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14. L’INITXATION grandeur des idées que nous avons tous à cœur de défendre n’eût soutenu mon courage et si je n’avais été sûr de voir nos principes communs exprimés ora lement par tous mes aînés, en âge comme en science, bien mieux que je ne pourrai le faire moi-même. Jedois, en un exposé rapide, vous donner une idée synthétique du Congrès, de sa portée scientifique, philosophique et sociale et de ses conclusions. Aussi, _ devons—nous voir le plan suivi dans ce résumé afin I de ne pas fatiguer inutilement votre attention. Tout d’abord je retracerai en quelques mots les origines de ce Congrès, puis nous verrons l’accueil que lui fit la Presse française . dès que son succès vraiment remarquable eût porté sur lui l’atten tion de tOus ; enfin j’exposerai devant vous les con clusions auxquelles se sont arrêtées les diverses sec— tions du Congrès. ' Vous ne trouverez pas dans cet exposé le détail de chacune des discussions pas plus que l’analyse de chacun des mémoires. Les procès-verbaux détaillés seront imprimés à la suite de ce rapport, où tous nos amis pourront les étudier avec fruit. Je dois me bor— ner aux questions générales et la tâche est déjà fort lourde vu l’intérêt et la portée de tous les travaux du Congrès. Je remercie donc, encore une fois, tous nos frères et sœurs de l’honneur qu’ils ont bien voulu me faire, trop heureux et très satisfait si, à la fin de cette lecture, j’ai pu réussir à tenir encore éveillée la moitié de la salle.
2CONGRÈS SPIRITE ET SPIRITUALISTE 5 LES ORIGINES Il est difficile, Mesdames et Messieurs, quand on assiste au plein succès d’une œuvre, de se rendre compte des difficultés qu’il a fallu vaincre pour la mener àbien, des obstacles qu’il a fallu renverser un à un avant d’aboutir. Ce Congrès plus que tout autre semblait impossible à réaliser, parce que ses futurs partisans étaient séparés par des opinions et non pas des faits, et qu’un homme est souvent prêt àtout, sauf à faire une concession à ce sujet. 4 Eh bien la puissance des idées est telle, la force spirituelle est si grande que dans un élan vraiment fraternel toutes les divisions de détail existant‘depuis des années ont été abandonnées sur le champ, toutes les personnalités, toutes les éèoles se sont évanouies devant la cause elle-même, tous les chefs sont venus silencieusement se ranger en simples soldats sous les plis du drapeau qui nous réunit tous pour combattre l’ennemi commun: le Néantismé. En moins de trois mois, les écoles furent groupées d’abord en France, puis en Europe, puis enfin en Amérique et jusque dans l’Inde. Les nombreux jour naux dévoués à notre cause qui jusque-là avaient agi isolément, vinrent un à un donner leur appui à l’œuvre commune, partout l’appel à l’union fut en tendu. Les adhésions arrivèrent par centaines, puis. par milliers, la base d’entente choisie fut si large et, ajouterais-je aussi, l’aide de là—haut fut si grande, que le jour de l’ouverture de ce Congrès, non seulement les Spirites comme à Barcelone, mais encore tous
36 L’INITIATION ,__m les Spiritualistes, Kabbalistes, Théosophes, Magné— tistes, Swedenborgiens, Théophilanthropes étaient là et que devant les délégués de plus de 40.000 adhé— rents et de 95 journaux, notre ami Jules Lermina pouvait dire : ' « Cette œuvre n’est rien moins que l’affirmation de la science nouvelle, l’alliance de la physiologie et de la psychologie, le défijeté par la libre recher— che au préjugé et à la routine, la levée en masse des chercheurs de vérité contre l’obscurantisme qui se réclame pour arrêter l’essor de l’esprit humain, de l’intolérance persécutrice et irraisonnée « des Académies et des Églises l » Je crois donc, Mesdames et Messieurs, être votre interprète à tous en remerciant au nom de la cause spiritualiste la Commission exécutive qui a mené cette œuvre à bonne fin, grâce à la bonne volonté et au dévouement de tous les spirites et spiritualistes à qui elle a fait appel. . Le 9 septembre 1889, cette Commission procla— mait le Congrès ouvert et faisait procéder à la nomi nation du Bureau. Arrêtons—nous un instant sur ce sujet et, tournant un peu la tête, voyons l’effet que produit cette réunion sur ces blasés et ces sceptiques à outrance qui s’appellent les journalistes parisiens. A kâàkâ LE CONGRÈS DEVANT LA PRESSE Vous figurez—vous, Mesdames et Messieurs, l’effet qu’eût produit dans la Presse, il y a seulement quinze ans, l’annonce d’un Congrès spirite P Le dictionnaire
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
14. L’INITXATION grandeur des idées que nous avons tous à cœur de défendre n’eût soutenu mon courage et si je n’avais été sûr de voir nos principes communs exprimés ora lement par tous mes aînés, en âge comme en science, bien mieux que je ne pourrai le faire moi-même. Jedois, en un exposé rapide, vous donner une idée synthétique du Congrès, de sa portée scientifique, philosophique et sociale et de ses conclusions. Aussi, _ devons—nous voir le plan suivi dans ce résumé afin I de ne pas fatiguer inutilement votre attention. Tout d’abord je retracerai en quelques mots les origines de ce Congrès, puis nous verrons l’accueil que lui fit la Presse française . dès que son succès vraiment remarquable eût porté sur lui l’atten tion de tOus ; enfin j’exposerai devant vous les con clusions auxquelles se sont arrêtées les diverses sec— tions du Congrès. ' Vous ne trouverez pas dans cet exposé le détail de chacune des discussions pas plus que l’analyse de chacun des mémoires. Les procès-verbaux détaillés seront imprimés à la suite de ce rapport, où tous nos amis pourront les étudier avec fruit. Je dois me bor— ner aux questions générales et la tâche est déjà fort lourde vu l’intérêt et la portée de tous les travaux du Congrès. Je remercie donc, encore une fois, tous nos frères et sœurs de l’honneur qu’ils ont bien voulu me faire, trop heureux et très satisfait si, à la fin de cette lecture, j’ai pu réussir à tenir encore éveillée la moitié de la salle.
2CONGRÈS SPIRITE ET SPIRITUALISTE 5 LES ORIGINES Il est difficile, Mesdames et Messieurs, quand on assiste au plein succès d’une œuvre, de se rendre compte des difficultés qu’il a fallu vaincre pour la mener àbien, des obstacles qu’il a fallu renverser un à un avant d’aboutir. Ce Congrès plus que tout autre semblait impossible à réaliser, parce que ses futurs partisans étaient séparés par des opinions et non pas des faits, et qu’un homme est souvent prêt àtout, sauf à faire une concession à ce sujet. 4 Eh bien la puissance des idées est telle, la force spirituelle est si grande que dans un élan vraiment fraternel toutes les divisions de détail existant‘depuis des années ont été abandonnées sur le champ, toutes les personnalités, toutes les éèoles se sont évanouies devant la cause elle-même, tous les chefs sont venus silencieusement se ranger en simples soldats sous les plis du drapeau qui nous réunit tous pour combattre l’ennemi commun: le Néantismé. En moins de trois mois, les écoles furent groupées d’abord en France, puis en Europe, puis enfin en Amérique et jusque dans l’Inde. Les nombreux jour naux dévoués à notre cause qui jusque-là avaient agi isolément, vinrent un à un donner leur appui à l’œuvre commune, partout l’appel à l’union fut en tendu. Les adhésions arrivèrent par centaines, puis. par milliers, la base d’entente choisie fut si large et, ajouterais-je aussi, l’aide de là—haut fut si grande, que le jour de l’ouverture de ce Congrès, non seulement les Spirites comme à Barcelone, mais encore tous
36 L’INITIATION ,__m les Spiritualistes, Kabbalistes, Théosophes, Magné— tistes, Swedenborgiens, Théophilanthropes étaient là et que devant les délégués de plus de 40.000 adhé— rents et de 95 journaux, notre ami Jules Lermina pouvait dire : ' « Cette œuvre n’est rien moins que l’affirmation de la science nouvelle, l’alliance de la physiologie et de la psychologie, le défijeté par la libre recher— che au préjugé et à la routine, la levée en masse des chercheurs de vérité contre l’obscurantisme qui se réclame pour arrêter l’essor de l’esprit humain, de l’intolérance persécutrice et irraisonnée « des Académies et des Églises l » Je crois donc, Mesdames et Messieurs, être votre interprète à tous en remerciant au nom de la cause spiritualiste la Commission exécutive qui a mené cette œuvre à bonne fin, grâce à la bonne volonté et au dévouement de tous les spirites et spiritualistes à qui elle a fait appel. . Le 9 septembre 1889, cette Commission procla— mait le Congrès ouvert et faisait procéder à la nomi nation du Bureau. Arrêtons—nous un instant sur ce sujet et, tournant un peu la tête, voyons l’effet que produit cette réunion sur ces blasés et ces sceptiques à outrance qui s’appellent les journalistes parisiens. A kâàkâ LE CONGRÈS DEVANT LA PRESSE Vous figurez—vous, Mesdames et Messieurs, l’effet qu’eût produit dans la Presse, il y a seulement quinze ans, l’annonce d’un Congrès spirite P Le dictionnaire
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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