Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1LECTURE DE L’ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE 11 importantes à résoudre pour les savants de demain. A l’heure actuelle, il nous suffit de poser les élé ments du problème, car nous ne sommes pas assez informé pour aller plus loin. Nous avons rapproché de l’alphabet hiéroglyphique et de son dérivé hiératique les alphabets phéniciens et hébraïques. Ce tableau sera fort utile aux étudiants de l’archéomètre de Saint-Yves d’Alveydre. Il termine clairement notre petit manuel de lecture des caractères alphabétiques de l’écriture hiérogly phique. TROISIÈME PARTIE ÉGYPTOLOGIE ET OCCULTISME Champollion et ses disciples ont rencontré beau coup d’adversaires de leur système et, chose curieuse, ces adversaires ont toujours été dés occultistes. Cela s'explique facilement. L’école de Champollion, formée d’analystes, sou vent géniaux, s’est cantonnée dans l’étude des textes. Les Egyptologues ont tout à fait négligé les recher ches accessoires concernant l'astrologie et la magie qui sont pourtant indispensables à la compréhension véritable des textes égyptiens. Mais, sous l'influence des travaux de A. Gayet et des Egyptologues du musée Guimet, les deux écoles tendent à une réconciliation éclatante. Jadis Goulianof et de Brière, versés dans l’ésotérisme
2l’initiation égyptien, se sont élevés avec véhémence contre l’enfantillage des traductions de Champollion (i). Aujourd’hui nous trouvons dans les ouvrages de M- A. Moret, conservateur-adjoint au musée Guimet, une série d’études de tout premier ordre sur la magie des Égyptiens et le livre des morts, ainsi que sur les mystères d’Isis. Ces études, ainsi que les recherches de A. Gayet (la divination dans l’antique bgypte), encore plus rapprochées des véritables enseignements ésoté riques, montrent la voie aux Egyptologues de l’ave nir. Sans étudier la langue hiéroglyphique, l’occultiste ne peut pas faire des recherches un peu approfondies de symbolisme. Mais, sans étudier l'astrologie, la magie et l’alchi mie, l'Égyptologue devient un aveugle pour la traduction exacte d’une foule de textes ou, mieux, pour leur interprétation et leur compréhension. Ici comme pour l’étude de Platon ou d’Homère, d’Apulée ou de Virgile, les connaissances tradition nelles de l'hermétisme sont indispensables. Ainsi le grand secret des Mystères d’Isis (ou de Proserpine) était le dédoublement conscient du « Double » pendant la vie, avec visite du plan des morts et des « Astres Dieux ». Apulée nous laisse entrevoir ce mystère, mais cela n’est compréhensible que pour « ceux qui savent », selon le langage hermétique. Or les Égyptologues, qui sont d’admi- (1) Voyez Traité méthod.
3LECTURE DE L’ALPHABET HIEROGLYPHIQUE 13 râbles savants en un certain sens ne sont pas «ceux qui savent » les mystères. Le moment est proche où ces intelligences orienteront leurs études vers ces points encore obscurs, et tout le monde y gagnera. Nous serons en effet débarrassés à ce moment de ces faux Egyptologues qui « inventent » les mystères, comme Boulage et d’autres, et qui sèment dans les âmes crédules une foule d’erreurs fort difficiles à éliminer par la suite. Nous appelons donc de tous nos vœux le moment où les hommes de science comme Gayet ou A. Moret feront leurs efforts pour adapter à leurs recherches techniques les enseignements généraux de l’occul tisme. Ces recherches rendront, d’autre part, justice aux occultistes, en montrant qu’ils renferment dans leurs rangs autre chose que des tireurs de bonne aventure ou des chiromanciens sectaires. Nous n’avons pas idée, en disant cela, de rabaisser les suivants du Bate leur du Tarot : ce serait ridicule et ingrat. Mais ce Bateleur est justement un « Dwidja». un « Scribe de la double vie», et nous voulons le voir rendu sous son véritable aspect par le chercheur des Académies classiques. Voilà pourquoi nous allons donner quelques analyses des idées des adversaires de Champollion et quelques idées dérivées de l’étude ésotérique de l’égyptologie. On verra ainsi que nous avons cherché à faire autre chose qu’un sec résumé des alphabets de la langue égyptienne.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LECTURE DE L’ALPHABET HIÉROGLYPHIQUE 11 importantes à résoudre pour les savants de demain. A l’heure actuelle, il nous suffit de poser les élé ments du problème, car nous ne sommes pas assez informé pour aller plus loin. Nous avons rapproché de l’alphabet hiéroglyphique et de son dérivé hiératique les alphabets phéniciens et hébraïques. Ce tableau sera fort utile aux étudiants de l’archéomètre de Saint-Yves d’Alveydre. Il termine clairement notre petit manuel de lecture des caractères alphabétiques de l’écriture hiérogly phique. TROISIÈME PARTIE ÉGYPTOLOGIE ET OCCULTISME Champollion et ses disciples ont rencontré beau coup d’adversaires de leur système et, chose curieuse, ces adversaires ont toujours été dés occultistes. Cela s'explique facilement. L’école de Champollion, formée d’analystes, sou vent géniaux, s’est cantonnée dans l’étude des textes. Les Egyptologues ont tout à fait négligé les recher ches accessoires concernant l'astrologie et la magie qui sont pourtant indispensables à la compréhension véritable des textes égyptiens. Mais, sous l'influence des travaux de A. Gayet et des Egyptologues du musée Guimet, les deux écoles tendent à une réconciliation éclatante. Jadis Goulianof et de Brière, versés dans l’ésotérisme
2l’initiation égyptien, se sont élevés avec véhémence contre l’enfantillage des traductions de Champollion (i). Aujourd’hui nous trouvons dans les ouvrages de M- A. Moret, conservateur-adjoint au musée Guimet, une série d’études de tout premier ordre sur la magie des Égyptiens et le livre des morts, ainsi que sur les mystères d’Isis. Ces études, ainsi que les recherches de A. Gayet (la divination dans l’antique bgypte), encore plus rapprochées des véritables enseignements ésoté riques, montrent la voie aux Egyptologues de l’ave nir. Sans étudier la langue hiéroglyphique, l’occultiste ne peut pas faire des recherches un peu approfondies de symbolisme. Mais, sans étudier l'astrologie, la magie et l’alchi mie, l'Égyptologue devient un aveugle pour la traduction exacte d’une foule de textes ou, mieux, pour leur interprétation et leur compréhension. Ici comme pour l’étude de Platon ou d’Homère, d’Apulée ou de Virgile, les connaissances tradition nelles de l'hermétisme sont indispensables. Ainsi le grand secret des Mystères d’Isis (ou de Proserpine) était le dédoublement conscient du « Double » pendant la vie, avec visite du plan des morts et des « Astres Dieux ». Apulée nous laisse entrevoir ce mystère, mais cela n’est compréhensible que pour « ceux qui savent », selon le langage hermétique. Or les Égyptologues, qui sont d’admi- (1) Voyez Traité méthod.
3LECTURE DE L’ALPHABET HIEROGLYPHIQUE 13 râbles savants en un certain sens ne sont pas «ceux qui savent » les mystères. Le moment est proche où ces intelligences orienteront leurs études vers ces points encore obscurs, et tout le monde y gagnera. Nous serons en effet débarrassés à ce moment de ces faux Egyptologues qui « inventent » les mystères, comme Boulage et d’autres, et qui sèment dans les âmes crédules une foule d’erreurs fort difficiles à éliminer par la suite. Nous appelons donc de tous nos vœux le moment où les hommes de science comme Gayet ou A. Moret feront leurs efforts pour adapter à leurs recherches techniques les enseignements généraux de l’occul tisme. Ces recherches rendront, d’autre part, justice aux occultistes, en montrant qu’ils renferment dans leurs rangs autre chose que des tireurs de bonne aventure ou des chiromanciens sectaires. Nous n’avons pas idée, en disant cela, de rabaisser les suivants du Bate leur du Tarot : ce serait ridicule et ingrat. Mais ce Bateleur est justement un « Dwidja». un « Scribe de la double vie», et nous voulons le voir rendu sous son véritable aspect par le chercheur des Académies classiques. Voilà pourquoi nous allons donner quelques analyses des idées des adversaires de Champollion et quelques idées dérivées de l’étude ésotérique de l’égyptologie. On verra ainsi que nous avons cherché à faire autre chose qu’un sec résumé des alphabets de la langue égyptienne.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.