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1.I' i 5 h àvau_uÿmmi 'tlu Éveu. ANS .son très remarquable article, récemment publié par le Figaro, M. Paul Adatn constate ', _ l’évolution intellectuelle qui entraineen ce' moment une partie du clergé catholique, et l’attitude.érçpeçtaflté de Rorrie qui, sans encourager, ne désapprouve cependant pas ; mais il ne dit ni comment ce mou—7 vement a pris naissance, ni vers quel but semblent poussés les esprits. Quoi qu’il en soit, le monde .fer-' mente sous- l’impulsion d’idées nouvelles; la Franc—g ‘ Maçonnerie se réveille à l’exemple de l’Église, et \ peut-être serons—nous appelés a voir se réconcilier ces deux ennemies apparentes, la Science et la Foi. ' r N’en déplaise aux catéchumènes de la méthode expérimentale — dont je suis certes loin de nier les admirables découpertes, — à l’instant où le 'positiw visme triomphant prétendait substitueràl’infaillibi-L ’ lité du pape, celle du thermomètre et de la balance, voici que.des phénomènesinexpliquës s’ob5èrvènt,' bouleversant les données reçues, contredisant des 7
2194 L’INITIATION lois réputées irréfutables, et trop minutieusement contrôlés par nos savants, pour qu’on traite d’halluci nations les témoignages de milliers d’individus. Der— rière les forces du monde physique, apparaissent sou— dain les forces autrement redoutables d’un monde inconnu de nos académies officielles. Il y a de cela cinq ou six années, le bruit courut un matin que des théosophes bouddhistes, groupés â Adyar, jugeant notre civilisation au point voulu et l’heure favorable, déléguaient plusieurs adeptes char— gés de divulguer aux Européens l’ésotérisme (c’est-à dire l’esprit caché sous la lettre) de leurs livres saints. A peine cependant ces singuliers ambassadeurs en route, M. le marquis de Saint—Yves livrait au public sa stupéfiante Mission des Juifs, œuvre essentiel— lement originale, mais qui, par sa filiation, remet tait en lumière les travaux d’un grand maître mé connu, Fabre d’Olivet, et prouvait qu’en France aussi, d’initiateurs à initiés, s’étaient transmis, de siècle en siècle, les secrets de la sagesse antique. En divers passages, le Zohar le dit expressément : « Malheur à l’homme qui ne voit dans la loi que de simples récits et des paroles ordinaires ? Car si, en vérité, elle ne renfermait que cela, nous pourrions, même aujourd’hui, composer une loi bien autrement digne d’admiration... Mais il n’en est pas ainsi: chaque mot de la loi renferme un sens élevé et un mystère sublime. " « Les récits de la loi sont le vêtement de la loi. Malheur à celui qui prend ce vêtement pour la Loi elle-même... Il y a des insensés qui, apercevant un __» .._,- . _. 'a'.lu,
3UN RÉVEIL 195 homme couvert d’un beau vêtement, ne portent pas plus loin leurs regards : et cependant ce qui donne une valeur au vêtement c’est le corps, et ce qui est encore plus précieux, c’est l’âme... Les simples ne prennent garde qu’aux vêtements ou aux récits de la Loi; ils ne connaissent pas autre chose; ils ne voient pas ce qui est caché sous ce vêtement. Des hommes plus instruits ne font pas attention aux vêtements, mais aux corps qu"ils enveloppent. Enfin, les sages, ceux qui habitent les hauteurs du Sinaï, ne sont occupés que de l’âme, qui est la base de tout le reste, qui est la Loi elle—même. » (La Kabbale, Ad. Franck.) Guidé par ces avertissements des vieux kabbalistes, Fabre d’Olivet avait consacré vingt-deux années à l’étude des idiomes disparus : latins, grecs, égyp— tiens, chaldéens, chinois et hindous, avant de pu— blier son œuvre capitale, la Langue hébraïque resti— tuée. Vêtement, corps et âme, disaient les Maîtres; donc trois sens correspondant aux trois mondes d’Hermès, le- sensible, l’intelligible, le divin: exotérisme, ou récits grossiers à l’usage des masses; ésotérisme, ou sens intellectuel et moral réservé aux disciples du second degré ; hermétisme, révélé aux plus dignes. Restituant à chaque lettre de la Genèse sa valeur réelle, Fabre d’Olivet tira des livres de Moïse un ensemble de connaissances qui non seulement concor dent avec les découvertes récentes de nos académies, mais encore les devancent prodigieusement par l’en vergure de leurs envolées. Bien plus, et le livre du marquis de Saint—Yves lève
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1.I' i 5 h àvau_uÿmmi 'tlu Éveu. ANS .son très remarquable article, récemment publié par le Figaro, M. Paul Adatn constate ', _ l’évolution intellectuelle qui entraineen ce' moment une partie du clergé catholique, et l’attitude.érçpeçtaflté de Rorrie qui, sans encourager, ne désapprouve cependant pas ; mais il ne dit ni comment ce mou—7 vement a pris naissance, ni vers quel but semblent poussés les esprits. Quoi qu’il en soit, le monde .fer-' mente sous- l’impulsion d’idées nouvelles; la Franc—g ‘ Maçonnerie se réveille à l’exemple de l’Église, et \ peut-être serons—nous appelés a voir se réconcilier ces deux ennemies apparentes, la Science et la Foi. ' r N’en déplaise aux catéchumènes de la méthode expérimentale — dont je suis certes loin de nier les admirables découpertes, — à l’instant où le 'positiw visme triomphant prétendait substitueràl’infaillibi-L ’ lité du pape, celle du thermomètre et de la balance, voici que.des phénomènesinexpliquës s’ob5èrvènt,' bouleversant les données reçues, contredisant des 7
2194 L’INITIATION lois réputées irréfutables, et trop minutieusement contrôlés par nos savants, pour qu’on traite d’halluci nations les témoignages de milliers d’individus. Der— rière les forces du monde physique, apparaissent sou— dain les forces autrement redoutables d’un monde inconnu de nos académies officielles. Il y a de cela cinq ou six années, le bruit courut un matin que des théosophes bouddhistes, groupés â Adyar, jugeant notre civilisation au point voulu et l’heure favorable, déléguaient plusieurs adeptes char— gés de divulguer aux Européens l’ésotérisme (c’est-à dire l’esprit caché sous la lettre) de leurs livres saints. A peine cependant ces singuliers ambassadeurs en route, M. le marquis de Saint—Yves livrait au public sa stupéfiante Mission des Juifs, œuvre essentiel— lement originale, mais qui, par sa filiation, remet tait en lumière les travaux d’un grand maître mé connu, Fabre d’Olivet, et prouvait qu’en France aussi, d’initiateurs à initiés, s’étaient transmis, de siècle en siècle, les secrets de la sagesse antique. En divers passages, le Zohar le dit expressément : « Malheur à l’homme qui ne voit dans la loi que de simples récits et des paroles ordinaires ? Car si, en vérité, elle ne renfermait que cela, nous pourrions, même aujourd’hui, composer une loi bien autrement digne d’admiration... Mais il n’en est pas ainsi: chaque mot de la loi renferme un sens élevé et un mystère sublime. " « Les récits de la loi sont le vêtement de la loi. Malheur à celui qui prend ce vêtement pour la Loi elle-même... Il y a des insensés qui, apercevant un __» .._,- . _. 'a'.lu,
3UN RÉVEIL 195 homme couvert d’un beau vêtement, ne portent pas plus loin leurs regards : et cependant ce qui donne une valeur au vêtement c’est le corps, et ce qui est encore plus précieux, c’est l’âme... Les simples ne prennent garde qu’aux vêtements ou aux récits de la Loi; ils ne connaissent pas autre chose; ils ne voient pas ce qui est caché sous ce vêtement. Des hommes plus instruits ne font pas attention aux vêtements, mais aux corps qu"ils enveloppent. Enfin, les sages, ceux qui habitent les hauteurs du Sinaï, ne sont occupés que de l’âme, qui est la base de tout le reste, qui est la Loi elle—même. » (La Kabbale, Ad. Franck.) Guidé par ces avertissements des vieux kabbalistes, Fabre d’Olivet avait consacré vingt-deux années à l’étude des idiomes disparus : latins, grecs, égyp— tiens, chaldéens, chinois et hindous, avant de pu— blier son œuvre capitale, la Langue hébraïque resti— tuée. Vêtement, corps et âme, disaient les Maîtres; donc trois sens correspondant aux trois mondes d’Hermès, le- sensible, l’intelligible, le divin: exotérisme, ou récits grossiers à l’usage des masses; ésotérisme, ou sens intellectuel et moral réservé aux disciples du second degré ; hermétisme, révélé aux plus dignes. Restituant à chaque lettre de la Genèse sa valeur réelle, Fabre d’Olivet tira des livres de Moïse un ensemble de connaissances qui non seulement concor dent avec les découvertes récentes de nos académies, mais encore les devancent prodigieusement par l’en vergure de leurs envolées. Bien plus, et le livre du marquis de Saint—Yves lève
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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