Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1200 L’INITIATION « A cette Église ancienne qualifiée par les poètes d’âge d’argent, succéda une seconde église, ou plutôt une seconde phase de cette église ancienne. Le génie humain continuant à devenir plus externe, les hommes étaient devenus naturels et leur lien social devenait aussi l’amour des effets externes du Bien et du vrai. On l’a qualifiée d’âge d’airain, de même que le cuivre et le bronze figurent le bien naturel, et aussi le bien rationnel qui est le Bien du vrai naturel. « Dans sa première phase, l’Église ancienne avait été changée en idolâtries diverses, suivant les diverses nations et même en sciences magiques ; dans la seconde phase de cette Église ancienne, on réagit contre cette tendance, en fondant le culte des sacri— fices, qui fut institué par Héber; il paraît corres pondre à l’âge héroïque. « A partir de cette époque, on cessa de rechercher la vérité en elle—même, et on perdit de vue le sens significatif des représentatifs ; les églises devinrent [donc purement représentatives ; la science des cor respondances cessa, par conséquent, d’être une science et devint un pur mysticisme. Toutes les mythologies anciennes, ayant perdu leur sens signifi catif, n’étaient plus que des histoires fabuleuses ; elles furent l’origine de toutes les idolâtries du paga nisme et de toutes les superstitions. Comme on ne s’entendait plus sur la vérité spirituelle, il y eut, sui— vant le langage biblique, une véritable confusion de langue ; on ne s’attachait plus qu’au merveilleux et au miracle. «I Les peuples anciens cessèrent donc de rendre un
2L’INVOLUTION ET L’ÉVOLUTION HUMAINES 201 ..7.._..... .. .. . ... culte àDieu dans le sens interne, c’est-à-dire parles affections du cœur et les pensées rationnelles qui'en découlaient. Or, ces affections bonnes et ces bonnes pensées étaient figurées par les bêtes et les oiseaux, dont chaque espèce représentait une affection ou une pensée différente. Bien que les hommes eussent perdu leurs bonnes affections et leurs bonnes pensées, ils crurent néanmoins continuer leur culte à Jéhovah, en lui offrant en sacrifice les animaux qui les repré sentaient hiéroglyphiquement. » w x-a « Au troisième cercle, reprennent les Hindous, le corps de l’homme est devenu solide et complet, son intelligence se développant déjà insensiblement ; puis, dans la seconde moitié du troisième cercle, sa stature gigantesque diminue, son corps se perfec— tionne en forme et il devient un homme véritable. » « L’Eglise suivante, dit Swedenborg, qui succéda à l’Église d’Héber, prit son point de départ dans l’his— toire d’Abraham, et elle fut appelée l’Église Israélite. Ici, l’âge de fer commença, car les Juifs n’avaient pas d’autre lien social que l’amour du bien-être ma— tériel. (Le Bien du vrai, l’utile, 1 lien du vrai au Bien.) Toute leur religion, bien que destinée à servir de fon dement à I’Eglise chrétienne, ne reposait que sur l’espoir d’un royaume temporel par lequel ils espé— raient dominer sur toute la terre. « C’est ce désir du peuple Juif, qui perce encore dans son aptitude particulière à s’enrichir dans les spéculations financières. qui le rendit propre à rem
3202 L’INITIATION 'ËE.‘O‘P-—‘g M.æuæ-—m-- ,-.,. . plir sa mission à l’égard de l’Eglise Chrétienne, et qui lui fit conserver intact le dépôt de la Parole de Dieu, c’est-à—dire l’Ancien Testament. Ce dépôt fut envisagé par les Juifs comme un instrument de domi nation à venir sur toutes les nations de la terre, et comme un trésor qu’il était de leur intérêt de garder avec la sollicitude et la tenacité d’un avare. Ce dépôt était destiné par le seigneur à être un instrument de régénération de l’âme humaine... 4< Tous les cultes étaient représentatifs depuis l’Église ancienne et, dans l’Église Juive, le culte était devenu, de plus, aveugle et'mystique. En effet, on ignorait le sens significatif de ces correspondances du monde naturel et du monde spirituel devenues simplement représentatives dans le sens mystique, et elles étaient appliquées aveuglément dans les rites et les cérémonies. « L’humanité va avoir parcouru les étapes de sa décadence jusque dans l’âge de fer mêlé à l’argile, suivant ce que Daniel nous dit de la statue que Nabuchadnézar vit en songe. « Le fer figure le vrai externe séparé du Bien de ses applications: c’est la foi séparée de la charité. L’argile figure le faux qui n’a de consistance ni avec le Vrai ni avec le Bien (2"" n, monde matériel, -— transition). « L’homme avait perdu successivement l’amour ins— tinctif du Bien (1), la science du vrai (.1), la compré hension de l’utile (t) et ne vivait plus que de la vie matérielle (2° .1). r «Il. 1. EH
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1200 L’INITIATION « A cette Église ancienne qualifiée par les poètes d’âge d’argent, succéda une seconde église, ou plutôt une seconde phase de cette église ancienne. Le génie humain continuant à devenir plus externe, les hommes étaient devenus naturels et leur lien social devenait aussi l’amour des effets externes du Bien et du vrai. On l’a qualifiée d’âge d’airain, de même que le cuivre et le bronze figurent le bien naturel, et aussi le bien rationnel qui est le Bien du vrai naturel. « Dans sa première phase, l’Église ancienne avait été changée en idolâtries diverses, suivant les diverses nations et même en sciences magiques ; dans la seconde phase de cette Église ancienne, on réagit contre cette tendance, en fondant le culte des sacri— fices, qui fut institué par Héber; il paraît corres pondre à l’âge héroïque. « A partir de cette époque, on cessa de rechercher la vérité en elle—même, et on perdit de vue le sens significatif des représentatifs ; les églises devinrent [donc purement représentatives ; la science des cor respondances cessa, par conséquent, d’être une science et devint un pur mysticisme. Toutes les mythologies anciennes, ayant perdu leur sens signifi catif, n’étaient plus que des histoires fabuleuses ; elles furent l’origine de toutes les idolâtries du paga nisme et de toutes les superstitions. Comme on ne s’entendait plus sur la vérité spirituelle, il y eut, sui— vant le langage biblique, une véritable confusion de langue ; on ne s’attachait plus qu’au merveilleux et au miracle. «I Les peuples anciens cessèrent donc de rendre un
2L’INVOLUTION ET L’ÉVOLUTION HUMAINES 201 ..7.._..... .. .. . ... culte àDieu dans le sens interne, c’est-à-dire parles affections du cœur et les pensées rationnelles qui'en découlaient. Or, ces affections bonnes et ces bonnes pensées étaient figurées par les bêtes et les oiseaux, dont chaque espèce représentait une affection ou une pensée différente. Bien que les hommes eussent perdu leurs bonnes affections et leurs bonnes pensées, ils crurent néanmoins continuer leur culte à Jéhovah, en lui offrant en sacrifice les animaux qui les repré sentaient hiéroglyphiquement. » w x-a « Au troisième cercle, reprennent les Hindous, le corps de l’homme est devenu solide et complet, son intelligence se développant déjà insensiblement ; puis, dans la seconde moitié du troisième cercle, sa stature gigantesque diminue, son corps se perfec— tionne en forme et il devient un homme véritable. » « L’Eglise suivante, dit Swedenborg, qui succéda à l’Église d’Héber, prit son point de départ dans l’his— toire d’Abraham, et elle fut appelée l’Église Israélite. Ici, l’âge de fer commença, car les Juifs n’avaient pas d’autre lien social que l’amour du bien-être ma— tériel. (Le Bien du vrai, l’utile, 1 lien du vrai au Bien.) Toute leur religion, bien que destinée à servir de fon dement à I’Eglise chrétienne, ne reposait que sur l’espoir d’un royaume temporel par lequel ils espé— raient dominer sur toute la terre. « C’est ce désir du peuple Juif, qui perce encore dans son aptitude particulière à s’enrichir dans les spéculations financières. qui le rendit propre à rem
3202 L’INITIATION 'ËE.‘O‘P-—‘g M.æuæ-—m-- ,-.,. . plir sa mission à l’égard de l’Eglise Chrétienne, et qui lui fit conserver intact le dépôt de la Parole de Dieu, c’est-à—dire l’Ancien Testament. Ce dépôt fut envisagé par les Juifs comme un instrument de domi nation à venir sur toutes les nations de la terre, et comme un trésor qu’il était de leur intérêt de garder avec la sollicitude et la tenacité d’un avare. Ce dépôt était destiné par le seigneur à être un instrument de régénération de l’âme humaine... 4< Tous les cultes étaient représentatifs depuis l’Église ancienne et, dans l’Église Juive, le culte était devenu, de plus, aveugle et'mystique. En effet, on ignorait le sens significatif de ces correspondances du monde naturel et du monde spirituel devenues simplement représentatives dans le sens mystique, et elles étaient appliquées aveuglément dans les rites et les cérémonies. « L’humanité va avoir parcouru les étapes de sa décadence jusque dans l’âge de fer mêlé à l’argile, suivant ce que Daniel nous dit de la statue que Nabuchadnézar vit en songe. « Le fer figure le vrai externe séparé du Bien de ses applications: c’est la foi séparée de la charité. L’argile figure le faux qui n’a de consistance ni avec le Vrai ni avec le Bien (2"" n, monde matériel, -— transition). « L’homme avait perdu successivement l’amour ins— tinctif du Bien (1), la science du vrai (.1), la compré hension de l’utile (t) et ne vivait plus que de la vie matérielle (2° .1). r «Il. 1. EH
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.