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1ro L’JNITIATION atmosphères astrales se pénètrent d'une sorte plus ou moins intime, parfois jusqu’à se confondre temporai— rement. Les deux ascendants sont-ils d‘intensité à peu près égale? Il s’effectue maintéchange d’images déter minantes et de formes lémuriennes, si bien que les caractères s'apparient en réagissant l’un sur l‘autre. — Dans l’hypothèse contraire, celui dont l’ascendant est le plus fort l’emporte en définitive, et fonde sur son prochain une domination qui peut se perpétuer jusqu’à la tombe. Les adeptes disent alors qu’une personnalité absorbe l’autre, et l’entraîne en son tourbillon. Ascendant et Tourbillon sont termes syno nimes en magie. il va de soi que l’imagination, ou faculté naturelle d’imaginer, de créer des images, constitue la base négative de l’Ascendant. L’ascendant est riche (en mode passif) chez ceux qui ont l’imagination vive et féconde. —-— Il est éner gique (en mode actif) chez ceux dont la volonté est puissamment organisatrice. Mais la force de l‘ascendant ne réside point dans l’abondance des images qui pullulent, emportées au hasard d’un tourbillon giratoire ; elle réside au con— traire dans la Volonté assez ferme pour les sélecter, les mettre en ordre et leur imprimer une influence favorable, une direction utile. C’est pourquoi, pour obtenir, dans l’expérience des tables parlantes, le maximum de rendement de la pile psycho—dynamique, il convient de subordonner plusieurs natures négatives (fécondes en images générées sans ordre) à l’empire volontaire et régula
2LES MYSTÈRES DE LA MULTITUDE II ,., w. . ..v v .. . . F'57w ._.—,w>. teur d’une seule nature énergiquement positive... Maintenant, comment s’engendre l’oracle éphémère des tables? Jusqu’à quel point l’un des expérimenta teurs, —— le plus passif, sans doute, — peut-il servir d’inconscient médium, non pas au sens ordinaire de ce mot, mais en tant que condensateur des électricités psychiques unifiées ? La pensée collective ne pourrait— elle, sinon naître, du moins s’élaborer, se traduire et trouver sa formule au cerveau de cet homme, organe plus ou moins exproprié, à titre fugitif, et pour cause d'utilité commune? Dans quelle mesure enfin son corps astral extérioré peut-il devenir l’instrument immédiat et local de la percussion alphabétique? Nous ne hâterons point la solution de ce problème, dédié à la sagacité des théoriciens de l’Inconscient. Il s’en faut bien que toutes les puissances invisibles nées d’un concours d’êtres humains, —- groupés ou non suivant la norme hiérarchique, — ressemblent à l’oracle mensal, que nous avons élu pour type d’une classe particulièrement instable d’entités collectives. La parole d’Adam, l’homme universel, est essenÀ tiellement créatrice. Il pense des êtres, et son verbe impératif engendre des Puissances et des dominations. Telle est la loi de Gan-bi—heden 7,131"? ta, la sphère organique Où s’exerce son empire, la mystérieuse enceinte de manifestation, que les traducteurs agnos tiques de la Genèse qualifient de paradis terrestre. La chute a dépossédé l’homme de sa divinité, et nous vivons sous la loi de déchéance. Mais il n’im porte. Rien n’est changé qu’à la surface. La matérialisa . ,p=,Ir—-rwuur .v,,.«. s.
312 L’INITIATION tion de la substance universelle a bien perverti son mode. non point altéré son essence. L’homme uni versel n’a pu déchoir qu’en se subdivisent; à mesure qu’il renaît collectif, l’homme reconquiert ses privi lèges. Dès ici-bas, il rentre dans ses droits par l’inté— gration sociale; et ce, dans la mesure où la collectivité dont il fait partie, considérable par le nombre et la valeur de ses membres, le rapproche du primitif Adam, c’est—à-dire de l’universalité. C’est ainsi que dansl’ordre politique, ou social, ou religieux, des millions d’hommes, hiérarchiquement organisés, tant de siècles durant, sous le niveau d’une règle inflexible, ont pu créer, — conscients ou non de leur œuvre bonne ou mauvaise dans l’invisible, — des Etres virtuels, des Entités collectives, en un mot des Dominations fastes ou néfastes, d’une puissance et d’une durée également incalculables ! Un des maîtres contemporains de la pensée ésoté— rique, le marquis de Saint-Yves,a traité de ce mystère avec une parfaite compétence, à propos du Nemro disme. en une page de la Mission des Juifs que nous lui demanderons la permission de reproduire. « Une fois que l’Homme (dit-il) a imprégné de sa volonté certains éléments de l’ordre invisible; quand il a conçu, voulu, créé, non seulement un Pouvoir Visible, mais, sans le savoir, un être potentiel, occulte, évoqué, se manifestant par des institutions, ce dernier ne meurt pas sans avoir vécu, et, s’il est instinctif et passionnel, il vit en détruisant. « Il combat et dévore dans l’ordre invisible, comme dans le visible, les autres Etres collectifs de cette
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1ro L’JNITIATION atmosphères astrales se pénètrent d'une sorte plus ou moins intime, parfois jusqu’à se confondre temporai— rement. Les deux ascendants sont-ils d‘intensité à peu près égale? Il s’effectue maintéchange d’images déter minantes et de formes lémuriennes, si bien que les caractères s'apparient en réagissant l’un sur l‘autre. — Dans l’hypothèse contraire, celui dont l’ascendant est le plus fort l’emporte en définitive, et fonde sur son prochain une domination qui peut se perpétuer jusqu’à la tombe. Les adeptes disent alors qu’une personnalité absorbe l’autre, et l’entraîne en son tourbillon. Ascendant et Tourbillon sont termes syno nimes en magie. il va de soi que l’imagination, ou faculté naturelle d’imaginer, de créer des images, constitue la base négative de l’Ascendant. L’ascendant est riche (en mode passif) chez ceux qui ont l’imagination vive et féconde. —-— Il est éner gique (en mode actif) chez ceux dont la volonté est puissamment organisatrice. Mais la force de l‘ascendant ne réside point dans l’abondance des images qui pullulent, emportées au hasard d’un tourbillon giratoire ; elle réside au con— traire dans la Volonté assez ferme pour les sélecter, les mettre en ordre et leur imprimer une influence favorable, une direction utile. C’est pourquoi, pour obtenir, dans l’expérience des tables parlantes, le maximum de rendement de la pile psycho—dynamique, il convient de subordonner plusieurs natures négatives (fécondes en images générées sans ordre) à l’empire volontaire et régula
2LES MYSTÈRES DE LA MULTITUDE II ,., w. . ..v v .. . . F'57w ._.—,w>. teur d’une seule nature énergiquement positive... Maintenant, comment s’engendre l’oracle éphémère des tables? Jusqu’à quel point l’un des expérimenta teurs, —— le plus passif, sans doute, — peut-il servir d’inconscient médium, non pas au sens ordinaire de ce mot, mais en tant que condensateur des électricités psychiques unifiées ? La pensée collective ne pourrait— elle, sinon naître, du moins s’élaborer, se traduire et trouver sa formule au cerveau de cet homme, organe plus ou moins exproprié, à titre fugitif, et pour cause d'utilité commune? Dans quelle mesure enfin son corps astral extérioré peut-il devenir l’instrument immédiat et local de la percussion alphabétique? Nous ne hâterons point la solution de ce problème, dédié à la sagacité des théoriciens de l’Inconscient. Il s’en faut bien que toutes les puissances invisibles nées d’un concours d’êtres humains, —- groupés ou non suivant la norme hiérarchique, — ressemblent à l’oracle mensal, que nous avons élu pour type d’une classe particulièrement instable d’entités collectives. La parole d’Adam, l’homme universel, est essenÀ tiellement créatrice. Il pense des êtres, et son verbe impératif engendre des Puissances et des dominations. Telle est la loi de Gan-bi—heden 7,131"? ta, la sphère organique Où s’exerce son empire, la mystérieuse enceinte de manifestation, que les traducteurs agnos tiques de la Genèse qualifient de paradis terrestre. La chute a dépossédé l’homme de sa divinité, et nous vivons sous la loi de déchéance. Mais il n’im porte. Rien n’est changé qu’à la surface. La matérialisa . ,p=,Ir—-rwuur .v,,.«. s.
312 L’INITIATION tion de la substance universelle a bien perverti son mode. non point altéré son essence. L’homme uni versel n’a pu déchoir qu’en se subdivisent; à mesure qu’il renaît collectif, l’homme reconquiert ses privi lèges. Dès ici-bas, il rentre dans ses droits par l’inté— gration sociale; et ce, dans la mesure où la collectivité dont il fait partie, considérable par le nombre et la valeur de ses membres, le rapproche du primitif Adam, c’est—à-dire de l’universalité. C’est ainsi que dansl’ordre politique, ou social, ou religieux, des millions d’hommes, hiérarchiquement organisés, tant de siècles durant, sous le niveau d’une règle inflexible, ont pu créer, — conscients ou non de leur œuvre bonne ou mauvaise dans l’invisible, — des Etres virtuels, des Entités collectives, en un mot des Dominations fastes ou néfastes, d’une puissance et d’une durée également incalculables ! Un des maîtres contemporains de la pensée ésoté— rique, le marquis de Saint-Yves,a traité de ce mystère avec une parfaite compétence, à propos du Nemro disme. en une page de la Mission des Juifs que nous lui demanderons la permission de reproduire. « Une fois que l’Homme (dit-il) a imprégné de sa volonté certains éléments de l’ordre invisible; quand il a conçu, voulu, créé, non seulement un Pouvoir Visible, mais, sans le savoir, un être potentiel, occulte, évoqué, se manifestant par des institutions, ce dernier ne meurt pas sans avoir vécu, et, s’il est instinctif et passionnel, il vit en détruisant. « Il combat et dévore dans l’ordre invisible, comme dans le visible, les autres Etres collectifs de cette
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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