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1CONGRÈS SPIRITUALISTE DE LONDRES 9 A côté des compliments que nous devons aux orga nisateurs et au Lighi, il nous faut aussi faire part de quelques critiques. A notre avis, les séances con- " sacrées à la discussion contradictoire et à la présenta— tion des documents graphiques, n’ont pas été assez nombreuses. Ce Congrès à été surtout savant et théo— ‘ rique, nous eussions voulu y voir plus de présenta tations de moulages et de photographies et plus d’é tudes expérimentalesde la médiumnité. Mais il ne faut pas oublier que les matérialistes anglais qui s’occu pent de « Psychisme » ont tout fait pour faire .échouer la tentative des spiritualistes. Ils ont écrit à leurs amis et imitateurs français que ce « n’était pas sérieux », et ils nous ont ainsi rendu un grand service en nous privant des prétentieuses comm unications de quelques hypnotiseurs montés en graine. Le grand succès remporté par Mr. de Rochas nous a consolés largement de l’absence de ses envieux détracteurs. On a même été jusqu’à écrire au Ministre de l’ins— truction publique français pour lui faire interdire l‘envoi d’une communication que devait expédier un professeur de philosophie d’une grande Université. De tels procédés jugent leurs auteurs et ne fontqu’ac centuer le succès du Congrès. Une chose qu’il faudra par exemple, emprunter à nos amis de Londres, ce sont les séances de « Conversation » dont ils nous ont montré l’utilité. Enfin nous avons pu constater combien le Kardé— cisme a peu de prestige dans les pays anglo-saxons et combien la théorie réincarnationiste y est combattue. Il est temps de se mettre à l’œuvre et de répondre par
2| o L‘INITIATION le Congrès spiritualiste et le Congrès de l'Humanité en 1900, si les événements nous le permettent, au suc cès de la présente réunion. Que toutes les fractions du Spiritualisme s‘unissent_sur le programme le plus large, et en Avant « Pour l’Altruisme et pour l’idéalité ». J’ai profité de mes moments de liberté pour faire une enquête personnelle sur l’état des diverses so— ciétés d’initiation qui ont leur siège en Angleterre et sur les faits de pratique les plus nets que j’ai pu ob server. De cette enquête, je détacherai seulement les quelques notes suivantes sur les miroirs magiques nommés « Cristal». Chaque cristal a la forme d'un œuf de poule ou de pigeon, selon le prix et la matièredont il est constitué. Chaque bout de l’œuf est coupé, pour former une surface plane. On regarde dans ces miroirs, soit par transparence en dirigeant le petit bout vers une lu mière, soit par réflexion. en entourant le miroir d’une étoffe sombre. Plusieurs expériences curieuses furent faites avec des membres de l’Occult Science Circle. Mr. le Dr Richard ilarte me présenta une personne ayant certains pouvoirs psychiques pour la guérison des maladies, mais ayant la faculté de provoquer la vision dans le miroir à toute personne qui regarde en même temps que cette voyante. J’amenai avec; moi un spiritualistetrèscapable, Mr. Murray, et l‘expérience réussit en tous points et en plein jour pour tous deux. Cette personne n’est en rien une professionnelle de la médiumnité, c’est une femme du monde qui nous a demandé de ne jamais livrer ni son nom, ni son adresse, dont acte.
3HISTOIRE DE L’ORDRE DE LA ROSE-CROIX Il En attendant notre prochain voyage à Londres. bravo encore aux organisateurs du Congrès et merci à tous nos amis. PAPUS. Æisiire cle l’@rdre de la Rase “Œl’lX Par CARL KIESWETTER. (Traduit par F.—Cn. BARI,ET.) Quand l’Europe chrétienne commença à s’affran chir du joug des Barbares, la jeunesse studieuse de tous les peuples accourut vers l’Espagne, pour ap prendre, au pied des « grands maîtres », la science secrète. Parmi ces étudiants se trouvaient Gerhard de Crémone (vers 1130), qui7 le premier,traduisit en latin Aristote et Ptolémée; puis le célèbre médecin Arnauld de Villeneuve (vers 1243) et Pierre d’Aban ‘ (mort en 1403); enfin le célèbre missionnaire et his torien universel, Raymond Lulle (mort en 1336) et le Pape Sylvestre [1. Tous ces hommes,étaient profondément adonnés aux sciences occultes, qui leur valurent la renom mée de magiciens. Ils cherchaient naturellement à étendre leurs connaissances, leurs notions de la constitution cosmique, et cela, dans l’état des choses,
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1CONGRÈS SPIRITUALISTE DE LONDRES 9 A côté des compliments que nous devons aux orga nisateurs et au Lighi, il nous faut aussi faire part de quelques critiques. A notre avis, les séances con- " sacrées à la discussion contradictoire et à la présenta— tion des documents graphiques, n’ont pas été assez nombreuses. Ce Congrès à été surtout savant et théo— ‘ rique, nous eussions voulu y voir plus de présenta tations de moulages et de photographies et plus d’é tudes expérimentalesde la médiumnité. Mais il ne faut pas oublier que les matérialistes anglais qui s’occu pent de « Psychisme » ont tout fait pour faire .échouer la tentative des spiritualistes. Ils ont écrit à leurs amis et imitateurs français que ce « n’était pas sérieux », et ils nous ont ainsi rendu un grand service en nous privant des prétentieuses comm unications de quelques hypnotiseurs montés en graine. Le grand succès remporté par Mr. de Rochas nous a consolés largement de l’absence de ses envieux détracteurs. On a même été jusqu’à écrire au Ministre de l’ins— truction publique français pour lui faire interdire l‘envoi d’une communication que devait expédier un professeur de philosophie d’une grande Université. De tels procédés jugent leurs auteurs et ne fontqu’ac centuer le succès du Congrès. Une chose qu’il faudra par exemple, emprunter à nos amis de Londres, ce sont les séances de « Conversation » dont ils nous ont montré l’utilité. Enfin nous avons pu constater combien le Kardé— cisme a peu de prestige dans les pays anglo-saxons et combien la théorie réincarnationiste y est combattue. Il est temps de se mettre à l’œuvre et de répondre par
2| o L‘INITIATION le Congrès spiritualiste et le Congrès de l'Humanité en 1900, si les événements nous le permettent, au suc cès de la présente réunion. Que toutes les fractions du Spiritualisme s‘unissent_sur le programme le plus large, et en Avant « Pour l’Altruisme et pour l’idéalité ». J’ai profité de mes moments de liberté pour faire une enquête personnelle sur l’état des diverses so— ciétés d’initiation qui ont leur siège en Angleterre et sur les faits de pratique les plus nets que j’ai pu ob server. De cette enquête, je détacherai seulement les quelques notes suivantes sur les miroirs magiques nommés « Cristal». Chaque cristal a la forme d'un œuf de poule ou de pigeon, selon le prix et la matièredont il est constitué. Chaque bout de l’œuf est coupé, pour former une surface plane. On regarde dans ces miroirs, soit par transparence en dirigeant le petit bout vers une lu mière, soit par réflexion. en entourant le miroir d’une étoffe sombre. Plusieurs expériences curieuses furent faites avec des membres de l’Occult Science Circle. Mr. le Dr Richard ilarte me présenta une personne ayant certains pouvoirs psychiques pour la guérison des maladies, mais ayant la faculté de provoquer la vision dans le miroir à toute personne qui regarde en même temps que cette voyante. J’amenai avec; moi un spiritualistetrèscapable, Mr. Murray, et l‘expérience réussit en tous points et en plein jour pour tous deux. Cette personne n’est en rien une professionnelle de la médiumnité, c’est une femme du monde qui nous a demandé de ne jamais livrer ni son nom, ni son adresse, dont acte.
3HISTOIRE DE L’ORDRE DE LA ROSE-CROIX Il En attendant notre prochain voyage à Londres. bravo encore aux organisateurs du Congrès et merci à tous nos amis. PAPUS. Æisiire cle l’@rdre de la Rase “Œl’lX Par CARL KIESWETTER. (Traduit par F.—Cn. BARI,ET.) Quand l’Europe chrétienne commença à s’affran chir du joug des Barbares, la jeunesse studieuse de tous les peuples accourut vers l’Espagne, pour ap prendre, au pied des « grands maîtres », la science secrète. Parmi ces étudiants se trouvaient Gerhard de Crémone (vers 1130), qui7 le premier,traduisit en latin Aristote et Ptolémée; puis le célèbre médecin Arnauld de Villeneuve (vers 1243) et Pierre d’Aban ‘ (mort en 1403); enfin le célèbre missionnaire et his torien universel, Raymond Lulle (mort en 1336) et le Pape Sylvestre [1. Tous ces hommes,étaient profondément adonnés aux sciences occultes, qui leur valurent la renom mée de magiciens. Ils cherchaient naturellement à étendre leurs connaissances, leurs notions de la constitution cosmique, et cela, dans l’état des choses,
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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