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11 oo L'1NrriAT1oN l"Analyse; sur la saine et sainte Hiérarchie, et non sur l"Anarchie morbide et dissolvante; aux siècles lointains, la Science et la Foi s'identifiaient dans la splendeur une et indivisible de la Totale Connaissance; le Sacerdoce et l'Enseignement fraternisaient, ouvrant deux voies distinctes sur un même idéal; et de vénérables Universités religieuses rassemblaient de jeunes élèves dans l'Etude et le Culte du Vrai. Le Pontife et le Savant þÿ e nû n ne faisaient qu'un Maître, chargé, sous le nom d'Hiérophante (1), d'initier graduellement les hommes dignes de ce nom aux quatre hiérarchies de sciences sacrées et þÿ d ' o fû c i e r dans les cérémonies publiques : ainsi, porté sur les triples ailes de l'étude, de la contemplation et de la prière, lei néophyte s'élevait par degrés, de la connaissance de ce qui est, aux mystérieux et ineffables arcanes de Celui qui est éternellement. Tel nous apparaît Penseignement þÿ s c i e n t iû q u e et religieux, dans tout l'empire arbitral fondé par Rama; tel, après Irshou et le schisme des Yonijas, le saluonsnous encore dans les contrées comme l'Égypte et l'Etrurie, qui surent garder intact le trésor traditionnel de l"antique orthodoxie. L"Hz`stoz`re phz'losoplzz'que du Genre humain (2) de Fabre d'Olivet, ne laisse aucun doute sur ces faits historiques; mais ils éclatent surtout d*une lumineuse évidence aux yeux de ceux qui ont médité sans parti Î- (1) L'hiérophante était à la fois ce que nous appellerions Évêque métroolítain et Recteur d'Univerxíté; hiérarchxquementdgroupés autour de þÿû l i , les simples professeure-prêtres prenaient le nom e mages. (2) Paris, J. Brière, 1822, 2 vol. in-8. I
2PRÉFACE DU SERPENT DE LA GENÈSE lot pris þÿ l ' S u v r e plus récente et moins sommaire du marquis de Saint-Yves d'Alveydre : la Mission des Juÿs (1). Blessée dans sa vaniteuse sufïisance, notre civilisation contemporaine peut mettre des lazzis sur les lèvres de ses sceptiques défenseurs ; opposer le ricanement de Voltaire à la voix inspirée de l'épopte qui, brusquement, déchire à nos regards le voile des temps dits héroïques (2). -- Rien ne prévaut en þÿ _ d éû n i t i v e contre des faits positivement établis, et quand la Vérité sainte émet son verbe fulgurant, elle enveloppe dans ses roulements de tonnerre Paigre voix des þÿ s iû l e t s : libre aux þÿ s i fû e u r s de prolonger ensuite leurs grinçantes protestations... Ce fait n'en demeure pas moins sans conteste -que le tonnerre a parlé. * -V* Oui, vos débris titanesques, ô monumentsmystérieux des vieux âges, témoignent de civilisations formidables et sacrées, où la Science et la Foi, (d'accord dans leur principe trois fois saint), se prêtaient un mutuel appui : la Religion consacrait les enseignements de la,Gnose; la Gnose þÿ v é r iû a i t les dogmes de la Religion ! Et les simples, à. travers les fables exotériques, comme à travers un cristal dépoli, recevaient le rayonnement de la vérité-lumière, aux degrés d'atténuation que comportaítla faiblesse de leurs yeux. (1) Paris, Calmann-Lévy,-1884. r vol. grand in-8 de rooo pages. (22_Temps héroïques... appellation aussi inexacte que celles de temps pré zstorzques oullabuleux; mais pour nous faire mieux comprendre, orce nous est d a opter la terminologie consacrée par Fusage. _ þÿ ; : _ + _ _ _
3Îi-hui tée IJINITXATION Toutes les antinomies conciliées; toutes les connaissanees classées; toutes les réalités contingentes débouchant dans l'absolue vérité, comme des þÿû e ¼ v e s þÿû n i s dans þÿ P i nû n i de la mer z c'était là une forte synthèse, harmonieuse et hiérarchique lit. Telles, dans le corps humain, les circulations veineuse et artérielle; ainsi, å travers tout Porganisme de ce colosse, se croisaient deux courants d'ordre intelligible, ascendant et descendant : H l'un, parti de la multiplicité des observations positives, convergeait vers Punité du Vrai transcendantal et absolu; l'autre, émanant de cette unité sublime, se þÿ r a m iû a i t par contre en radieux canaux, à þÿ P i nû n i , pour aller répartir sa sève de lumière sur Finnombrable multitude des faits primitivement observés. Une science : celle de l'Ètre ; une religion : celle de Dieu, fusionnaient en un Culte þÿ s c i e n t iû q u e ou Gnose sacrée, par quoi les adeptes s'élevaient à la totale connaissance dela Vérité Divine. 1-*4 Éduqués à pareille école, les hommes de cette ère bénie étaient des géants a-~ nous sommes des pygmées. Leur unanime admiration saluait les þÿ S u v r e s grandioses de Flntelligenee et de la Justice : -- Les meilleurs d'entre nous, titillés d'un enthousiasme malsain, se prosternent devant les idoles sanglantes de la Force arbitraire et brutale. Nos lointains ancêtres criaient : Patrie! les yeux au elel tout fleuri d'étoiles ; -H ivres de sang et de haine, nous crions : Patriel en trébuehant aux tertres de "_"-1*-vu-11. _
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
11 oo L'1NrriAT1oN l"Analyse; sur la saine et sainte Hiérarchie, et non sur l"Anarchie morbide et dissolvante; aux siècles lointains, la Science et la Foi s'identifiaient dans la splendeur une et indivisible de la Totale Connaissance; le Sacerdoce et l'Enseignement fraternisaient, ouvrant deux voies distinctes sur un même idéal; et de vénérables Universités religieuses rassemblaient de jeunes élèves dans l'Etude et le Culte du Vrai. Le Pontife et le Savant þÿ e nû n ne faisaient qu'un Maître, chargé, sous le nom d'Hiérophante (1), d'initier graduellement les hommes dignes de ce nom aux quatre hiérarchies de sciences sacrées et þÿ d ' o fû c i e r dans les cérémonies publiques : ainsi, porté sur les triples ailes de l'étude, de la contemplation et de la prière, lei néophyte s'élevait par degrés, de la connaissance de ce qui est, aux mystérieux et ineffables arcanes de Celui qui est éternellement. Tel nous apparaît Penseignement þÿ s c i e n t iû q u e et religieux, dans tout l'empire arbitral fondé par Rama; tel, après Irshou et le schisme des Yonijas, le saluonsnous encore dans les contrées comme l'Égypte et l'Etrurie, qui surent garder intact le trésor traditionnel de l"antique orthodoxie. L"Hz`stoz`re phz'losoplzz'que du Genre humain (2) de Fabre d'Olivet, ne laisse aucun doute sur ces faits historiques; mais ils éclatent surtout d*une lumineuse évidence aux yeux de ceux qui ont médité sans parti Î- (1) L'hiérophante était à la fois ce que nous appellerions Évêque métroolítain et Recteur d'Univerxíté; hiérarchxquementdgroupés autour de þÿû l i , les simples professeure-prêtres prenaient le nom e mages. (2) Paris, J. Brière, 1822, 2 vol. in-8. I
2PRÉFACE DU SERPENT DE LA GENÈSE lot pris þÿ l ' S u v r e plus récente et moins sommaire du marquis de Saint-Yves d'Alveydre : la Mission des Juÿs (1). Blessée dans sa vaniteuse sufïisance, notre civilisation contemporaine peut mettre des lazzis sur les lèvres de ses sceptiques défenseurs ; opposer le ricanement de Voltaire à la voix inspirée de l'épopte qui, brusquement, déchire à nos regards le voile des temps dits héroïques (2). -- Rien ne prévaut en þÿ _ d éû n i t i v e contre des faits positivement établis, et quand la Vérité sainte émet son verbe fulgurant, elle enveloppe dans ses roulements de tonnerre Paigre voix des þÿ s iû l e t s : libre aux þÿ s i fû e u r s de prolonger ensuite leurs grinçantes protestations... Ce fait n'en demeure pas moins sans conteste -que le tonnerre a parlé. * -V* Oui, vos débris titanesques, ô monumentsmystérieux des vieux âges, témoignent de civilisations formidables et sacrées, où la Science et la Foi, (d'accord dans leur principe trois fois saint), se prêtaient un mutuel appui : la Religion consacrait les enseignements de la,Gnose; la Gnose þÿ v é r iû a i t les dogmes de la Religion ! Et les simples, à. travers les fables exotériques, comme à travers un cristal dépoli, recevaient le rayonnement de la vérité-lumière, aux degrés d'atténuation que comportaítla faiblesse de leurs yeux. (1) Paris, Calmann-Lévy,-1884. r vol. grand in-8 de rooo pages. (22_Temps héroïques... appellation aussi inexacte que celles de temps pré zstorzques oullabuleux; mais pour nous faire mieux comprendre, orce nous est d a opter la terminologie consacrée par Fusage. _ þÿ ; : _ + _ _ _
3Îi-hui tée IJINITXATION Toutes les antinomies conciliées; toutes les connaissanees classées; toutes les réalités contingentes débouchant dans l'absolue vérité, comme des þÿû e ¼ v e s þÿû n i s dans þÿ P i nû n i de la mer z c'était là une forte synthèse, harmonieuse et hiérarchique lit. Telles, dans le corps humain, les circulations veineuse et artérielle; ainsi, å travers tout Porganisme de ce colosse, se croisaient deux courants d'ordre intelligible, ascendant et descendant : H l'un, parti de la multiplicité des observations positives, convergeait vers Punité du Vrai transcendantal et absolu; l'autre, émanant de cette unité sublime, se þÿ r a m iû a i t par contre en radieux canaux, à þÿ P i nû n i , pour aller répartir sa sève de lumière sur Finnombrable multitude des faits primitivement observés. Une science : celle de l'Ètre ; une religion : celle de Dieu, fusionnaient en un Culte þÿ s c i e n t iû q u e ou Gnose sacrée, par quoi les adeptes s'élevaient à la totale connaissance dela Vérité Divine. 1-*4 Éduqués à pareille école, les hommes de cette ère bénie étaient des géants a-~ nous sommes des pygmées. Leur unanime admiration saluait les þÿ S u v r e s grandioses de Flntelligenee et de la Justice : -- Les meilleurs d'entre nous, titillés d'un enthousiasme malsain, se prosternent devant les idoles sanglantes de la Force arbitraire et brutale. Nos lointains ancêtres criaient : Patrie! les yeux au elel tout fleuri d'étoiles ; -H ivres de sang et de haine, nous crions : Patriel en trébuehant aux tertres de "_"-1*-vu-11. _
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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