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1MAGIE PRATIQUE 203 L’auteur explique ensuite comment les livres de Crookes l’ont amené à modifier sur certains points ses convictions; nous aurons du reste à revenir sur ce sujet. Pour le moment, occupons-nous du livre en lui même, nous contentant de citer la dernière phrase de cette préface : « Je n’insiste pas, tu me sais honnête homme et sensé, lis et je voudrais seulement que tu pusses dire: «Il y a là quelque chose qu’il faut, non pas railler, parce que la raillerie n’a jamais rien produit, mais étudier, parce que le travail même toujours quelque part. » J. L. ’!*JK ' . La première partie, le Surnaturel, comprend qua tre chapitres constituant une des plus belles défenses qui aient été écrites des bases même de l’occultisme contemporain. " Le premier chapitre la Liberté de penser, reven dique pour tous le droit d’affirmer les convictions intimes que chacun porte en lui étouffées par les pré— jugés courants. Non,l’évolution ne s’arrête pas subite— tement avec notre vie présente ; tout pousse à croire à l’au-delà des lois et des principes et, si vous doutez en core malgré l’évidence,ô disciples de l’immortelBouii laud qui pinça le nez en pleine académie au présenta teur du phonographe, si vous demandez DES FAITS, prenez garde, car les trois chapitres suivants: William
22 04 L’IN ITIATION v—-..— * —"“IIË-Ti —\ Crookes, les Témoins, les Fantômes des vivants sont autant de réponses irréfutables aux négateurs à priori. Une série rigoureuse de faits bien constatés, une dis— cussion serrée de la valeur possible de chacun d’eux, tels sont les éléments de cette énumération. Peut être lui pourrait—on reprocher une légère absence de cohésion entre les citations ; mais c’est là même une qualité qui rend plus facile la lecture du livre enfati gant peu la mémoire. Car la qualité maîtresse de ce livre c’est la clarté ét1’intérêt que l’auteur a su donner à des questions aussi abstraites. IJe ne doute pasque cette première partie ne pro duise un effet réel sur tous les sceptiques contempo rains fort ignorants, pour la plupart, de ces questions. Au livre Il, les Vivants et les Alorts, nous entrons dans le domaine qui nous intéresse particulièrement: celui de la théoriede tous ces phénomènes mystérieux énumérés à la file jusque-là. _ La Magie pratique, conçue comme science, présente deux parties bien distinctes: 1° L’étude des forces occultes de la nature, de leurs relations avec les créations matérielles et de leurs rap— ports avec l’homme ; 2° L’étude de l’homme et de son développement en vue d’agir sur ces forces occultes de la nature. Le premier point n’est abordé que fort peu par Jules Lermina; il donne quelques aperçus de—ci.de=là et toute
3MAGIE PRATIQUE 205 son attention se porte principalement sur la deuxième étude : celle de l’homme. La question de la Personnalité est fort bien traitée dans les deux premiers chapitres qui se terminent par une belle idée empruntéeà M. Guymiot: L’homme qst la taupe du monde astral. A Le Parisiena voulu ne rien laisser de côté et après avoir abordé l’Univers et l’Homme, il ne peut s’empê cher de dire familièrement à Parabrahm : « Mais pourquoi diable t’es-tu différencié ? » Cette question préoccupe beaucoup l’auteur et ses boutades contre le Karma. la Chute, etc., sont vraiment drôles. Dans quelques années je gage bien que Lermina refera du tout au tout ce chapitre lors de la vingtième édition. La meilleure étude du livre, celle qui permet de classer vraiment l’auteur parmi les occultistes élevés, est celle du Corps astral (chap. v). Ce chapitre est une petite merveille de clarté d’un bout à l’autre. Je l’ai déjà dit: l’Univers considéré au point de vue de la Science ésotérique n’est pas ‘si bien décrit que l’Homme. Ainsi, l’étude sur les Élémentaux et les Èlémentaires ne présente pas la même netteté que la précédente surtout au point de vue des profanes. En somme, ce second livre forme un excellent résumé des doctrines ésotériques et nous recomman dons vivement sa lecture à tous les spirites aussi bien qu’à tous les occultistes. Il y a beaucoup à retenir de ces quelques pages.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1MAGIE PRATIQUE 203 L’auteur explique ensuite comment les livres de Crookes l’ont amené à modifier sur certains points ses convictions; nous aurons du reste à revenir sur ce sujet. Pour le moment, occupons-nous du livre en lui même, nous contentant de citer la dernière phrase de cette préface : « Je n’insiste pas, tu me sais honnête homme et sensé, lis et je voudrais seulement que tu pusses dire: «Il y a là quelque chose qu’il faut, non pas railler, parce que la raillerie n’a jamais rien produit, mais étudier, parce que le travail même toujours quelque part. » J. L. ’!*JK ' . La première partie, le Surnaturel, comprend qua tre chapitres constituant une des plus belles défenses qui aient été écrites des bases même de l’occultisme contemporain. " Le premier chapitre la Liberté de penser, reven dique pour tous le droit d’affirmer les convictions intimes que chacun porte en lui étouffées par les pré— jugés courants. Non,l’évolution ne s’arrête pas subite— tement avec notre vie présente ; tout pousse à croire à l’au-delà des lois et des principes et, si vous doutez en core malgré l’évidence,ô disciples de l’immortelBouii laud qui pinça le nez en pleine académie au présenta teur du phonographe, si vous demandez DES FAITS, prenez garde, car les trois chapitres suivants: William
22 04 L’IN ITIATION v—-..— * —"“IIË-Ti —\ Crookes, les Témoins, les Fantômes des vivants sont autant de réponses irréfutables aux négateurs à priori. Une série rigoureuse de faits bien constatés, une dis— cussion serrée de la valeur possible de chacun d’eux, tels sont les éléments de cette énumération. Peut être lui pourrait—on reprocher une légère absence de cohésion entre les citations ; mais c’est là même une qualité qui rend plus facile la lecture du livre enfati gant peu la mémoire. Car la qualité maîtresse de ce livre c’est la clarté ét1’intérêt que l’auteur a su donner à des questions aussi abstraites. IJe ne doute pasque cette première partie ne pro duise un effet réel sur tous les sceptiques contempo rains fort ignorants, pour la plupart, de ces questions. Au livre Il, les Vivants et les Alorts, nous entrons dans le domaine qui nous intéresse particulièrement: celui de la théoriede tous ces phénomènes mystérieux énumérés à la file jusque-là. _ La Magie pratique, conçue comme science, présente deux parties bien distinctes: 1° L’étude des forces occultes de la nature, de leurs relations avec les créations matérielles et de leurs rap— ports avec l’homme ; 2° L’étude de l’homme et de son développement en vue d’agir sur ces forces occultes de la nature. Le premier point n’est abordé que fort peu par Jules Lermina; il donne quelques aperçus de—ci.de=là et toute
3MAGIE PRATIQUE 205 son attention se porte principalement sur la deuxième étude : celle de l’homme. La question de la Personnalité est fort bien traitée dans les deux premiers chapitres qui se terminent par une belle idée empruntéeà M. Guymiot: L’homme qst la taupe du monde astral. A Le Parisiena voulu ne rien laisser de côté et après avoir abordé l’Univers et l’Homme, il ne peut s’empê cher de dire familièrement à Parabrahm : « Mais pourquoi diable t’es-tu différencié ? » Cette question préoccupe beaucoup l’auteur et ses boutades contre le Karma. la Chute, etc., sont vraiment drôles. Dans quelques années je gage bien que Lermina refera du tout au tout ce chapitre lors de la vingtième édition. La meilleure étude du livre, celle qui permet de classer vraiment l’auteur parmi les occultistes élevés, est celle du Corps astral (chap. v). Ce chapitre est une petite merveille de clarté d’un bout à l’autre. Je l’ai déjà dit: l’Univers considéré au point de vue de la Science ésotérique n’est pas ‘si bien décrit que l’Homme. Ainsi, l’étude sur les Élémentaux et les Èlémentaires ne présente pas la même netteté que la précédente surtout au point de vue des profanes. En somme, ce second livre forme un excellent résumé des doctrines ésotériques et nous recomman dons vivement sa lecture à tous les spirites aussi bien qu’à tous les occultistes. Il y a beaucoup à retenir de ces quelques pages.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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