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1198 L’INITIATION w apprenti Rose-Croix; 2° chevalier Rose-Croix com mandeur; 3° Rose-Croix illuminé ou kadosch (Maître grand architecte). On remarquera que les écrivains maç.‘. et entre autres Ragon n’ont eu, sur l’illuminisme. que des renseignements de seconde main et qu’ils n’ont pu donner les renseignements que nous donnons actuel lement, ni voirla clef du passage d’une section à l’autre par le dédoublement du grade supérieur de chaque section. - On remarquera, de plus, que le seul vrai créateur des hauts grades est Swedenborg et que ces grades se rattachent exclusivement à l’illuminisme et ont été directement hiérarchisés et constitués par les Invi sibles. _ Plus tard, certains faux maçons chercheront à s’ap— proprierles degrés d’illuminisme etils ne parviendront qu’à étaler leur ignorance. En effet, la possession du grade de frère illuminé de la Roseæ ne consiste pas en la propriété d’un par chemin et d’un ruban. Elle se prouve seulement par la possession de pouvoirs spirituels actifs que le par chemin et le ruban ne peuvent qu’indiquer. Or, parmi les initiés de Swedenborg, un de ceux auxquels l’Invisible prêta particulièrement son assis tance incessante fut un homme doué de grandes facultés de réalisation dans tous les plans : Martines de Pasqually, qui reçut l’initiation du Maître à Londres et qui fut chargé de la répandre en France.
2MARTINISSIE ET FRANC-MAÇONNERIE 199 LE MARTINÉSISME C’est grâce aux lettres mêmes de Martines que nous avons pu fixerl'orthographe exacte de son nom, estro pié jusque-là par les critiques (1); c’est encore grâce. aux archives que nous possédons. grâce à l’appui in cessant de l’invisible, que nous pourrons montrer que Martines n’a jamais eu l’idée de ramener la franc maçonnerie à des « principes essentiels » qu’il a tou jours méprisés, en bonilluminé qu’il était.Martines a passé la moitié de sa vie à combattre les néfastes effets de la propagande sans foi de ces pédants des loges, de ces pseudo-vénérables qui, abandonnant la voie à eux fixée] par les Supérieurs inconnus, ont voulu se faire pôles dans l’Univers et remplacer l’action du Christ par la leur et les conseils de l’lnvisible, par les résultats des scrutins émanés de la multitude. En quoi consistait donc le Martinésisme ? En l’acquisition, parla pureté corporelle, animique et spirituelle des pouvoirs qui permettent à l‘homme d’entrer en relations avec les êtres invisibles,ceux que les églises appellent les anges, et de parvenir ainsi, non seulement à la réintégration personnelle de l’opé— rateur, mais encore à celle de tous ses disciples de bonne volonté. Martines faisait venir dans la salle des séances ceux qui lui demandaient la lumière. Il traçait les cercles rituéliques, il écrivait les paroles sacrées, il priait avec (1) Martines de Pasqually, par Papus, 1 vol. in 18; Paris 1895.
3200 L’INITlATION I‘u..—-‘Nr' - - :...1.=,‘ .. .— . .. . 'I:— :‘- ;.rvn - tua mu _. u .,. humilité et ferveur, agissant toujours au nom du Christ, ainsi qu'en ont témoigné tous ceux qui ont assisté à ses opérations et qu’en témoignent encore tous ses écrits. Alors les êtres invisibles apparaissaient, toujours en pleine lumière. Ces êtres agissaient et parlaient : ils donnaient des enseignements élevés, invitaient à la prière et au recueillement, et cela, sans médiums endormis,_ sans extases ni hallucinations maladives. Quand l’opération était terminée et que les êtres invisibles avait disparu, Martines donnait à ses dis— ciples le moyen d’arriver eux-mêmes à produire, seuls, les mêmes résultats. Ce n’est que lorsqu’ils avaient obtenu, seuls, l’assistance reelle de l‘Invisible, que Martines leur délivrait le grade de Rose-Croix, ainsi que le montrent, avec évidence, ses lettres. L’initiation de Willermoz, qui dura plus de dix ans, celle de Claude de Saint-Martin et des autres nous montrent que le Martinésisme était consacré à autre chose qu’à la pratique de la maçonnerie symbo— lique, et qu’il 'faut n’avoir jamais été admis au seuil d’un centre réel d’Illuminisme pour confondre les discours des vénérables avec les travaux actifs des Rose-Croix martinistes. Martines veut si peu innover qu’il conserve inté— gralement les noms donnés aux grades par les invi— sibles et transmis par Swedenborg. Il serait donc juste de dire Swedenborgisme adapté au lieu de _Martimé sisme (I). (I) Dans les mystères (du rite de Swedenborg) il est dit que lorsque l'homme, par une vie nouvelle, sainte et exemplaire,
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1198 L’INITIATION w apprenti Rose-Croix; 2° chevalier Rose-Croix com mandeur; 3° Rose-Croix illuminé ou kadosch (Maître grand architecte). On remarquera que les écrivains maç.‘. et entre autres Ragon n’ont eu, sur l’illuminisme. que des renseignements de seconde main et qu’ils n’ont pu donner les renseignements que nous donnons actuel lement, ni voirla clef du passage d’une section à l’autre par le dédoublement du grade supérieur de chaque section. - On remarquera, de plus, que le seul vrai créateur des hauts grades est Swedenborg et que ces grades se rattachent exclusivement à l’illuminisme et ont été directement hiérarchisés et constitués par les Invi sibles. _ Plus tard, certains faux maçons chercheront à s’ap— proprierles degrés d’illuminisme etils ne parviendront qu’à étaler leur ignorance. En effet, la possession du grade de frère illuminé de la Roseæ ne consiste pas en la propriété d’un par chemin et d’un ruban. Elle se prouve seulement par la possession de pouvoirs spirituels actifs que le par chemin et le ruban ne peuvent qu’indiquer. Or, parmi les initiés de Swedenborg, un de ceux auxquels l’Invisible prêta particulièrement son assis tance incessante fut un homme doué de grandes facultés de réalisation dans tous les plans : Martines de Pasqually, qui reçut l’initiation du Maître à Londres et qui fut chargé de la répandre en France.
2MARTINISSIE ET FRANC-MAÇONNERIE 199 LE MARTINÉSISME C’est grâce aux lettres mêmes de Martines que nous avons pu fixerl'orthographe exacte de son nom, estro pié jusque-là par les critiques (1); c’est encore grâce. aux archives que nous possédons. grâce à l’appui in cessant de l’invisible, que nous pourrons montrer que Martines n’a jamais eu l’idée de ramener la franc maçonnerie à des « principes essentiels » qu’il a tou jours méprisés, en bonilluminé qu’il était.Martines a passé la moitié de sa vie à combattre les néfastes effets de la propagande sans foi de ces pédants des loges, de ces pseudo-vénérables qui, abandonnant la voie à eux fixée] par les Supérieurs inconnus, ont voulu se faire pôles dans l’Univers et remplacer l’action du Christ par la leur et les conseils de l’lnvisible, par les résultats des scrutins émanés de la multitude. En quoi consistait donc le Martinésisme ? En l’acquisition, parla pureté corporelle, animique et spirituelle des pouvoirs qui permettent à l‘homme d’entrer en relations avec les êtres invisibles,ceux que les églises appellent les anges, et de parvenir ainsi, non seulement à la réintégration personnelle de l’opé— rateur, mais encore à celle de tous ses disciples de bonne volonté. Martines faisait venir dans la salle des séances ceux qui lui demandaient la lumière. Il traçait les cercles rituéliques, il écrivait les paroles sacrées, il priait avec (1) Martines de Pasqually, par Papus, 1 vol. in 18; Paris 1895.
3200 L’INITlATION I‘u..—-‘Nr' - - :...1.=,‘ .. .— . .. . 'I:— :‘- ;.rvn - tua mu _. u .,. humilité et ferveur, agissant toujours au nom du Christ, ainsi qu'en ont témoigné tous ceux qui ont assisté à ses opérations et qu’en témoignent encore tous ses écrits. Alors les êtres invisibles apparaissaient, toujours en pleine lumière. Ces êtres agissaient et parlaient : ils donnaient des enseignements élevés, invitaient à la prière et au recueillement, et cela, sans médiums endormis,_ sans extases ni hallucinations maladives. Quand l’opération était terminée et que les êtres invisibles avait disparu, Martines donnait à ses dis— ciples le moyen d’arriver eux-mêmes à produire, seuls, les mêmes résultats. Ce n’est que lorsqu’ils avaient obtenu, seuls, l’assistance reelle de l‘Invisible, que Martines leur délivrait le grade de Rose-Croix, ainsi que le montrent, avec évidence, ses lettres. L’initiation de Willermoz, qui dura plus de dix ans, celle de Claude de Saint-Martin et des autres nous montrent que le Martinésisme était consacré à autre chose qu’à la pratique de la maçonnerie symbo— lique, et qu’il 'faut n’avoir jamais été admis au seuil d’un centre réel d’Illuminisme pour confondre les discours des vénérables avec les travaux actifs des Rose-Croix martinistes. Martines veut si peu innover qu’il conserve inté— gralement les noms donnés aux grades par les invi— sibles et transmis par Swedenborg. Il serait donc juste de dire Swedenborgisme adapté au lieu de _Martimé sisme (I). (I) Dans les mystères (du rite de Swedenborg) il est dit que lorsque l'homme, par une vie nouvelle, sainte et exemplaire,
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