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1I 38 L’INITIATION v .»_-A à l’état demi-conscient Où I‘Esprit commence à rece voir une nouvelle provision de force nerveuse. La pression du sang dans le cerveau ne peut donc indiquer que l’état immédiat de la production de la force nerveuse et ne peut donner aucun renseigne ment sérieux sur la direction que suivra cette force et, surtout, sur les appels plus ou moins importants que I‘Esprit fait à ses réserves. Les physiologistes contemporains font donc fausse route en demandant au sang un secret qu’il ne peut leur fournir; c’est à la force nerveuse qu’il faut, dans ce cas, s’adresser directement, ainsi que le fait, d’une manière détournée, M. Binet dans ses dernières recherches. ‘Disons quelques mots maintenant des sommeils provoqués. LE CHLOROFORME en anesthésiant les centres cons cients, c’est—à—dire en coupant l’apport de force ner veuse au cerveau produit un état de sommeil demi— conscient avec insensibilité sur lequel nous n’insis— terons pas outre mesure. La fatigue brusque des sens; l’appel brusque de la force nerveuse vers un point localisé de l’encéphale, détruit momentanément le contrôle del’Esprit auquel on enlève ainsi brusquement une partie de sa force nerveuse; de là les phénomènes d’HYPNOTISME depuis l’état de crédivité jusqu’à la léthargie, phénomènes qu’il serait très facile de reproduire analogiquemenl sur un appareil télégraphique. L’appel progressif de
2DES DIVERS SOMMEILS 139 la force nerveuse vers les centres sympathiques pro. duit une rétroversi0n de courant donnant naissanCe aux phénomènes MAGNÉTIQUES. . Dans ce genre de phénomènes la force est d’abord localisée presque complètement vers les plexus sym— pathiques, cardiaque et solaire. Aussi le lien entre l’Esprit et l’organisme se rompt-il d’abord complète— ment et il y a léthargie profonde. Mais, peu à peu, il se produit un léger reflux de force nerveuse hors de l’organisme. Cette projection peut se faire par trois centres: I° Par le centre inférieur: le plexus solaire avec sortie de la force nerveuse au niveau de la rate, et alors peuvent prendre naissance certains phénomènes dits spirites (apports, matérialisation, contacts) ; 2° Par le centre médian: le plexus cardiaque, et alors prennent naissance les faits magnétiques et les faits d’incarnation; _ \ 3° Par le centre supérieur, au niv;au du cervelet, et alors prennent naissance les faits théurgiques et les visions dans le plan invisible. ' Mais le mécanisme est toujours le même : d’abord un appel progressif ou violent de force nerveuse vers les centres inconscients, puis un reflux lent de cette force vers les centres conscients. * #4 La théorie que nous venons de proposer n’est pas une invention de notre part, c'est une simple adapta tion des révélations de l’hermétisme aux données ana tomiques et physiologiques contemporaines. ' ‘ \
3140 L’INITIATION Nous la proposons aux méditations de nos lecteurs parce qu’elle estsimple et qu'elle nous semble expli quer clairement une foule de choses que les physio logistes ne comprennent guère et qu’ils ne compren— dront pas de longtemps. PAPUS. MURS DE MYSTIQUE PROFESSÉ A LA FACULTÉ DES SCIENCES HERMÉTIQUES DE PARIS (Session d’Avril à Juin 1896) AVERTISSEMENT Cédant aux sollicitations de plusieurs frères marti nistes de province et de l’étranger,‘je me suis résolu à publier des causeries familières qui empruntent toute leur valeur au désir de savoir et à la docilité des FF:;: de la L E! Hermapmbis; —— des lecteurs de ces pages en excuseront donc la simplicité et voudront bien y reconnaître, non pas le ton d’un docte méta physicien, mais l’amour d’un condisciple qui leur offre de grand cœur le trop maigre fruit de ses tra— vaux. Convaincu de la nécessité absolue du travail per sonnel, je n’ai pas essayé de faire un cours complet "'""'fl
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1I 38 L’INITIATION v .»_-A à l’état demi-conscient Où I‘Esprit commence à rece voir une nouvelle provision de force nerveuse. La pression du sang dans le cerveau ne peut donc indiquer que l’état immédiat de la production de la force nerveuse et ne peut donner aucun renseigne ment sérieux sur la direction que suivra cette force et, surtout, sur les appels plus ou moins importants que I‘Esprit fait à ses réserves. Les physiologistes contemporains font donc fausse route en demandant au sang un secret qu’il ne peut leur fournir; c’est à la force nerveuse qu’il faut, dans ce cas, s’adresser directement, ainsi que le fait, d’une manière détournée, M. Binet dans ses dernières recherches. ‘Disons quelques mots maintenant des sommeils provoqués. LE CHLOROFORME en anesthésiant les centres cons cients, c’est—à—dire en coupant l’apport de force ner veuse au cerveau produit un état de sommeil demi— conscient avec insensibilité sur lequel nous n’insis— terons pas outre mesure. La fatigue brusque des sens; l’appel brusque de la force nerveuse vers un point localisé de l’encéphale, détruit momentanément le contrôle del’Esprit auquel on enlève ainsi brusquement une partie de sa force nerveuse; de là les phénomènes d’HYPNOTISME depuis l’état de crédivité jusqu’à la léthargie, phénomènes qu’il serait très facile de reproduire analogiquemenl sur un appareil télégraphique. L’appel progressif de
2DES DIVERS SOMMEILS 139 la force nerveuse vers les centres sympathiques pro. duit une rétroversi0n de courant donnant naissanCe aux phénomènes MAGNÉTIQUES. . Dans ce genre de phénomènes la force est d’abord localisée presque complètement vers les plexus sym— pathiques, cardiaque et solaire. Aussi le lien entre l’Esprit et l’organisme se rompt-il d’abord complète— ment et il y a léthargie profonde. Mais, peu à peu, il se produit un léger reflux de force nerveuse hors de l’organisme. Cette projection peut se faire par trois centres: I° Par le centre inférieur: le plexus solaire avec sortie de la force nerveuse au niveau de la rate, et alors peuvent prendre naissance certains phénomènes dits spirites (apports, matérialisation, contacts) ; 2° Par le centre médian: le plexus cardiaque, et alors prennent naissance les faits magnétiques et les faits d’incarnation; _ \ 3° Par le centre supérieur, au niv;au du cervelet, et alors prennent naissance les faits théurgiques et les visions dans le plan invisible. ' Mais le mécanisme est toujours le même : d’abord un appel progressif ou violent de force nerveuse vers les centres inconscients, puis un reflux lent de cette force vers les centres conscients. * #4 La théorie que nous venons de proposer n’est pas une invention de notre part, c'est une simple adapta tion des révélations de l’hermétisme aux données ana tomiques et physiologiques contemporaines. ' ‘ \
3140 L’INITIATION Nous la proposons aux méditations de nos lecteurs parce qu’elle estsimple et qu'elle nous semble expli quer clairement une foule de choses que les physio logistes ne comprennent guère et qu’ils ne compren— dront pas de longtemps. PAPUS. MURS DE MYSTIQUE PROFESSÉ A LA FACULTÉ DES SCIENCES HERMÉTIQUES DE PARIS (Session d’Avril à Juin 1896) AVERTISSEMENT Cédant aux sollicitations de plusieurs frères marti nistes de province et de l’étranger,‘je me suis résolu à publier des causeries familières qui empruntent toute leur valeur au désir de savoir et à la docilité des FF:;: de la L E! Hermapmbis; —— des lecteurs de ces pages en excuseront donc la simplicité et voudront bien y reconnaître, non pas le ton d’un docte méta physicien, mais l’amour d’un condisciple qui leur offre de grand cœur le trop maigre fruit de ses tra— vaux. Convaincu de la nécessité absolue du travail per sonnel, je n’ai pas essayé de faire un cours complet "'""'fl
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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