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1LES MYSTÈRES þÿ r : ' u N i : FEUILLE DE PAPIER 9 s'il vous plaît avec soin et donnez-moi votre opinion sur le tout. « Veuillez agréer, Monsieur le Docteur, l`expression de mes meilleurs sentiments. « Comte DE Tnomzuu. þÿ : : t *É Sous ce titre, le docteur Papus décrit une découverte du comte de Tromelin et reproduit une planche contenant des personnages très bien dessinés; on croirait voir les essais d'un dessinateur pour établir les types qu'il veut faire figurer dans son tableau. Soit qu'on regarde par transparence une feuille de papier, soit qu'on la barbouille avec un crayon Conté, on voit apparaître une multitude de figures d`hommes et d`animaux, des représentations d'objets, des paysages, même des lettres formant des mots et des phrases, le plus souvent en abrégé. Il faut une certaine habitude pour réussir la þÿû x a t i o n au crayon noir, et même pour voir les résultats. Pour le tracé au crayon, le graphite ne vaut rien, le Conté est meilleur, le n° 2 réussit très bien. On peut aussi se servir du crayon sauce et même de fusain. Ces divers crayons laissant sur le papier des traces d'un noir mat, sans reflets et très foncé, font très bien ressortir les dessins qui préexistent dans la pâte du papier. On peut aussi employer de la sanguine ou des crayons à pastel. Il est nécessaire, si l'on veut avoir _ 'HH
21 o r.`1N1T1AT1oN des images bien nettes, de passer le crayon légèrement sur le papier, puis d`appuyer un peu aux endroits où les dessins principaux apparaissent. Si on appuie trop ou si on insiste trop, on empâte les contours. Il faut aussi appliquer le papier sur une surface bien lisse, autrement toutes les irrégularités du support apparaîtraient en lignes et points d'un noir foncé qui détruiraient le dessin véritable. Le crayon þÿ e nû n ne doit pas être taillé comme pour dessiner: il ne faut jamais frotter le papier avec une pointe, la surface froitante doit être plane et assez large. Voilà pour Pexécution; maintenant, pour voir ce qui a été formé, la difficulté provient de l'accumulation des figures, lesquelles se présententdans tous les sens et ernpiètent souvent les unes sur les autres. Mais il ne faut pas beaucoup de temps pour acquérir une assez grande habileté et voir du premier coup tout ce qu'i1 y a d'intéressant. Quant à effacer à la mie de pain les þÿû g u r e s qui gênent pour bien voir celles qu'on veut conserver, cela n"est bon que pour montrer aux débutants ou aux profanes; dans ce cas, il faut avoir le plus de netteté possible et se rapprocher dela þÿû g u r e schématique. Mais, pour l'étude, il est préférable de laisser tout intact, parce que les þÿû g u r e s qu'on aurait effacées peuvent à un moment donné révéler des détails qui avaient passé tout d'abord inaperçus et peut4être .même use substituer en importance à celles dont on avait primitivement fait choix. Maintenant, quelles sont la théorie et la signification de ces þÿû g u r e s P Y a-t-il là une simple amusette ou bien y a-t-il þÿ u n , p r oû t þÿ s c i e n t iû q u e réel à en tirer P .blu I
3LES MYSTERES DYUNE FEUILLE DE PAPIER Il Il ya longtemps que je connaissais ces faits et bien d'autres dont jevais parler; je ne dis pas cela pour réclamer la priorité, c'est celui qui publie le premier qui y a droit, et je n'ai jamais rien publié à ce sujet, mais je me proposais d'écrire bientôt tout ce que je vais dire maintenant. Vers la þÿû n de 1895, j'ai fait des expériences sur les miroirs magiques; au lieu de barbouiller un cercle au charbon sur le parquet, pour reproduire le miroir de Du Potet, je noírcissais une feuille de papier avec du fusain. Je m`aperçus alors qu'il apparaissait de nombreuses þÿû g u r e s très bien formées. L'expérience souvent répétée donna lieu toujours aux mêmes constatations. et j"en tirai la conclusion que le procédé était mauvais e pour former un miroir magique, puisque les þÿû g u r e s préexistaient. Plus tard, chez Papus, j'eus l`occasion de voir la photographie d`une assiette ayant servi àla divination par le marc de café, résultat d'une opération de Mme Bailly. Papus expliquait ces þÿû g u r e s par une précipitation astrale : les grains du marc de café se rangeaient sur le fond de l`assiette en suivant la direction des formes astrales, c'était un moyen de rendre visibles des clichés ou des images qui ne peuvent être perçus directementque par des voyants. Ce fut le second jalon qui servit à me conduire à la théorie que je vais donner. L`explication de Papus était vraie, mais incomplète. Plus tard encore, sur une indication de Julia, je mis entre mes mains, pendant quelques minutes, une plaque Lumière au géiaiino-bromure, enveloppée þÿ i s - : - : i
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LES MYSTÈRES þÿ r : ' u N i : FEUILLE DE PAPIER 9 s'il vous plaît avec soin et donnez-moi votre opinion sur le tout. « Veuillez agréer, Monsieur le Docteur, l`expression de mes meilleurs sentiments. « Comte DE Tnomzuu. þÿ : : t *É Sous ce titre, le docteur Papus décrit une découverte du comte de Tromelin et reproduit une planche contenant des personnages très bien dessinés; on croirait voir les essais d'un dessinateur pour établir les types qu'il veut faire figurer dans son tableau. Soit qu'on regarde par transparence une feuille de papier, soit qu'on la barbouille avec un crayon Conté, on voit apparaître une multitude de figures d`hommes et d`animaux, des représentations d'objets, des paysages, même des lettres formant des mots et des phrases, le plus souvent en abrégé. Il faut une certaine habitude pour réussir la þÿû x a t i o n au crayon noir, et même pour voir les résultats. Pour le tracé au crayon, le graphite ne vaut rien, le Conté est meilleur, le n° 2 réussit très bien. On peut aussi se servir du crayon sauce et même de fusain. Ces divers crayons laissant sur le papier des traces d'un noir mat, sans reflets et très foncé, font très bien ressortir les dessins qui préexistent dans la pâte du papier. On peut aussi employer de la sanguine ou des crayons à pastel. Il est nécessaire, si l'on veut avoir _ 'HH
21 o r.`1N1T1AT1oN des images bien nettes, de passer le crayon légèrement sur le papier, puis d`appuyer un peu aux endroits où les dessins principaux apparaissent. Si on appuie trop ou si on insiste trop, on empâte les contours. Il faut aussi appliquer le papier sur une surface bien lisse, autrement toutes les irrégularités du support apparaîtraient en lignes et points d'un noir foncé qui détruiraient le dessin véritable. Le crayon þÿ e nû n ne doit pas être taillé comme pour dessiner: il ne faut jamais frotter le papier avec une pointe, la surface froitante doit être plane et assez large. Voilà pour Pexécution; maintenant, pour voir ce qui a été formé, la difficulté provient de l'accumulation des figures, lesquelles se présententdans tous les sens et ernpiètent souvent les unes sur les autres. Mais il ne faut pas beaucoup de temps pour acquérir une assez grande habileté et voir du premier coup tout ce qu'i1 y a d'intéressant. Quant à effacer à la mie de pain les þÿû g u r e s qui gênent pour bien voir celles qu'on veut conserver, cela n"est bon que pour montrer aux débutants ou aux profanes; dans ce cas, il faut avoir le plus de netteté possible et se rapprocher dela þÿû g u r e schématique. Mais, pour l'étude, il est préférable de laisser tout intact, parce que les þÿû g u r e s qu'on aurait effacées peuvent à un moment donné révéler des détails qui avaient passé tout d'abord inaperçus et peut4être .même use substituer en importance à celles dont on avait primitivement fait choix. Maintenant, quelles sont la théorie et la signification de ces þÿû g u r e s P Y a-t-il là une simple amusette ou bien y a-t-il þÿ u n , p r oû t þÿ s c i e n t iû q u e réel à en tirer P .blu I
3LES MYSTERES DYUNE FEUILLE DE PAPIER Il Il ya longtemps que je connaissais ces faits et bien d'autres dont jevais parler; je ne dis pas cela pour réclamer la priorité, c'est celui qui publie le premier qui y a droit, et je n'ai jamais rien publié à ce sujet, mais je me proposais d'écrire bientôt tout ce que je vais dire maintenant. Vers la þÿû n de 1895, j'ai fait des expériences sur les miroirs magiques; au lieu de barbouiller un cercle au charbon sur le parquet, pour reproduire le miroir de Du Potet, je noírcissais une feuille de papier avec du fusain. Je m`aperçus alors qu'il apparaissait de nombreuses þÿû g u r e s très bien formées. L'expérience souvent répétée donna lieu toujours aux mêmes constatations. et j"en tirai la conclusion que le procédé était mauvais e pour former un miroir magique, puisque les þÿû g u r e s préexistaient. Plus tard, chez Papus, j'eus l`occasion de voir la photographie d`une assiette ayant servi àla divination par le marc de café, résultat d'une opération de Mme Bailly. Papus expliquait ces þÿû g u r e s par une précipitation astrale : les grains du marc de café se rangeaient sur le fond de l`assiette en suivant la direction des formes astrales, c'était un moyen de rendre visibles des clichés ou des images qui ne peuvent être perçus directementque par des voyants. Ce fut le second jalon qui servit à me conduire à la théorie que je vais donner. L`explication de Papus était vraie, mais incomplète. Plus tard encore, sur une indication de Julia, je mis entre mes mains, pendant quelques minutes, une plaque Lumière au géiaiino-bromure, enveloppée þÿ i s - : - : i
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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