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One moment.
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1l’évangile et la vie g seront heureux, car ils verront Dieu, c’est-à-dire qu’ils seront Un avec le Père, ainsi que Jésus le demande dans sa sublime prière. Ils verront Dieu, c'est-à-dire que, sans perdre la notion de leur Moi, ils seront plongés dans la Lumière incréée, dans les tourbillons indescriptibles de la Force divine, dont ils devien dront les agents. On conçoit combien sont rares sur terre les êtres dont l’esprit a atteint de telles hauteurs. Us sont parmi nous des Envoyés, de vrais Rose -f- Croix, les seuls réels amis de Dieu, les seuls qui puissent nous apprendre la prière et la résignation dans la pauvreté, qui, grâce à eux, ne sera jamais la misère. Quant à nous, lorsque nous commençons à travailler un peu. à faire quelques efforts, lorsque la fleur de la bonne volonté est née dans notre être intérieur, le ciel nous soumet peu à peu à des épreuves légères d'abord, puis de plus en plus fortes, jusqu’à ce que nous com prenions pourquoi nous sommes pauvres, et que nous arrivions même à vivre heureux dans la pau vreté ; que de travail encore avant d'arriver même à ce degré de notre ascension spirituelle, où l’on nous dira ce que Jésus dit au jeune homme riche : « Va. vends ton bien, donnes-en le produit aux pauvres et suis-moi ! » ¡Nous n’en sommes pas là, pour la plupart, et notre effort doit se borner à accepter avec résigna tion les ennuis d’argent qui se présentent, en atten dant de pouvoir le faire avec joie. Telle est du haut en bas de l’échelle la vraie pauvreté. Elle est rare, même dans son imperfection, et ce pendant il y a beaucoup de pauvres sur la terre. Cette
210 l’initiation fausse pauvreté, je ne voudrais en dire que peu de chose. Je rappellerai seulement qu’il y a une masse énorme d’êtres plongés dans une misère terrible, bien avant qu’ils soient en état d’en comprendre la raison. Pour ceux-là, la misère ne constitue pas une épreuve; elle est une punition, la réaction des faiblesses, des fautes, des crimes d’antan. Elle constitue le creuset terrible d’où s’échappent sans cesse depuis des siècles, les cris, les hurlements, les blasphèmes, mais d’où sortent aussi continuellement des âmes épurées, pré parées à comprendre un jour les joies de la pauvreté vraie. Une des marques du vrai pauvre christique, c'est la Confiance. Aussi, me semble-t-il utile de dire maintenant quelques mots de l’inquiétude, d’autant plus que les pages évangéliques sont merveilleuses sur cette question. Chaque mot est une lumière qui brille même à travers le voile des langues humaines et dont le rayonnement inonde notre cœur de joie. L’Inquiétude n’a pas de raison d’être et n’existe pas en réalité : c’est une créature de notre cerveau et elle disparaît avec les progrès de l’Amour en nous ; elle s’éloigne à mesure que notre cœur devient vivant. C’est une véritable maladie morale, un monstre as tral, qui dévore ou concentre sans but toutes nos forces vives, nous éloigne de l’eflort, et peut détermi ner des clichés mauvais, des épreuves non inscrites en notre karma. Elle est répandue partout dans la nature. Au moment où la marée descend, le coquil lage se désespère et croit chaque fois que l’eau de la mer ne reviendra plus. N’est-ce pas l’image de ce qui
3l'évangile et la vie 11 se passe en nous? Sauvés à cent reprises et souvent par un miracle très net, cent fois nous retombons dans le doute et la crainte. Et cependant, retournons en arrière, revoyons notre vie passée, nous nous aperçevrons que presque toujours le malheur redouté n’est pas venu. Le corps n’est-il pas plus que le vête ment et la vie plus que la nourriture? dit l’Evangile Pourquoi donc douter ? Relisons sans cesse les merveilleuses paroles dont chacune, dans son essence, est un ange vivant; de mandons avec persévérance que notre esprit s'assi mile cette lumière, que notre cœur aussi puisse la réfléter, et un jour, la Parole sera manifestée en nous. Chacun des mots sublimes sera un rappel de la splendeur entrevue ; une douceur inexprimable amol lira notre cœur, et l’épreuve de la pauvreté nous pa raîtra douce. « Ne vous inquiétez pas, votre Père sait ce dont vous avez besoin ; cherchez le Royaume et sa Justice et tout le reste vous sera donné par surcroît. Le len demain aura soin de ce qui le regarde. — .4 chaque jour suffit sa peine ! — Voyez les oiseaux de l’air, voyez ¡es Ms des champs : votre Père les nourrit et les revêt, etc. » Telles sont les paroles vivantes, dont l’étude nous amènera peu à peu vers la confiance absolue dans le ciel. Certes, il y faudra plus d'un jour. Comme la prière, la confiance doit s’appuyer sur certains or ganes invisibles dont le germe existe chez nous tous, mais qui pour croître, exigent un petit eïlort per sonnel, un peu de bonne volonté. Le ciel ne demande
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1l’évangile et la vie g seront heureux, car ils verront Dieu, c’est-à-dire qu’ils seront Un avec le Père, ainsi que Jésus le demande dans sa sublime prière. Ils verront Dieu, c'est-à-dire que, sans perdre la notion de leur Moi, ils seront plongés dans la Lumière incréée, dans les tourbillons indescriptibles de la Force divine, dont ils devien dront les agents. On conçoit combien sont rares sur terre les êtres dont l’esprit a atteint de telles hauteurs. Us sont parmi nous des Envoyés, de vrais Rose -f- Croix, les seuls réels amis de Dieu, les seuls qui puissent nous apprendre la prière et la résignation dans la pauvreté, qui, grâce à eux, ne sera jamais la misère. Quant à nous, lorsque nous commençons à travailler un peu. à faire quelques efforts, lorsque la fleur de la bonne volonté est née dans notre être intérieur, le ciel nous soumet peu à peu à des épreuves légères d'abord, puis de plus en plus fortes, jusqu’à ce que nous com prenions pourquoi nous sommes pauvres, et que nous arrivions même à vivre heureux dans la pau vreté ; que de travail encore avant d'arriver même à ce degré de notre ascension spirituelle, où l’on nous dira ce que Jésus dit au jeune homme riche : « Va. vends ton bien, donnes-en le produit aux pauvres et suis-moi ! » ¡Nous n’en sommes pas là, pour la plupart, et notre effort doit se borner à accepter avec résigna tion les ennuis d’argent qui se présentent, en atten dant de pouvoir le faire avec joie. Telle est du haut en bas de l’échelle la vraie pauvreté. Elle est rare, même dans son imperfection, et ce pendant il y a beaucoup de pauvres sur la terre. Cette
210 l’initiation fausse pauvreté, je ne voudrais en dire que peu de chose. Je rappellerai seulement qu’il y a une masse énorme d’êtres plongés dans une misère terrible, bien avant qu’ils soient en état d’en comprendre la raison. Pour ceux-là, la misère ne constitue pas une épreuve; elle est une punition, la réaction des faiblesses, des fautes, des crimes d’antan. Elle constitue le creuset terrible d’où s’échappent sans cesse depuis des siècles, les cris, les hurlements, les blasphèmes, mais d’où sortent aussi continuellement des âmes épurées, pré parées à comprendre un jour les joies de la pauvreté vraie. Une des marques du vrai pauvre christique, c'est la Confiance. Aussi, me semble-t-il utile de dire maintenant quelques mots de l’inquiétude, d’autant plus que les pages évangéliques sont merveilleuses sur cette question. Chaque mot est une lumière qui brille même à travers le voile des langues humaines et dont le rayonnement inonde notre cœur de joie. L’Inquiétude n’a pas de raison d’être et n’existe pas en réalité : c’est une créature de notre cerveau et elle disparaît avec les progrès de l’Amour en nous ; elle s’éloigne à mesure que notre cœur devient vivant. C’est une véritable maladie morale, un monstre as tral, qui dévore ou concentre sans but toutes nos forces vives, nous éloigne de l’eflort, et peut détermi ner des clichés mauvais, des épreuves non inscrites en notre karma. Elle est répandue partout dans la nature. Au moment où la marée descend, le coquil lage se désespère et croit chaque fois que l’eau de la mer ne reviendra plus. N’est-ce pas l’image de ce qui
3l'évangile et la vie 11 se passe en nous? Sauvés à cent reprises et souvent par un miracle très net, cent fois nous retombons dans le doute et la crainte. Et cependant, retournons en arrière, revoyons notre vie passée, nous nous aperçevrons que presque toujours le malheur redouté n’est pas venu. Le corps n’est-il pas plus que le vête ment et la vie plus que la nourriture? dit l’Evangile Pourquoi donc douter ? Relisons sans cesse les merveilleuses paroles dont chacune, dans son essence, est un ange vivant; de mandons avec persévérance que notre esprit s'assi mile cette lumière, que notre cœur aussi puisse la réfléter, et un jour, la Parole sera manifestée en nous. Chacun des mots sublimes sera un rappel de la splendeur entrevue ; une douceur inexprimable amol lira notre cœur, et l’épreuve de la pauvreté nous pa raîtra douce. « Ne vous inquiétez pas, votre Père sait ce dont vous avez besoin ; cherchez le Royaume et sa Justice et tout le reste vous sera donné par surcroît. Le len demain aura soin de ce qui le regarde. — .4 chaque jour suffit sa peine ! — Voyez les oiseaux de l’air, voyez ¡es Ms des champs : votre Père les nourrit et les revêt, etc. » Telles sont les paroles vivantes, dont l’étude nous amènera peu à peu vers la confiance absolue dans le ciel. Certes, il y faudra plus d'un jour. Comme la prière, la confiance doit s’appuyer sur certains or ganes invisibles dont le germe existe chez nous tous, mais qui pour croître, exigent un petit eïlort per sonnel, un peu de bonne volonté. Le ciel ne demande
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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