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One moment.
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198 L‘INITIATION que nous vous entraînons loin du sujet considéré pour vous parler de mille riens qui paraissent n’avoir aucun rapport avec ce qui vous intéresse — Voilà pourquoi je vous prie de me suivre dès l’instant bien loin d’ici (oh! en esprit seulement), devant Notre Dame de Paris par exemple. La — nous y voilà. — Veuillez maintenant me dire comment vous allez décrire ce monument? Allez—vous courir chez l’architecte et lui demander les plans détaillés de cet édifice ? Dans le cas présent, ce serait peut—être difficile et vous n’y pensez même pas. IrezÏvous du moins trouver le maçon pour savoir de quelle carrière ont été tirées les pierres, comment fut gâché le plâtre, quels ouvriers furent employés? Je vois que mes questions vous impatientent et vous vous demandez comment serait faite la cervelle de la personne qui ferait toutes ces ridicules demandes avant de décrire N otre-Dame de Paris. Cette cervelle fonctionnerait tout simplement ' comme celle d’un de nos savants physiologistes qui ne peuvent décrire l’homme (un monument intéressant, somme toute) sans vous ennuyer au préalable de détails multiples sur l’architecte et sur le plan (les causes premières) et surtout sur l’origine et la constitu— tion des matériaux qui ont servi à faire ce monument (os, muscles, nerfs, etc., etc). Ce procédé, qui vous semblait tout à l’heure si bouffon, est donc journellement employé dans nos livres de physiologie contemporaine qui enseignent que l’embryologie, c’est-à-dire l’histoire de la cons
2CORRESPONDANCES MAGIQUES 99 truction du monument, est la seule base possible à donner à l’étude de l’organisme humain. Comme nous ne sommes pas des savants, ou plu tôt comme je ne suis pas un savant, nous allons faire comme tout le monde et nous commencerons par dire ce que nous rayons en l’étudiant aussi bien que pos— sible, et plus tard, si nous ytrouvons quelque'plaisir, nous entrerons dans le monument pour considérer ce . que nous ne voyons pas extérieurement, et même, si notre amour d’apprendre augmente toujours, nous irons humblement trouver monsieur le savant et nous lui demanderons de nous dire comment le maçon a construit l’édifice et comment l’architecte l’a conçu, si toutefois monsieur le savant croit à l’existence d’un plan de construction, car il y a beaucoup de physio logistes qui n’y croient pas. Peut-être alors compren drons-nous ces belles explications qui eussent été pour nous brillants hiéroglyphes alors que nous igno— rions l’état actuel de ce merveilleux monument. Ce n’est donc pas en procédant du connu à l’inconnu, mais bien en procédant du visible à l’invisible que nous allons aborder l’étude de l’homme, le monument le plus parfait de la création, si l’on en croit nos maîtres les kabbalistes, et même nos habituels dé tracteurs les darwinistes. Nous tenons cependant à bien faire remarquer dès l’abord que nous n’entrerons pas en minutieux détails, réservés pour un autre ouvrage tout physiologique, non plus que nous ne perdrons du temps à prouver une à une nos affirmations basées sur l’alliance de la Science actuelle et de' la Magie, notre ouvrage
3100 L’INITIATION n’étant pas écrit à l'usage des facultés ni des écoles primaires. *4* I LA PARTIE VISIBLE DE L’HOMME. -— LE CORPS Ce n’est plus Notre—Dame de Paris que vous avez maintenant devant les yeux, c’est un objet plus com plexe au premier abord et peut—être aussi le plus difficile à décrire de toute la Nature, c’est le corps humain. Nous remarquons de suite dans ce corps deux divisions primordiales : 1° Une partie centrale qui contient (nous le savons déjà,je pense) tous les organes importants de l’homme; cette partie, c’est le tronc ; 2° Des parties accessoires : les Membres, moins im portantes que la précédente puisqu’on peut les couper sans détruire l’être lui—même et qui servent de moyen d’action aux organes contenus dans le tronc. Voilà donc notre première grande division : l’homme est composé d’une partie centrale et ton damentale : le tronc, et de parties adjacentes : les membres. Continuons notre étude en considérant chacune de ces parties. Voyons la plus importante : LE TRONC Ce qui nous frappe tout d’abord si nous considé rons avec quelque attention ce centre de l’organisme, c’est qu’il présente également une division en plusieurs segments nettement séparés. Ë_.:
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
198 L‘INITIATION que nous vous entraînons loin du sujet considéré pour vous parler de mille riens qui paraissent n’avoir aucun rapport avec ce qui vous intéresse — Voilà pourquoi je vous prie de me suivre dès l’instant bien loin d’ici (oh! en esprit seulement), devant Notre Dame de Paris par exemple. La — nous y voilà. — Veuillez maintenant me dire comment vous allez décrire ce monument? Allez—vous courir chez l’architecte et lui demander les plans détaillés de cet édifice ? Dans le cas présent, ce serait peut—être difficile et vous n’y pensez même pas. IrezÏvous du moins trouver le maçon pour savoir de quelle carrière ont été tirées les pierres, comment fut gâché le plâtre, quels ouvriers furent employés? Je vois que mes questions vous impatientent et vous vous demandez comment serait faite la cervelle de la personne qui ferait toutes ces ridicules demandes avant de décrire N otre-Dame de Paris. Cette cervelle fonctionnerait tout simplement ' comme celle d’un de nos savants physiologistes qui ne peuvent décrire l’homme (un monument intéressant, somme toute) sans vous ennuyer au préalable de détails multiples sur l’architecte et sur le plan (les causes premières) et surtout sur l’origine et la constitu— tion des matériaux qui ont servi à faire ce monument (os, muscles, nerfs, etc., etc). Ce procédé, qui vous semblait tout à l’heure si bouffon, est donc journellement employé dans nos livres de physiologie contemporaine qui enseignent que l’embryologie, c’est-à-dire l’histoire de la cons
2CORRESPONDANCES MAGIQUES 99 truction du monument, est la seule base possible à donner à l’étude de l’organisme humain. Comme nous ne sommes pas des savants, ou plu tôt comme je ne suis pas un savant, nous allons faire comme tout le monde et nous commencerons par dire ce que nous rayons en l’étudiant aussi bien que pos— sible, et plus tard, si nous ytrouvons quelque'plaisir, nous entrerons dans le monument pour considérer ce . que nous ne voyons pas extérieurement, et même, si notre amour d’apprendre augmente toujours, nous irons humblement trouver monsieur le savant et nous lui demanderons de nous dire comment le maçon a construit l’édifice et comment l’architecte l’a conçu, si toutefois monsieur le savant croit à l’existence d’un plan de construction, car il y a beaucoup de physio logistes qui n’y croient pas. Peut-être alors compren drons-nous ces belles explications qui eussent été pour nous brillants hiéroglyphes alors que nous igno— rions l’état actuel de ce merveilleux monument. Ce n’est donc pas en procédant du connu à l’inconnu, mais bien en procédant du visible à l’invisible que nous allons aborder l’étude de l’homme, le monument le plus parfait de la création, si l’on en croit nos maîtres les kabbalistes, et même nos habituels dé tracteurs les darwinistes. Nous tenons cependant à bien faire remarquer dès l’abord que nous n’entrerons pas en minutieux détails, réservés pour un autre ouvrage tout physiologique, non plus que nous ne perdrons du temps à prouver une à une nos affirmations basées sur l’alliance de la Science actuelle et de' la Magie, notre ouvrage
3100 L’INITIATION n’étant pas écrit à l'usage des facultés ni des écoles primaires. *4* I LA PARTIE VISIBLE DE L’HOMME. -— LE CORPS Ce n’est plus Notre—Dame de Paris que vous avez maintenant devant les yeux, c’est un objet plus com plexe au premier abord et peut—être aussi le plus difficile à décrire de toute la Nature, c’est le corps humain. Nous remarquons de suite dans ce corps deux divisions primordiales : 1° Une partie centrale qui contient (nous le savons déjà,je pense) tous les organes importants de l’homme; cette partie, c’est le tronc ; 2° Des parties accessoires : les Membres, moins im portantes que la précédente puisqu’on peut les couper sans détruire l’être lui—même et qui servent de moyen d’action aux organes contenus dans le tronc. Voilà donc notre première grande division : l’homme est composé d’une partie centrale et ton damentale : le tronc, et de parties adjacentes : les membres. Continuons notre étude en considérant chacune de ces parties. Voyons la plus importante : LE TRONC Ce qui nous frappe tout d’abord si nous considé rons avec quelque attention ce centre de l’organisme, c’est qu’il présente également une division en plusieurs segments nettement séparés. Ë_.:
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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