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1LES MYSTÈRES D’iSIS 99 tion ésotérique sur le dédoublement de l’être hu main, et les renseignements donnés par Saint-Yves d’Alveydre dans sa Mission dû l’Inde sur le Ma hatma et les initiations secrètes de l’Agarta. Nous laissons de côté les prétendues révélations de Boulage sur les mystères d’Isis, qui ne sont qu’une mauvaise adaptation de la franc-maçonnerie moderne à ces mystères anciens qui en constituent l'origine. * ♦ * Nous rappellerons rapidement que c’est vers la XV° dynastie égyptienne, lors de l’invasion des pas teurs, que les grands mystères furent établis par les savants d’Egypte, pour cacher la science hermé tique aux profanes et pour réserver l’initiation à ceux qui en ont été jugés dignes. Avant d'aborder les mystères, il fallait montrer qu’on était courageux : il y avait des épreuves phy siques, que nous retrouverons déformées dans les compagnonnages du Moyen Age et dans la Franc-Ma çonnerie du xvni0 siècle. Ces épreuves physiques consistaient à traverser des couloirs obscurs, du feu, des torrents, et à surmonter le vertige lorsqu’on était suspendu à deuxanneaux au-dessus d’un gouffre et quand on était secoué par un courant d'air vio lent. Delaunay, puis Christian dans son Histoire de la Magie, ont longuement décrit ces mystères. A l’en contre de ces derniers auteurs, nous ne croyons pas que l’initiation avait lieu dans la pyramide. D’après 400 l’initiation les recherches des archéologues modernes, l’initia, tion devait se faire dans les cryptes des temples. Le Sphinx, enfin déblayé par les merveilleux tra vaux de Maspéro, présente entre ses pattes une porte. Cette porte, selon toute vraisemblance, com muniquait par une galerie avec l’admirable temple de granit qui lui-même était en relation avec la py ramide.
2C’était dans le temple de granit, presque certai nement, qu’avaient lieu les initiations aux mystères. Mais, comme tout cela se tient, la légende s’est ré101 J LES MYSTÈRES D ISIS pandue que la pyramide était le centre de la trans mission de la science ésotérique. Enfin signalons une tradition des plus intéres santes qui veut qu’aujourd’hui encore certains sanc tuaires secrets existent au delà des montagnes qui bordent l’horizon des pyramides. Mais taisons nous et revenons aux travaux qui permettaient à l’apprenti de devenir un myste, puis un épopte, noms terrestres des soldats de la bonne déesse pour les initiés aux mystères d’Isis, des sol dats du dieu pour les initiés aux mystères d’Osiris ou de Mythra. Parla suite chaque temple d’Isis avait ses cryptes d’initiation où les cérémonies se déroulaient pareilles pour tous les initiés. * ¥ ¥ On peut diviser l’initiation en quatre parties : i° Le baptême ; 2° La mort et la renaissance ; 3° La descente aux enfers ; 4° La transfiguration en soleil. Ces phases d’initiation, nous le verrons, ne repré sentent rien pour celui qui ne connaît pas les mys tères du plan astral; mais elles sont, au contraire, du plus grand intérêt pour ceux qui ont pénétré les ar canes du dédoublement et de la vie spirituelle. Apulée nous dit que toute initiation devait être précédée d’une épreuve et d’une période de jeûne et de méditation. Le futur initié louait dans la dépendance du tem102 l’initiation pie une cellule, et le futur épopte ne pouvait sor tir de cette réclusion volontaire qu'après avoir eu sa première vision. Le prêtre était incapable de donner l’initiation, si l’invisible n’àvait pas marqué par une vision que l’aspirant pouvait véritablement participer aux mystères.
3Voilà pourquoi des apprentis attendaient quelque fois dix ou douze ans la révélation du plan invisible. Le grand-prêtre dit en effet à Apulée : « La déesse t’avertira elle-même du moment favo- « rabie. Dans sa main reposent les clefs des enfers et _ « la certitude du salut. L’initiation est comme une « mort volontaire, suivie d’un salut possible et « d’une renaissance. Quelque intense que soitl’invo- « cation de l’aspirant, il faut attendre un avis for- « mel de la déesse. » Ce système de choix par l’invisible directement de ses soldats n’a jamais varié à travers les âges et, de nos jours encore, toute initiation qui n’est pas contrôlée par une cérémonie astrale n'est qu’orgueil et vanité terrestres. Sous l’influence de la prière, du jeûne, mitigé par une alimentation particulière, Lucius (Apulée) voit la déesse lui apparaître en lui annonçant que le mo ment est venu. Il faut croire qu’une relation secrète existe entre l’apparition et le grand-prêtre, puisque, sans que l’initié futur ait eu besoin de parler, dès qu’il se pré sente le matin à l’office, le grand-prêtre le prend à part et lui lit certains textes écrits en caractères hiératiques.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LES MYSTÈRES D’iSIS 99 tion ésotérique sur le dédoublement de l’être hu main, et les renseignements donnés par Saint-Yves d’Alveydre dans sa Mission dû l’Inde sur le Ma hatma et les initiations secrètes de l’Agarta. Nous laissons de côté les prétendues révélations de Boulage sur les mystères d’Isis, qui ne sont qu’une mauvaise adaptation de la franc-maçonnerie moderne à ces mystères anciens qui en constituent l'origine. * ♦ * Nous rappellerons rapidement que c’est vers la XV° dynastie égyptienne, lors de l’invasion des pas teurs, que les grands mystères furent établis par les savants d’Egypte, pour cacher la science hermé tique aux profanes et pour réserver l’initiation à ceux qui en ont été jugés dignes. Avant d'aborder les mystères, il fallait montrer qu’on était courageux : il y avait des épreuves phy siques, que nous retrouverons déformées dans les compagnonnages du Moyen Age et dans la Franc-Ma çonnerie du xvni0 siècle. Ces épreuves physiques consistaient à traverser des couloirs obscurs, du feu, des torrents, et à surmonter le vertige lorsqu’on était suspendu à deuxanneaux au-dessus d’un gouffre et quand on était secoué par un courant d'air vio lent. Delaunay, puis Christian dans son Histoire de la Magie, ont longuement décrit ces mystères. A l’en contre de ces derniers auteurs, nous ne croyons pas que l’initiation avait lieu dans la pyramide. D’après 400 l’initiation les recherches des archéologues modernes, l’initia, tion devait se faire dans les cryptes des temples. Le Sphinx, enfin déblayé par les merveilleux tra vaux de Maspéro, présente entre ses pattes une porte. Cette porte, selon toute vraisemblance, com muniquait par une galerie avec l’admirable temple de granit qui lui-même était en relation avec la py ramide.
2C’était dans le temple de granit, presque certai nement, qu’avaient lieu les initiations aux mystères. Mais, comme tout cela se tient, la légende s’est ré101 J LES MYSTÈRES D ISIS pandue que la pyramide était le centre de la trans mission de la science ésotérique. Enfin signalons une tradition des plus intéres santes qui veut qu’aujourd’hui encore certains sanc tuaires secrets existent au delà des montagnes qui bordent l’horizon des pyramides. Mais taisons nous et revenons aux travaux qui permettaient à l’apprenti de devenir un myste, puis un épopte, noms terrestres des soldats de la bonne déesse pour les initiés aux mystères d’Isis, des sol dats du dieu pour les initiés aux mystères d’Osiris ou de Mythra. Parla suite chaque temple d’Isis avait ses cryptes d’initiation où les cérémonies se déroulaient pareilles pour tous les initiés. * ¥ ¥ On peut diviser l’initiation en quatre parties : i° Le baptême ; 2° La mort et la renaissance ; 3° La descente aux enfers ; 4° La transfiguration en soleil. Ces phases d’initiation, nous le verrons, ne repré sentent rien pour celui qui ne connaît pas les mys tères du plan astral; mais elles sont, au contraire, du plus grand intérêt pour ceux qui ont pénétré les ar canes du dédoublement et de la vie spirituelle. Apulée nous dit que toute initiation devait être précédée d’une épreuve et d’une période de jeûne et de méditation. Le futur initié louait dans la dépendance du tem102 l’initiation pie une cellule, et le futur épopte ne pouvait sor tir de cette réclusion volontaire qu'après avoir eu sa première vision. Le prêtre était incapable de donner l’initiation, si l’invisible n’àvait pas marqué par une vision que l’aspirant pouvait véritablement participer aux mystères.
3Voilà pourquoi des apprentis attendaient quelque fois dix ou douze ans la révélation du plan invisible. Le grand-prêtre dit en effet à Apulée : « La déesse t’avertira elle-même du moment favo- « rabie. Dans sa main reposent les clefs des enfers et _ « la certitude du salut. L’initiation est comme une « mort volontaire, suivie d’un salut possible et « d’une renaissance. Quelque intense que soitl’invo- « cation de l’aspirant, il faut attendre un avis for- « mel de la déesse. » Ce système de choix par l’invisible directement de ses soldats n’a jamais varié à travers les âges et, de nos jours encore, toute initiation qui n’est pas contrôlée par une cérémonie astrale n'est qu’orgueil et vanité terrestres. Sous l’influence de la prière, du jeûne, mitigé par une alimentation particulière, Lucius (Apulée) voit la déesse lui apparaître en lui annonçant que le mo ment est venu. Il faut croire qu’une relation secrète existe entre l’apparition et le grand-prêtre, puisque, sans que l’initié futur ait eu besoin de parler, dès qu’il se pré sente le matin à l’office, le grand-prêtre le prend à part et lui lit certains textes écrits en caractères hiératiques.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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