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1L’INVOLUTION ET L’ÉVOLUTION HUMAINES 197 que l’analyse distingue dans la pensée l’objectif du subjectif; seulement l’analyse n’est que la moitié de l’œuvre à réaliser, et la moitié morte, car c’est la sync thèse qui lui donne la vie. « Les Très 'Anciens n’ignoraient pas cependant qu’un homme qui se laisse entraîner à croire qu’il n’est pas un organe de la vie de Dieu, mais qu’il est lui-même la vie, ne pouvait plus être détourné de la pensée qu’il était Dieu; et même que tout homme croyant qu’il y a en lui la moindre parcelle de vie, lui appartenant en propre, donne prise chez lui au mal, jusqu’à ce que les tentations et les combats qu’il doit soutenir pour chasser cette erreur enracinée en lui, aient fini par l’édifier sur sa valeur propre et par le rendre conscient que le Bien et le Vrai en lui sont des substances spirituelles, non créables, qui influent de Dieu et qui ne peuvent émaner de l’homme. « On voit donc comment l’amour instinctif du Bien périt peu à peu chez les Très Anciens et fut trans formé en amour de soi. Cependant ces hommes pri— mitifs continuèrent à avoir des communications avec le monde spirituel; mais en vertu de la loi simz‘lz'a simz‘lz‘bus, ils en eurent seulement avec les esprits qui, de même qu’eux, étaient tombés dans l’amour exclusif des choses externes, et par suite étaient de— venus méchants comme eux. La sagesse antique de la Très Ancienne église est, dès lors, transformée en idolâtrie et en magie ; ce fut un des signes des appr0< ches de la fin de ce premier monde. « On peut conclure de ce qui précède sur la sagesse des Très Anciens que ces hommes primitifs possédèrent
2I 98 L’INITIATION t am... _,,..__.L.L_ M .a-..-_- , p. des facultés d’une puissance prodigieuse, qui se sont graduellement émoussées, et dont les traces, dans les hommes actuels, ne peuvent encore se retrouver qu’accidentellement, dans l’irritation maladive de leurs nerfs, se manifestant dans les phénomènes du magnétisme et de l’hypnotisme.. M. Humann ajoute ici la note suivante: «Nous croyons qu’à mesure quela science moderne percera les ténèbres de ces temps préhistoriques, on concluera à la prédominance de la race rouge durant l’âge de l’Église très ancienne, de la race noire durant l’âge de l’Église ancienne, de la race jaune durant l’âge de l’Église d’Héber, et enfin à la prédominance de la race blanche durant l’âge qu’embrasse les temps de l’Église Israélite et de l’Église chrétienpe ». * -\<4t Mais revenons à la doctrine des Orientaux. ' « Dans le second cercle, continuent-ils, l’homme est encore gigantesque et léger, néanmoins son corps devient déjà plus solide et plps dense, un homme plus physique, mais encore moins intelligent que spirituel (I). » « A la fin de la Très Ancienne Église, reprend Swe— denborg, l’amour exclusif des choses externes, ma nifesté par le désir de se conduire soi—même et non plus par le dictamen interne, boucha complètement les voies par lesquelles cet influx divin pénétrait dans l’âme humaine. Pour rétablir la communication (I) Mm la duchesse de Pomar, Théosophie occulte d’0rient.
3L’INVOLUTION E”P.L’EVOLUTION HUMAINES 199 interrompue, il fallait donc une nouvelle Révélation sous une forme plus externe, c’est—à-dire SOUS une forme mieux adaptée au génie nouveau des sociétés humaines. ' « Quelques hommes de la Très Ancienne Église, personnifiés dans Hénoch, réunirent en corps de doctrine les traditions principales de leur Église pour l’usage de cette postérité nouvelle qui devait inaugu rer l’Église de Noé, dite Église ancienne. » « L’homme avait perdu irrévocablement l’instinct du Bien... Ne sachant plus rien, il devait tout appren— dre... La Bible primitive des hommes de l’âge d’or ou de la Très Ancienne Église, était lue couramment par -eux sur les choses de la ,nature, qui servaient de signes hiéroglyphiques des vérités spirituelles qu’elles représentaient, et elle consistait dans la connais— sance des correspondances des choses du monde-na turel avec les choses du monde spirituel ; mais cette Bible de la nature cessant d’être lisible, fut perdue avec la connaissance des correspondances pour les hommes de l’âge d’argent ou de l’Église ancienne ; elle ne fut même pas pour eux une connaissance, car elle devint une préoccupation de l’esprit, en un mot une science, la science des correspondances. « Cette science nouvelle crée une conscience chez les hommes de l’Église de Noé, et elle remplace l’an tique perception qui révélait à leurs prédécesseurs les . vérités spirituelles. « Le Bien social de l’Église ancienne devint donc l’amour du vraz‘pour le vrai. (Recherche de la vérité de la sagesse. — n, le principe passif, féminin.)
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1L’INVOLUTION ET L’ÉVOLUTION HUMAINES 197 que l’analyse distingue dans la pensée l’objectif du subjectif; seulement l’analyse n’est que la moitié de l’œuvre à réaliser, et la moitié morte, car c’est la sync thèse qui lui donne la vie. « Les Très 'Anciens n’ignoraient pas cependant qu’un homme qui se laisse entraîner à croire qu’il n’est pas un organe de la vie de Dieu, mais qu’il est lui-même la vie, ne pouvait plus être détourné de la pensée qu’il était Dieu; et même que tout homme croyant qu’il y a en lui la moindre parcelle de vie, lui appartenant en propre, donne prise chez lui au mal, jusqu’à ce que les tentations et les combats qu’il doit soutenir pour chasser cette erreur enracinée en lui, aient fini par l’édifier sur sa valeur propre et par le rendre conscient que le Bien et le Vrai en lui sont des substances spirituelles, non créables, qui influent de Dieu et qui ne peuvent émaner de l’homme. « On voit donc comment l’amour instinctif du Bien périt peu à peu chez les Très Anciens et fut trans formé en amour de soi. Cependant ces hommes pri— mitifs continuèrent à avoir des communications avec le monde spirituel; mais en vertu de la loi simz‘lz'a simz‘lz‘bus, ils en eurent seulement avec les esprits qui, de même qu’eux, étaient tombés dans l’amour exclusif des choses externes, et par suite étaient de— venus méchants comme eux. La sagesse antique de la Très Ancienne église est, dès lors, transformée en idolâtrie et en magie ; ce fut un des signes des appr0< ches de la fin de ce premier monde. « On peut conclure de ce qui précède sur la sagesse des Très Anciens que ces hommes primitifs possédèrent
2I 98 L’INITIATION t am... _,,..__.L.L_ M .a-..-_- , p. des facultés d’une puissance prodigieuse, qui se sont graduellement émoussées, et dont les traces, dans les hommes actuels, ne peuvent encore se retrouver qu’accidentellement, dans l’irritation maladive de leurs nerfs, se manifestant dans les phénomènes du magnétisme et de l’hypnotisme.. M. Humann ajoute ici la note suivante: «Nous croyons qu’à mesure quela science moderne percera les ténèbres de ces temps préhistoriques, on concluera à la prédominance de la race rouge durant l’âge de l’Église très ancienne, de la race noire durant l’âge de l’Église ancienne, de la race jaune durant l’âge de l’Église d’Héber, et enfin à la prédominance de la race blanche durant l’âge qu’embrasse les temps de l’Église Israélite et de l’Église chrétienpe ». * -\<4t Mais revenons à la doctrine des Orientaux. ' « Dans le second cercle, continuent-ils, l’homme est encore gigantesque et léger, néanmoins son corps devient déjà plus solide et plps dense, un homme plus physique, mais encore moins intelligent que spirituel (I). » « A la fin de la Très Ancienne Église, reprend Swe— denborg, l’amour exclusif des choses externes, ma nifesté par le désir de se conduire soi—même et non plus par le dictamen interne, boucha complètement les voies par lesquelles cet influx divin pénétrait dans l’âme humaine. Pour rétablir la communication (I) Mm la duchesse de Pomar, Théosophie occulte d’0rient.
3L’INVOLUTION E”P.L’EVOLUTION HUMAINES 199 interrompue, il fallait donc une nouvelle Révélation sous une forme plus externe, c’est—à-dire SOUS une forme mieux adaptée au génie nouveau des sociétés humaines. ' « Quelques hommes de la Très Ancienne Église, personnifiés dans Hénoch, réunirent en corps de doctrine les traditions principales de leur Église pour l’usage de cette postérité nouvelle qui devait inaugu rer l’Église de Noé, dite Église ancienne. » « L’homme avait perdu irrévocablement l’instinct du Bien... Ne sachant plus rien, il devait tout appren— dre... La Bible primitive des hommes de l’âge d’or ou de la Très Ancienne Église, était lue couramment par -eux sur les choses de la ,nature, qui servaient de signes hiéroglyphiques des vérités spirituelles qu’elles représentaient, et elle consistait dans la connais— sance des correspondances des choses du monde-na turel avec les choses du monde spirituel ; mais cette Bible de la nature cessant d’être lisible, fut perdue avec la connaissance des correspondances pour les hommes de l’âge d’argent ou de l’Église ancienne ; elle ne fut même pas pour eux une connaissance, car elle devint une préoccupation de l’esprit, en un mot une science, la science des correspondances. « Cette science nouvelle crée une conscience chez les hommes de l’Église de Noé, et elle remplace l’an tique perception qui révélait à leurs prédécesseurs les . vérités spirituelles. « Le Bien social de l’Église ancienne devint donc l’amour du vraz‘pour le vrai. (Recherche de la vérité de la sagesse. — n, le principe passif, féminin.)
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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