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1'106 L’INITIATION d’Osiris avec ses trois sens : théogonique, physiogonique et sociologique, qui est révélée au futur conducteurde peuples; c’est le maniement des forces électriques permettant l’illumination, la nuit, des cryptes du temple par l’action de l’électricité stati que ; c’est le maniement des forces astrales, permet tant l’évocation des défunts à l’état de matérialisa tion, ou l’évocation du dieu mystérieux, gardien du temple; c’est enfin les paroles mystérieuses et les signes des paroles vivantes qui permettent toutes communications entre les mortels et les immortels. Voilà ce qu’on enseignait à l’initié dans la se conde période de son initiation. Le Pharaon était lui-même l’objet des épreuves de l’initiation, et il ne revenait un Osiris vivant qu’après avoir subi, dans les cryptes du temple et dans les chambres du mystère, le dédoublement astral qui en faisait un participant à la double nature humaine et divine. C’est là ce remède qui donne l’immortalité inven tée par Isis, et l’on comprend cette remarque, dans Moret : « que de cette épreuve le myste sortait pa reil à Osiris. Aussi vrai que ce Dieu vivait à jamais, aussi vrai l’initié vivrait après la mort. Et de même qu’en Egypte le défunt, consacré par les rites, porte le nom et assume le rôle d’Osiris, de même I’isiaque initié se faisait représenter avec le costume et les attributs de Sérapis. » Plutarque, dans son Traité d’Isis et d’Osiris, donne également de précieux renseignements sym boliquement voilés sur ce mystère.
2LES MYSTÈRES D’iSIS 107 Revenu sur terre après l’initiation, le néophyte était un ressuscité. Et, pour marquer que chez lui le corps lumineux s’était enfin dégagé du corps im mortel, le myste revêtait un vêtement brillant comme le jour, pareil à celui d’Osiris ressuscité. Symboliquement cette promenade dans le monde astral était représentée par la libération d’un homme préalablement enfermé dans une peau d’animal, géné ralement une vache en bois, ou une peau de vache, la vache Nouir étant la représentation du ciel astral à la marche duquel l’initié était appelé à participer. * * * Comme nous l’avons dit, l’entraînement et les instructions données à l’initié l'amenaient peu àpeu à exercer, en mode actif, les rites qui permettaient le dédoublement astral. C'était le passage volontaire par la mort, l’appel des ^sensations que tout être humain éprouve à la mort naturelle, et la certitude que la mort n’existait pas et n’était qu’une variété de sommeil d’où l’âme se réveillait plus forte. Plutarque a donc pu dire très justement : « L’âme, au moment de la mort, éprouve la même impression que ceux qui sont initiés aux grands mystères. Le mot et la chose se ressem blent on dit teleutai (mourir) et teleistai (être ini tié). « Ce sont d’abord des courses au hasard, de pé nibles détours, des marches inquiétantes et sans terme à travers les ténèbres. Puis, avant la fin, la
3108 ' L’INITIATION frayeur est au comble le frisson, le tremblement, la sueur froide, l’épouvante. « Mais ensuite une lumière merveilleuse s’offre aux yeux, on passe dans des lieux purs et des prai ries où retentissent les voix et les danses ; des pa roles sacrées, des apparitions divines inspirent un respect religieux (i). » C’est alors qu’a lieu la comparution devant le tribunal sacré, le*passage dans les douze signes du zodiaque, et la suite des mystères. * ¥ ¥ Dans les sociétés orientales d’initiation, les initiés véritables se reconnaissent, ainsi que nous l’avons dit, à la manière dont ils décrivent les astres qui composent notre système solaire. Il n’y a pas en effet de meilleure preuve de dédoublement astral que la description des centres astraux dans lesquels on a pu se transporter ou être transporté, suivant son état psychique. C’est ainsi que l’initié aux mystères d’Isis fran chissait le torrent des forces astrales figuré dans toutes les initiations par le serpent. La force d’attrac tion du soleil surja terre, qui est insensible à l’état physique, devient sensible dans le plan astral, et il faut une énergie toute spéciale pour franchir ce torrent. Comme cette attraction est l’origine du temps de l’année, en hébreu Schanah qui, en lan gue assyrienne, donne Nahahs, elle a été figurée par (1) Plutarque, Immortalité de l’âme, traduction Foucart, p. 56. — Cité par Moret.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1'106 L’INITIATION d’Osiris avec ses trois sens : théogonique, physiogonique et sociologique, qui est révélée au futur conducteurde peuples; c’est le maniement des forces électriques permettant l’illumination, la nuit, des cryptes du temple par l’action de l’électricité stati que ; c’est le maniement des forces astrales, permet tant l’évocation des défunts à l’état de matérialisa tion, ou l’évocation du dieu mystérieux, gardien du temple; c’est enfin les paroles mystérieuses et les signes des paroles vivantes qui permettent toutes communications entre les mortels et les immortels. Voilà ce qu’on enseignait à l’initié dans la se conde période de son initiation. Le Pharaon était lui-même l’objet des épreuves de l’initiation, et il ne revenait un Osiris vivant qu’après avoir subi, dans les cryptes du temple et dans les chambres du mystère, le dédoublement astral qui en faisait un participant à la double nature humaine et divine. C’est là ce remède qui donne l’immortalité inven tée par Isis, et l’on comprend cette remarque, dans Moret : « que de cette épreuve le myste sortait pa reil à Osiris. Aussi vrai que ce Dieu vivait à jamais, aussi vrai l’initié vivrait après la mort. Et de même qu’en Egypte le défunt, consacré par les rites, porte le nom et assume le rôle d’Osiris, de même I’isiaque initié se faisait représenter avec le costume et les attributs de Sérapis. » Plutarque, dans son Traité d’Isis et d’Osiris, donne également de précieux renseignements sym boliquement voilés sur ce mystère.
2LES MYSTÈRES D’iSIS 107 Revenu sur terre après l’initiation, le néophyte était un ressuscité. Et, pour marquer que chez lui le corps lumineux s’était enfin dégagé du corps im mortel, le myste revêtait un vêtement brillant comme le jour, pareil à celui d’Osiris ressuscité. Symboliquement cette promenade dans le monde astral était représentée par la libération d’un homme préalablement enfermé dans une peau d’animal, géné ralement une vache en bois, ou une peau de vache, la vache Nouir étant la représentation du ciel astral à la marche duquel l’initié était appelé à participer. * * * Comme nous l’avons dit, l’entraînement et les instructions données à l’initié l'amenaient peu àpeu à exercer, en mode actif, les rites qui permettaient le dédoublement astral. C'était le passage volontaire par la mort, l’appel des ^sensations que tout être humain éprouve à la mort naturelle, et la certitude que la mort n’existait pas et n’était qu’une variété de sommeil d’où l’âme se réveillait plus forte. Plutarque a donc pu dire très justement : « L’âme, au moment de la mort, éprouve la même impression que ceux qui sont initiés aux grands mystères. Le mot et la chose se ressem blent on dit teleutai (mourir) et teleistai (être ini tié). « Ce sont d’abord des courses au hasard, de pé nibles détours, des marches inquiétantes et sans terme à travers les ténèbres. Puis, avant la fin, la
3108 ' L’INITIATION frayeur est au comble le frisson, le tremblement, la sueur froide, l’épouvante. « Mais ensuite une lumière merveilleuse s’offre aux yeux, on passe dans des lieux purs et des prai ries où retentissent les voix et les danses ; des pa roles sacrées, des apparitions divines inspirent un respect religieux (i). » C’est alors qu’a lieu la comparution devant le tribunal sacré, le*passage dans les douze signes du zodiaque, et la suite des mystères. * ¥ ¥ Dans les sociétés orientales d’initiation, les initiés véritables se reconnaissent, ainsi que nous l’avons dit, à la manière dont ils décrivent les astres qui composent notre système solaire. Il n’y a pas en effet de meilleure preuve de dédoublement astral que la description des centres astraux dans lesquels on a pu se transporter ou être transporté, suivant son état psychique. C’est ainsi que l’initié aux mystères d’Isis fran chissait le torrent des forces astrales figuré dans toutes les initiations par le serpent. La force d’attrac tion du soleil surja terre, qui est insensible à l’état physique, devient sensible dans le plan astral, et il faut une énergie toute spéciale pour franchir ce torrent. Comme cette attraction est l’origine du temps de l’année, en hébreu Schanah qui, en lan gue assyrienne, donne Nahahs, elle a été figurée par (1) Plutarque, Immortalité de l’âme, traduction Foucart, p. 56. — Cité par Moret.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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