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1PRÉFACE DU þÿ s x : i u : 1 = : N T nx: LA GENÈSE 107 oublie d'en dégager la science latente; s'il néglige d*éveiller cette Belle au bois dormant, qui dans la forêt enchantée, F inextricable fouillis de contes allégoriques et de symboles absurdes en soi ~ attençl toujours le Prince Charmant qui doit lui þÿ r ê n d rû 1% vie avec un baiser. A Il Nous avons marqué l'abîme qui sépare notre état social de celui que le génie de Rama þÿû t prévaloir, trente-cinq siècles durant, sur les deux tiers du monde alors connu: car les preuves abondent, et nous n'y saurions trop insister, Page d'or n'est point un mythe, et le Règne de Dieu sur la terre est une réalité dans le passé. Mesurant notre civilisation contemporaine au patron de Panciennei nous avons précisé par contraste les limites - si restreintes, hélas! - de son intelligence et de sa moralité. Et malgré le développement relativement énorme des connaissances positives-, nous sommes en mesure þÿ d ' a fû r m e r que la comparaison sur ce point ne serait pas plus à notre avantage que sur les deux autres. * å* Nous n'avons guère parlé jusqu'ici du fatal Serpent, et les quelques pages qui précèdent peuvent sembler au lecteur un singulier þÿ h o r s - d ' S u v r e : elles n'en sont un qu'en apparence. - Uinterprétation ésotérique - strictement inconnue - d'un texte de Moïse ne pouvait être présentée, sans qu'on insistât d'abord sur la commune ignorance où sont les docteurs, de l'esprit
2108 L,INITIATlON caché des Livres saints ; d'autre part, avant d'indiquer à quel point l'Exégèse religieuse est routinière et þÿ s u p e rû c í e l l e , il importait de mettre en lumière, - par un effet de repoussoir, - le caractère également agnostique de la civilisation contemporaine, véritable cause de cette routine et de cette légèreté. Mais il est temps de marquer ici les étapes que nous allons parcourir. Cette Genèse, que les Docteurs entendent dans un esprit matériel et anthropomorphique vraiment révoltant, cette Genèse « où la vérité þÿ s c i e n t iû q u e est cachée, effrayante de hauteur et de profondeur (1) », va fournir le texte d"une étude qui remplira tout un volume : car nous développerons- les deux sens occultes de ce texte, après en avoir expliqué le sens démotique ou vulgaire. * -V~ *V Le monde vient de sortir du chaos à l'appel du Verbe créateur, et le premier homme, façonné àla ressemblance de Dieu même, partage avec l'épouse (que, par un dédoublement mystérieux, le Seigneur a fait naître de son þÿû a n c ) , les délices d'un jardin sans pareil, destiné pour être leur immortelle patrie. Tout ce que la terre, dans Fépanouissement d'une sève virginale, a pu faire jaillir de son sein sous les caresses du soleil, décore le paradis terrestre. Ce ne sont que prodiges de splendeur verdoyante et de majesté þÿû e u - rie. Et le couple amoureux et naïf parcourt - en roi et en reine de la Création - ces merveilles écloses (1) Saint-Yves d'Alveydre, Mission des Juÿ, page 66.
3þÿ 1 : R É x - * A c u nu SERPENT ni: LA osuiass 109 pour lui seul. Un arbre unique est interdit à sa curiosité; et quatre fleuves, prenant leur source dans ses racines, s'épanchent en croix au loin, divisant l'Eden en autant de presqu"îles, rivales de grâce et de fécondité... Et le Seigneur a dit à l'homme : -« C'est ici l'arbre fatal de la Science du Bien et du Mal : ses fruits donnent la mort; tu n"y toucheras point. » Mais déjà l'on assure que l'aimant de la chose défendue attirait et fascinait la femme; qu'oublieuse des mystères de son amour nouveau-né, Ève ne pouvait plus s"éloigner de l'arbre, et rêveuse, murmurait: - « Puisque ce fruit donne la mort, pourquoi n'en goûterais-je pas P þÿ : :La Bible (il faut tout dire) présente une autre version ; elle attribue la première tentation d"Ève au serpent qui la guettait, enroulé sur le tronc de l'arbre... Mais, au sentiment des þÿ a r r i è r e - p e t i t s -û l d'Adam, Moïse a dû faire erreur sur ce point. Quoi qu'il en soit, nous devons rester þÿû d è l e au récit mosaïque, ou plutôt à la version des traducteurs accrédités de la Genèse.- Donc le Serpent, s"adressant à Ève : « Elohîm t'a trompé; ce fruit ne donne pas la mort, mais rend pareil à Dieu même l'audacieux qui l'a goûté. þÿ : :Et moins indécise, Pespiègle tend la main vers la pomme d"or... C'en est tait, elle succombe à la tentation : prévaricatrice. Ève du moins veut avoir un complice. Elle a mordu au fruit; clle y fait mordre Adam qui frissonne entraîné dans le crime, à l'idée de Celui qui peut à tout instant les appeler ..... Déjà s"élève la voix du Seigneur et le couple s'enfuit affolé, ayant honte, pour la première fois, de la nudité de sa chair. C'est couverts d'un vêteQ
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1PRÉFACE DU þÿ s x : i u : 1 = : N T nx: LA GENÈSE 107 oublie d'en dégager la science latente; s'il néglige d*éveiller cette Belle au bois dormant, qui dans la forêt enchantée, F inextricable fouillis de contes allégoriques et de symboles absurdes en soi ~ attençl toujours le Prince Charmant qui doit lui þÿ r ê n d rû 1% vie avec un baiser. A Il Nous avons marqué l'abîme qui sépare notre état social de celui que le génie de Rama þÿû t prévaloir, trente-cinq siècles durant, sur les deux tiers du monde alors connu: car les preuves abondent, et nous n'y saurions trop insister, Page d'or n'est point un mythe, et le Règne de Dieu sur la terre est une réalité dans le passé. Mesurant notre civilisation contemporaine au patron de Panciennei nous avons précisé par contraste les limites - si restreintes, hélas! - de son intelligence et de sa moralité. Et malgré le développement relativement énorme des connaissances positives-, nous sommes en mesure þÿ d ' a fû r m e r que la comparaison sur ce point ne serait pas plus à notre avantage que sur les deux autres. * å* Nous n'avons guère parlé jusqu'ici du fatal Serpent, et les quelques pages qui précèdent peuvent sembler au lecteur un singulier þÿ h o r s - d ' S u v r e : elles n'en sont un qu'en apparence. - Uinterprétation ésotérique - strictement inconnue - d'un texte de Moïse ne pouvait être présentée, sans qu'on insistât d'abord sur la commune ignorance où sont les docteurs, de l'esprit
2108 L,INITIATlON caché des Livres saints ; d'autre part, avant d'indiquer à quel point l'Exégèse religieuse est routinière et þÿ s u p e rû c í e l l e , il importait de mettre en lumière, - par un effet de repoussoir, - le caractère également agnostique de la civilisation contemporaine, véritable cause de cette routine et de cette légèreté. Mais il est temps de marquer ici les étapes que nous allons parcourir. Cette Genèse, que les Docteurs entendent dans un esprit matériel et anthropomorphique vraiment révoltant, cette Genèse « où la vérité þÿ s c i e n t iû q u e est cachée, effrayante de hauteur et de profondeur (1) », va fournir le texte d"une étude qui remplira tout un volume : car nous développerons- les deux sens occultes de ce texte, après en avoir expliqué le sens démotique ou vulgaire. * -V~ *V Le monde vient de sortir du chaos à l'appel du Verbe créateur, et le premier homme, façonné àla ressemblance de Dieu même, partage avec l'épouse (que, par un dédoublement mystérieux, le Seigneur a fait naître de son þÿû a n c ) , les délices d'un jardin sans pareil, destiné pour être leur immortelle patrie. Tout ce que la terre, dans Fépanouissement d'une sève virginale, a pu faire jaillir de son sein sous les caresses du soleil, décore le paradis terrestre. Ce ne sont que prodiges de splendeur verdoyante et de majesté þÿû e u - rie. Et le couple amoureux et naïf parcourt - en roi et en reine de la Création - ces merveilles écloses (1) Saint-Yves d'Alveydre, Mission des Juÿ, page 66.
3þÿ 1 : R É x - * A c u nu SERPENT ni: LA osuiass 109 pour lui seul. Un arbre unique est interdit à sa curiosité; et quatre fleuves, prenant leur source dans ses racines, s'épanchent en croix au loin, divisant l'Eden en autant de presqu"îles, rivales de grâce et de fécondité... Et le Seigneur a dit à l'homme : -« C'est ici l'arbre fatal de la Science du Bien et du Mal : ses fruits donnent la mort; tu n"y toucheras point. » Mais déjà l'on assure que l'aimant de la chose défendue attirait et fascinait la femme; qu'oublieuse des mystères de son amour nouveau-né, Ève ne pouvait plus s"éloigner de l'arbre, et rêveuse, murmurait: - « Puisque ce fruit donne la mort, pourquoi n'en goûterais-je pas P þÿ : :La Bible (il faut tout dire) présente une autre version ; elle attribue la première tentation d"Ève au serpent qui la guettait, enroulé sur le tronc de l'arbre... Mais, au sentiment des þÿ a r r i è r e - p e t i t s -û l d'Adam, Moïse a dû faire erreur sur ce point. Quoi qu'il en soit, nous devons rester þÿû d è l e au récit mosaïque, ou plutôt à la version des traducteurs accrédités de la Genèse.- Donc le Serpent, s"adressant à Ève : « Elohîm t'a trompé; ce fruit ne donne pas la mort, mais rend pareil à Dieu même l'audacieux qui l'a goûté. þÿ : :Et moins indécise, Pespiègle tend la main vers la pomme d"or... C'en est tait, elle succombe à la tentation : prévaricatrice. Ève du moins veut avoir un complice. Elle a mordu au fruit; clle y fait mordre Adam qui frissonne entraîné dans le crime, à l'idée de Celui qui peut à tout instant les appeler ..... Déjà s"élève la voix du Seigneur et le couple s'enfuit affolé, ayant honte, pour la première fois, de la nudité de sa chair. C'est couverts d'un vêteQ
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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