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1[96 L’INITIATION à ce sujet les derniers doutes, cette même clef, grâce à laquelle s’ouvraient les arcanes bibliques, si long— temps fermés par l’ignorance des traducteurs, don nait accès dans les sanctuaires de tous les temples et faisait pénétrer jusqu’au sens de l’énigme posée sous leurs différents symboles. L’Eglise catholique, Où le dogme primitif s’est pro—r videntiellement conservé intact, emprunte la totalité presque de ses rites aux traditions de la Rome païenne, déjà bien altérées si on les compare à celle du temps des oracles, des devins et des prêtresses de la Grèce d’0rphée. La Grèce n’est-elle pas elle—même le reflet de cette colossale civilisation égyptienne, mère de la religion moisiaque, et fille de la sublime synarchie de Ram, dont les rameaux s’éparpillèrent en l’Inde, en Chine, en Assyrie, et qui tenait l’héri tage de son immense synthèse scientifique des ancêm tres disparus, les Atlantes, les Dives, les Péris, engloutis par le grand cataclysme dénommé le déluge universel! Chez tous les peuples de la terre, les rituels les plus disparates sortent donc d’une source unique, et les symboles maçonniques voilent dgs vérités identiques à celles que dérobent aux profanes nos symboles reli— gieux. Tout dissentiment en matière de foi n’est qu’un malentendu engendré par l’ignorance. Jadis l’adepte reconnaissait la présence de la divinité sous n’importe quelle forme choisie. Alexandre le Conqué— rant, autorisé par les grands prêtres, célébrait des sacrifices au Dieu Un, dans le temple de Jupiter Ammon comme dans celui de Jérusalem ; les Vers
2UN RÉVEIL 197' dorés de Pythagore débutent par proclamer l’unité de la Foi sous la diversité des cultes ; à l’Exposition de 1889, durant la messe bouddhiste, sur un simple détail du cérémonial, Jacques Papus put échanger des signes d’intelligence avec les bonzes de l’Annam. Ainsi que l’a démontré le chanoine Roca, la force invincible du catholicisme, c’est que l’esprit de Jésus insuffle à la chrétienté ses aspirations vers la solida rité universelle, et la mène par suite au triomphe final; car l’humanité, en tant que grand tout formé de la fusion des hommes, payera jusqu’à la dernière des erreurs ou des fautes commise par chacun des atomes qui la composent. Le rôle de l’Église était de surveiller et de diriger l’évolution croissante, de livrer une synthèse reli— gieuse de plus en plus vaste à mesure des conquêtes de l’analyse scientifique. Sacrifiant sa légitime auto rité morale à la soif du pouvoir temporel, elle a dé— fendu à quiconque de rechercher la lumière qu’elle refusait de répandre, et qui s’est éteinte graduellement faute d’expansion au dehors. Mais que la franc maçonnerie ne se hâte point de chanter victoire, après la franchise d’un tel aveu. Née d’une réaction d’adeptes contre l’envahissement de l’agnosticisme, sa décadence s’accentue chaque jour, et, incapable désormais d’expliquer le plus,élémentaire de ses sym— boles, elle tend à se transformer en une simple asso ciation de secours mutuels. Nul ne saurait prévoir les conséquences du mouve ment ébauché, si la raison s’unissait à la foi pour le mener à bien. Jadis la science et la religion étaient
3198 L’INITIATION occultes; l’affranchissement de l’une exige l’affran chissement de l’autre. A Rome de dévoiler l’ésoté— risme de ces vieux textes, de reconstruire une lumi— neuse synthèse capable de ranimer l’enthousiasme de nos savants qui, par la méthode expérimentale, con— vertiront ses hypothèses en certitudes ; et nous ne serons plus éloignés d’atteindre à cette époque radieuse que les Evangiles annoncent sous le symbole de l’avènement du Christ glorieux ! George MONTIÈRE. e 40 ' o Ï / ». : PARTIE INITIATIQUE Ê’°®EŒIŒITISME EN 418% ("‘ MAGIE PRATIQUE ” DE J. LERMINA) («ÊES légendes populaires sont remplies des récits de apouvoirs surnaturels attribués à certains hommes. Nous saVons aujourd’hui que ces récits tirent leur source de la connaissance qu’avaient certains savants de l’antique Égypte de forces naturelles plus subtiles que les forces actuellement connues. Le maniement de ces forces occultes constituait le domaine de la Magie pratique, sorte de synthèse vi vante ou mathèse des sciences et des arts alors prati— qués, ainsi que l’a du reste bien mieux élucidé que nous le pourrions faire F.-Ch. Barlet dans les numé— ros 3' et 4 de l’Initz‘att‘on. Je n’ai donc plus à revenir sur ce sujet. Qu’il me suffise de rappelerque cette synthèse occulte s’émietta en une série très multiple de sciences diverses lors de la dispersion de l’École d’Alexandrie. La syn
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1[96 L’INITIATION à ce sujet les derniers doutes, cette même clef, grâce à laquelle s’ouvraient les arcanes bibliques, si long— temps fermés par l’ignorance des traducteurs, don nait accès dans les sanctuaires de tous les temples et faisait pénétrer jusqu’au sens de l’énigme posée sous leurs différents symboles. L’Eglise catholique, Où le dogme primitif s’est pro—r videntiellement conservé intact, emprunte la totalité presque de ses rites aux traditions de la Rome païenne, déjà bien altérées si on les compare à celle du temps des oracles, des devins et des prêtresses de la Grèce d’0rphée. La Grèce n’est-elle pas elle—même le reflet de cette colossale civilisation égyptienne, mère de la religion moisiaque, et fille de la sublime synarchie de Ram, dont les rameaux s’éparpillèrent en l’Inde, en Chine, en Assyrie, et qui tenait l’héri tage de son immense synthèse scientifique des ancêm tres disparus, les Atlantes, les Dives, les Péris, engloutis par le grand cataclysme dénommé le déluge universel! Chez tous les peuples de la terre, les rituels les plus disparates sortent donc d’une source unique, et les symboles maçonniques voilent dgs vérités identiques à celles que dérobent aux profanes nos symboles reli— gieux. Tout dissentiment en matière de foi n’est qu’un malentendu engendré par l’ignorance. Jadis l’adepte reconnaissait la présence de la divinité sous n’importe quelle forme choisie. Alexandre le Conqué— rant, autorisé par les grands prêtres, célébrait des sacrifices au Dieu Un, dans le temple de Jupiter Ammon comme dans celui de Jérusalem ; les Vers
2UN RÉVEIL 197' dorés de Pythagore débutent par proclamer l’unité de la Foi sous la diversité des cultes ; à l’Exposition de 1889, durant la messe bouddhiste, sur un simple détail du cérémonial, Jacques Papus put échanger des signes d’intelligence avec les bonzes de l’Annam. Ainsi que l’a démontré le chanoine Roca, la force invincible du catholicisme, c’est que l’esprit de Jésus insuffle à la chrétienté ses aspirations vers la solida rité universelle, et la mène par suite au triomphe final; car l’humanité, en tant que grand tout formé de la fusion des hommes, payera jusqu’à la dernière des erreurs ou des fautes commise par chacun des atomes qui la composent. Le rôle de l’Église était de surveiller et de diriger l’évolution croissante, de livrer une synthèse reli— gieuse de plus en plus vaste à mesure des conquêtes de l’analyse scientifique. Sacrifiant sa légitime auto rité morale à la soif du pouvoir temporel, elle a dé— fendu à quiconque de rechercher la lumière qu’elle refusait de répandre, et qui s’est éteinte graduellement faute d’expansion au dehors. Mais que la franc maçonnerie ne se hâte point de chanter victoire, après la franchise d’un tel aveu. Née d’une réaction d’adeptes contre l’envahissement de l’agnosticisme, sa décadence s’accentue chaque jour, et, incapable désormais d’expliquer le plus,élémentaire de ses sym— boles, elle tend à se transformer en une simple asso ciation de secours mutuels. Nul ne saurait prévoir les conséquences du mouve ment ébauché, si la raison s’unissait à la foi pour le mener à bien. Jadis la science et la religion étaient
3198 L’INITIATION occultes; l’affranchissement de l’une exige l’affran chissement de l’autre. A Rome de dévoiler l’ésoté— risme de ces vieux textes, de reconstruire une lumi— neuse synthèse capable de ranimer l’enthousiasme de nos savants qui, par la méthode expérimentale, con— vertiront ses hypothèses en certitudes ; et nous ne serons plus éloignés d’atteindre à cette époque radieuse que les Evangiles annoncent sous le symbole de l’avènement du Christ glorieux ! George MONTIÈRE. e 40 ' o Ï / ». : PARTIE INITIATIQUE Ê’°®EŒIŒITISME EN 418% ("‘ MAGIE PRATIQUE ” DE J. LERMINA) («ÊES légendes populaires sont remplies des récits de apouvoirs surnaturels attribués à certains hommes. Nous saVons aujourd’hui que ces récits tirent leur source de la connaissance qu’avaient certains savants de l’antique Égypte de forces naturelles plus subtiles que les forces actuellement connues. Le maniement de ces forces occultes constituait le domaine de la Magie pratique, sorte de synthèse vi vante ou mathèse des sciences et des arts alors prati— qués, ainsi que l’a du reste bien mieux élucidé que nous le pourrions faire F.-Ch. Barlet dans les numé— ros 3' et 4 de l’Initz‘att‘on. Je n’ai donc plus à revenir sur ce sujet. Qu’il me suffise de rappelerque cette synthèse occulte s’émietta en une série très multiple de sciences diverses lors de la dispersion de l’École d’Alexandrie. La syn
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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