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1la lune 199 « Et promenant leurs chœurs de mes vallons aux « De mon grand cirque étincelant, [croupes- « Mais la Terre t’emporte, adieu ! Parle aux étoiles ? « Moi, je te perds à l’horizon. « Barde, quand de ton corps tu laisseras les voiles « Dans leur funéraire prison, « Ne crains rien, viens, saisis mes coursiers de- « Crois, et vers la source première [lumière, « Dont tu sors, vers le Dieu superbe, à l’arc vermeil, « Fixant fortement ta pensée, « Va ! je te laisserai, de ma sphère glacée, « Monter sans obstacle au Soleil. » Adieu, Lune, poursuis à jamais ton mystère, Suis ta nocturne mission ! Roule sous d'autres deux ! Fais tomber sur la TerreLa mobile incantation De ton rythme profond, magique, magnétique ! Phœbé,je t’offre ce cantique Dans ton mode lunaire où chantent nos remords, Nos angoisses, nos deuils, nos râles, Nos bouches se collant aux pierres sépulcrales, Nos vivants priant pour leurs morts ! Saint-Yves d’Alveydre.
2200 l’initiation HOMÉLIE PATRIARCALE I Au Très Saint Synode gnostique. Messeigneurs et mes Frères, Nous avons vu, en exposant le système de Valentin, que l’exil de Sophia-Achamot hors du Plérôme avait été le commencement de la douleur dans le monde. Mais ce que Valentin ne dit pas, c’est que les Éons, pour ne pas laisser cette épouvantable douleur de la chute de l’infini dans le Fini sans consolation, sup plièrent I’Abime de donner à Achamot un Paraclet. Ce Paraclet est adoré par les Grecs sous le nom d’Éros, par les Aryas sous le nom de Rama, c’est FÉon Amour. Pour le produire, 1’Abîme et le Silence (Buthos et Sigé) s’unirent dans une ineffable étreinte. Éros émana de leur union. Dès lors, la rédemption de Sophia-Achamot s’accomplit sur deux voies parallèles, la voie de ¡’Esprit'et celle de la chair. Jésus, fleur du Plérôme, racheta ¡’Esprit, car lesalùt vient delà Gnose et non pas de la Foi. Éros rachetala chair. La science et l’Amour inaugurèrent l’œuvre sublime qui se pour suit à travers les Temps et les Espaces. Achamot eut un double époux, l’époux de son cœur. C’est ce mys tère1 divin qu’il nous faut interpréter.
3LA GNOSE D'AMOUR 2OE II Ceux-là qui prendraient Achamot pour un mythe se trompent et s’abusent eux-mêmes. Elle est une sub stance, une Hypostase du divin. Ses joies et ses souffrances sont réelles. Jouissant et souffrant en elle, Elle souffre et jouit en nous, les Pneumatiques. Tombés comme elle et avec elle, nous serons avec elle et comme elle réintégrés dans l’Unité. " Elle nous intéresse donc grandement. Son histoire est la nôtre et la Tragédie dont elle est l’héroïne se joue avec notre sang et avec nos larmes. Valentin, révéla teur primitif, ne pouvait voir ni comprendre toutes les conséquences du dogme ésotérique qu’il fondait. Ou, s’il les a vues et comprises, il ne pouvait pas les révéler, étant trop près du siècle apostolique d’une part et du Paganisme de l’autre. Cependant, quand il dit que F Amour n’est pas sans un objet aimé, il laisse entendre que cet objet aimé, c’est-à-dire Achamot, sera la proie de cet amour. Valentin, d’ailleurs, devait venir lui-même, sous un autre nom et sous une autre forme, à un point du cercle des Renaissances, pour achever ce qu’il a si magnifiquement commencé. « Dicit Heleno in quadam revelatione cuidam gnoslico. quod Voient inus nunc vivit. infulâ donatus episcopali. Quipotest capere copiât,» III Je pose tout d’abord le dogme initial, la norme pre mière de la Très Sainte Gnose.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1la lune 199 « Et promenant leurs chœurs de mes vallons aux « De mon grand cirque étincelant, [croupes- « Mais la Terre t’emporte, adieu ! Parle aux étoiles ? « Moi, je te perds à l’horizon. « Barde, quand de ton corps tu laisseras les voiles « Dans leur funéraire prison, « Ne crains rien, viens, saisis mes coursiers de- « Crois, et vers la source première [lumière, « Dont tu sors, vers le Dieu superbe, à l’arc vermeil, « Fixant fortement ta pensée, « Va ! je te laisserai, de ma sphère glacée, « Monter sans obstacle au Soleil. » Adieu, Lune, poursuis à jamais ton mystère, Suis ta nocturne mission ! Roule sous d'autres deux ! Fais tomber sur la TerreLa mobile incantation De ton rythme profond, magique, magnétique ! Phœbé,je t’offre ce cantique Dans ton mode lunaire où chantent nos remords, Nos angoisses, nos deuils, nos râles, Nos bouches se collant aux pierres sépulcrales, Nos vivants priant pour leurs morts ! Saint-Yves d’Alveydre.
2200 l’initiation HOMÉLIE PATRIARCALE I Au Très Saint Synode gnostique. Messeigneurs et mes Frères, Nous avons vu, en exposant le système de Valentin, que l’exil de Sophia-Achamot hors du Plérôme avait été le commencement de la douleur dans le monde. Mais ce que Valentin ne dit pas, c’est que les Éons, pour ne pas laisser cette épouvantable douleur de la chute de l’infini dans le Fini sans consolation, sup plièrent I’Abime de donner à Achamot un Paraclet. Ce Paraclet est adoré par les Grecs sous le nom d’Éros, par les Aryas sous le nom de Rama, c’est FÉon Amour. Pour le produire, 1’Abîme et le Silence (Buthos et Sigé) s’unirent dans une ineffable étreinte. Éros émana de leur union. Dès lors, la rédemption de Sophia-Achamot s’accomplit sur deux voies parallèles, la voie de ¡’Esprit'et celle de la chair. Jésus, fleur du Plérôme, racheta ¡’Esprit, car lesalùt vient delà Gnose et non pas de la Foi. Éros rachetala chair. La science et l’Amour inaugurèrent l’œuvre sublime qui se pour suit à travers les Temps et les Espaces. Achamot eut un double époux, l’époux de son cœur. C’est ce mys tère1 divin qu’il nous faut interpréter.
3LA GNOSE D'AMOUR 2OE II Ceux-là qui prendraient Achamot pour un mythe se trompent et s’abusent eux-mêmes. Elle est une sub stance, une Hypostase du divin. Ses joies et ses souffrances sont réelles. Jouissant et souffrant en elle, Elle souffre et jouit en nous, les Pneumatiques. Tombés comme elle et avec elle, nous serons avec elle et comme elle réintégrés dans l’Unité. " Elle nous intéresse donc grandement. Son histoire est la nôtre et la Tragédie dont elle est l’héroïne se joue avec notre sang et avec nos larmes. Valentin, révéla teur primitif, ne pouvait voir ni comprendre toutes les conséquences du dogme ésotérique qu’il fondait. Ou, s’il les a vues et comprises, il ne pouvait pas les révéler, étant trop près du siècle apostolique d’une part et du Paganisme de l’autre. Cependant, quand il dit que F Amour n’est pas sans un objet aimé, il laisse entendre que cet objet aimé, c’est-à-dire Achamot, sera la proie de cet amour. Valentin, d’ailleurs, devait venir lui-même, sous un autre nom et sous une autre forme, à un point du cercle des Renaissances, pour achever ce qu’il a si magnifiquement commencé. « Dicit Heleno in quadam revelatione cuidam gnoslico. quod Voient inus nunc vivit. infulâ donatus episcopali. Quipotest capere copiât,» III Je pose tout d’abord le dogme initial, la norme pre mière de la Très Sainte Gnose.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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