Fetching
One moment.
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1i o8 L INITIATION essuie le cristal de l’oculaire, souillé par les embruns de l’égoïsme, et, quand la matière sera pure, lorsque le rayon ne sera plus réfracté, mets la lunette au point suivant les lois morales, et nécessairement tu verras apparaître dans ton champ visuel l’étoile dans la nuit. Si ton navire a résisté à l’effort des vagues, dirige le droit dans la passe, et tu seras sauvé. Je pense, cher et vénéré maître, avoir ainsi montré comment je comprends la réalisation de la perfection dans le plan matériel et moral pour l’entrée dans le plan intellectuel. Je pourrais y ajouter les moyens que je crois nécessaires pour obtenir ces diverses perfec tions inférieures et intermédiaires, et raisonnerais comme en un article, Esotérisme et Militarisme, pu blié dans un numéro de l’Initiation de l’année der nière. Cela me serait facile et, pour vous, peut-être fastidieux après cette trop longue justification. Je veux ici m’arrêter et dire en ma péroraison : Rendons la lumière intelligente et aimante pour que ne soient pas perdus pour l’humanité, qui souffre et ignore dans la nuit les bonheurs de science et d’amour pour lesquels elle est faite, auxquels elle aspire. Traduire cette lumière ainsi cristallisée en langage humain ; rendre l’humanité lumineuse, la façonner en motifs éclatants, telle est la double tâche, involutive et évolutive, que doit accomplir le Sage. Le but final sera nécessairement la perfection universelle, réalisée par la culture individuelle, cette dernière étant et de meurant le moyen et non le terme. Et, puisque cette justification m’a conduit à une profession de foi, je la veux complète et veux dire bien haut : Je défen
2QUE DOIT ÊTRE LE MOI ? I Og drai le culte du Moi, dont le temple est consacré à l’hu manité; je protégerai de même et défendrai s’il le faut l’enclume où se martèle la cognée devant abattre la forêt envahissante de l’égoïsme inutile et de l’erreur, et je la tremperai dans un bain glacé d’égoïsme spiri tualisé pour que son tranchant soit plus acéré, sa ma tière plus dense et plus homogène. Telle sera mon œuvre, telle je veux la défendre. Vous connaissez aujourd’hui, cher et vénéré maître, la cause qui m’est chère, et la certitude démarcher pour elle, avec vous, et suivant vos doctrines, m’est un fier brevet de noblesse, sinon de succès. Quærens (i). (i) Nous tenons à protester spécialement contre une confu sion intéressée que la Revue Spirite (n° de janvier) s’est effor cée d’établir entre notre rédacteur et une autre personne qui a jugé utile de signer du même nom des idées totalement oppo sées à celles de notre ami Quærens (N. D. L. D.). (PHILOSOPHIE DE LA NATURE) La matière est un composé de molécules mainte nues en équilibre à certaines distances par les éner gies attractives qui dérivent du mouvement même de ces molécules. Il n’y a pas de forces dans la nature. Il n’y a que des mouvements vibratoires dont les vitesses sont aussi variées que possible, dont les combinaisons produisent tous les groupements qui. quoique nous les appelions permanents, sont passagers par rapport à l’éternité de la matière et de l’aster. Le Congrès de Mécanique tenu à Paris en 1889, pendant l’Exposition Universelle, a sérieusement agité la question de supprimer le mot Force dans la science et de le remplacer par celui de Mouvement ou ^’Énergie. On peut admettre qu’un corps déterminé résulte
3FRAGMENT I I I de l’orientation des molécules et de la vitesse avec laquelle elles se meuvent dans leur orbite. L’orientation moléculaire peut être classée de deux manières différentes : a. L’orientation permanente ; b. L’orientation passagère. A la première catégorie appartiennent les corps inertes, comme les minéraux, les pierres, etc... Ils ne se détériorent que par l’action des corps extérieurs. Les êtres vivants des trois règnes appartiennent en général à la seconde catégorie qui ne diffère en réalité de la première que par une orientation plus accentuée. La durée de l’orientation, période d’équilibre, s’ap pelle la force vitale, la vie. Quand cette période est terminée pour un être donné, les molécules qui com posent cet être se séparent. Elles ne sont pas rem placées: la vie cesse... Mais ces molécules ne sont pas détruites. Attirées par les énergies qui produisent les orientations pas sagères, elles vont participer à l’existence d’êtres nou veaux qui peuvent ne pas être les mêmes que ceux qui les groupaient précédemment. L’orientation peut être détruite par un accident grave qui modifie le groupement. Quand cet accident n’a pas eu lieu, l’orientation persiste jusqu’à épuise ment de l’attraction qui la maintient. Dans l’orientation passagère, la résistance aux agents extérieurs est beaucoup plus énergique. Elle est aussi moins durable. On peut donc considérer l’être vivant, quelle que soit son échelle, comme un réservoir à niveau cons
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1i o8 L INITIATION essuie le cristal de l’oculaire, souillé par les embruns de l’égoïsme, et, quand la matière sera pure, lorsque le rayon ne sera plus réfracté, mets la lunette au point suivant les lois morales, et nécessairement tu verras apparaître dans ton champ visuel l’étoile dans la nuit. Si ton navire a résisté à l’effort des vagues, dirige le droit dans la passe, et tu seras sauvé. Je pense, cher et vénéré maître, avoir ainsi montré comment je comprends la réalisation de la perfection dans le plan matériel et moral pour l’entrée dans le plan intellectuel. Je pourrais y ajouter les moyens que je crois nécessaires pour obtenir ces diverses perfec tions inférieures et intermédiaires, et raisonnerais comme en un article, Esotérisme et Militarisme, pu blié dans un numéro de l’Initiation de l’année der nière. Cela me serait facile et, pour vous, peut-être fastidieux après cette trop longue justification. Je veux ici m’arrêter et dire en ma péroraison : Rendons la lumière intelligente et aimante pour que ne soient pas perdus pour l’humanité, qui souffre et ignore dans la nuit les bonheurs de science et d’amour pour lesquels elle est faite, auxquels elle aspire. Traduire cette lumière ainsi cristallisée en langage humain ; rendre l’humanité lumineuse, la façonner en motifs éclatants, telle est la double tâche, involutive et évolutive, que doit accomplir le Sage. Le but final sera nécessairement la perfection universelle, réalisée par la culture individuelle, cette dernière étant et de meurant le moyen et non le terme. Et, puisque cette justification m’a conduit à une profession de foi, je la veux complète et veux dire bien haut : Je défen
2QUE DOIT ÊTRE LE MOI ? I Og drai le culte du Moi, dont le temple est consacré à l’hu manité; je protégerai de même et défendrai s’il le faut l’enclume où se martèle la cognée devant abattre la forêt envahissante de l’égoïsme inutile et de l’erreur, et je la tremperai dans un bain glacé d’égoïsme spiri tualisé pour que son tranchant soit plus acéré, sa ma tière plus dense et plus homogène. Telle sera mon œuvre, telle je veux la défendre. Vous connaissez aujourd’hui, cher et vénéré maître, la cause qui m’est chère, et la certitude démarcher pour elle, avec vous, et suivant vos doctrines, m’est un fier brevet de noblesse, sinon de succès. Quærens (i). (i) Nous tenons à protester spécialement contre une confu sion intéressée que la Revue Spirite (n° de janvier) s’est effor cée d’établir entre notre rédacteur et une autre personne qui a jugé utile de signer du même nom des idées totalement oppo sées à celles de notre ami Quærens (N. D. L. D.). (PHILOSOPHIE DE LA NATURE) La matière est un composé de molécules mainte nues en équilibre à certaines distances par les éner gies attractives qui dérivent du mouvement même de ces molécules. Il n’y a pas de forces dans la nature. Il n’y a que des mouvements vibratoires dont les vitesses sont aussi variées que possible, dont les combinaisons produisent tous les groupements qui. quoique nous les appelions permanents, sont passagers par rapport à l’éternité de la matière et de l’aster. Le Congrès de Mécanique tenu à Paris en 1889, pendant l’Exposition Universelle, a sérieusement agité la question de supprimer le mot Force dans la science et de le remplacer par celui de Mouvement ou ^’Énergie. On peut admettre qu’un corps déterminé résulte
3FRAGMENT I I I de l’orientation des molécules et de la vitesse avec laquelle elles se meuvent dans leur orbite. L’orientation moléculaire peut être classée de deux manières différentes : a. L’orientation permanente ; b. L’orientation passagère. A la première catégorie appartiennent les corps inertes, comme les minéraux, les pierres, etc... Ils ne se détériorent que par l’action des corps extérieurs. Les êtres vivants des trois règnes appartiennent en général à la seconde catégorie qui ne diffère en réalité de la première que par une orientation plus accentuée. La durée de l’orientation, période d’équilibre, s’ap pelle la force vitale, la vie. Quand cette période est terminée pour un être donné, les molécules qui com posent cet être se séparent. Elles ne sont pas rem placées: la vie cesse... Mais ces molécules ne sont pas détruites. Attirées par les énergies qui produisent les orientations pas sagères, elles vont participer à l’existence d’êtres nou veaux qui peuvent ne pas être les mêmes que ceux qui les groupaient précédemment. L’orientation peut être détruite par un accident grave qui modifie le groupement. Quand cet accident n’a pas eu lieu, l’orientation persiste jusqu’à épuise ment de l’attraction qui la maintient. Dans l’orientation passagère, la résistance aux agents extérieurs est beaucoup plus énergique. Elle est aussi moins durable. On peut donc considérer l’être vivant, quelle que soit son échelle, comme un réservoir à niveau cons
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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