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1LA CAPTE DE l’aTLANTIDE 7 ÉTAT ACTUEL DE L’OCÉAN Les Açores effleurent au-dessus de l’Océan entre le 40* degré de latitude et le 3oe de longitude. Ce plateau de faible profondeur descend le long du 40e degré de longitude jusqu’au Massif Brésilien de l’Amérique du Sud. Le continent submergé se laisse facilement devi ner. Entre le Tropique du Cancer et l’Equateur à FOuest des îles du Cap vert existe une fosse de 6.000 mètres de profondeur. De meme entre les Antilles et les terres immergées entre le 20e degré de latitude et le 80e de longitude existe une fosse de 6.000 mètres dite fosse des Antilles Nous sommes ainsi amenés à faire un groupe de terres dont les Açores, Madère et les Canaries les îles du cap vert indiquent les restes en longitude et dont les îles Bermudes, les Bancs de Terre-Neuve indi quent les traces en latitude. Nous supposons l’existence d'un grand golfe sinon d’une mer intérieure entre F Équateur et le 3 oe de gré de longitude. Nous supposerons aussi que l’Atlantide était formée de deux grandes îles, la première, dont nous venons de parler et la seconde, située à l’Ouest de la fosse des Antilles et dont les Antilles, la Merdes Antilles et le Plateau du Mexique, surtout la province de Yucatan, formaient la masse. Si nous étudions les courants marins, notre opi nion recevra une sérieuse confirmation. Les courants marins montrant la trace du continent Atlante. f Rocher et lerrain. Primaires de l’Europe (emplacement de la presque totalité des monuments druidiques et t '^niev il tide).
2io l’initiation En effet, le GulfStream entourant la Mer des Sar gasses longe le 40" degré de latitude et remonte au delà du 60e de longitude en contournant un plateau sous marin occupant la place que nous avons assignée au continent disparu. Le courant de Floride, le courant Nord Équator? d et le courant des Canaries délimitent parfaitement les terres immergées. (Voir Atlas Vidal-Lablache, p. 58.) De l'autre côté de la Mer des Sargasses à l'Ouest un courant spécial indique les limites de la seconde partie du continent disparu. Toutes ces indications géographiques sont corrobo rées par les traditions orales ou écrites. ÉTUDES DES COURANTS DE L’ATLANTIQUE NORD DÉDUITES DE LA DÉRIVE DES ÉPA VES FLOTTANTES. Les épaves des navires abandonnés en mer four nissent de très précieuses indications sur l’allure des courants;elles présentent sur les bouteilles un double avantage : i° elles subissent moins l’influence du vent et renseignent mieux sur les courants parce quelles plongent dans des eaux plus profondes ; 20 comme les navires qui passent en repèrent soi gneusement la position, il est plus facile d’établir leur itinéraire,et par suite, la marche des eaux qui les entrainent qu’avec les bouteilles, dont on ne connaît que le point de départ et le point d’arrivée. D’après un récent travail des Pilots Charts, américaines, inLA CARTE DE L*ATLANTIDE I I terprétées par M. Hautreux, on peut tirer de la clérive de 157 carcasses de navires observées au cours de 23 années (1886-1909 les conclusions suivantes: les courants appelés courant des Canaries, courants nord équatorial et Gulf stream constituent par rap port à la mer des Sargasses un véritable circuit fer mé. Le Gulf stream proprement dit, une fois qu’il a quitté la côte américaine au cap Hatteras, ne se di rige pas, comme les cartes l’indiquaient, vers le nordest et vers l’Europe, mais vers l'est et les Açores. Par venu près de ces îles il subit l'influence des vents du Nord et s'infléchit au sud est et au sud. Les courants tièdesqui effleurent les côtes d'Irlande et de Norvège ne sont que des prolongements adventices du Gulf stream devant leur origine aux vents d'Ouest et du Sud-Ouest et non pas à la masse des eaux qui pro viennent des abords de la Floride. Le parcours des épaves révèle en outre un faitque nul carte ne signale : l'existence d'un contre-courant du Gulf stream situé sur sa rive droite entre les Bermudes et les Bahamas, se dirigeant vers le sud-ouest avec une vitesse variant de 4 à 10 mille en vingt-quatre heures. La marche de ces courants est plus compliquée qu’elle ne paraît : elle ne s’opère pas de manière continue, les coups de vents et les bourrasques sont cause de déviations con sidérables, d’arrêts, de reculs qui causent des zigzags très compliqués. Aussi la vitesse de mouvement des eaux est beaucoup plus grande que ne le feraient croire les bouteilles flottantes ; dans le centre de l’Atlantique nord elle a été pour les épaves de navires quatre à cinq fois supérieure à celle qu'on déduisait
312 l'initiation des petits flotteurs. Cette vitesse est variable suiv. nt les saisons. Autour de la mer des Sargasses clL est minima en hiver et maxima en été. Pour le Guf stream elle oscille aux abords du cap ¡ {altéras entre io et 70 milles: dans le centre nord de 1‘Allai. tique la moyenne est de 18 milles avec des minima de 10 et des maxima de 3o milles. Le courant nord équato rial se meut à raison de 10 milles en hiver et de 20 milles en été. Ainsi la plus grande vitesse se pro duit au moment des alizés vers le nord (Mouvement Géographique, 7 mai). TRADITION Un jour que Solon s’entretenait avec les prêtres de Sais sur l’histoire des temps reculés, l'un d’eux lui dit : «O Solon,vous autres Grecs, vous êtes toujours enfants. Il n’en est pas un seul parmi vous qui ne soit novice dans la science de ¡’Antiquité. Vous igno rez ce que fit la génération de héros dont vous êtes la faible postérité... Ce que je vais vous raconter re monte à neuf mille ans. « Nos fastes rapportent que votre pays a résisté aux efforts d’une puissance formidable, qui, sortie de la mer Atlantique, avait envahi une grande partie de l’Europe; car, pour lors, cette mer était navigable. Près de ses bords était une île, vis-à-vis de l’embou chure que vous nommez les colonnes d’Hercule. On dit que de cette île, plus étendue que la Lydie et que l’Asie il était facile de se rendre sur le continent. « Dans cette Atlantide, il y avait des Rois célèbres
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LA CAPTE DE l’aTLANTIDE 7 ÉTAT ACTUEL DE L’OCÉAN Les Açores effleurent au-dessus de l’Océan entre le 40* degré de latitude et le 3oe de longitude. Ce plateau de faible profondeur descend le long du 40e degré de longitude jusqu’au Massif Brésilien de l’Amérique du Sud. Le continent submergé se laisse facilement devi ner. Entre le Tropique du Cancer et l’Equateur à FOuest des îles du Cap vert existe une fosse de 6.000 mètres de profondeur. De meme entre les Antilles et les terres immergées entre le 20e degré de latitude et le 80e de longitude existe une fosse de 6.000 mètres dite fosse des Antilles Nous sommes ainsi amenés à faire un groupe de terres dont les Açores, Madère et les Canaries les îles du cap vert indiquent les restes en longitude et dont les îles Bermudes, les Bancs de Terre-Neuve indi quent les traces en latitude. Nous supposons l’existence d'un grand golfe sinon d’une mer intérieure entre F Équateur et le 3 oe de gré de longitude. Nous supposerons aussi que l’Atlantide était formée de deux grandes îles, la première, dont nous venons de parler et la seconde, située à l’Ouest de la fosse des Antilles et dont les Antilles, la Merdes Antilles et le Plateau du Mexique, surtout la province de Yucatan, formaient la masse. Si nous étudions les courants marins, notre opi nion recevra une sérieuse confirmation. Les courants marins montrant la trace du continent Atlante. f Rocher et lerrain. Primaires de l’Europe (emplacement de la presque totalité des monuments druidiques et t '^niev il tide).
2io l’initiation En effet, le GulfStream entourant la Mer des Sar gasses longe le 40" degré de latitude et remonte au delà du 60e de longitude en contournant un plateau sous marin occupant la place que nous avons assignée au continent disparu. Le courant de Floride, le courant Nord Équator? d et le courant des Canaries délimitent parfaitement les terres immergées. (Voir Atlas Vidal-Lablache, p. 58.) De l'autre côté de la Mer des Sargasses à l'Ouest un courant spécial indique les limites de la seconde partie du continent disparu. Toutes ces indications géographiques sont corrobo rées par les traditions orales ou écrites. ÉTUDES DES COURANTS DE L’ATLANTIQUE NORD DÉDUITES DE LA DÉRIVE DES ÉPA VES FLOTTANTES. Les épaves des navires abandonnés en mer four nissent de très précieuses indications sur l’allure des courants;elles présentent sur les bouteilles un double avantage : i° elles subissent moins l’influence du vent et renseignent mieux sur les courants parce quelles plongent dans des eaux plus profondes ; 20 comme les navires qui passent en repèrent soi gneusement la position, il est plus facile d’établir leur itinéraire,et par suite, la marche des eaux qui les entrainent qu’avec les bouteilles, dont on ne connaît que le point de départ et le point d’arrivée. D’après un récent travail des Pilots Charts, américaines, inLA CARTE DE L*ATLANTIDE I I terprétées par M. Hautreux, on peut tirer de la clérive de 157 carcasses de navires observées au cours de 23 années (1886-1909 les conclusions suivantes: les courants appelés courant des Canaries, courants nord équatorial et Gulf stream constituent par rap port à la mer des Sargasses un véritable circuit fer mé. Le Gulf stream proprement dit, une fois qu’il a quitté la côte américaine au cap Hatteras, ne se di rige pas, comme les cartes l’indiquaient, vers le nordest et vers l’Europe, mais vers l'est et les Açores. Par venu près de ces îles il subit l'influence des vents du Nord et s'infléchit au sud est et au sud. Les courants tièdesqui effleurent les côtes d'Irlande et de Norvège ne sont que des prolongements adventices du Gulf stream devant leur origine aux vents d'Ouest et du Sud-Ouest et non pas à la masse des eaux qui pro viennent des abords de la Floride. Le parcours des épaves révèle en outre un faitque nul carte ne signale : l'existence d'un contre-courant du Gulf stream situé sur sa rive droite entre les Bermudes et les Bahamas, se dirigeant vers le sud-ouest avec une vitesse variant de 4 à 10 mille en vingt-quatre heures. La marche de ces courants est plus compliquée qu’elle ne paraît : elle ne s’opère pas de manière continue, les coups de vents et les bourrasques sont cause de déviations con sidérables, d’arrêts, de reculs qui causent des zigzags très compliqués. Aussi la vitesse de mouvement des eaux est beaucoup plus grande que ne le feraient croire les bouteilles flottantes ; dans le centre de l’Atlantique nord elle a été pour les épaves de navires quatre à cinq fois supérieure à celle qu'on déduisait
312 l'initiation des petits flotteurs. Cette vitesse est variable suiv. nt les saisons. Autour de la mer des Sargasses clL est minima en hiver et maxima en été. Pour le Guf stream elle oscille aux abords du cap ¡ {altéras entre io et 70 milles: dans le centre nord de 1‘Allai. tique la moyenne est de 18 milles avec des minima de 10 et des maxima de 3o milles. Le courant nord équato rial se meut à raison de 10 milles en hiver et de 20 milles en été. Ainsi la plus grande vitesse se pro duit au moment des alizés vers le nord (Mouvement Géographique, 7 mai). TRADITION Un jour que Solon s’entretenait avec les prêtres de Sais sur l’histoire des temps reculés, l'un d’eux lui dit : «O Solon,vous autres Grecs, vous êtes toujours enfants. Il n’en est pas un seul parmi vous qui ne soit novice dans la science de ¡’Antiquité. Vous igno rez ce que fit la génération de héros dont vous êtes la faible postérité... Ce que je vais vous raconter re monte à neuf mille ans. « Nos fastes rapportent que votre pays a résisté aux efforts d’une puissance formidable, qui, sortie de la mer Atlantique, avait envahi une grande partie de l’Europe; car, pour lors, cette mer était navigable. Près de ses bords était une île, vis-à-vis de l’embou chure que vous nommez les colonnes d’Hercule. On dit que de cette île, plus étendue que la Lydie et que l’Asie il était facile de se rendre sur le continent. « Dans cette Atlantide, il y avait des Rois célèbres
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