciennes de la terre, même quand elles affleurent, sont consi dérablement plus denses que celles de formation plus récente ; la terre, comme toutes nos autres planètes, comme le soleil lui-même, va se refroidissant et se resserrant ;on admet que les étoiles se rapprochent, que les nébuleuses en se condensant se rassemblent, que l’Univers s’agglutine. Les savants modernes en concluent que cet Univers est périssable, mais ils ne sont pas d’accord sur les suites de sa mort. Les uns prétendent que les mouvements d’attraction récipro que finiront par s’équilibrer de sorte que, toute lumière et toute phaleur étant éteintes, les cadavres astraux continueront à évoluer comme des ombres perpé tuellement silencieuses sur leur orbite éternellement fixe. Mais ce mouvement dans la mort suppose qu’aucun rayonnement de chaleur ne soit possible au dehors de notre monde, sinon la force répulsive n’arriverait pas à l’homogénéité ; or cette hypothèse est incompréhensible. Les étonnants travaux des Herchell et de leurs successeurs peuvent bien faire Penser que notre univers visible est fini, et sphérique, d’après les amas de nébuleuses entassées à son pôle et à son équateur; mais cette démonstration, fût-elle universellement acceptée, ne suppose nullementautour de ce globe un vide absolu, un incompréhensible néant; elle n’établit pas surtout que le globe cos— mique soit pourvu d’une enveloppe qui réfléchisse la force expansive émanée du centre sur toute sa surface,
2492 L’INITIATION D'autres savants, que Spencer a parfaitement résu més, admettent que la condensation se poursuit jusqu’à la réunion des astres sur les soleils centraux, mais ils ajoutent que la chaleur produite par leur choc, lors de cette réunion, suffira pour reproduire, comme par une exploision, l’expansion première, le chaos primitif, puis le cycle de la Condensation; ils ajou tent des calculs et des chiffres à l’appui de leur asser— tion. Cette hypothèse, combattue notamment par le savant géomètre cité au commencement de cet essai, c’est—à—dire par la première autorité en science thermo chimique, nécessite comme la précédente la condition qu’aucune déperdition ne se fera au delà de notre univers. Sinon, ce ne sera pas subitement, avec un choc, que se fera le rapprochement des astres, mais par quantités infinitésimales et par mouvements tangents. La chaleur qui pourra en résulter se dissi pera à mesure dans l‘infini des espaces. Tout au plus pourra—t—on admettre une série d’expansions de plus en plus faibles, dont la plus intense sera très infé— rieure à celles primitives, de sorte que la condensation finale arriverait après une série d’explosions rapide— ment décroissantes. Or, quelle sera la limite d’une pareille condensat tion? Il n’y a aucune raison suffisante d’en conce— voir d’autre que le point mathématique. Il est vrai que la science physico-chimique ne permet pas d’admettre pour la matière d’élément inférieur à l'atome fini; mais c’est là tout au plus l’aspect actuel de la matière telle qu'elle nous apparaît, et il n’est pas démontré que la force centripète ne resserre pas le volume de
3L’ACTE DE CRÉATION 493 l’atome lui-même, volume dont on n’a presque pas d’idée: enfin il est bien moins prouvé et moins admis encore que l'atome soit un élément simple, indécomposable, irréductible par conséquent. L’hypo— thèse la plus récente n'est point favorable du reste à la cOnstitution atomique pour la substance inter stellaire qui estinfinie à côté de la matière proprement dite ; on admet que cette substance est homogène. continue et douée d’élasticité. Ainsi nous pouvons concevoir sans trop de har diesse, qu’avec le concours d’un tempsimpossible peut être pour nous à nombrer, mais fini cependant, notre univers actuel sera réduit à un point mathématique qui renfermera en potentialité tout ce que nous ' voyons actuellement en activité dans l’espace. Cette potentialité serait la somme totale de la force centri pète maintenant en fonction dans notre univers, force négative et de résistance, car elle tend à l‘inertie et à l’extrême limitation. Au contraire la force centrifuge serait comme exprimée, par filtration de ce résidu infiniment petit, et elle se serait diffusée dans l’espace infiniment grand. Notre monde serait alors absolu— ment mort parle retour de ses deux forces opposées aux infinis qui leur sont propres. Revenons un instantà ses débuts, ou même à son état actuel: Du même centre vers lequel con verge toute matière, nous voyons rayonner depuis des siècles de siècles la force centrifuge qui produit lumière, chaleur et vie sur tous nos globes ; elle nous apparaît sous la forme, encore pleine de mystère pour notre science, du Soleil, centre secondaire cepen—
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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