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1LE MAITRE INCONNU CAGLIOSJRO 99 envoyé du Père dans ses diverses actions sociales : cette évocation rappellera de bien doux souvenirs et causera une profonde émotion à tous ceux qui, une fois dans leur vie, ont pu approcher un véritable Maître. Nous allons essayer non pas d'analyser, mais au moins de donner une idée générale de ce gros volume de 350 pages in-8. i° L'occultisme pratique. — Marc Haven a divisé son ouvrage en onze chapitres et un épilogue. Cha*- cun de ces chapitres présente Cagliostro sous un aspect particulier et permet à l’auteur de passer en revue des éléments d'occultisme qui ont bien peu souvent été présentés d’une façon aussi lumineuse et aussi pratique. Nous allons d’abord parier de ce point. Le chapitre III renferme une étude précieuse sur l’application des mathématiques aux calculs des lote ries et une analyse extrêmement curieuse de l’intui tion des voyants et de ses diverses adaptations en arrivant à la précision dans cet ordre défaits, Cagli- * ostro démontrait à la fois le non-sens du mot hasard, l’enchaînement logique et parfait des phénomènes en apparence les moins déterminés et la possibilité d’un savoir dont nos connaissances techniques et nos méthodes scientifiques ne sont que de pauvres ébau ches (page 47). Dans le chapitre IV, consacré à la Russie, nous voyons une analyse des évocations théurgiques, des apparitions d’esprits et de la clé de ces évocations. A Lyon, Cagliostro fit voir à toute une salle de m^-
2L’INITIATION 100 çons stupéfaits l’ombre de leur frère, le vénérable Prost de Royer, magistrat éminent qui venait de mourir. « On voit combien ces phénomènes gagnent en généralité, en extension, au fur et à mesure de leur production ; il ne s’agit plus là d'un petit cas isolé d’hydromancie ou de christallomancie, produit in consciemment dans un être anormal. Il s’agit de l’é closion, delà mise en œuvre de facultés nouvelles révélées aux hommes par l’application du seul pou voir de Cagliostro. Le maître commande et l’œil spi rituel du disciple, de l’indifférent même, s’ouvre, comme sa main agirait si le maître l’avait ordonné. Pouvoir effrayant et qui faisait tomber à ses genoux bien des gens I » La distinction entre la théurgie et le magnétisme est ici présentée très clairement. La fin du chapitre commence les révélations sur la maçonnerie et donne les premiers éclaircissements sur la médecine théurgique. A partir de la page 83, nous trouvons une étude substantielle sur l’alchimie, avec les trois aspects de ses adeptes en bas, le souffleur ; au dessus, l’alchi miste mystique et social et au dessus encore, le philosophe hermétique. Les expériences alchimiques de Cagliostro sont analysées et justifiées de telle fa çon que la lumière se fera en les lisant, dans bien des cerveaux d’alchimistes contemporains. Au chapitre V, nous abordons la médecine mys tique et l’application des pouvoirs secrets à la gué rison des malades. Nous voyons la lutte éternelle
3LE MAITRE INCONNU CAGLIOSTRO 101 entre le théurge non diplômé et les médecins officiels « Une de ses premières guérisons fut celle d’un offi cier du dragons, déclaré incurable, rongé par une mauvaise maladie et réduit à l’état « de cadavre hi deux ». Cet officier, dit le baron de Gleichen, m'a été montré par son capitaine : il était gros et gras et parfaitement rétabli par Cagliostro (page 97). Plusieurs pages sont consacrées a des analyses de guérison, toutes plus extraordinaires les unes que les autres. C’est à partir de la page 100 que commencent les lumières sur les pouvoirs théurgiques. « Il criti quait sévèrement les médecins, gens superficiels pour la plupart; qui croient avoir examiné un malade quand ils lui ont tâté le pouls. A l’école où il avait été formé, on lui avait appris que rien n’était isolé dans la nature, que tout être avait des liens l'unis sant intimement au centre ; que la série des faits formant une chaîne interrompue, tout acte doit s’ac complir d’abord dans le monde spirituel, avant de se réaliser dans la matière. Toute la médecine, l'a chimie, pour ses dissolutions et ses compositions doivent s’appuyer sur cette connaissance de la vie. La science donne tous pouvoirs; mais pour la pos séder, et avant même de la posséder, pour en être * jugé digne, il faut être régénéré physiquement et mo ralement. La lettre contre les médecins et les disciples deve nus des traîtres, comme Sachi, commence à la suite d’une cure retentissante. Ces pages (120 et suivantes) sont à recommander à tous les «Initiés à la manque»
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LE MAITRE INCONNU CAGLIOSJRO 99 envoyé du Père dans ses diverses actions sociales : cette évocation rappellera de bien doux souvenirs et causera une profonde émotion à tous ceux qui, une fois dans leur vie, ont pu approcher un véritable Maître. Nous allons essayer non pas d'analyser, mais au moins de donner une idée générale de ce gros volume de 350 pages in-8. i° L'occultisme pratique. — Marc Haven a divisé son ouvrage en onze chapitres et un épilogue. Cha*- cun de ces chapitres présente Cagliostro sous un aspect particulier et permet à l’auteur de passer en revue des éléments d'occultisme qui ont bien peu souvent été présentés d’une façon aussi lumineuse et aussi pratique. Nous allons d’abord parier de ce point. Le chapitre III renferme une étude précieuse sur l’application des mathématiques aux calculs des lote ries et une analyse extrêmement curieuse de l’intui tion des voyants et de ses diverses adaptations en arrivant à la précision dans cet ordre défaits, Cagli- * ostro démontrait à la fois le non-sens du mot hasard, l’enchaînement logique et parfait des phénomènes en apparence les moins déterminés et la possibilité d’un savoir dont nos connaissances techniques et nos méthodes scientifiques ne sont que de pauvres ébau ches (page 47). Dans le chapitre IV, consacré à la Russie, nous voyons une analyse des évocations théurgiques, des apparitions d’esprits et de la clé de ces évocations. A Lyon, Cagliostro fit voir à toute une salle de m^-
2L’INITIATION 100 çons stupéfaits l’ombre de leur frère, le vénérable Prost de Royer, magistrat éminent qui venait de mourir. « On voit combien ces phénomènes gagnent en généralité, en extension, au fur et à mesure de leur production ; il ne s’agit plus là d'un petit cas isolé d’hydromancie ou de christallomancie, produit in consciemment dans un être anormal. Il s’agit de l’é closion, delà mise en œuvre de facultés nouvelles révélées aux hommes par l’application du seul pou voir de Cagliostro. Le maître commande et l’œil spi rituel du disciple, de l’indifférent même, s’ouvre, comme sa main agirait si le maître l’avait ordonné. Pouvoir effrayant et qui faisait tomber à ses genoux bien des gens I » La distinction entre la théurgie et le magnétisme est ici présentée très clairement. La fin du chapitre commence les révélations sur la maçonnerie et donne les premiers éclaircissements sur la médecine théurgique. A partir de la page 83, nous trouvons une étude substantielle sur l’alchimie, avec les trois aspects de ses adeptes en bas, le souffleur ; au dessus, l’alchi miste mystique et social et au dessus encore, le philosophe hermétique. Les expériences alchimiques de Cagliostro sont analysées et justifiées de telle fa çon que la lumière se fera en les lisant, dans bien des cerveaux d’alchimistes contemporains. Au chapitre V, nous abordons la médecine mys tique et l’application des pouvoirs secrets à la gué rison des malades. Nous voyons la lutte éternelle
3LE MAITRE INCONNU CAGLIOSTRO 101 entre le théurge non diplômé et les médecins officiels « Une de ses premières guérisons fut celle d’un offi cier du dragons, déclaré incurable, rongé par une mauvaise maladie et réduit à l’état « de cadavre hi deux ». Cet officier, dit le baron de Gleichen, m'a été montré par son capitaine : il était gros et gras et parfaitement rétabli par Cagliostro (page 97). Plusieurs pages sont consacrées a des analyses de guérison, toutes plus extraordinaires les unes que les autres. C’est à partir de la page 100 que commencent les lumières sur les pouvoirs théurgiques. « Il criti quait sévèrement les médecins, gens superficiels pour la plupart; qui croient avoir examiné un malade quand ils lui ont tâté le pouls. A l’école où il avait été formé, on lui avait appris que rien n’était isolé dans la nature, que tout être avait des liens l'unis sant intimement au centre ; que la série des faits formant une chaîne interrompue, tout acte doit s’ac complir d’abord dans le monde spirituel, avant de se réaliser dans la matière. Toute la médecine, l'a chimie, pour ses dissolutions et ses compositions doivent s’appuyer sur cette connaissance de la vie. La science donne tous pouvoirs; mais pour la pos séder, et avant même de la posséder, pour en être * jugé digne, il faut être régénéré physiquement et mo ralement. La lettre contre les médecins et les disciples deve nus des traîtres, comme Sachi, commence à la suite d’une cure retentissante. Ces pages (120 et suivantes) sont à recommander à tous les «Initiés à la manque»
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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