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1CORRESPONDANCES MAGIQUES I 0 I Ainsi, tout en haut, nous voyons la tête, séparée parfaitement du segment qui lui fait suite, la poitrine. La poitrine est elle-même distincte d’un autre segment, le ventre. Tête, poitrine et ventre, tels sont les trois centres distincts qui constituent par leur réunion le tronc. — Nous reviendrons tout à l’heure sur cette division; voyons pour l’instant si nous n’avons rien à dire de l’autre partie de l’homme : LES MEMBRES Prenez donc la peine de regarder au moins le bras. Ici encore nous trouvons des segments à tel point connus qu’ils ont reçu les noms distincts que vous savez bien: bras, avant-bras, main. De même les membres inférieurs nous montrent trois segments : la cuisse, lajambe (le mollet), le pied. Remarquez de suite cette curieuse répétition de trois dans ces divisions. Le tronc était divisé en trois parties, il en est de même de la jambe et du bras, et vous savez aussi, n’est—ce pas, que la main et le pied, les segments terminaux des membres, présentent encore trois divisions: poignet (carpe) et cheville (tarse) ; paume (métacarpe) et plante (métatarse) ; doigts (I) et orteils. La Magie nous dit que toutes ces parties se corres pondent rigoureusement; nous aurons à le voir tout (1) Inutile,_je pense. de faire remarquer que chaque doigt présente également trals segments: phalange, phalangine et phalangctte.
2102 L’lNITIATION à l’heure en détail. Contentons-nous de signalerce fait pour l’instant. Cependant, me direz-vous, puisque vous insistez sur votre division par trois, comment se fait-il qu’il n’y ait que deux paires de membres: les bras et les jambes, et pas trois ? Voilà précisément ce qui vous trompe. Les anciens anatomistes hindous savaient et les modernes viennent de découvrir que le maxillaire inférieur constitue une troisième paire de membres véritables : la partie verticale du maxillaire représente le bras; la partie horigontale, l’avant—bras, les gencives repré sentent les doigts, et les dents les ongles. Toute une branche de l’anatomie, sous l’influence des travaux de Vicq-d’Azir, de Gœthe, d’Oken, de G. Saint Hilaire, de Foltz, d’Adrien Péladan, etc., etc., s’édifie en ce moment sous le nom d’anatomie philosophique. Les quelques données que nous allons indiquer dans cette étude peuvent servir de base à cette réédification d’une science très ancienne que nous avons tout spécialement étudiée. Encore une fois, nous ne pouvons, dans cet ouvrage, entrer dans les détails que comportent de telles considérations, et nous allons rapidement passer en revue les rapports qui peuvent exister entre tous ces segments dont nous venons de parler. ' RAPPORTS DES MEMBRES ENTRE EUX Il faudrait écrire un véritable traité d’anatomie sur cette seule question si on voulait l’étudier comme elle
3'=ul"“\|‘.-' CORRESPONDANCES MAGIQUES I 03 le mérite. Nous renvoyons les curieux aux travaux de Foltz, nous bornant à signaler les rapports suivants : .Le bras correspond à la cuisse et à la partie verticale du maxillaire. L’avant—bras correspond à la jambe et à la partie horizontale du maxillaire. La main correspond au pied et aux gencives. Il ne fallait pas grande attention, me direz-vous, pour établir ces rapports. C’est exact si vous consi— dérez, comme jele fais en ce moment,toutcela d’une façon générale ; mais si vous voulez étudier en détail, que de difficultés ne rencontrez-vous pas! Ainsi, pour prendre un exemple, le pouce de la main ne correspond pas du tout au gros orteil du pied, mais bien aux deux derniers doigts, ainsi que l’a victorieusement démontré Foltz. Ceci nous montre donc les erreurs dont il faut se garder dans l’établis— sement sans réflexion des rapports qui peuvent exister entre les différentes parties de l’homme. RAPPORT DES MEMBRES AVEC LE TRONC Un peu d’attention suffit pour nous faire découvrir que chacune des paires de membres que nous avons décrites est en rapport avec l’un des trois grands centres du tronc. Ainsi les jambes sont spécialement rattachées au segment inférieur : le ventre. Les bras, au segment moyen : la poitrine, et le maxillaire au segment supérieur : la tête. Un auteur presque totalement inconnu, Jean Mal— ;..e;.aæx:‘ mW
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1CORRESPONDANCES MAGIQUES I 0 I Ainsi, tout en haut, nous voyons la tête, séparée parfaitement du segment qui lui fait suite, la poitrine. La poitrine est elle-même distincte d’un autre segment, le ventre. Tête, poitrine et ventre, tels sont les trois centres distincts qui constituent par leur réunion le tronc. — Nous reviendrons tout à l’heure sur cette division; voyons pour l’instant si nous n’avons rien à dire de l’autre partie de l’homme : LES MEMBRES Prenez donc la peine de regarder au moins le bras. Ici encore nous trouvons des segments à tel point connus qu’ils ont reçu les noms distincts que vous savez bien: bras, avant-bras, main. De même les membres inférieurs nous montrent trois segments : la cuisse, lajambe (le mollet), le pied. Remarquez de suite cette curieuse répétition de trois dans ces divisions. Le tronc était divisé en trois parties, il en est de même de la jambe et du bras, et vous savez aussi, n’est—ce pas, que la main et le pied, les segments terminaux des membres, présentent encore trois divisions: poignet (carpe) et cheville (tarse) ; paume (métacarpe) et plante (métatarse) ; doigts (I) et orteils. La Magie nous dit que toutes ces parties se corres pondent rigoureusement; nous aurons à le voir tout (1) Inutile,_je pense. de faire remarquer que chaque doigt présente également trals segments: phalange, phalangine et phalangctte.
2102 L’lNITIATION à l’heure en détail. Contentons-nous de signalerce fait pour l’instant. Cependant, me direz-vous, puisque vous insistez sur votre division par trois, comment se fait-il qu’il n’y ait que deux paires de membres: les bras et les jambes, et pas trois ? Voilà précisément ce qui vous trompe. Les anciens anatomistes hindous savaient et les modernes viennent de découvrir que le maxillaire inférieur constitue une troisième paire de membres véritables : la partie verticale du maxillaire représente le bras; la partie horigontale, l’avant—bras, les gencives repré sentent les doigts, et les dents les ongles. Toute une branche de l’anatomie, sous l’influence des travaux de Vicq-d’Azir, de Gœthe, d’Oken, de G. Saint Hilaire, de Foltz, d’Adrien Péladan, etc., etc., s’édifie en ce moment sous le nom d’anatomie philosophique. Les quelques données que nous allons indiquer dans cette étude peuvent servir de base à cette réédification d’une science très ancienne que nous avons tout spécialement étudiée. Encore une fois, nous ne pouvons, dans cet ouvrage, entrer dans les détails que comportent de telles considérations, et nous allons rapidement passer en revue les rapports qui peuvent exister entre tous ces segments dont nous venons de parler. ' RAPPORTS DES MEMBRES ENTRE EUX Il faudrait écrire un véritable traité d’anatomie sur cette seule question si on voulait l’étudier comme elle
3'=ul"“\|‘.-' CORRESPONDANCES MAGIQUES I 03 le mérite. Nous renvoyons les curieux aux travaux de Foltz, nous bornant à signaler les rapports suivants : .Le bras correspond à la cuisse et à la partie verticale du maxillaire. L’avant—bras correspond à la jambe et à la partie horizontale du maxillaire. La main correspond au pied et aux gencives. Il ne fallait pas grande attention, me direz-vous, pour établir ces rapports. C’est exact si vous consi— dérez, comme jele fais en ce moment,toutcela d’une façon générale ; mais si vous voulez étudier en détail, que de difficultés ne rencontrez-vous pas! Ainsi, pour prendre un exemple, le pouce de la main ne correspond pas du tout au gros orteil du pied, mais bien aux deux derniers doigts, ainsi que l’a victorieusement démontré Foltz. Ceci nous montre donc les erreurs dont il faut se garder dans l’établis— sement sans réflexion des rapports qui peuvent exister entre les différentes parties de l’homme. RAPPORT DES MEMBRES AVEC LE TRONC Un peu d’attention suffit pour nous faire découvrir que chacune des paires de membres que nous avons décrites est en rapport avec l’un des trois grands centres du tronc. Ainsi les jambes sont spécialement rattachées au segment inférieur : le ventre. Les bras, au segment moyen : la poitrine, et le maxillaire au segment supérieur : la tête. Un auteur presque totalement inconnu, Jean Mal— ;..e;.aæx:‘ mW
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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