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1ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DE L’ORCHESTRE ig5 cales dont quelques-unes ont été l’objet de l’attention marquée du grand public (i), et Papus, auteur de plu sieurs travaux de kabbale et d’occultisme ayant échangé leurs impressions à propos d’une constitu tion systématique de l’orchestre, prirent la décision de réunir leurs efforts pour poursuivre cette étude. De là cette brochure, premier essai, qui sera suivj d’un travail bien plus considérable, si les auteurs pensent intéresser le monde musical. L’accueil flat teur rencontré par Papus dans les conférences de Paris et de Bruxelles où il exposa ce système encourage dès à présent les auteurs à poursuivre leurs recherches. Richard Wagner, en dissimulant aux yeux des spectateurs les instruments et les musiciens, obéissait évidemment à une idée bien arrêtée. N’est-ce pas ep partant du principe que les instruments sont les organes d’un être synthétique qui est l’orchestre que le maître a pris la décision d’imiter la nature qui cache sous des enveloppes appropriées les organes qui président à la marche du corps humain ? On sent bien que l’attention de certains auditeurs pourrait être distraite par la vue du mouvement des leviers du piano sur les cordesor l’orchestre ne peut-il pas à la rigueur être comparé à un immense piano dont chaque musicien est une touche ou, pour mieux dire, le piano ne peut-il pas être considéré comme un or chestre (combien diminué, hélas !) dont chaque touche est un musicien? Dans les deux cas on verra pour quoi logiquement il faut éviter de distraire (distrahere) (i) Voy. Figaro du 2 mars 1894 (Courrier des théâtres).
2L INITIATION I96 l’attention du public par la « cuisine » qui permet l’exécution d’une grande oeuvre musicale. L’orchestre, véritable organisme intellectuel, doit manifester ses' effets, sans analyser devant l’auditeur les petits moyens utilisés pour produire lesdits effets. L’estomac ne digère pas les aliments au vu de tous; pourquoi forcer alors un pauvre instrumentiste (organe de l’orchestre) à gesticuler devant le public? Ne quittons pas cette comparaison (en apparence bien naïve) du piano et de l’orchestre sans remarquer que les octaves plus ou moins nombreuses de piano peuventse classer toujours en trois grandes divisions. MÉDIUM hautes. Médium haute. Médium basse, basses. le Médium se partageant en deux sous-divisions. Nous pourions écrire cela de la façon suivante : Ce qui, du premier coup, nous révèle l’adaptation possible de la Loi générale dont nous avons parlé et ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DE L’ORCHESTRE IQ7 qui se compose de trois termes dont le second se dédouble (HH""!’)- Ici quelques explications sont indispensables. Cherchons un exemple assez général pour être com pris de tous. Nous ne saurions choisir un objet plus vaste que l’ensemble de la création divisée par la kabbale en trois grands Principes. Dieu, L’homme, La Nature. Or l’homme est le second de ces Principes. Il doit se dédoubler pour satisfaire à la loi et, en effet, l’huma nité ne nous apparaît-elle pas sous les deux grandes polarisations Homme, Femme, ce qui fait que nous pourrons écrire : HUMANITÉ Dieu. Femme. Homme. Nature. ou d’après le dispositif en croix (adopté par Barlet et Lejay) : Cela nous reporte immédiatement à notre clavier
3ig8 l’initiation et, presque inconsciemment, nous avons une tendance à superposer les deux exemples: MÉDIUM Hautes. M. Hautes. M. Basses. Basses. Dieu. Femme. Homme. Nature. HUMANITÉ ce qui nous indique dès à présent qu'en règle géné rale les hautes se rapporteront à la Divinité dans toutes ses manifestations, le Médium à l’Humanité et les basses à la Nature. Revenons à l’orchestre : L’orchestre est composé de cordes, de bois et de cuivres et d’instruments à percussion. Quels rapports établir entre ces divisions et celles que nous venons de déterminer ? Les Harpes ne seront-elles pas employées par les plus grands maîtres pour dépeindre l’influence di vine ? Les roulements de tambour, les grondements des timballes, coupés par les bruits aigus des cymbales
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DE L’ORCHESTRE ig5 cales dont quelques-unes ont été l’objet de l’attention marquée du grand public (i), et Papus, auteur de plu sieurs travaux de kabbale et d’occultisme ayant échangé leurs impressions à propos d’une constitu tion systématique de l’orchestre, prirent la décision de réunir leurs efforts pour poursuivre cette étude. De là cette brochure, premier essai, qui sera suivj d’un travail bien plus considérable, si les auteurs pensent intéresser le monde musical. L’accueil flat teur rencontré par Papus dans les conférences de Paris et de Bruxelles où il exposa ce système encourage dès à présent les auteurs à poursuivre leurs recherches. Richard Wagner, en dissimulant aux yeux des spectateurs les instruments et les musiciens, obéissait évidemment à une idée bien arrêtée. N’est-ce pas ep partant du principe que les instruments sont les organes d’un être synthétique qui est l’orchestre que le maître a pris la décision d’imiter la nature qui cache sous des enveloppes appropriées les organes qui président à la marche du corps humain ? On sent bien que l’attention de certains auditeurs pourrait être distraite par la vue du mouvement des leviers du piano sur les cordesor l’orchestre ne peut-il pas à la rigueur être comparé à un immense piano dont chaque musicien est une touche ou, pour mieux dire, le piano ne peut-il pas être considéré comme un or chestre (combien diminué, hélas !) dont chaque touche est un musicien? Dans les deux cas on verra pour quoi logiquement il faut éviter de distraire (distrahere) (i) Voy. Figaro du 2 mars 1894 (Courrier des théâtres).
2L INITIATION I96 l’attention du public par la « cuisine » qui permet l’exécution d’une grande oeuvre musicale. L’orchestre, véritable organisme intellectuel, doit manifester ses' effets, sans analyser devant l’auditeur les petits moyens utilisés pour produire lesdits effets. L’estomac ne digère pas les aliments au vu de tous; pourquoi forcer alors un pauvre instrumentiste (organe de l’orchestre) à gesticuler devant le public? Ne quittons pas cette comparaison (en apparence bien naïve) du piano et de l’orchestre sans remarquer que les octaves plus ou moins nombreuses de piano peuventse classer toujours en trois grandes divisions. MÉDIUM hautes. Médium haute. Médium basse, basses. le Médium se partageant en deux sous-divisions. Nous pourions écrire cela de la façon suivante : Ce qui, du premier coup, nous révèle l’adaptation possible de la Loi générale dont nous avons parlé et ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DE L’ORCHESTRE IQ7 qui se compose de trois termes dont le second se dédouble (HH""!’)- Ici quelques explications sont indispensables. Cherchons un exemple assez général pour être com pris de tous. Nous ne saurions choisir un objet plus vaste que l’ensemble de la création divisée par la kabbale en trois grands Principes. Dieu, L’homme, La Nature. Or l’homme est le second de ces Principes. Il doit se dédoubler pour satisfaire à la loi et, en effet, l’huma nité ne nous apparaît-elle pas sous les deux grandes polarisations Homme, Femme, ce qui fait que nous pourrons écrire : HUMANITÉ Dieu. Femme. Homme. Nature. ou d’après le dispositif en croix (adopté par Barlet et Lejay) : Cela nous reporte immédiatement à notre clavier
3ig8 l’initiation et, presque inconsciemment, nous avons une tendance à superposer les deux exemples: MÉDIUM Hautes. M. Hautes. M. Basses. Basses. Dieu. Femme. Homme. Nature. HUMANITÉ ce qui nous indique dès à présent qu'en règle géné rale les hautes se rapporteront à la Divinité dans toutes ses manifestations, le Médium à l’Humanité et les basses à la Nature. Revenons à l’orchestre : L’orchestre est composé de cordes, de bois et de cuivres et d’instruments à percussion. Quels rapports établir entre ces divisions et celles que nous venons de déterminer ? Les Harpes ne seront-elles pas employées par les plus grands maîtres pour dépeindre l’influence di vine ? Les roulements de tambour, les grondements des timballes, coupés par les bruits aigus des cymbales
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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