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1222 L'INITIATION rents de la possédée, on les range en ligne devant les femmes et on les bénit. On lave les parties sexuelles du taureau, puis on le relkhe, et la malade doit courir après et ne revenir dans le groupe qu'après ravoir touché de sa canne. On se transporte, alors, devant l'autel, et l'on amène une génisse. Les femmes l'entourent et 1& lavent avec de l'eau qu'elles recueillent ensuite dans des calebasses. Un jeune garçon introduit sa main dans les parties génitales de la bête et provoque une séCrétion innommable qui, mélangée à l'eau sale des calebasses, est bue pieusement par les assistants. La musique interrompue un instant reprend de plus belle. L'alcool circule de nouveau, un vent de sabbat et d'orgie souffle dans la foule et le miracle se produit. La possédée en proie à une crise nerveuse provoquéépar le bruit, la chaleur, l'idée du diable qui va Ia quitter, se lève, pâle et défaite, et esquisse les premiers pas d'une danse étrange que les cris de l'assistance et la musique enragée des tam-tam transforment vite en une suite de contorsions échevelées. La face crispée, comme si elle souffrait d'intolérables souffrances, la malade, soutenue par une {oree invisible, danse ainsi jusqu'à complet épuisement, comme dans les accès de ramanenjama. Ses jambes et ses bras suivent la cadence des tambours avec une incroyable rapidité, et, lorsqu'elle est sur le point de faiblir, ses amis lui tendent de grands verres d'alcool et ses frères et sœurs dansent avec elle pour l'entraîner. LA SORCELLERIE A MADAGASCAR 223
2La litbodo propb6t1qlo do Caglloltro (Suite et fin.) Non, Monsieur, reprit Cagliostro, elll:: ne me croirait point, et j'aurais commis une imprudence inutilement dangereusè. Les femmes, comme nous le prouve l'exemple des anciennes Sibylles, deviennent parfois des instruments prophétiques, et alors la puissance secrète qui les inspire soutient leur faiblesse naturelle. Mais, hors de cette rare condition, elles ne sont point faites pour partager avec l'homme le poids de si graves études. Les Mages leur permettaient d'orner les fêtes de la religion, sans leur ouvrir la carrière des grands mystères. Comment d'ailleurs aurais-je la force cruelle de répondre à Mme de Lamballe, si sa curiosité m'interrogeait sur elle-même, vous serez massacrée III Mais, c'est de la folie 1... s'écria le duc de la Rochefoucauld. Non, « poursuivit froidement c'est comme tout à l'heure de la prédestination. Je définis en ces termes la personnalité de Mme de Lamballe. Marie-Thérèse-Louise de Savoie-Carignan, princesse de Lamballe. MtrHclDE PRClPHlh'II:2UE DE CAGLIOSTRO 225 l'a1:tac:he au service aussi ses vertus; et Celpe[l(Umt tinée sera tout à coup de toute tronVIl"ra un et, comme si ce n'était seul cœur une mort efll:oyable, la tourmente où J)él:if()Ot roi et la reine Il restE' huit lettres muettes: : Domtlm nece claud,r, c·eslt·a,··allre maison de la mort meurtre afi'reux France est la mort, massacrée? en· core: 15
3sur un nous pouMnle cie Lamet sera contre hideux specpar une massacrée sans par n'aura pu contenir. concernent le futur bOllle,rers:ement L'INITiATION rc[,euc... roi et malssac:ree quelqlue odieuse volorlté, elle sera roide. nerveuse, et de l'hl[)rrleUr 'apl)ars,i't dans potlrra,it être désiréJ.'lOlldit \",O\UlUC Gél:>eli:n, il ya bien à scélérlilts. » Mais à travers un dair et fnnajgtnie par ces mots : ••• 1 ••• au coin... de la rue... Il nous reste muettes: n. n, 1"111'''''''' traduirait par: gemens, « de Il sans rue dans DE CAGLIOSTRO embarrassée dans sa imlorévu. ou par trala détIOUl:he, de là ses dernière!> sans crainte n Jo""""r et ne sauriez me .MÉTHODE ....,,,......, les spl1endleulis au coin d'une rue e, lesenscherchéen signiliie: Mors hic eJl:tremas i1utruit ullsldru, C'el.t-à-<1llfe : « La mort botldi:ssa:nte Q!tgliostr(), cette rue sera, du meurtre. Mme de LambiaIJe, t'u"",,,', soit par soit par d,!vGluement, mais comme je le un obstacle -êtes gerltilisho,mrnes ) 'J , Mme de Lamballe était veuve du fils du duc de Arrêtée avec la famille après la on l'avait d'abord au dit son avait obtenu au que procureur de la commune PaorclonnA1: lion Un des nommé ! Mais à cadavres ruisselait dans la rue, de Lamun cri d'horreur. Truchon l'entrafner toule et elle allait déla dernière maison de rue des Ballets elle se en lace de hommes dont l'histoire a conservé les noml: Manin et Rodi. Le lui lIl$lIéna un l'abattit; les autres la mirent en à haches et de ; sa tête par Charlot et promenée dans les rues (ut sur un tas au coin d'une borne. VOUS dé:she)D()relr. de la est divisée en L'INITIATION
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1222 L'INITIATION rents de la possédée, on les range en ligne devant les femmes et on les bénit. On lave les parties sexuelles du taureau, puis on le relkhe, et la malade doit courir après et ne revenir dans le groupe qu'après ravoir touché de sa canne. On se transporte, alors, devant l'autel, et l'on amène une génisse. Les femmes l'entourent et 1& lavent avec de l'eau qu'elles recueillent ensuite dans des calebasses. Un jeune garçon introduit sa main dans les parties génitales de la bête et provoque une séCrétion innommable qui, mélangée à l'eau sale des calebasses, est bue pieusement par les assistants. La musique interrompue un instant reprend de plus belle. L'alcool circule de nouveau, un vent de sabbat et d'orgie souffle dans la foule et le miracle se produit. La possédée en proie à une crise nerveuse provoquéépar le bruit, la chaleur, l'idée du diable qui va Ia quitter, se lève, pâle et défaite, et esquisse les premiers pas d'une danse étrange que les cris de l'assistance et la musique enragée des tam-tam transforment vite en une suite de contorsions échevelées. La face crispée, comme si elle souffrait d'intolérables souffrances, la malade, soutenue par une {oree invisible, danse ainsi jusqu'à complet épuisement, comme dans les accès de ramanenjama. Ses jambes et ses bras suivent la cadence des tambours avec une incroyable rapidité, et, lorsqu'elle est sur le point de faiblir, ses amis lui tendent de grands verres d'alcool et ses frères et sœurs dansent avec elle pour l'entraîner. LA SORCELLERIE A MADAGASCAR 223
2La litbodo propb6t1qlo do Caglloltro (Suite et fin.) Non, Monsieur, reprit Cagliostro, elll:: ne me croirait point, et j'aurais commis une imprudence inutilement dangereusè. Les femmes, comme nous le prouve l'exemple des anciennes Sibylles, deviennent parfois des instruments prophétiques, et alors la puissance secrète qui les inspire soutient leur faiblesse naturelle. Mais, hors de cette rare condition, elles ne sont point faites pour partager avec l'homme le poids de si graves études. Les Mages leur permettaient d'orner les fêtes de la religion, sans leur ouvrir la carrière des grands mystères. Comment d'ailleurs aurais-je la force cruelle de répondre à Mme de Lamballe, si sa curiosité m'interrogeait sur elle-même, vous serez massacrée III Mais, c'est de la folie 1... s'écria le duc de la Rochefoucauld. Non, « poursuivit froidement c'est comme tout à l'heure de la prédestination. Je définis en ces termes la personnalité de Mme de Lamballe. Marie-Thérèse-Louise de Savoie-Carignan, princesse de Lamballe. MtrHclDE PRClPHlh'II:2UE DE CAGLIOSTRO 225 l'a1:tac:he au service aussi ses vertus; et Celpe[l(Umt tinée sera tout à coup de toute tronVIl"ra un et, comme si ce n'était seul cœur une mort efll:oyable, la tourmente où J)él:if()Ot roi et la reine Il restE' huit lettres muettes: : Domtlm nece claud,r, c·eslt·a,··allre maison de la mort meurtre afi'reux France est la mort, massacrée? en· core: 15
3sur un nous pouMnle cie Lamet sera contre hideux specpar une massacrée sans par n'aura pu contenir. concernent le futur bOllle,rers:ement L'INITiATION rc[,euc... roi et malssac:ree quelqlue odieuse volorlté, elle sera roide. nerveuse, et de l'hl[)rrleUr 'apl)ars,i't dans potlrra,it être désiréJ.'lOlldit \",O\UlUC Gél:>eli:n, il ya bien à scélérlilts. » Mais à travers un dair et fnnajgtnie par ces mots : ••• 1 ••• au coin... de la rue... Il nous reste muettes: n. n, 1"111'''''''' traduirait par: gemens, « de Il sans rue dans DE CAGLIOSTRO embarrassée dans sa imlorévu. ou par trala détIOUl:he, de là ses dernière!> sans crainte n Jo""""r et ne sauriez me .MÉTHODE ....,,,......, les spl1endleulis au coin d'une rue e, lesenscherchéen signiliie: Mors hic eJl:tremas i1utruit ullsldru, C'el.t-à-<1llfe : « La mort botldi:ssa:nte Q!tgliostr(), cette rue sera, du meurtre. Mme de LambiaIJe, t'u"",,,', soit par soit par d,!vGluement, mais comme je le un obstacle -êtes gerltilisho,mrnes ) 'J , Mme de Lamballe était veuve du fils du duc de Arrêtée avec la famille après la on l'avait d'abord au dit son avait obtenu au que procureur de la commune PaorclonnA1: lion Un des nommé ! Mais à cadavres ruisselait dans la rue, de Lamun cri d'horreur. Truchon l'entrafner toule et elle allait déla dernière maison de rue des Ballets elle se en lace de hommes dont l'histoire a conservé les noml: Manin et Rodi. Le lui lIl$lIéna un l'abattit; les autres la mirent en à haches et de ; sa tête par Charlot et promenée dans les rues (ut sur un tas au coin d'une borne. VOUS dé:she)D()relr. de la est divisée en L'INITIATION
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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