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114 L'INITIATION syllabe omineuse phat 1 tue un tell»; au moment où il resserre la ceinture pour une sorte de consécration supplémentaire (a"ântaradiksha) , il déclare ft 'Supprimer l'expiration et l'inspiration d'un tel, fils de tel père et telle Les formules d'imprécation peuvent varier à l'infini, mais se ramènent toutes à de semblables prototypes, et surtout elles comportent toujours une généalogie de l'ennemi, afin d'éviter l'erreur sur la personne, plutôt encore afin d assurer le pouvoir dont on dispose sur elle par leseul fait de la connaissance de son nom et de celui de ses ancêtres. C'est en principe dans le cadre du sacrifice ainsi amorcé que viendront s'enchâsser, comme les pratiques de bon augure dans le service divin, les maléfices de toute sorte, les uns très simples, les autres infiniment plus compliqués sans doute que les manuels ne nous les décrivent; car nous ne saurions assez nous persuader que les sorciers en savent sur leur art beaucoup plus qu'ils n'en disent, et qu'un seul mot de leurs brèves règles leur suggérait peut-être une foule de sous-entendus qui pour nous sont lettre close. Aussi bien ne prétendons-nous pas nous faire profès en leur science; tout ce que nous lui demandons, c'est avec ses procédés généraux, le secret de l'intime logique qui a présidé à son développement. L'IMPRÉCATION PURE ET SIMPLE. Dans certains caSt la parole magique suffitt accompagnée ou non d'un regard qui la dirige, d'un geste O'9,,,zcd byGoog1c LI!S CURIOSITÉS DE L'OCCULTE prcllérant une "'.......,", on contre elle le sîntlulaclre de le pUîSSaltlt en dél!1mées de sens, il est proacq[uîert sur l'adver- sur ado:ratell1r a installé
216 L'INITIATION de le avance COInpite en retirer, il en céllébrant inv'erse. de libation d'une verser les au en les feuille de Les démons et toutes on nent en ce cas de et la s'estime à entrer en lutte contre la Il Tout ce que cet homrne, à la l>IJI'\"Il::I, la Nirrti et le démon son œuvre ,. Et il n'est invite à maudire dons .fi'".."..II.. crue, et l'on proijetlte victime; cette eau est contient la terre. la lOfll!PlelUr ou de beurre fondu préalalblelIlerlt versée au et réciitation stancu de l'Atbarva·Vedll. LES CURIOSITÉS DE L'OCCULTE le magicien pos.sèdle tout un li'1:'1:0"1talisDlal'1lS a;gressifs aussi bien que tutélaire:!!, amulettes revêtent suivant sur-pilis toutes 1'Ol:t::urelu:e l'un et l'autre LES ENVOUTEMENTS. moins lie de deux fils dans l'eau ensuite tantôt le n ....·I...,... de malélilce, et on le cache en ép.melra sa vertu nocive sur le au il la vic· on s'acharne contre on l'accable de rép.ls ou rejaililir<ml sur le Mais il ne semble pas ait strictement maintenu vue: à un moment voir très clair dans ses pro- la que le entre ces deux donné il a dO ne pres traditions. 'éQuivoQlle n'est pas pos:sible de à un «entre la fosse et le bois à brûler », et que douze on arrose de on la voue aux dieux est Je de la gren01Jme, cro'lse:s, rouge et encore leste, e L'amour:l'. ici IOUI l'h]rpostalle de KAma
318 L'INITIATION la lâcher - pauvre béte, - le rite est essentiellement le même que celui du baptême du Crapaud, que Clopin Trouilletou couvre de saroyale autorité: ondonne à l'animal les prémons de )a victime: puis on le tue en lui perçant O\i lui brillant le cœur. Tout cela se tient bien. Mais que penser du lézard dans la peau duquel·on enferme 240 grains de gravier bien ronds, sur la tête duquel on pose du poison, qu'on surcharge de neuds, et qu'on enfouit ensuite dans une fosse de la profondeur du bras, creusée à une place d'où il puisse atteindre l'ennemi? D'une part le lézard est en relation avec les puissances malfaisantes, et il est visible qu'il joue ici le rôle de l'envol1ture, le sujet menacé devra découvrir et déterrer s'il veut se préserver de ses atteinteli. Mais, avant de l'enfouir en cette qualité, on l'a mis en si piteux état qu'il ne semble plus guère en état de nuire à qui que ce soit. Ce lézard à deux fins incarne donc tout à la fois le maléfice et le maléficié; ou, si on le préfère, son con· tage omineux communiquera à ce dernier les effets du traitement qu'on a commencé par lui faire subir (1). Le c voult» admet encore nombre d'équivalents plus simples, des cordelettes, par exemple; on les coupe en menus morceaux, un à chaque quart de (1) Le lézard apparatt ailleurs encore comme le substitut de la victime. 11 faut qu'il ait la tête rouge; on le tue en disant: c Je tue un tel •. On 1'6tend sur une joncbée de cbanvre, on l'enduit de sang, on l'enveloppe d'6toffe noire et on le broie, etc., Kancilta·Sdtra.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
114 L'INITIATION syllabe omineuse phat 1 tue un tell»; au moment où il resserre la ceinture pour une sorte de consécration supplémentaire (a"ântaradiksha) , il déclare ft 'Supprimer l'expiration et l'inspiration d'un tel, fils de tel père et telle Les formules d'imprécation peuvent varier à l'infini, mais se ramènent toutes à de semblables prototypes, et surtout elles comportent toujours une généalogie de l'ennemi, afin d'éviter l'erreur sur la personne, plutôt encore afin d assurer le pouvoir dont on dispose sur elle par leseul fait de la connaissance de son nom et de celui de ses ancêtres. C'est en principe dans le cadre du sacrifice ainsi amorcé que viendront s'enchâsser, comme les pratiques de bon augure dans le service divin, les maléfices de toute sorte, les uns très simples, les autres infiniment plus compliqués sans doute que les manuels ne nous les décrivent; car nous ne saurions assez nous persuader que les sorciers en savent sur leur art beaucoup plus qu'ils n'en disent, et qu'un seul mot de leurs brèves règles leur suggérait peut-être une foule de sous-entendus qui pour nous sont lettre close. Aussi bien ne prétendons-nous pas nous faire profès en leur science; tout ce que nous lui demandons, c'est avec ses procédés généraux, le secret de l'intime logique qui a présidé à son développement. L'IMPRÉCATION PURE ET SIMPLE. Dans certains caSt la parole magique suffitt accompagnée ou non d'un regard qui la dirige, d'un geste O'9,,,zcd byGoog1c LI!S CURIOSITÉS DE L'OCCULTE prcllérant une "'.......,", on contre elle le sîntlulaclre de le pUîSSaltlt en dél!1mées de sens, il est proacq[uîert sur l'adver- sur ado:ratell1r a installé
216 L'INITIATION de le avance COInpite en retirer, il en céllébrant inv'erse. de libation d'une verser les au en les feuille de Les démons et toutes on nent en ce cas de et la s'estime à entrer en lutte contre la Il Tout ce que cet homrne, à la l>IJI'\"Il::I, la Nirrti et le démon son œuvre ,. Et il n'est invite à maudire dons .fi'".."..II.. crue, et l'on proijetlte victime; cette eau est contient la terre. la lOfll!PlelUr ou de beurre fondu préalalblelIlerlt versée au et réciitation stancu de l'Atbarva·Vedll. LES CURIOSITÉS DE L'OCCULTE le magicien pos.sèdle tout un li'1:'1:0"1talisDlal'1lS a;gressifs aussi bien que tutélaire:!!, amulettes revêtent suivant sur-pilis toutes 1'Ol:t::urelu:e l'un et l'autre LES ENVOUTEMENTS. moins lie de deux fils dans l'eau ensuite tantôt le n ....·I...,... de malélilce, et on le cache en ép.melra sa vertu nocive sur le au il la vic· on s'acharne contre on l'accable de rép.ls ou rejaililir<ml sur le Mais il ne semble pas ait strictement maintenu vue: à un moment voir très clair dans ses pro- la que le entre ces deux donné il a dO ne pres traditions. 'éQuivoQlle n'est pas pos:sible de à un «entre la fosse et le bois à brûler », et que douze on arrose de on la voue aux dieux est Je de la gren01Jme, cro'lse:s, rouge et encore leste, e L'amour:l'. ici IOUI l'h]rpostalle de KAma
318 L'INITIATION la lâcher - pauvre béte, - le rite est essentiellement le même que celui du baptême du Crapaud, que Clopin Trouilletou couvre de saroyale autorité: ondonne à l'animal les prémons de )a victime: puis on le tue en lui perçant O\i lui brillant le cœur. Tout cela se tient bien. Mais que penser du lézard dans la peau duquel·on enferme 240 grains de gravier bien ronds, sur la tête duquel on pose du poison, qu'on surcharge de neuds, et qu'on enfouit ensuite dans une fosse de la profondeur du bras, creusée à une place d'où il puisse atteindre l'ennemi? D'une part le lézard est en relation avec les puissances malfaisantes, et il est visible qu'il joue ici le rôle de l'envol1ture, le sujet menacé devra découvrir et déterrer s'il veut se préserver de ses atteinteli. Mais, avant de l'enfouir en cette qualité, on l'a mis en si piteux état qu'il ne semble plus guère en état de nuire à qui que ce soit. Ce lézard à deux fins incarne donc tout à la fois le maléfice et le maléficié; ou, si on le préfère, son con· tage omineux communiquera à ce dernier les effets du traitement qu'on a commencé par lui faire subir (1). Le c voult» admet encore nombre d'équivalents plus simples, des cordelettes, par exemple; on les coupe en menus morceaux, un à chaque quart de (1) Le lézard apparatt ailleurs encore comme le substitut de la victime. 11 faut qu'il ait la tête rouge; on le tue en disant: c Je tue un tel •. On 1'6tend sur une joncbée de cbanvre, on l'enduit de sang, on l'enveloppe d'6toffe noire et on le broie, etc., Kancilta·Sdtra.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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