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1x ro L'mmA'noN ment improvisé, en feuilles de þÿû g u i e r , qu'Adam et son aimable tentatrice comparaissent devant leur juge en courroux. - « Adam, où donc es-tu? - Seigneur, en entendant ta voix, nous nous sommes cachés loin de ta face, rougissant de nous sentir nus. -- Et qui t'a révélé ta nudité? Tu as donc mangé le fruit de Parbre? - La femme que tu m'as donnée pour compagne m'en a offert, hélas! et j'en ai goûté. - Femme, pourquoi as-tu agi de la sorte ? » Et la pauvre Ève, tout en pleurs: «Le Serpent m'avait séduite... -- Sois donc maudit, ô Serpent (reprit le Seigneur), maudit entre les animaux de la création! Tu ramperas sur ton ventre et te nourriras des immondices du sol. Et je mettrai l'inimitié entre la Femme et toi, entre sa postérité et la tienne... et de son sang une vierge naîtra, qui du pied écrasera ta tête, tandis qu'en vain tu þÿ t ' eû ` o r c e r a s de la mordre au talon. þÿ : :- Puis, s'adressant à la femme : « Je te condamne au travail et à la souffrance; tu enfanteras dans la douleur et tu deviendras l'esclave de ton mari. » _ « Quant à toi (dit encore le Seigneur à l'homme), pour avoir succombé aux séductíons de la femme, pour avoir goûté avec elle du fruit défendu : la Terre sera maudite à cause de toi, infructueuse et rebelle. Le labeur incessant sera ta vie; tu mangeras ton pain à la sueur de ta face, jusqu'au jour où la mort rendra ton corps à. la poussière d'où il est sorti. þÿ : :Puis Aîlohîm, ayant vêtu les deux coupables de peaux grossières en guise dïhabits, chassa du séjour d'Eden le premier couple humain. Et sur le seuil, il mit un Chéroûb au
2þÿ p n a m c s nu sauveur nr: LA Genèse lu glaive þÿû a m b o y a n t , pour lui en interdire à jamais l'entrée. Voilà donc, en substance, à peu de chose près, la fable mosaïque de l'originel péché : je veux dire, en sa version la plus matérielle et voilée, telle que Pont constamment rendue des traducteurs ou naïfs ou feígnant de l'être. Demandons-nous à cette heure quel peut être ce serpent mystique et formidable, dont la þÿ p e rû d i e sut induire Ève en tentation... Et d'après les sens divers de cette allégorie, nous établirons les divisions de notre livre. Ill Qu'est-il donc, ce serpent P Au sens vulgaire, on l'a deviné : c'est le diable déguisé en reptile; c'est Péternel adversaire, - en hébreu : Sathan. Au premier sens ésotérique, c'est la Lumière astrale, ce þÿû u i d e implacable qui gouverne les instincts; cet universel dispensateur de la vie élémentaire, agent fatal de la naissance et de la mort. Cet être hyperphysique - inconscient, donc irresponsable -et «dont il faut se rendre maître, si Fon ne veut pas devenir l'esclave des grands courants qu'il crée, suivant d'ifivariables lois. Au sens ésotérique le plus élevé, le passage cité de la Genèse symbolise le problème du Mal : il faut y voir Phistoire de la chute humaine - aussi bien collective qu'individuelle, - à quoi fait suite, à titre de
31 I2 L,INl'I`IATl0N complément nécessaire, la grande épopée de la Rédemption. ' 1. Notre première partie sera donc consacrée aux þÿ S u v r e s spéciales, caractéristiques de Satan, la magie noire et ses hideuses pratiques, envoûtements et maléþÿû c e s . Nous énumérerons les ressources infernales de la sorcellerie. Nous irons þÿ d éû e r dans son antre le Prince des ténèbres éternelles, et au sabbat le bouc monstrueux aux seins de femme, que les adeptes de ces répugnantes agapes devaient « baiser brutalement sous la queue, en signe de grand révérence et honneur þÿ : : . 2. Dans la seconde partie, nous donnerons le sens caché du mythe de Sathan (1). L'étude de la Lumière astrale, comme agent suprême des þÿ S u v r e s ténébreuses de la Goëtíe, nous permettra de reprendre les phénomènes que nous avions décrits, et de les analyser dans leur cause et leurs effets réels, suivant les doctrines longtemps secrètes de la Kabbale et de l'Hermétisme occulte. 3. La troisième partie, þÿ e nû n , sera la synthèse philosophique de notre livre: nous y aborderons la (1) Le diable est le symbole de toutes les affirmations mensongères et de toutes les négations stériles; c'est le spectre même du neant.- « Je suis celui qui toujours nie þÿ - : .fait dire à Méphislophelès le plus grand des poètes-initiés qui se soit levé, depuis Dame, aux_ contrees e l'0ccident. þÿ G S t h c , créant une nouvelle incarnation du Malin, s'éyertue à mettre en scène le mystère jamais compris de son incurable manité: le second Faust est la négation þÿû n a l e du premier; comme le jour est le démenti þÿ q u ' i nû i g e , à toutes les nuits é alement relatives, ce symbole absolu de l'eternelle lumière - le Soleil !... Dans le drame du poète allemand, on voit Méphisto s'annihiler et s'eteindre, pour ainsi dire. en face des epuissances du Ciel: ainsi la laideur du mal, qui est Sathan, doit s'an antir - ou se fondre en s'harmonisant - dans la splendeur du Beau-bien, qui est Dieu.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1x ro L'mmA'noN ment improvisé, en feuilles de þÿû g u i e r , qu'Adam et son aimable tentatrice comparaissent devant leur juge en courroux. - « Adam, où donc es-tu? - Seigneur, en entendant ta voix, nous nous sommes cachés loin de ta face, rougissant de nous sentir nus. -- Et qui t'a révélé ta nudité? Tu as donc mangé le fruit de Parbre? - La femme que tu m'as donnée pour compagne m'en a offert, hélas! et j'en ai goûté. - Femme, pourquoi as-tu agi de la sorte ? » Et la pauvre Ève, tout en pleurs: «Le Serpent m'avait séduite... -- Sois donc maudit, ô Serpent (reprit le Seigneur), maudit entre les animaux de la création! Tu ramperas sur ton ventre et te nourriras des immondices du sol. Et je mettrai l'inimitié entre la Femme et toi, entre sa postérité et la tienne... et de son sang une vierge naîtra, qui du pied écrasera ta tête, tandis qu'en vain tu þÿ t ' eû ` o r c e r a s de la mordre au talon. þÿ : :- Puis, s'adressant à la femme : « Je te condamne au travail et à la souffrance; tu enfanteras dans la douleur et tu deviendras l'esclave de ton mari. » _ « Quant à toi (dit encore le Seigneur à l'homme), pour avoir succombé aux séductíons de la femme, pour avoir goûté avec elle du fruit défendu : la Terre sera maudite à cause de toi, infructueuse et rebelle. Le labeur incessant sera ta vie; tu mangeras ton pain à la sueur de ta face, jusqu'au jour où la mort rendra ton corps à. la poussière d'où il est sorti. þÿ : :Puis Aîlohîm, ayant vêtu les deux coupables de peaux grossières en guise dïhabits, chassa du séjour d'Eden le premier couple humain. Et sur le seuil, il mit un Chéroûb au
2þÿ p n a m c s nu sauveur nr: LA Genèse lu glaive þÿû a m b o y a n t , pour lui en interdire à jamais l'entrée. Voilà donc, en substance, à peu de chose près, la fable mosaïque de l'originel péché : je veux dire, en sa version la plus matérielle et voilée, telle que Pont constamment rendue des traducteurs ou naïfs ou feígnant de l'être. Demandons-nous à cette heure quel peut être ce serpent mystique et formidable, dont la þÿ p e rû d i e sut induire Ève en tentation... Et d'après les sens divers de cette allégorie, nous établirons les divisions de notre livre. Ill Qu'est-il donc, ce serpent P Au sens vulgaire, on l'a deviné : c'est le diable déguisé en reptile; c'est Péternel adversaire, - en hébreu : Sathan. Au premier sens ésotérique, c'est la Lumière astrale, ce þÿû u i d e implacable qui gouverne les instincts; cet universel dispensateur de la vie élémentaire, agent fatal de la naissance et de la mort. Cet être hyperphysique - inconscient, donc irresponsable -et «dont il faut se rendre maître, si Fon ne veut pas devenir l'esclave des grands courants qu'il crée, suivant d'ifivariables lois. Au sens ésotérique le plus élevé, le passage cité de la Genèse symbolise le problème du Mal : il faut y voir Phistoire de la chute humaine - aussi bien collective qu'individuelle, - à quoi fait suite, à titre de
31 I2 L,INl'I`IATl0N complément nécessaire, la grande épopée de la Rédemption. ' 1. Notre première partie sera donc consacrée aux þÿ S u v r e s spéciales, caractéristiques de Satan, la magie noire et ses hideuses pratiques, envoûtements et maléþÿû c e s . Nous énumérerons les ressources infernales de la sorcellerie. Nous irons þÿ d éû e r dans son antre le Prince des ténèbres éternelles, et au sabbat le bouc monstrueux aux seins de femme, que les adeptes de ces répugnantes agapes devaient « baiser brutalement sous la queue, en signe de grand révérence et honneur þÿ : : . 2. Dans la seconde partie, nous donnerons le sens caché du mythe de Sathan (1). L'étude de la Lumière astrale, comme agent suprême des þÿ S u v r e s ténébreuses de la Goëtíe, nous permettra de reprendre les phénomènes que nous avions décrits, et de les analyser dans leur cause et leurs effets réels, suivant les doctrines longtemps secrètes de la Kabbale et de l'Hermétisme occulte. 3. La troisième partie, þÿ e nû n , sera la synthèse philosophique de notre livre: nous y aborderons la (1) Le diable est le symbole de toutes les affirmations mensongères et de toutes les négations stériles; c'est le spectre même du neant.- « Je suis celui qui toujours nie þÿ - : .fait dire à Méphislophelès le plus grand des poètes-initiés qui se soit levé, depuis Dame, aux_ contrees e l'0ccident. þÿ G S t h c , créant une nouvelle incarnation du Malin, s'éyertue à mettre en scène le mystère jamais compris de son incurable manité: le second Faust est la négation þÿû n a l e du premier; comme le jour est le démenti þÿ q u ' i nû i g e , à toutes les nuits é alement relatives, ce symbole absolu de l'eternelle lumière - le Soleil !... Dans le drame du poète allemand, on voit Méphisto s'annihiler et s'eteindre, pour ainsi dire. en face des epuissances du Ciel: ainsi la laideur du mal, qui est Sathan, doit s'an antir - ou se fondre en s'harmonisant - dans la splendeur du Beau-bien, qui est Dieu.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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