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1194 I.’rtflTtxræm de l’homme, mis en abstraction centrale et rendu in— dépendant des sens et de tout objet extérieur, offre l’exemple de l’extase astrale. Dans ces instants, il reçoit passivement un tableau spiritualisé et analo gique des choses, des objets et des évènements, ils se peignent plus ou moins impurement dans son esprit» » mais toujours au moins avec une mesure de vérité... Voilà pourquoi, lorsque ces extases astrales ont lieu dans un sujet moins impur et plus dégagé des pas— sions, elles peuvent recevoir et communiquer aux autres d’étonnantes vérités. » M. Humann a divisé son travail en quatre parties. La première explique quelle sera la Nouuelle Je’ru— salem d’après les enseignements d’Emmanuel Swe— denborg ; la seconde constate les progrès de la Nou velle Jérusalem dans le monde; la troisième traite des principes du droit divin moderne et de leurs applications sociales, et la quatrième des principes du droit divin moderne dans leurs applications scienti— fiques, artistiques et littéraires. Une analyse complète de l’ouvrage exigerait de trop longs développements, je m’en tiendrai à l’étude de la première partie, où sont exposées les lois de l’involution et de l’évolution humaines. Quand l’homme, médiateur entre le monde divin et le monde instinctif, « force efficiente placée entre ces deux natures pour leur servir de communication et destinée à ramener l’harmonie dans la discordance des éléments de la nature inférieure (I), » uni à l’une (I) Fabrc d'Olivet, Histoire philosophique du genre humain.
2L’INVOLUTION ET L’ÉVOLUTION HUMAINES 195 (. par un influx interne et à l’autre par les sens externes, eut, « incité par la soif égoïste de l’existence indivi duelle » cherché à se rendre indépendant de l’auto rité providentielle, en rompant, par l’opposition de sa libre volonté, le lien qui le rattachait au Principe dont il était émané; instinctif encore, puissance en core en germe que devait peu à peu développer l’ac tion intérieure, la force lui manqua pour résister à l’invasion des essences du monde inférieur qui jusque— là lui avaient obéi. Elles le pénétrèrent, brisèrent son unité et emprisonnèrent ses atomes dans des enve— loppes ténèbreuses. L’involution humaine, c’est l’obscuration et l’épar— pillement progressifs de l’Universel Adam, c’est la, force comprimante accablant la force expansive, c’est Gain tuant Abel. Séparée de la Providence et livrée au Destin, l’hu— manité, entraînée par le tourbillon fatal, dut perdre graduellement les attributs dont l’avait gratifiée l’in flux divin et descendre dans des ténèbres proportion nelles au retrait de cet influx. Depuis la chute jusqu’à la réintégration finale, sept églises, dit Swedenborg, sept races disent les Boud dhistes, se succéderont sur la terre (I). Dans le premier cercle, c’est-à—dire après la sépara— tion de l’homme d’avec la Divinité, enseignent les . Hindous, « il est un être relativement éthéré, par comparaison avec l’état actuel, non pas intelligent,’ (I) Pour l'étude des lois de I'involution etfde l'Evolution, consulter le Tqrot de Papus et se rapporter par analogie à son article sur les sept principes de l'homme.
3195 L’INITIATION mais superspirituel. Il occupe un [corps immense et léger (1). » « Dans l’âge de l’enfance de l’humanité, dit Em-‘ manuel Swedenborg, les hommes possédaient l’amour instinctif du Bien (7 le principe actif, mâle, l’amour), et l’instinct de l’amour du semblable constitua une science toute formée en eux... En devenant plus ex ternes, ils ne reçurent plus directement du monde Spirituel la révélation des connaissances qu’ils possé— daient et cessèrent de refléter l’image de Dieu, en ce sens qu’ils cessèrent d’être le récipient du Bien in fluant de Dieu dans leurs mentals,et ils recherchèrent de préférence leurs moyens d’instruction dans la science, c’est-à-dire dans la vue des choses externes qui frappaient leur esprit par l’intermédiaire des sens physiques. (Cœli enarrant glorz‘am Dei. Révé— Iation, par l’analyse, de chacun des attributs de la Grande synthèse.) (2) En devenant ainsi sensuels, au lieu de refléter de l’intérieur à l’extérieur l’image de la ' Divinité, ils reflétèrent l’image du serpent astral qui figurait pour eux le sensuel, et qui était par suite aussi l’emblème de la Prudence dans les choses externes. Dès lors ils voulurent se guider dans la recherche de la Vérité par eux-mêmes, à l’aide seulement des sens ’physiq'ues, soit par la science seule, au lieu de se borner à se Servir de cette nouvelle méthode d’inves tigation pour confirmer les vérités spirituelles qu’ils " savaient par révélation. C’est avec raison, il est vrai, _ (1) M“'la duchesse de Pomar, The’0mphie occulte d’0rient. (a) Sympneumaîn, par Laurence Olipham. — C'est la faute que lus tard çommettra Irshou (voir la Missions des Juifs), mais au degré 'in voluuon postérieur.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1194 I.’rtflTtxræm de l’homme, mis en abstraction centrale et rendu in— dépendant des sens et de tout objet extérieur, offre l’exemple de l’extase astrale. Dans ces instants, il reçoit passivement un tableau spiritualisé et analo gique des choses, des objets et des évènements, ils se peignent plus ou moins impurement dans son esprit» » mais toujours au moins avec une mesure de vérité... Voilà pourquoi, lorsque ces extases astrales ont lieu dans un sujet moins impur et plus dégagé des pas— sions, elles peuvent recevoir et communiquer aux autres d’étonnantes vérités. » M. Humann a divisé son travail en quatre parties. La première explique quelle sera la Nouuelle Je’ru— salem d’après les enseignements d’Emmanuel Swe— denborg ; la seconde constate les progrès de la Nou velle Jérusalem dans le monde; la troisième traite des principes du droit divin moderne et de leurs applications sociales, et la quatrième des principes du droit divin moderne dans leurs applications scienti— fiques, artistiques et littéraires. Une analyse complète de l’ouvrage exigerait de trop longs développements, je m’en tiendrai à l’étude de la première partie, où sont exposées les lois de l’involution et de l’évolution humaines. Quand l’homme, médiateur entre le monde divin et le monde instinctif, « force efficiente placée entre ces deux natures pour leur servir de communication et destinée à ramener l’harmonie dans la discordance des éléments de la nature inférieure (I), » uni à l’une (I) Fabrc d'Olivet, Histoire philosophique du genre humain.
2L’INVOLUTION ET L’ÉVOLUTION HUMAINES 195 (. par un influx interne et à l’autre par les sens externes, eut, « incité par la soif égoïste de l’existence indivi duelle » cherché à se rendre indépendant de l’auto rité providentielle, en rompant, par l’opposition de sa libre volonté, le lien qui le rattachait au Principe dont il était émané; instinctif encore, puissance en core en germe que devait peu à peu développer l’ac tion intérieure, la force lui manqua pour résister à l’invasion des essences du monde inférieur qui jusque— là lui avaient obéi. Elles le pénétrèrent, brisèrent son unité et emprisonnèrent ses atomes dans des enve— loppes ténèbreuses. L’involution humaine, c’est l’obscuration et l’épar— pillement progressifs de l’Universel Adam, c’est la, force comprimante accablant la force expansive, c’est Gain tuant Abel. Séparée de la Providence et livrée au Destin, l’hu— manité, entraînée par le tourbillon fatal, dut perdre graduellement les attributs dont l’avait gratifiée l’in flux divin et descendre dans des ténèbres proportion nelles au retrait de cet influx. Depuis la chute jusqu’à la réintégration finale, sept églises, dit Swedenborg, sept races disent les Boud dhistes, se succéderont sur la terre (I). Dans le premier cercle, c’est-à—dire après la sépara— tion de l’homme d’avec la Divinité, enseignent les . Hindous, « il est un être relativement éthéré, par comparaison avec l’état actuel, non pas intelligent,’ (I) Pour l'étude des lois de I'involution etfde l'Evolution, consulter le Tqrot de Papus et se rapporter par analogie à son article sur les sept principes de l'homme.
3195 L’INITIATION mais superspirituel. Il occupe un [corps immense et léger (1). » « Dans l’âge de l’enfance de l’humanité, dit Em-‘ manuel Swedenborg, les hommes possédaient l’amour instinctif du Bien (7 le principe actif, mâle, l’amour), et l’instinct de l’amour du semblable constitua une science toute formée en eux... En devenant plus ex ternes, ils ne reçurent plus directement du monde Spirituel la révélation des connaissances qu’ils possé— daient et cessèrent de refléter l’image de Dieu, en ce sens qu’ils cessèrent d’être le récipient du Bien in fluant de Dieu dans leurs mentals,et ils recherchèrent de préférence leurs moyens d’instruction dans la science, c’est-à-dire dans la vue des choses externes qui frappaient leur esprit par l’intermédiaire des sens physiques. (Cœli enarrant glorz‘am Dei. Révé— Iation, par l’analyse, de chacun des attributs de la Grande synthèse.) (2) En devenant ainsi sensuels, au lieu de refléter de l’intérieur à l’extérieur l’image de la ' Divinité, ils reflétèrent l’image du serpent astral qui figurait pour eux le sensuel, et qui était par suite aussi l’emblème de la Prudence dans les choses externes. Dès lors ils voulurent se guider dans la recherche de la Vérité par eux-mêmes, à l’aide seulement des sens ’physiq'ues, soit par la science seule, au lieu de se borner à se Servir de cette nouvelle méthode d’inves tigation pour confirmer les vérités spirituelles qu’ils " savaient par révélation. C’est avec raison, il est vrai, _ (1) M“'la duchesse de Pomar, The’0mphie occulte d’0rient. (a) Sympneumaîn, par Laurence Olipham. — C'est la faute que lus tard çommettra Irshou (voir la Missions des Juifs), mais au degré 'in voluuon postérieur.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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