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15 L’INITIATION la place fut faite dans le public à l’occultisme. Le sous-titre de l’Anti—Malérialz’ste redevientencore son histoire : Il porte entre autres, et d’abord : Études psy— chologiques, puis successives études sur l’Occulte et la philosophie bouddhique. Études de l’occulte et les religions diverses, Etudes ontologiques, Études sur l’antiquité et les religions diverses. Enfin, la Revue des Hautes Études apparaît avec les collaborations significatives: Dramart. Thurmann, De Guaita, l’abbé Roca, le D' Johannès, etc. Respectant ici la charitable discrétion de notre frère regretté et de son ami intime, l’abbé Roca, je ne rappellerai pas, de peur de réveiller un vieux levain que la mort a maintenant complètement détruit, par suite de quels événements cette Revue dut être rem placée bientôt par le Lotus de Gaboriau: Le mouve— ment occultiste était lancé, on sait assez ce qu’en a fait notre cher directeur, et quelle richesse il accuse aujourd’hui dans la rivalité, de plus en plus cordiale et bientôt sans doute harmonieuse, de toutes ses écoles : spirite, humanitaire, occultiste ou théoso phique, si l’ardeur de nos convictions y a jeté d’abord quelque âcreté. La manifestation qui, grâce au concours de notre cher frère Amo, se fait aujourd’hui sur la tombe de René Caillié, montre assez que nous ne demandons tous qu’à nous unir pour la synthèse des efiorts divers. Chercheur intrépide, notre pauvre ami avait fait connaître dans ses revues plus d’une œuvre assez ignorée du public et pourtant fort curieuse comme celle de Reichenbach, de Roustaing, de Tourreil, de ‘ n ian "v>‘m.
2RENÉ CAILLIÊ 7 Michel de Figanières, de John Davis. C’était aux en virons du spiritisme qu’il portait de préférence ses in vestigations, mais en l’élargissant toujours de do— maines empruntés surtout à la tradition occidentale. Ses doctrines peuvent donc paraître assez flottantes et indécises à notre génération actuelle, mais il faut songer combien elles étaient vagues encore pour nous tous, ou à peu près, il y a douze ans, et l’on verra alors combien grande est la part de René Caillié dans l’éducation publique, tout particulièrement auprès de nos frères spirites: il suflit pour s’en rendre compte de suivre ses œuvres. Car, malgré ses souffrances physiques, de la droite à peu près paralysée, si doulobreuse seulement à son énorme correspondance, ce rude travailleur, produi sait en dehors de sa revue et presque périodiquement des livres où sa science et son excellent cœur se livraient en toute franchise en leurs transformations successives. Ce fut d'abord Dieu et la Création, paru de 1882 à 1885, où il cherchait à fixer une synthèse; c’est là encore son œuvre capitale ; puis, sans compter les opuscules : les Erangiles de Roustaing résumées (1884), la Vie de Jesus (1885), collection commentée de communications spirites, car le grand problème du Christianisme le tourmenta toujours; puis enfin le Poème de l’âme (1893) où joignant l’art à la Science (car ce savant avait toujours été poète : il aimait déjà sur les bords du Nil), il rassemble toutes les données qu’il a recueillies dans l’occulte sur la vie du inonde invisible avec lequel il admet la communication spi rite. m_.-.‘,-_vg__. .- . r -, > 7vrac .1 a.. .--v\——‘. \ -.\._,—\
38 L’INITIATION Ce fut malheureusement le chant du cygne; cepen dant il était loin de croire à la fin de son oeuvre. Dans sa revue nouvelle l’Ame, il comptait consacrer plus spécialement ses efforts à la sociologie, en même que dans son zèle intrépide, il s’était mis à l’étude de la langue allemande avec l’espoir de se fortifier encore à la lecture des maîtres philosophes. La brutalité d’une mort accidentelle nous a privés brusquement des efforts de cette belle âme, des rayon nements de cet excellent cœur, mais nous n’oublie rons pas ses précieux exemples; en nous unissant toutes nos écoles pour honorer sa mémoire de la tombe qui lui est due, nous ne fixerons pas seulement pour nos successeurs le souvenir de ce vaillant pion nier de la première heure, nous aiderons aussi à accé— lérer la félicité où il s’élève maintenant, car rien ne peut être plus doux à l’âme de ce chaleureux apôtre de l’amour, que la Fraternité des Spiritualistes. F.-Ch. BARLET. TIULJLY = SUR = SEU’LJLES Le plan astral est décidément bien agité en ce mo ment, et nous recevons, sur le plan physique, le contre— coup de cette agitation. Nous ne pensions pas de sitôt voir les théories de l’occultisme se justifier de si étrange façon, par les faits, et, tout comme un journal quotidien, voilà l’Inz
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
15 L’INITIATION la place fut faite dans le public à l’occultisme. Le sous-titre de l’Anti—Malérialz’ste redevientencore son histoire : Il porte entre autres, et d’abord : Études psy— chologiques, puis successives études sur l’Occulte et la philosophie bouddhique. Études de l’occulte et les religions diverses, Etudes ontologiques, Études sur l’antiquité et les religions diverses. Enfin, la Revue des Hautes Études apparaît avec les collaborations significatives: Dramart. Thurmann, De Guaita, l’abbé Roca, le D' Johannès, etc. Respectant ici la charitable discrétion de notre frère regretté et de son ami intime, l’abbé Roca, je ne rappellerai pas, de peur de réveiller un vieux levain que la mort a maintenant complètement détruit, par suite de quels événements cette Revue dut être rem placée bientôt par le Lotus de Gaboriau: Le mouve— ment occultiste était lancé, on sait assez ce qu’en a fait notre cher directeur, et quelle richesse il accuse aujourd’hui dans la rivalité, de plus en plus cordiale et bientôt sans doute harmonieuse, de toutes ses écoles : spirite, humanitaire, occultiste ou théoso phique, si l’ardeur de nos convictions y a jeté d’abord quelque âcreté. La manifestation qui, grâce au concours de notre cher frère Amo, se fait aujourd’hui sur la tombe de René Caillié, montre assez que nous ne demandons tous qu’à nous unir pour la synthèse des efiorts divers. Chercheur intrépide, notre pauvre ami avait fait connaître dans ses revues plus d’une œuvre assez ignorée du public et pourtant fort curieuse comme celle de Reichenbach, de Roustaing, de Tourreil, de ‘ n ian "v>‘m.
2RENÉ CAILLIÊ 7 Michel de Figanières, de John Davis. C’était aux en virons du spiritisme qu’il portait de préférence ses in vestigations, mais en l’élargissant toujours de do— maines empruntés surtout à la tradition occidentale. Ses doctrines peuvent donc paraître assez flottantes et indécises à notre génération actuelle, mais il faut songer combien elles étaient vagues encore pour nous tous, ou à peu près, il y a douze ans, et l’on verra alors combien grande est la part de René Caillié dans l’éducation publique, tout particulièrement auprès de nos frères spirites: il suflit pour s’en rendre compte de suivre ses œuvres. Car, malgré ses souffrances physiques, de la droite à peu près paralysée, si doulobreuse seulement à son énorme correspondance, ce rude travailleur, produi sait en dehors de sa revue et presque périodiquement des livres où sa science et son excellent cœur se livraient en toute franchise en leurs transformations successives. Ce fut d'abord Dieu et la Création, paru de 1882 à 1885, où il cherchait à fixer une synthèse; c’est là encore son œuvre capitale ; puis, sans compter les opuscules : les Erangiles de Roustaing résumées (1884), la Vie de Jesus (1885), collection commentée de communications spirites, car le grand problème du Christianisme le tourmenta toujours; puis enfin le Poème de l’âme (1893) où joignant l’art à la Science (car ce savant avait toujours été poète : il aimait déjà sur les bords du Nil), il rassemble toutes les données qu’il a recueillies dans l’occulte sur la vie du inonde invisible avec lequel il admet la communication spi rite. m_.-.‘,-_vg__. .- . r -, > 7vrac .1 a.. .--v\——‘. \ -.\._,—\
38 L’INITIATION Ce fut malheureusement le chant du cygne; cepen dant il était loin de croire à la fin de son oeuvre. Dans sa revue nouvelle l’Ame, il comptait consacrer plus spécialement ses efforts à la sociologie, en même que dans son zèle intrépide, il s’était mis à l’étude de la langue allemande avec l’espoir de se fortifier encore à la lecture des maîtres philosophes. La brutalité d’une mort accidentelle nous a privés brusquement des efforts de cette belle âme, des rayon nements de cet excellent cœur, mais nous n’oublie rons pas ses précieux exemples; en nous unissant toutes nos écoles pour honorer sa mémoire de la tombe qui lui est due, nous ne fixerons pas seulement pour nos successeurs le souvenir de ce vaillant pion nier de la première heure, nous aiderons aussi à accé— lérer la félicité où il s’élève maintenant, car rien ne peut être plus doux à l’âme de ce chaleureux apôtre de l’amour, que la Fraternité des Spiritualistes. F.-Ch. BARLET. TIULJLY = SUR = SEU’LJLES Le plan astral est décidément bien agité en ce mo ment, et nous recevons, sur le plan physique, le contre— coup de cette agitation. Nous ne pensions pas de sitôt voir les théories de l’occultisme se justifier de si étrange façon, par les faits, et, tout comme un journal quotidien, voilà l’Inz
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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