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1GROUPE INDÉPENDANT D’ÉTUDES ÉSOTÉRIQUES 197 cela ne se réfute pas avec des arguments de polé mique. Donc, le 21 mai 1890, nous débutions dans ce centre désormais consacré à la propagande active de l’idée spiritualiste. Le 12 novembre, nous étions mis à même de fonder un organe hebdomadaire, le Voile d’1sz‘s, destiné à nous mettre en relation avec nos branches, car nous commencions à avoir des branches régulières en pro vince et à l’étranger. Le 19 novembre, les travaux poursuivis au Quar— tier Général prenaient assez d’importance pour néces— siterla création de dix-huitgroupes d’études théoriques, pratiques et d’action. En même temps, nos conférences bi-mensuelles pre— naient une extension considérable à tel point qu’à l’une d’elles nous fûmes dans l’obligation de refuser plus de cent cinquante personnes. Les conférenciers qui ont eu l’honneur de parler devant vous se recommandaient à votre attention par des garanties sérieuses d’instruction, et, pour la plu— part, par d’importants travaux antérieurs. Les noms de M. Desmarest, l’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats, d’Hippolyt‘e Destrem, l’ardent défenseur de la Rénovation, d’Emile Michelet, de Georges Vitoux, du comte de Larmandz‘e, du poète Émile Goudeau vous sont assez connus pour qu’il soit inutile d’insister longuement,_ et je ne parle pas des membres de groupe comme Stanislas de Guaita, Julien Lejay, L. Stevenard et Lucien Mauchel, que vous êtes appelés à entendre assez fréquemment. :,"“t"ï
2198 L’INITIATION Pendant ce temps, nos groupes d’expériences ne restaient pas oisifs. L’hypnotisme était étudié au moyen de quatre sujets, les phénomènes de spiritisme commençaient à être l’objet de recherches sérieuses qui durèrent plusieurs mois et aboutirent à la prise en flagrant délit de fraude d’un médium, qui, comme tous ses pareils, avait produit, tant que ses forces n’étaient pas épuisées, des phénomènes que nous croyons revêtus d’une certaine authenticité. C’est du reste ce que l’enquête poursuivie aura à discuter (I). Les tenues martinistes se multipliaient en même temps et actuellement nous sommes sur le point de grouper une série de loges se rattachant à cet ordre. L’action dans la presse n’était pas négligée et chaque mois au moins un grand article était consacré à notre mouvement dans un des grandsjournaux parisiens. Les collections de ces articles sont déposées aux archives. Notre journal hebdomadaire doublait alors son for— mat et la publication des Vers dorés de Pythagore commençait, sanctionnant à jamais le succès avec lequel avait été accueilli notre petit organe. Depuis, plusieurs des«conférences faites au groupe ont été publiées en petits volumes; des travaux origi naux plus importants encore ont vu le jour, écrits par nos chefs de groupe; je vous rappellerai surtout : L’Ésotérisme dans l'Art, d’Emile Michelet; L’Oc cultz’sme scientifique, de G. Vitoux; Considérations sur les phénomènes de spiritisme, de Papus; Essai (I) Ce médium n'était pasle seul sur qui les expériences spirites aient été poqrsp1vxes. Il y en avant trms autres sur qui l'mfluence de l'éther a été ver1fioe. i.» _vveitïiä
3mnæs.—m_:r:.u zw-;.. a‘aAJES.‘::æ.:."1—'!Æ , GROUPE INDÉPENDANT D’ÉTUDES ÉSOTÉRIQUES I99 ' surla philosophie bouddhique, d’Augustin Chaboseau; Essaisur1’Epolutiondel’ldée, de F.-Ch. Barlet; Théo— ries etSymboles des A lc/z imz'stes, d’Albert Poisson, etc., pour les travaux dépendant du Quartier général et l’Er reur latine, de H. Lefort; Les Mages et le Secret ma— gigue, de Néhor; L’Age du Sphynx, de Vurgey; les divers articles de l’Union occulte française, pour les travaux faits par les membres les plus éminents de nos branches. 4*); Laissant donc de côté les étapes parcourues, per mettez—moi de vous exposer l’état actuel du groupe, un an après l’ouverture du Quartier Général. Si vous voulez bien vous donner la peine de considé rer le nombre vraiment prodigieux de sociétés philoso phiques, spiritualistes, fraternelles, rénovatrices, reli gieusesmêmequiinscrivent en tête deleurspr0grammes la lutte contre le matérialisme, vous aurez une idée des nombreuses « bonnes intentions » qui existent partout. Mais les bonnes intentions ne suffisent pas; car, si vous abordez l’étude de l’œuvre de réalisation accom plie, tout change. Dans la grande majorité des cas quelques membres épars se réunissent une heure ou deux par mois pour discutailler en famille; un petit bulletin annonce à de rares lecteurs les idées échan— gées, et les malheureux utopistes ressemblent assez aux terribles guerriers d’Opéra7 hurlant d’une voix formidable: « Nous partons, levons—nous, marchons, marchons et qui ne partent jamais. ‘ Les belles paroles, les discours véhéments, les appels retentissants et les articles fulminants qui viennent W“ W«ww .«w.._c-mwxmw——».—smw— —*‘r‘î‘-r -
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1GROUPE INDÉPENDANT D’ÉTUDES ÉSOTÉRIQUES 197 cela ne se réfute pas avec des arguments de polé mique. Donc, le 21 mai 1890, nous débutions dans ce centre désormais consacré à la propagande active de l’idée spiritualiste. Le 12 novembre, nous étions mis à même de fonder un organe hebdomadaire, le Voile d’1sz‘s, destiné à nous mettre en relation avec nos branches, car nous commencions à avoir des branches régulières en pro vince et à l’étranger. Le 19 novembre, les travaux poursuivis au Quar— tier Général prenaient assez d’importance pour néces— siterla création de dix-huitgroupes d’études théoriques, pratiques et d’action. En même temps, nos conférences bi-mensuelles pre— naient une extension considérable à tel point qu’à l’une d’elles nous fûmes dans l’obligation de refuser plus de cent cinquante personnes. Les conférenciers qui ont eu l’honneur de parler devant vous se recommandaient à votre attention par des garanties sérieuses d’instruction, et, pour la plu— part, par d’importants travaux antérieurs. Les noms de M. Desmarest, l’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats, d’Hippolyt‘e Destrem, l’ardent défenseur de la Rénovation, d’Emile Michelet, de Georges Vitoux, du comte de Larmandz‘e, du poète Émile Goudeau vous sont assez connus pour qu’il soit inutile d’insister longuement,_ et je ne parle pas des membres de groupe comme Stanislas de Guaita, Julien Lejay, L. Stevenard et Lucien Mauchel, que vous êtes appelés à entendre assez fréquemment. :,"“t"ï
2198 L’INITIATION Pendant ce temps, nos groupes d’expériences ne restaient pas oisifs. L’hypnotisme était étudié au moyen de quatre sujets, les phénomènes de spiritisme commençaient à être l’objet de recherches sérieuses qui durèrent plusieurs mois et aboutirent à la prise en flagrant délit de fraude d’un médium, qui, comme tous ses pareils, avait produit, tant que ses forces n’étaient pas épuisées, des phénomènes que nous croyons revêtus d’une certaine authenticité. C’est du reste ce que l’enquête poursuivie aura à discuter (I). Les tenues martinistes se multipliaient en même temps et actuellement nous sommes sur le point de grouper une série de loges se rattachant à cet ordre. L’action dans la presse n’était pas négligée et chaque mois au moins un grand article était consacré à notre mouvement dans un des grandsjournaux parisiens. Les collections de ces articles sont déposées aux archives. Notre journal hebdomadaire doublait alors son for— mat et la publication des Vers dorés de Pythagore commençait, sanctionnant à jamais le succès avec lequel avait été accueilli notre petit organe. Depuis, plusieurs des«conférences faites au groupe ont été publiées en petits volumes; des travaux origi naux plus importants encore ont vu le jour, écrits par nos chefs de groupe; je vous rappellerai surtout : L’Ésotérisme dans l'Art, d’Emile Michelet; L’Oc cultz’sme scientifique, de G. Vitoux; Considérations sur les phénomènes de spiritisme, de Papus; Essai (I) Ce médium n'était pasle seul sur qui les expériences spirites aient été poqrsp1vxes. Il y en avant trms autres sur qui l'mfluence de l'éther a été ver1fioe. i.» _vveitïiä
3mnæs.—m_:r:.u zw-;.. a‘aAJES.‘::æ.:."1—'!Æ , GROUPE INDÉPENDANT D’ÉTUDES ÉSOTÉRIQUES I99 ' surla philosophie bouddhique, d’Augustin Chaboseau; Essaisur1’Epolutiondel’ldée, de F.-Ch. Barlet; Théo— ries etSymboles des A lc/z imz'stes, d’Albert Poisson, etc., pour les travaux dépendant du Quartier général et l’Er reur latine, de H. Lefort; Les Mages et le Secret ma— gigue, de Néhor; L’Age du Sphynx, de Vurgey; les divers articles de l’Union occulte française, pour les travaux faits par les membres les plus éminents de nos branches. 4*); Laissant donc de côté les étapes parcourues, per mettez—moi de vous exposer l’état actuel du groupe, un an après l’ouverture du Quartier Général. Si vous voulez bien vous donner la peine de considé rer le nombre vraiment prodigieux de sociétés philoso phiques, spiritualistes, fraternelles, rénovatrices, reli gieusesmêmequiinscrivent en tête deleurspr0grammes la lutte contre le matérialisme, vous aurez une idée des nombreuses « bonnes intentions » qui existent partout. Mais les bonnes intentions ne suffisent pas; car, si vous abordez l’étude de l’œuvre de réalisation accom plie, tout change. Dans la grande majorité des cas quelques membres épars se réunissent une heure ou deux par mois pour discutailler en famille; un petit bulletin annonce à de rares lecteurs les idées échan— gées, et les malheureux utopistes ressemblent assez aux terribles guerriers d’Opéra7 hurlant d’une voix formidable: « Nous partons, levons—nous, marchons, marchons et qui ne partent jamais. ‘ Les belles paroles, les discours véhéments, les appels retentissants et les articles fulminants qui viennent W“ W«ww .«w.._c-mwxmw——».—smw— —*‘r‘î‘-r -
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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