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1DES DIVERS SOMMEILS 135 rèteront, les ignorants nieront peut-être l’existence du télégraphiste et l’accuseront de cet arrêt; mais il n’y est poUr rien; sans l’électricité il est réduit à l’im puissance devant les appareils les plus merveilleux. Supprimez le fluide nerveux dans l’organisme et tout s’arrête. L’Esprit existe bien, il est tout disposé à agir, mais comme il est incarné dans un corps phy sique,il lui faut un moyen indispensable d’action sur les organes,et ce moyen c’est la force nerveuse faute de laquelle il est impuissant sur le plan physique. On pourra développer l’analogie à l’aide du tableau précédent. 2° exemple. Coupez le fil qui relie l’appareil trans— metteur à l’appareil récepteur. Le télégraphiste en verra la dépêche, mais elle n’arrivera pas si le fil est absolument coupé, et elle arrivera mal si le fil est mal isolé. Voilà l’image analogique de l’hémiplégie ou para lysie de la moitié du corps. Les nerfs qui traversent le cerveau ont été coupés par une hémorragie (géné— ralement au niveau de la capsule externe), et la trans mission est faussée ou abolie. Et cependant c‘est là un argument des matérialistes qui demandent gravement : Que devient l’Esprit dans l’hémiplégie? Eh bien, il reste devant son appareil brisé, et c’est tout. il vit Revenons à l’état normal. L’Esprit, maître du phé nomène de la conscience, utilise donc, pour la pro Mwñ_-_vw
2r36 L’INITIATION _ duction de ces phénomènes, la force nerveuse que lui fabrique l’animal humain et sa triple usine. Plus I’Esprit dispose facilement de la force nerveuse, plus lès faits de conscience sont nets et rapides, et la dimi nution de la force nerveuse mise au service de I’Esprit, coïncide strictement avec la diminution de la netteté des perceptions sensitives ou des impul sions volontaires, absolument comme la diminution de la force électrique, mise au service du télégra phiste, coïncide avec la diminution de la netteté dans la transmission ou la réception des dépêches. Ce phénomène se manifeste à l’Esprit par un état de langueur qu‘on a appelé fatigue cérébrale et qui conduit progressivement et forcément l’individu qui en est l’objet vers le sommeil. Le sommeil, normal et complet, a pour but de renouveler la tension céré brale et de permettre à l’Esprit de reprendre, après une nuit de repos, ses exercices avec une vigueur nouvelle. Analysons les détails de ce phénomène. Durant la veille, il y a un afflux incessant de force nerveuse vers le cerveau (par le pédoncule cérébelleux supérieur) et le surplus seul de la force nerveuse re flue vers le grand sympathique. Il y a donc à ce mo ment une sorte de balancement dans la répartition de la force nerveuse avec prédominance d’action du cerveau. Celui-ci voit ses organes multiples actionnés par la force nerveuse utilisée et dirigée par l’Esprit. n Mais cette action surpasse la production'de force nerveuse, et I’Esprit fait alors appel aux réserves de force du grand sympathique, appel qui peut être appuyé, mais au prix de quels dangers ! par l’action
3DES DlVERS SOMMEILS 137 de l’alcool etdu café et des autres excitants qui, vidant les réserves, produisent un apport factice de force nerveuse qu’il faudra réparer vite sous peine de réper— cussion dans tout l’organisme. A cet état de veille, dans lequel le cerveau domine, succède, en cas de diminution progressive de la force nerveuse disponible, un nouvel état qui est celui du sommeil normal. , Dans ce nouvel état, le courant principal se dirige non plus par le pédoncule cérébelleux supérieur vers le cerveau ; mais bien par le pédoncule cérébelleux inférieur vers la moelle et le grand sympathique. Il y a prédominance de l’action du système inconscient sur le système conscient, l’organisme refait ses réserves et, à ce moment, le surplus seul de la force nerveuse, utilisée pour charger les ganglions sympa thiques, est envoyé par boufle’es à l'Esprit, d'où les rêves inférieurs ou de cause organique. Le phénomènedu bâillement indique le change— ment de direction de la force nerveuse, la tension de cette force vers un point nouveau. En résumé, l’état de veille est caractérisé par la prédominance du cer— veau sur les centres sympathiques, et l’état de som— meil normal par la prédominance des centres sym— pathiques sur le cerveau. ‘ Quand la tension (le potentiel) de ces centres sym pathiques est suffisante, il y a reflux de la force ner— veuse vers le cerveau, mise au service de l’Esprit de nouvelle force nerveuse et, par suite, entrée en scène directe de l’Esprit ou réveil. Delà aussi l’importance des rêves du matin, faits
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1DES DIVERS SOMMEILS 135 rèteront, les ignorants nieront peut-être l’existence du télégraphiste et l’accuseront de cet arrêt; mais il n’y est poUr rien; sans l’électricité il est réduit à l’im puissance devant les appareils les plus merveilleux. Supprimez le fluide nerveux dans l’organisme et tout s’arrête. L’Esprit existe bien, il est tout disposé à agir, mais comme il est incarné dans un corps phy sique,il lui faut un moyen indispensable d’action sur les organes,et ce moyen c’est la force nerveuse faute de laquelle il est impuissant sur le plan physique. On pourra développer l’analogie à l’aide du tableau précédent. 2° exemple. Coupez le fil qui relie l’appareil trans— metteur à l’appareil récepteur. Le télégraphiste en verra la dépêche, mais elle n’arrivera pas si le fil est absolument coupé, et elle arrivera mal si le fil est mal isolé. Voilà l’image analogique de l’hémiplégie ou para lysie de la moitié du corps. Les nerfs qui traversent le cerveau ont été coupés par une hémorragie (géné— ralement au niveau de la capsule externe), et la trans mission est faussée ou abolie. Et cependant c‘est là un argument des matérialistes qui demandent gravement : Que devient l’Esprit dans l’hémiplégie? Eh bien, il reste devant son appareil brisé, et c’est tout. il vit Revenons à l’état normal. L’Esprit, maître du phé nomène de la conscience, utilise donc, pour la pro Mwñ_-_vw
2r36 L’INITIATION _ duction de ces phénomènes, la force nerveuse que lui fabrique l’animal humain et sa triple usine. Plus I’Esprit dispose facilement de la force nerveuse, plus lès faits de conscience sont nets et rapides, et la dimi nution de la force nerveuse mise au service de I’Esprit, coïncide strictement avec la diminution de la netteté des perceptions sensitives ou des impul sions volontaires, absolument comme la diminution de la force électrique, mise au service du télégra phiste, coïncide avec la diminution de la netteté dans la transmission ou la réception des dépêches. Ce phénomène se manifeste à l’Esprit par un état de langueur qu‘on a appelé fatigue cérébrale et qui conduit progressivement et forcément l’individu qui en est l’objet vers le sommeil. Le sommeil, normal et complet, a pour but de renouveler la tension céré brale et de permettre à l’Esprit de reprendre, après une nuit de repos, ses exercices avec une vigueur nouvelle. Analysons les détails de ce phénomène. Durant la veille, il y a un afflux incessant de force nerveuse vers le cerveau (par le pédoncule cérébelleux supérieur) et le surplus seul de la force nerveuse re flue vers le grand sympathique. Il y a donc à ce mo ment une sorte de balancement dans la répartition de la force nerveuse avec prédominance d’action du cerveau. Celui-ci voit ses organes multiples actionnés par la force nerveuse utilisée et dirigée par l’Esprit. n Mais cette action surpasse la production'de force nerveuse, et I’Esprit fait alors appel aux réserves de force du grand sympathique, appel qui peut être appuyé, mais au prix de quels dangers ! par l’action
3DES DlVERS SOMMEILS 137 de l’alcool etdu café et des autres excitants qui, vidant les réserves, produisent un apport factice de force nerveuse qu’il faudra réparer vite sous peine de réper— cussion dans tout l’organisme. A cet état de veille, dans lequel le cerveau domine, succède, en cas de diminution progressive de la force nerveuse disponible, un nouvel état qui est celui du sommeil normal. , Dans ce nouvel état, le courant principal se dirige non plus par le pédoncule cérébelleux supérieur vers le cerveau ; mais bien par le pédoncule cérébelleux inférieur vers la moelle et le grand sympathique. Il y a prédominance de l’action du système inconscient sur le système conscient, l’organisme refait ses réserves et, à ce moment, le surplus seul de la force nerveuse, utilisée pour charger les ganglions sympa thiques, est envoyé par boufle’es à l'Esprit, d'où les rêves inférieurs ou de cause organique. Le phénomènedu bâillement indique le change— ment de direction de la force nerveuse, la tension de cette force vers un point nouveau. En résumé, l’état de veille est caractérisé par la prédominance du cer— veau sur les centres sympathiques, et l’état de som— meil normal par la prédominance des centres sym— pathiques sur le cerveau. ‘ Quand la tension (le potentiel) de ces centres sym pathiques est suffisante, il y a reflux de la force ner— veuse vers le cerveau, mise au service de l’Esprit de nouvelle force nerveuse et, par suite, entrée en scène directe de l’Esprit ou réveil. Delà aussi l’importance des rêves du matin, faits
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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