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1L’INVOLUTION 1rr L’ÉVOLUTION HUMAINES 203 < Mais quelque bas qu’il fut tombé, il possédait en lui l’étincelle divine émanée de l’Etre et ne pouvait s’anéantir. ' « D’où lui vint le salut? » Nous ne saurions mieux faire que de citer icides fragments de Claude de Saint—Martin, sur la mani— festation unirerselle qui détermina l’évolution. « L’homme, dit—il, devait être le signe et le Ministre de la Divinité, dans l’Univers ; il était marqué du sceau quaternaire (1). et Il est bien singulier que cette sublime destination de l’homme se trouve écrite dans les expressions des anciens philosophes. Car en portant le nombre qua ternaire jusqu’au résultat des puissances qui le con— stituent (a), il rend deux nombres ou deux branches, qui étant réunies, forment le nombre dix en cette manière : « Or, le nombre quatre se trouvant placé entre l’unité et le nombre dix, ne parait-il pas avoir la fonction de faire communiquer l‘unité jusqu’à la circonférence universelle, ou le zéro ? ou pour mieux dire, ne parait—il pas être l’intermédiaire entre l’amour (t) Saint-Martin, Tableau nalureî. (2) Pour les règles des calculs théosophiques, voir Papus, Traité élémentaire de science occulte.
2204 ' L’INITIATION suprême, représenté par l’unité, et l’Univers repré senté par le zéro ? En voici la figure naturelle : l...4...0 « On peut donc, par la loi des nombres et par la figure que je viens de tracer, se convaincre de la pre— mière dignité de l’homme, qui correspondant du {Principe de la lumière jusqu’aux êtres les plus éloi gnés d’elle, était destiné à lui en communiquer les 2ærtus. , c On trouvera également dans ces nombres la marche par laquelle l’homme a pu s’égarer. « Si, au lieu de se tenir au centre de son poste éminent, l’homme ou le quaternaire s’est éloigné de l’unité, et s’est approché de la circonférence, figurée par le zéro, jusqu’à s’y confondre et s’y renfermer ; dès lors il est devenu matériel et ténébreux comme elle, et voici la nouvelle figure que son crime a pro duite: et nous trouvons dans cette figure une preuve évi dente de la nécessité de la communication des vertus supérieures jusque dans le malheureux séjour de l’homme. « Depuis un jusqu’à dix, il y a plusieurs différents nombres qui tiennent tous par quelque lien particu lier au premier anneau de la chaîne quoiqu’on ait le droit de les en séparer pour les considérer sous un aspect particulier. Si le quaternaire, ou l’homme était descendu jusqu’à l’extrémité inférieure de cette
3L’INVOLUTION E’l‘ L’ÉVOLUTION HUMAINES 205 chaîne, ou jusqu’au zéro, et que cependant le Prin cipe suprême l’eût choisi pour son signe représenta— tif, ne faudrait-il pas, pour qu’il put.recouvrer la connaissance de ce qu'il a perdu, que tous ces nom bres, ou toutes ces vertus supérieures et intermé . diaires entre un' et dix, descendissent vers lui, jusque dans sa circonférence, puisqu’il n’a pas le pouvoir de franchir la borne qui lui est prescrite, pour remonter jusque vers elle. Et ce sont là toutes les puissances de subdivision dont j’ai exposé la correspondance avec l’homme, appuyée sur toutes les traditions et les allégories des Peuples. (Prophètes des diverses époques.) ' - « Mais celahe suffit point encore pour l’entière régénération de l’homme. Si l’Unité n’avait pénétré jusque dans la circonférence qu’il habite, il n’aurait pu en recouvrer l’idée complète, et il serait resté ‘ au-dessous de sa loi. Il a fallu aussi que cette Unité fût précédée par tous les nombres intermédiaires, parce que l’ordre étant renversé par l’homme, il ne peut connaître la première Unité qu’il a abandonnée, qu’après avoir connu toutes les vertus qui l’en sépa rent. « Ceci répand un grand jour sur la nature de cette manifestation universelle dont nous avons reconnu la nécessité pour l’accomplissement des décrets su prêmes. « Car quel que soit l’agent chargé de ,l’opérer, il est certain qu’il n’a pu être inférieur aux agents particu liers, qui n’ont manifesté les facultés supérieures que dans leur subdivision ; et si les a ents particuliers,
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1L’INVOLUTION 1rr L’ÉVOLUTION HUMAINES 203 < Mais quelque bas qu’il fut tombé, il possédait en lui l’étincelle divine émanée de l’Etre et ne pouvait s’anéantir. ' « D’où lui vint le salut? » Nous ne saurions mieux faire que de citer icides fragments de Claude de Saint—Martin, sur la mani— festation unirerselle qui détermina l’évolution. « L’homme, dit—il, devait être le signe et le Ministre de la Divinité, dans l’Univers ; il était marqué du sceau quaternaire (1). et Il est bien singulier que cette sublime destination de l’homme se trouve écrite dans les expressions des anciens philosophes. Car en portant le nombre qua ternaire jusqu’au résultat des puissances qui le con— stituent (a), il rend deux nombres ou deux branches, qui étant réunies, forment le nombre dix en cette manière : « Or, le nombre quatre se trouvant placé entre l’unité et le nombre dix, ne parait-il pas avoir la fonction de faire communiquer l‘unité jusqu’à la circonférence universelle, ou le zéro ? ou pour mieux dire, ne parait—il pas être l’intermédiaire entre l’amour (t) Saint-Martin, Tableau nalureî. (2) Pour les règles des calculs théosophiques, voir Papus, Traité élémentaire de science occulte.
2204 ' L’INITIATION suprême, représenté par l’unité, et l’Univers repré senté par le zéro ? En voici la figure naturelle : l...4...0 « On peut donc, par la loi des nombres et par la figure que je viens de tracer, se convaincre de la pre— mière dignité de l’homme, qui correspondant du {Principe de la lumière jusqu’aux êtres les plus éloi gnés d’elle, était destiné à lui en communiquer les 2ærtus. , c On trouvera également dans ces nombres la marche par laquelle l’homme a pu s’égarer. « Si, au lieu de se tenir au centre de son poste éminent, l’homme ou le quaternaire s’est éloigné de l’unité, et s’est approché de la circonférence, figurée par le zéro, jusqu’à s’y confondre et s’y renfermer ; dès lors il est devenu matériel et ténébreux comme elle, et voici la nouvelle figure que son crime a pro duite: et nous trouvons dans cette figure une preuve évi dente de la nécessité de la communication des vertus supérieures jusque dans le malheureux séjour de l’homme. « Depuis un jusqu’à dix, il y a plusieurs différents nombres qui tiennent tous par quelque lien particu lier au premier anneau de la chaîne quoiqu’on ait le droit de les en séparer pour les considérer sous un aspect particulier. Si le quaternaire, ou l’homme était descendu jusqu’à l’extrémité inférieure de cette
3L’INVOLUTION E’l‘ L’ÉVOLUTION HUMAINES 205 chaîne, ou jusqu’au zéro, et que cependant le Prin cipe suprême l’eût choisi pour son signe représenta— tif, ne faudrait-il pas, pour qu’il put.recouvrer la connaissance de ce qu'il a perdu, que tous ces nom bres, ou toutes ces vertus supérieures et intermé . diaires entre un' et dix, descendissent vers lui, jusque dans sa circonférence, puisqu’il n’a pas le pouvoir de franchir la borne qui lui est prescrite, pour remonter jusque vers elle. Et ce sont là toutes les puissances de subdivision dont j’ai exposé la correspondance avec l’homme, appuyée sur toutes les traditions et les allégories des Peuples. (Prophètes des diverses époques.) ' - « Mais celahe suffit point encore pour l’entière régénération de l’homme. Si l’Unité n’avait pénétré jusque dans la circonférence qu’il habite, il n’aurait pu en recouvrer l’idée complète, et il serait resté ‘ au-dessous de sa loi. Il a fallu aussi que cette Unité fût précédée par tous les nombres intermédiaires, parce que l’ordre étant renversé par l’homme, il ne peut connaître la première Unité qu’il a abandonnée, qu’après avoir connu toutes les vertus qui l’en sépa rent. « Ceci répand un grand jour sur la nature de cette manifestation universelle dont nous avons reconnu la nécessité pour l’accomplissement des décrets su prêmes. « Car quel que soit l’agent chargé de ,l’opérer, il est certain qu’il n’a pu être inférieur aux agents particu liers, qui n’ont manifesté les facultés supérieures que dans leur subdivision ; et si les a ents particuliers,
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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