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1200 L’INITIATION thèse perdue de ce fait pour la plupart des Occidem tauxfut conservée intacte en Orientoù elle fut retrou vée par Paracelse, puis dans ce siècle, par Malfali de Montereggz‘o en 1840, par Hoè‘né Wronskien 1820 et tout dernièrement par la Société théosophz‘que en I875. Ce serait cependant faire preuve d’une singulière ignorance que de croire qu’aucun rayon de cette vérité ne se fût conservé en Occident. Les alchimistes, les rose-croix, les kabbalistes se transmirent successive— ment le précieux dépôt des sciences et des arts magi— ques.Quand, en 1884, la Société théosophique vint apporter ses doctrines, il se trouva qu’en France, elles étaient déjà connues , mais seulement d’un petit nombre. Fabre d’Olivet les avait révélées en I825, Eliphas Lévi en 1853 etSaint-Yves d’Alveydrepubliait ses premières brochures en I877 et son œuvre capitale en I884. Du reste, le premier ouvrage fondamental des doctrines théosophiques, [sis unuez’led, cite à tout propos Eliphas Lévi comme un maître, tout en igno— rant absolument l’existence de Fabre d’Olivet, de Wronski (qui connaissait l’existence des Mahatmas), de Louis Lucas, de Lacuria, etc. L’action de la Société Théosophique détermina les kabbalistesà transformer leurs méthodes d’enseigne ment. Au lieu de s’adresser exclusivement au petit nom bre et à la qualité, ils s’adressèrent dès lors au grand nombre et àla quantité. Telle est l’origine de cette diffusion de l’occultisme qui fait depuis quelques années tant de progrès en France. A l’heure qu’il est, laFrance occultiste s’est entière
2L’OCCULTISME EN 1890 201 ' ment rattachée à la tradition occidentale(1). Rappelons encore une fois qu’il ne saurait exister aucun antago nisme entre les deux sources traditionnelles, la même doctrine est enseignée des deux côtés avec des mots différents. l' 424L Si nous cherchons comment cette ancienne syn— thèse est représentée en 1890, nous verrons que la partie théorique est entre les mains des kabbalistes et des occultistes dont nous venons de parler alors que la partie phénoménale est particulièrement représentée par les magnétiseurset les spirites. Si nous Woulons donc nous rendre compte des phé— nomènes de la magie pratique ancienne, adressons nous de préférence aux expériences de spiritisme; si nous voulons au contraire expliquer ces phénomènes, adressons-nous successivement aux doctrines théoso— phiques et kabbalistes qui ne sont encore une fois que deux traductions différentes (sanscrite ou hé ’ braique) d’une même doctrine originale. C’est ce qu’a fait Jules Lermina dans le livre que nous allons maintenant analyser. (I) Voy. la fin de cette étude. .,W
3202 L‘INITIATION Maure i?narnuua , (Le dernier livre de JULES LERMINA. — Kolb, éditeur, 3 fr. 50) Ë’EST un gros événement pourl’occultisme que l’ap œ_ parition d’un livre intitulé MAGIE PRATIQUE et signé Jules Lermina. Le monde des journalistes parisiens ne peut man quer d’êtrê fort ébahi en voyant un des représentants les plus autorisés de la Presse déclarer dignes d’inté— rêt ces questions qui forment aujourd’hui l’apanage d’une bande plus ou moins nombreuse d’hallucinés. Ce livre mérite donc une étude détaillée tant au point de vue de sa composition que des enseignements qui s’en dégagent et de la portée qu’il ne peut man quer d’avoir sur le public. - Magie pratique est divisée en deux parties princi pales précédées d’une lettre—préface. La première partie (livre I“), intitulée le Surnatu rel s’occupe des faits. La seconde partie (livre Il) prend pour titre les Vivants et les Morts et traite des théories. La lettre—préface mérite toute notre attention. S’a dressant à un ami sceptique, sans parti pris, commelui même,îLermina explique les raisons qui l’ont conduit à signer un tel ouvrage de son nom. « C’est à toi que je dédie ce livre, certain que, quelles que soient tes opinions au sujet des questions dont il traite, tout au moins tu as la profonde conviction que je suis absolument de bonne foi. »
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1200 L’INITIATION thèse perdue de ce fait pour la plupart des Occidem tauxfut conservée intacte en Orientoù elle fut retrou vée par Paracelse, puis dans ce siècle, par Malfali de Montereggz‘o en 1840, par Hoè‘né Wronskien 1820 et tout dernièrement par la Société théosophz‘que en I875. Ce serait cependant faire preuve d’une singulière ignorance que de croire qu’aucun rayon de cette vérité ne se fût conservé en Occident. Les alchimistes, les rose-croix, les kabbalistes se transmirent successive— ment le précieux dépôt des sciences et des arts magi— ques.Quand, en 1884, la Société théosophique vint apporter ses doctrines, il se trouva qu’en France, elles étaient déjà connues , mais seulement d’un petit nombre. Fabre d’Olivet les avait révélées en I825, Eliphas Lévi en 1853 etSaint-Yves d’Alveydrepubliait ses premières brochures en I877 et son œuvre capitale en I884. Du reste, le premier ouvrage fondamental des doctrines théosophiques, [sis unuez’led, cite à tout propos Eliphas Lévi comme un maître, tout en igno— rant absolument l’existence de Fabre d’Olivet, de Wronski (qui connaissait l’existence des Mahatmas), de Louis Lucas, de Lacuria, etc. L’action de la Société Théosophique détermina les kabbalistesà transformer leurs méthodes d’enseigne ment. Au lieu de s’adresser exclusivement au petit nom bre et à la qualité, ils s’adressèrent dès lors au grand nombre et àla quantité. Telle est l’origine de cette diffusion de l’occultisme qui fait depuis quelques années tant de progrès en France. A l’heure qu’il est, laFrance occultiste s’est entière
2L’OCCULTISME EN 1890 201 ' ment rattachée à la tradition occidentale(1). Rappelons encore une fois qu’il ne saurait exister aucun antago nisme entre les deux sources traditionnelles, la même doctrine est enseignée des deux côtés avec des mots différents. l' 424L Si nous cherchons comment cette ancienne syn— thèse est représentée en 1890, nous verrons que la partie théorique est entre les mains des kabbalistes et des occultistes dont nous venons de parler alors que la partie phénoménale est particulièrement représentée par les magnétiseurset les spirites. Si nous Woulons donc nous rendre compte des phé— nomènes de la magie pratique ancienne, adressons nous de préférence aux expériences de spiritisme; si nous voulons au contraire expliquer ces phénomènes, adressons-nous successivement aux doctrines théoso— phiques et kabbalistes qui ne sont encore une fois que deux traductions différentes (sanscrite ou hé ’ braique) d’une même doctrine originale. C’est ce qu’a fait Jules Lermina dans le livre que nous allons maintenant analyser. (I) Voy. la fin de cette étude. .,W
3202 L‘INITIATION Maure i?narnuua , (Le dernier livre de JULES LERMINA. — Kolb, éditeur, 3 fr. 50) Ë’EST un gros événement pourl’occultisme que l’ap œ_ parition d’un livre intitulé MAGIE PRATIQUE et signé Jules Lermina. Le monde des journalistes parisiens ne peut man quer d’êtrê fort ébahi en voyant un des représentants les plus autorisés de la Presse déclarer dignes d’inté— rêt ces questions qui forment aujourd’hui l’apanage d’une bande plus ou moins nombreuse d’hallucinés. Ce livre mérite donc une étude détaillée tant au point de vue de sa composition que des enseignements qui s’en dégagent et de la portée qu’il ne peut man quer d’avoir sur le public. - Magie pratique est divisée en deux parties princi pales précédées d’une lettre—préface. La première partie (livre I“), intitulée le Surnatu rel s’occupe des faits. La seconde partie (livre Il) prend pour titre les Vivants et les Morts et traite des théories. La lettre—préface mérite toute notre attention. S’a dressant à un ami sceptique, sans parti pris, commelui même,îLermina explique les raisons qui l’ont conduit à signer un tel ouvrage de son nom. « C’est à toi que je dédie ce livre, certain que, quelles que soient tes opinions au sujet des questions dont il traite, tout au moins tu as la profonde conviction que je suis absolument de bonne foi. »
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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