Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1CONGRÈS SPIRITE ET SPIRITUALISTE 7 n’eût pas contenu d’assez joyeuses épithètes pour décorer les membres de ce Congrès et les railleries les plus spirituelles n’eussent pas manqué d’assaillir de tels audacieux. . Aujourd’hui c’est un peu changé. Notre groupe— ment 3 produit l’effet qu’on en pouvait attendre ; notre nombre, mieux que tout argument philosophi que a‘ fait réfléchir et si nous sommes attaqués, nous devons loyalement reconnaître que c’est avec beau coup d’esprit et avec la plus parfaite ignorance de nos doctrines et de notre but de la part de ceux qui nous ont fait l’honneur de s’occuper de notre mouvement. Tout d’abord une note reproduite par beaucoup de journaux et émanée je ne sais d’où, annonce au pu— blic que nous sommes très méfiants et que nous avons tellement peur de nos adversaires que le con trôle le plus sévère sera fait à l’entrée pour ne rece— voir que des frères (lisez des fous). Cette note nous rendit un signalé service ; la Presse, excitée par le mystère, vint nous rendre visite. L’examen nous fut favorable, car deux journaux français des plus importants, le Temps et le Journal des Débats firent mention de notre séance en termes mesurés. Une seule chose surprend les rédacteurs: le nombre de jolies femmes qui nous aident de leur concours et de leurs lumières. Remercions donc toutes les assistantes de nous avoir si bien défendus en mon tram que la femme a compris l’importance de notre but; car partout où il faut sauver la Société par la Morale ou le sacrifice,la femme est toujours au pre. mier rang.
28 L’INITIATION Aussi, Messieurs de la Presse, donnez-vous la peine de nous prêter un peu d’attention et vous verrez qu’une table qui tourne conduit souvent ses adeptes à sacrifier leur temps et leur argent au soulagement des misères humaines, tandis qu’un orateur qui prêche le néant entre deux absinthes ne peut logiquement conduire ses auditeurs qu'à deux conséquences: le suicide s’ils sont riches, le vol s’ils sont pauvres. Oui, nous croyons à l’immortalité de l’âme, nous croyons qu’on peut communiquer avec ceux quevous appelez : les morts, et, pour le démontrer, nous n’al lons pas perdre notre temps en discussions méta physiques qui ne prouvent rien, nous n’allons pas nous dépenser en arguments plus ou moins logiques. ' Vous niez la puissance du raisonnement, Messieurs de la Science officielle, vous ne croyez qu'à celle du fait; eh bien nous allons vous arracher des mains ce flambeau de la Science que vous prétendez accaparer et, à sa lumière, nous allons vous montrer une appa rition laissant la trace de son passage sur un enregis treur mécanique, gravant sa réalité sur une plaque sensible et vous n’aurez même plus le prétexte de crier à des millions d’êtres raisonnables: Vous êtes des hallucinés! Il faudra chercher autre chose. Mais avant d’aborder ces questions à propos du tra vail des Commissions, il nous faut rendre compte de notre groupement, du nombre et de la représentation de nos délégués. LE CONGRÈS EN LUI-MÊME Avant d’énumérer les nombreux vivants qui nous
3CONGRÈS SPIRITE ET SPIRITUALISTE 9 ont aidé, permettez-moi de remplir un devoir que je considère comme sacré envers un mort. Je ne pense pas me tromper en affirmant que la plus grande majorité du Congrès a été amenée à s’oc cuper de ces questions par l’influence médiate et immé diate du fondateur du Spiritisme philosophique : Allan Kardec. Je rends hommage à ce noble esprit et cet hommage est d’autant plus impartial que je représente au milieu de vous l’antique Science Occulte et non un groupe spirite. Je salue en lui le divulgateur d’une grande doctrine, je salue et je vénère votre premier apôtre, frères et sœurs spirites, et je suis persuadé qu’aucun homme, qu’il accepte ou qu’il n’accepte pas les doc trines d’Allan Kardec, n’hésitera à se joindre à moi, dans ce salut que nous devons à tous ceux qui ont su se sacrifier pour leur idée, qu’ils s’appellent Mesmer, Louis Lucas ou Allan Kardec. Ce devoir accompli, il me reste une tâche bien difficile à remplir : c’est celle de vous montrer la force réelle de notre mouvement en vous énumérant les écoles diverses qui ont pris part au Congrès, les délégués d’élite qui ont fait de nos discussions un centre magnifique d’enseignement scientifique, philosophique et social. Outre le Spiritisme représenté dans toutes ses bran ches, dans toutes ses écoles, la Théosophie, la Kab bale, l’école Swedenborgienne, le Magnétisme, la Frame—Maçonnerie ont leurs représentants parmi nous. “ La liste de tous ces délégués est longue, mais cette longueur même prouve l’importance qu’ont, àl’heure -...——v-—_t . n- .
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1CONGRÈS SPIRITE ET SPIRITUALISTE 7 n’eût pas contenu d’assez joyeuses épithètes pour décorer les membres de ce Congrès et les railleries les plus spirituelles n’eussent pas manqué d’assaillir de tels audacieux. . Aujourd’hui c’est un peu changé. Notre groupe— ment 3 produit l’effet qu’on en pouvait attendre ; notre nombre, mieux que tout argument philosophi que a‘ fait réfléchir et si nous sommes attaqués, nous devons loyalement reconnaître que c’est avec beau coup d’esprit et avec la plus parfaite ignorance de nos doctrines et de notre but de la part de ceux qui nous ont fait l’honneur de s’occuper de notre mouvement. Tout d’abord une note reproduite par beaucoup de journaux et émanée je ne sais d’où, annonce au pu— blic que nous sommes très méfiants et que nous avons tellement peur de nos adversaires que le con trôle le plus sévère sera fait à l’entrée pour ne rece— voir que des frères (lisez des fous). Cette note nous rendit un signalé service ; la Presse, excitée par le mystère, vint nous rendre visite. L’examen nous fut favorable, car deux journaux français des plus importants, le Temps et le Journal des Débats firent mention de notre séance en termes mesurés. Une seule chose surprend les rédacteurs: le nombre de jolies femmes qui nous aident de leur concours et de leurs lumières. Remercions donc toutes les assistantes de nous avoir si bien défendus en mon tram que la femme a compris l’importance de notre but; car partout où il faut sauver la Société par la Morale ou le sacrifice,la femme est toujours au pre. mier rang.
28 L’INITIATION Aussi, Messieurs de la Presse, donnez-vous la peine de nous prêter un peu d’attention et vous verrez qu’une table qui tourne conduit souvent ses adeptes à sacrifier leur temps et leur argent au soulagement des misères humaines, tandis qu’un orateur qui prêche le néant entre deux absinthes ne peut logiquement conduire ses auditeurs qu'à deux conséquences: le suicide s’ils sont riches, le vol s’ils sont pauvres. Oui, nous croyons à l’immortalité de l’âme, nous croyons qu’on peut communiquer avec ceux quevous appelez : les morts, et, pour le démontrer, nous n’al lons pas perdre notre temps en discussions méta physiques qui ne prouvent rien, nous n’allons pas nous dépenser en arguments plus ou moins logiques. ' Vous niez la puissance du raisonnement, Messieurs de la Science officielle, vous ne croyez qu'à celle du fait; eh bien nous allons vous arracher des mains ce flambeau de la Science que vous prétendez accaparer et, à sa lumière, nous allons vous montrer une appa rition laissant la trace de son passage sur un enregis treur mécanique, gravant sa réalité sur une plaque sensible et vous n’aurez même plus le prétexte de crier à des millions d’êtres raisonnables: Vous êtes des hallucinés! Il faudra chercher autre chose. Mais avant d’aborder ces questions à propos du tra vail des Commissions, il nous faut rendre compte de notre groupement, du nombre et de la représentation de nos délégués. LE CONGRÈS EN LUI-MÊME Avant d’énumérer les nombreux vivants qui nous
3CONGRÈS SPIRITE ET SPIRITUALISTE 9 ont aidé, permettez-moi de remplir un devoir que je considère comme sacré envers un mort. Je ne pense pas me tromper en affirmant que la plus grande majorité du Congrès a été amenée à s’oc cuper de ces questions par l’influence médiate et immé diate du fondateur du Spiritisme philosophique : Allan Kardec. Je rends hommage à ce noble esprit et cet hommage est d’autant plus impartial que je représente au milieu de vous l’antique Science Occulte et non un groupe spirite. Je salue en lui le divulgateur d’une grande doctrine, je salue et je vénère votre premier apôtre, frères et sœurs spirites, et je suis persuadé qu’aucun homme, qu’il accepte ou qu’il n’accepte pas les doc trines d’Allan Kardec, n’hésitera à se joindre à moi, dans ce salut que nous devons à tous ceux qui ont su se sacrifier pour leur idée, qu’ils s’appellent Mesmer, Louis Lucas ou Allan Kardec. Ce devoir accompli, il me reste une tâche bien difficile à remplir : c’est celle de vous montrer la force réelle de notre mouvement en vous énumérant les écoles diverses qui ont pris part au Congrès, les délégués d’élite qui ont fait de nos discussions un centre magnifique d’enseignement scientifique, philosophique et social. Outre le Spiritisme représenté dans toutes ses bran ches, dans toutes ses écoles, la Théosophie, la Kab bale, l’école Swedenborgienne, le Magnétisme, la Frame—Maçonnerie ont leurs représentants parmi nous. “ La liste de tous ces délégués est longue, mais cette longueur même prouve l’importance qu’ont, àl’heure -...——v-—_t . n- .
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.