Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
11898] CONGRÈS SPIRITUALISTE DE LONDRES 3 Science Circle », puis àMr. Summers, l’actif secrétaire qui se dévoua tout particulièrement lors du banquet. La branche occultiste de Londres poursuit ses travaux en silence et en fuyant toute ostentation et toute exhi bition. L’admission est entourée de garanties sérieuses, et tous les membres sont animés d’un excellent esprit scientifique; aussi les résultats obtenus sont-ils déjà remarquables et, ils_font prévoir un succès légi— time et ininterrompu. ' La délégation avait consacré la journée aux visites et aux présentations indispensables, et les membres s’étaient inscrits sur le registre officiel du Congrès. Sur la demande de Papus, Mr. Dawson Rogers, directeur du Lz'ght et organisateur du Congrès, avait eu la gracieuseté de permettre aux Français de tenir une séance dans leur langue. Cette séance fut fixée au jeudi matin. Mardi 21. —— A deux heures et demie précises de l’après-midi, le congrès est ouvert dans la grande salle de Saint-James Hall quiest absolument comble. On peut évaluer l’assistance à plus de mille per sonnes. La délégation française, renforcée par deux délégués de la branche anglaise, occupe huit sièges à la gauche du président, et bientôt Mr. Gabriel Delanne, le seul spirite français qui ait faitle voyage, vient pren dre place à nos côtés. Cette première séance est consacrée aux lectures de Mr. Dawson Rogers, qui peut être fier de son œuvre, caries États-Unis et la plupart des pays d’Europe sont représentés; après lui, le Dr Peebles, délégué américain, nous raconte ses expériences dans toutes M“vw*x fi“r’uxs '-—\— m» '—
24 L‘INITIATION ( t ._Yî les parties de la Terre, dont il a fait trois fois le tour. Puis M‘ne Cora L. V. Richmond, très étrange en son costume de Prêtresse, se lève et remporte un grand succès en répondant ex abrupto à toutes les questions posées par les assistants. Elle est dé léguée par la fédération des Spiritualistes des États Unis, et elle défend la thèse des Américains, qui nient, pour la plupart, la réincarnation. Les spirites anglais sont également. en grande majorité, de cet avis. Le soir, le D‘” Helen Densmore lit une très in téressante étude sur la médiumnité, et le Dr George V. Langsdorff, de Saint-Pétersbourg, nous raconte comment son propre fils fut employé, grâce à sa médiumnité lucide, par la cour de Russie, pour combattre les nihilistes. Grâce à ses indications, plu— sieurs complots avortèrent et beaucoup de malheureux furent arrêtés et exécutés. Ce médium annonça égale ment que le palais d’hiver était miné et il s’offrit à découvrir la mine. On ne voulut pas le croire, et il sortit du palais, pbursuivi par les sarcasmes des Ioffi ciers. Le czar fut mis en retard par le prince de Bul garie et, quand il arriva, ce fut juste à temps pour voir sauter le palais dans lequel il aurait dû se trouver, et tous les officiers sceptiques sautèrent avec le monu ment. Le czar, miraculeusement sauvé, combla le médium policier de prévenances jusqu’au moment où ce dernier devint subitement fou. Si les occultistes avaient eu à juger ce cas, ils y auraient sans doute vu un cas très net de possession par les larves des exécutés.
3CONGRÈS SPIRlTUALISTE DE LONDRES 5 - Mercredi 22. —— Les Français ont presque entière ment occupé cette journée. L’après-midi, le rapport de Mr. de Rochas, traduiten anglais etlu par Mr. J. J. Morse, obtient un grand et légitime succès. Ce rapport étudie le caractère scien tifique réel des faits psychiques en dehors de toute école et au point de vue strictement physique. Une discussion {très sympathique suit la lecture de ce mémoire. Ensuite Mr. Morse lit la traduction du rap port de Papus, publié en grande partie dans l’Initiation de juin. A la suite de cette lecture, une série de ques tions sont posées à Papus par divers assistants, et—notre directeur remporte un gros su’ccès en répondant direc tement en anglais à ses contradicteurs et en faisant appel à l’union de tous les spiritualistes, sans distinc tions d’écoles. Il compare les diverses écoles aux diverses armes: artillerie, infanterie, cavalerie, d’une même armée, auxquelles un Certain esprit de corps est permis, mais qui doivent toujours faire ensemble front devant l’ennemi commun : le matérialisme et l’athéisme. Le soir, Gabriel Delanne a les honneurs de la dis cussion à propos de sa communication sur « les vies successives ». Jeudi 23. — A onze heures la séance réservée aux discussions en langue française est ouverte, sous la présidence de Papus et de Mr. Murray, repré— sentant le comité d’organisation du Congrès. Papus exprime tout d’abord les remerciements unanimes de tous les délégués français, sans distinction d’écoles, pour Mr. Dawson Rogers et la « ‘London Spiritua —- -‘ « --« «
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
11898] CONGRÈS SPIRITUALISTE DE LONDRES 3 Science Circle », puis àMr. Summers, l’actif secrétaire qui se dévoua tout particulièrement lors du banquet. La branche occultiste de Londres poursuit ses travaux en silence et en fuyant toute ostentation et toute exhi bition. L’admission est entourée de garanties sérieuses, et tous les membres sont animés d’un excellent esprit scientifique; aussi les résultats obtenus sont-ils déjà remarquables et, ils_font prévoir un succès légi— time et ininterrompu. ' La délégation avait consacré la journée aux visites et aux présentations indispensables, et les membres s’étaient inscrits sur le registre officiel du Congrès. Sur la demande de Papus, Mr. Dawson Rogers, directeur du Lz'ght et organisateur du Congrès, avait eu la gracieuseté de permettre aux Français de tenir une séance dans leur langue. Cette séance fut fixée au jeudi matin. Mardi 21. —— A deux heures et demie précises de l’après-midi, le congrès est ouvert dans la grande salle de Saint-James Hall quiest absolument comble. On peut évaluer l’assistance à plus de mille per sonnes. La délégation française, renforcée par deux délégués de la branche anglaise, occupe huit sièges à la gauche du président, et bientôt Mr. Gabriel Delanne, le seul spirite français qui ait faitle voyage, vient pren dre place à nos côtés. Cette première séance est consacrée aux lectures de Mr. Dawson Rogers, qui peut être fier de son œuvre, caries États-Unis et la plupart des pays d’Europe sont représentés; après lui, le Dr Peebles, délégué américain, nous raconte ses expériences dans toutes M“vw*x fi“r’uxs '-—\— m» '—
24 L‘INITIATION ( t ._Yî les parties de la Terre, dont il a fait trois fois le tour. Puis M‘ne Cora L. V. Richmond, très étrange en son costume de Prêtresse, se lève et remporte un grand succès en répondant ex abrupto à toutes les questions posées par les assistants. Elle est dé léguée par la fédération des Spiritualistes des États Unis, et elle défend la thèse des Américains, qui nient, pour la plupart, la réincarnation. Les spirites anglais sont également. en grande majorité, de cet avis. Le soir, le D‘” Helen Densmore lit une très in téressante étude sur la médiumnité, et le Dr George V. Langsdorff, de Saint-Pétersbourg, nous raconte comment son propre fils fut employé, grâce à sa médiumnité lucide, par la cour de Russie, pour combattre les nihilistes. Grâce à ses indications, plu— sieurs complots avortèrent et beaucoup de malheureux furent arrêtés et exécutés. Ce médium annonça égale ment que le palais d’hiver était miné et il s’offrit à découvrir la mine. On ne voulut pas le croire, et il sortit du palais, pbursuivi par les sarcasmes des Ioffi ciers. Le czar fut mis en retard par le prince de Bul garie et, quand il arriva, ce fut juste à temps pour voir sauter le palais dans lequel il aurait dû se trouver, et tous les officiers sceptiques sautèrent avec le monu ment. Le czar, miraculeusement sauvé, combla le médium policier de prévenances jusqu’au moment où ce dernier devint subitement fou. Si les occultistes avaient eu à juger ce cas, ils y auraient sans doute vu un cas très net de possession par les larves des exécutés.
3CONGRÈS SPIRlTUALISTE DE LONDRES 5 - Mercredi 22. —— Les Français ont presque entière ment occupé cette journée. L’après-midi, le rapport de Mr. de Rochas, traduiten anglais etlu par Mr. J. J. Morse, obtient un grand et légitime succès. Ce rapport étudie le caractère scien tifique réel des faits psychiques en dehors de toute école et au point de vue strictement physique. Une discussion {très sympathique suit la lecture de ce mémoire. Ensuite Mr. Morse lit la traduction du rap port de Papus, publié en grande partie dans l’Initiation de juin. A la suite de cette lecture, une série de ques tions sont posées à Papus par divers assistants, et—notre directeur remporte un gros su’ccès en répondant direc tement en anglais à ses contradicteurs et en faisant appel à l’union de tous les spiritualistes, sans distinc tions d’écoles. Il compare les diverses écoles aux diverses armes: artillerie, infanterie, cavalerie, d’une même armée, auxquelles un Certain esprit de corps est permis, mais qui doivent toujours faire ensemble front devant l’ennemi commun : le matérialisme et l’athéisme. Le soir, Gabriel Delanne a les honneurs de la dis cussion à propos de sa communication sur « les vies successives ». Jeudi 23. — A onze heures la séance réservée aux discussions en langue française est ouverte, sous la présidence de Papus et de Mr. Murray, repré— sentant le comité d’organisation du Congrès. Papus exprime tout d’abord les remerciements unanimes de tous les délégués français, sans distinction d’écoles, pour Mr. Dawson Rogers et la « ‘London Spiritua —- -‘ « --« «
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.