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1JEANNE D’ARC VICTORIEU5E 389 g aboutira fatalement le: système de brigandage légal pratiqué par les peuples d’Europe entre eux et déguisé sous les noms de « Politique extérieure » et de « Di plomatie » est del’eHet le plus saisissant. Nous ne pou vons que conseiller sa lecture à nos chers politiciens, plus instruits souvent des procédés oratoires que des procédés opératoires de direction sociale. Comme remède unique à cet état de choses, M. de Saint—Yves propose ‘le seul système capable de tout remettre en bon ordre : la Synarchz‘e. Nos lecteurs connaissent assez cette haute conception d’organisa tion sociale pour qu’il nous soit inutile d’insister sur ce point. _ Voilà en quelques lignes le résumé de la partie po litique de cette préface; voyons maintenant ce que l’auteur pense d’une question particulièrement inté— ressante pour tous : la question religieuse. Il part de cette citation de saint Augustin (Retract., ]. I, ch. xm, n° 3) : « La chose même que l’on nomme « aujourd’hui religion (ou synthèse) chrétienne exis« « tait déjà chez les Antiques. Elle n’a pas cessé, dès « l’origine, d’assister le genre humain, jusqu’à ce que « le Christ vint lui-même s’y incarner. D’où le nom « de chrétienne qui fut dès lors donné à la religion « (ou synthèse) vraie qui existait déjà. » Affirmation au début de l’universalité de la Reli gion indépendamment des Cultes, voilà bien la grande base d’études sur laquelle s’appuie l’occultisme. M. de Saint—Yves renferme l’Église universelle, gar— dienne de la triple révélation, en trois centres : 1° L’Église patriarcale , la plus ancienne, avec
23go L’INITIATION son centre actuel, sa pagode mère, la mystérieuse Agartha et le Souverain Pontife du Brahmanisme indépendant comme chef ; 2° L’Église mosaïque, avec le Gaon de Jérusalem et les synagogues; 3“ Enfin l’Église évangélique manifestée par l’épiscopat chrétien, Pape en tête, avec les conciles œcuméniques. A chacune de ces Églises se rattache « un protes— tantisme » particulier, rameau du tronc universel : Le Bouddhisme de Chakya Mouni à la première; L'Islam de,Mohamed à la seconde; Le Protestantisme de Luther à la troisième. Un point important à noter en passant, c’est que l’auteur connaît peut—être les mystères de l’organisa— tion secrète de l’ésotérisme hindou mieux que beau coup de prétendus initiés qui affirment vivre en communion constante avec les sanctuaires orientaux. Comme preuve de ce fait, je livre aux méditations de certains naïfs la description suivante (il s’agit de la vision finale de Jeanne d’Arc) : . BË'iÈ'Ê ÎllÊ’.äââä‘âä‘ÎîÆëäïiäâê’à‘ÿ‘âïm ‘ our quelque mystère sublime, ' Une et tri le, trois chefs, trois ch_œurs dans l'Inouî, L'un de lHimalaya, l'autre du SInai, Et le troisième de Solyme. Le plus ancien ortait les Védas : c'était Ram| Héritier de No , testateur d'Abraham. Sa tiare avait sept couronnes. Sept richis, comme lui voilés de diamants, L'accomp}agnaient. traînant du Ciel les llamboiements Des rincipautés et des Trônes. Crosse en main, aux côtés de leur blanc Brahatma Le Mahanga planait avec le Mahatma Sous la tiare varanique. Orientant les sept, étoiles du Védas, Puis. mitre au front, trois cent soixante Bagwandas, Zodiac du ciel brahmanique.
3JEANNE D’ARC VICTORIEUSE 39 I J’ai souligné en italique les noms des chefs de l’Église brahmanique; d’où il résulterait que le Ma hatma n’est qu’un grade comme le Mahanga, dominés tous les deux par le Brahatma. Nous serions bien reconnaissants aux initiés hindous de nous éclairer sur ce point. En passant, M. de Saint—Yves dit quelques mots des mouvements provoqués par l’occultisme en ces der niers temps, et à ce propos il est de notre devoir de présenter quelques observations. Tout d’abord, le courant occultiste s’était dessiné avant la publication des Missions. Wronshi et ses disciples les plus connus, Landur etElz’phas Lévi, sans compter Louis Lucas, Lenaz’n, Lacour, avaient im— primé à ce mouvement une impulsion toute nouvelle dès 1802. Les Missions ont attiré autour de leur auteur un ensemble réel de sympathies et l’ont fait considérer de suite comme l’un des plus grands parmi les occultistes défendant la tradition occiden— tale, sinon comme le plus grand. Dans ses derniers ouvrages, la France Vraie et celui ci, l’auteur des Missions tend à considérer l’occul— tisme comme une occupation de jeunesse qu’on aban— donne avec l’âge. Cette idée est vraie si l’on ne veut voir dans la science occulte que l’étude des curieuses théories sur l’hermétisme ou la Magie pratique; mais la question change si l’on saisit dans son ensemble l’universalité du mouvement. Nos livres de sciences sont à refaire sur de nouvelles bases, et l’occultisme est seul à même de fournir aujourd’hui les éléments nouveaux si indispensables.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1JEANNE D’ARC VICTORIEU5E 389 g aboutira fatalement le: système de brigandage légal pratiqué par les peuples d’Europe entre eux et déguisé sous les noms de « Politique extérieure » et de « Di plomatie » est del’eHet le plus saisissant. Nous ne pou vons que conseiller sa lecture à nos chers politiciens, plus instruits souvent des procédés oratoires que des procédés opératoires de direction sociale. Comme remède unique à cet état de choses, M. de Saint—Yves propose ‘le seul système capable de tout remettre en bon ordre : la Synarchz‘e. Nos lecteurs connaissent assez cette haute conception d’organisa tion sociale pour qu’il nous soit inutile d’insister sur ce point. _ Voilà en quelques lignes le résumé de la partie po litique de cette préface; voyons maintenant ce que l’auteur pense d’une question particulièrement inté— ressante pour tous : la question religieuse. Il part de cette citation de saint Augustin (Retract., ]. I, ch. xm, n° 3) : « La chose même que l’on nomme « aujourd’hui religion (ou synthèse) chrétienne exis« « tait déjà chez les Antiques. Elle n’a pas cessé, dès « l’origine, d’assister le genre humain, jusqu’à ce que « le Christ vint lui-même s’y incarner. D’où le nom « de chrétienne qui fut dès lors donné à la religion « (ou synthèse) vraie qui existait déjà. » Affirmation au début de l’universalité de la Reli gion indépendamment des Cultes, voilà bien la grande base d’études sur laquelle s’appuie l’occultisme. M. de Saint—Yves renferme l’Église universelle, gar— dienne de la triple révélation, en trois centres : 1° L’Église patriarcale , la plus ancienne, avec
23go L’INITIATION son centre actuel, sa pagode mère, la mystérieuse Agartha et le Souverain Pontife du Brahmanisme indépendant comme chef ; 2° L’Église mosaïque, avec le Gaon de Jérusalem et les synagogues; 3“ Enfin l’Église évangélique manifestée par l’épiscopat chrétien, Pape en tête, avec les conciles œcuméniques. A chacune de ces Églises se rattache « un protes— tantisme » particulier, rameau du tronc universel : Le Bouddhisme de Chakya Mouni à la première; L'Islam de,Mohamed à la seconde; Le Protestantisme de Luther à la troisième. Un point important à noter en passant, c’est que l’auteur connaît peut—être les mystères de l’organisa— tion secrète de l’ésotérisme hindou mieux que beau coup de prétendus initiés qui affirment vivre en communion constante avec les sanctuaires orientaux. Comme preuve de ce fait, je livre aux méditations de certains naïfs la description suivante (il s’agit de la vision finale de Jeanne d’Arc) : . BË'iÈ'Ê ÎllÊ’.äââä‘âä‘ÎîÆëäïiäâê’à‘ÿ‘âïm ‘ our quelque mystère sublime, ' Une et tri le, trois chefs, trois ch_œurs dans l'Inouî, L'un de lHimalaya, l'autre du SInai, Et le troisième de Solyme. Le plus ancien ortait les Védas : c'était Ram| Héritier de No , testateur d'Abraham. Sa tiare avait sept couronnes. Sept richis, comme lui voilés de diamants, L'accomp}agnaient. traînant du Ciel les llamboiements Des rincipautés et des Trônes. Crosse en main, aux côtés de leur blanc Brahatma Le Mahanga planait avec le Mahatma Sous la tiare varanique. Orientant les sept, étoiles du Védas, Puis. mitre au front, trois cent soixante Bagwandas, Zodiac du ciel brahmanique.
3JEANNE D’ARC VICTORIEUSE 39 I J’ai souligné en italique les noms des chefs de l’Église brahmanique; d’où il résulterait que le Ma hatma n’est qu’un grade comme le Mahanga, dominés tous les deux par le Brahatma. Nous serions bien reconnaissants aux initiés hindous de nous éclairer sur ce point. En passant, M. de Saint—Yves dit quelques mots des mouvements provoqués par l’occultisme en ces der niers temps, et à ce propos il est de notre devoir de présenter quelques observations. Tout d’abord, le courant occultiste s’était dessiné avant la publication des Missions. Wronshi et ses disciples les plus connus, Landur etElz’phas Lévi, sans compter Louis Lucas, Lenaz’n, Lacour, avaient im— primé à ce mouvement une impulsion toute nouvelle dès 1802. Les Missions ont attiré autour de leur auteur un ensemble réel de sympathies et l’ont fait considérer de suite comme l’un des plus grands parmi les occultistes défendant la tradition occiden— tale, sinon comme le plus grand. Dans ses derniers ouvrages, la France Vraie et celui ci, l’auteur des Missions tend à considérer l’occul— tisme comme une occupation de jeunesse qu’on aban— donne avec l’âge. Cette idée est vraie si l’on ne veut voir dans la science occulte que l’étude des curieuses théories sur l’hermétisme ou la Magie pratique; mais la question change si l’on saisit dans son ensemble l’universalité du mouvement. Nos livres de sciences sont à refaire sur de nouvelles bases, et l’occultisme est seul à même de fournir aujourd’hui les éléments nouveaux si indispensables.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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