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1«-= F .;—_ .w m.. "*r u. 204 L’INITIATION rayons ultra-violets du côté du haut potentiel et des rayons infra-rouges du côté du faible potentiel. On s’est étonné qu’il y ait dans la lumière'des rayons invisibles à l‘œil humain. Cet étonnement ne pouvait que naître dans le cerveau d‘un romancier de l’école de Huysmans ou d’un journaliste,car depuis longtemps les candidats au baccalauréat ès sciences savent qu’il y ades rayons ultra-piolets et infra-rouges invisibles à l‘œil humain. Bien plus, la photographie du ciel a permis de découvrir des étoiles que même les forts grossissements ne pouvaient permettre àl'œil humain d’apercevoir. Pour traiter la question non pas comme un savant que nous n’avonsjamais eu la‘prétention d’être, mais comme un chercheur teinté d‘un peu de science, disons : La lumière dans l‘échelle des modalités du Mouve ment touche par en bas à la chaleur et par en haut au Magnétisme. Nous classerons l’Electricité un peu au—dessous du Magnétisme, et nous dirons, en se rapportant à l’œil humain à l‘état normal: , o . Ultra Inv151ble en haut. [violet VIOLET. indigo. Bleu. Lumière. Visible. Vert. JAUNE. Orangé. ROUGE. Infra l . . l . ,‘ Invmble en bas rouge_ Et maintenant parlons des nouveaux rayons décou verts en ces derniers temps.
2LES RAYONS INVISIBLES 205 Les RAYONS CATHODIQUES Les travaux de Lénard en France ont mis au jour certains rayons produits à la cathode d’un tube de Crookes par l’électricité à haut potentiel. Ces rayons ont plusieurs qualités parmi lesquelles nous retien drons les suivantes : I° Ils peuvent traverser des plaques d’aluminium très minces ; mais ils se perdent bientôtdans les milieux extérieurs au tube de Crookes. 2° Ils sont attirés par l’aimant. Ces deux propriétés nous suffiront pour ne plus nous tromper au sujet des rayons dit cathodiques. Les RAYONS X Rœntgen a découvert par hasard d‘autres rayons qu’il a nommés rayons x et que nous caractériserons par les propriétés suivantes. 1' Ils peuvent sortir hors du tubedu Crookes et tra verser en ligne droite le milieu extérieur assez loin sans se perdre. 2° L’aimant n’a aucune action sur eux pas plus que les lentilles. 3“ Cependant la déviation des rayons cathodiques par l’aimant agit sur leur direction au départ. 4” Enfin ils sont arrêtés plus ou moins longtemps en raison directe de la densité de la substance qu’on leur oppose (ce qui a donné lieu à toutes les photogra phies de ces derniers temps). LA LUMIÈRE NOIRE Le Docteur Gustave Lebon a découvert d’autre part
3206 L’INITIATION W 7:. _._ ..-.. .. ......... , , ,_ ' """-‘fl'fl"fl une autre série de rayons traversant les métaux denses et impressionnant une plaque photographique à tra vers ces métaux. Voici la description du procédé rapportée par l’Illus tration du 1" mars : « Dans un châssis ordinaire on introduit une glace sensible et, au-dessus d’elle, un cliché photogra— phique quelconque ; puis, au-dessus du cliché et en contact intime avec lui, une épaisse plaque de fer, couvrant entièrement la face antérieure du châssis. Si l’on expose la glace ainsi masquée par la lame mé— tallique, à la lumière d’une lampe à pétrole pendant trois heures. un développement très prolongé, poussé jusqu’à entier noircissement de la glace sensible, donne une image du cliché, extrêmement pâle, mais très nette par transparence. « Il suffit de modifier très légèrement l’expérience ' précédente pour obtenir des images aussi vigoureuses que si aucun obstacle n’était interposé entre la lu— mière et la glace sensible. Pour cela, sans rien chan— ger au dispositif précédent, on place derrière la glace sensible une lame de plomb d’épaisseur quelconque dont on rabat les bords de façon qu’ils recouvrent lé— gèrement les côtés de la plaque de fer. De cette façon la glace sensible et le cliché sont emprisonnés dans une sorte de châssis métallique; et, après trois heures de pose, soit à la lumière du pétrole, soit à la lumière solaire, le développement donne une image aussi vi goureuse que celle obtenue par les rayons ordinaires_ Pour expliquer ce fait, M. G. Lebon admet provisoi_ rement que le contact des deux métaux étrangers . . , y... . , ..pefiuaælifi&n,..xæmg-— ÿ_ à , ‘-L"‘Ï&k ‘ 4
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1«-= F .;—_ .w m.. "*r u. 204 L’INITIATION rayons ultra-violets du côté du haut potentiel et des rayons infra-rouges du côté du faible potentiel. On s’est étonné qu’il y ait dans la lumière'des rayons invisibles à l‘œil humain. Cet étonnement ne pouvait que naître dans le cerveau d‘un romancier de l’école de Huysmans ou d’un journaliste,car depuis longtemps les candidats au baccalauréat ès sciences savent qu’il y ades rayons ultra-piolets et infra-rouges invisibles à l‘œil humain. Bien plus, la photographie du ciel a permis de découvrir des étoiles que même les forts grossissements ne pouvaient permettre àl'œil humain d’apercevoir. Pour traiter la question non pas comme un savant que nous n’avonsjamais eu la‘prétention d’être, mais comme un chercheur teinté d‘un peu de science, disons : La lumière dans l‘échelle des modalités du Mouve ment touche par en bas à la chaleur et par en haut au Magnétisme. Nous classerons l’Electricité un peu au—dessous du Magnétisme, et nous dirons, en se rapportant à l’œil humain à l‘état normal: , o . Ultra Inv151ble en haut. [violet VIOLET. indigo. Bleu. Lumière. Visible. Vert. JAUNE. Orangé. ROUGE. Infra l . . l . ,‘ Invmble en bas rouge_ Et maintenant parlons des nouveaux rayons décou verts en ces derniers temps.
2LES RAYONS INVISIBLES 205 Les RAYONS CATHODIQUES Les travaux de Lénard en France ont mis au jour certains rayons produits à la cathode d’un tube de Crookes par l’électricité à haut potentiel. Ces rayons ont plusieurs qualités parmi lesquelles nous retien drons les suivantes : I° Ils peuvent traverser des plaques d’aluminium très minces ; mais ils se perdent bientôtdans les milieux extérieurs au tube de Crookes. 2° Ils sont attirés par l’aimant. Ces deux propriétés nous suffiront pour ne plus nous tromper au sujet des rayons dit cathodiques. Les RAYONS X Rœntgen a découvert par hasard d‘autres rayons qu’il a nommés rayons x et que nous caractériserons par les propriétés suivantes. 1' Ils peuvent sortir hors du tubedu Crookes et tra verser en ligne droite le milieu extérieur assez loin sans se perdre. 2° L’aimant n’a aucune action sur eux pas plus que les lentilles. 3“ Cependant la déviation des rayons cathodiques par l’aimant agit sur leur direction au départ. 4” Enfin ils sont arrêtés plus ou moins longtemps en raison directe de la densité de la substance qu’on leur oppose (ce qui a donné lieu à toutes les photogra phies de ces derniers temps). LA LUMIÈRE NOIRE Le Docteur Gustave Lebon a découvert d’autre part
3206 L’INITIATION W 7:. _._ ..-.. .. ......... , , ,_ ' """-‘fl'fl"fl une autre série de rayons traversant les métaux denses et impressionnant une plaque photographique à tra vers ces métaux. Voici la description du procédé rapportée par l’Illus tration du 1" mars : « Dans un châssis ordinaire on introduit une glace sensible et, au-dessus d’elle, un cliché photogra— phique quelconque ; puis, au-dessus du cliché et en contact intime avec lui, une épaisse plaque de fer, couvrant entièrement la face antérieure du châssis. Si l’on expose la glace ainsi masquée par la lame mé— tallique, à la lumière d’une lampe à pétrole pendant trois heures. un développement très prolongé, poussé jusqu’à entier noircissement de la glace sensible, donne une image du cliché, extrêmement pâle, mais très nette par transparence. « Il suffit de modifier très légèrement l’expérience ' précédente pour obtenir des images aussi vigoureuses que si aucun obstacle n’était interposé entre la lu— mière et la glace sensible. Pour cela, sans rien chan— ger au dispositif précédent, on place derrière la glace sensible une lame de plomb d’épaisseur quelconque dont on rabat les bords de façon qu’ils recouvrent lé— gèrement les côtés de la plaque de fer. De cette façon la glace sensible et le cliché sont emprisonnés dans une sorte de châssis métallique; et, après trois heures de pose, soit à la lumière du pétrole, soit à la lumière solaire, le développement donne une image aussi vi goureuse que celle obtenue par les rayons ordinaires_ Pour expliquer ce fait, M. G. Lebon admet provisoi_ rement que le contact des deux métaux étrangers . . , y... . , ..pefiuaælifi&n,..xæmg-— ÿ_ à , ‘-L"‘Ï&k ‘ 4
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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