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1k‘_‘ %lvanæaoros A MONSIEUR WILLIAM CROOKES Membre de la Société Royale de Londres. MONSIEUR ET ÉMINENT PROFESSEUR, J’ai l’honneur de vous adresser la Conférence que j’ai faite à Gênes le 27 février dernier sur la Pucelle d’Orléans. Dans cette conférence, je me suis fondé sur vos expériences spirites, afin d’assigner à la mission de Jeanne Darc une origine conforme aux dires de l’héroïne, afin de placer cette origine au-dessus des prétentions matérialistes des physiologues du xrxe siècle. ' Depuis, un journal parisien, l’Unz‘vers Illustré, a ublié un long article sur vos expériences spirites. L’authenticité des documents qui ont fait connaître vos expériences au public y est l’objet de réserves. Je crois devoir vous signaler l’une de ces réserves. Elle est contenue dans le numéro du 18 avril. « L’attitude ultérieure de M. William Crookes témoignage. Depuis dix-sept ans que des faits si extraordinaires ont été constatés par lui, il a gardé un silence absolu, et ce silence, en vérité, ressemble beaucoup à un désaveu. » A’AAkâ semble de nature à infirmer la valeur d’un premier . ce..,_._'n'—yv' Mi 1 ' “W
2194 L’INITIATION Votre silence ressemble—HI à un désaveu ? Je me suis posé la question. J’ai songé à vous la commu niquer avant d’en poursuivre la solution. Lui four nirez—vous une réponse décisive P Il y a de mon fait quelque audace à solliciter votre intervention dans une querelle de ce genre : j’ai cette audace dans l’intérêt de la vérité. Les individus traversent vite l’univers. Quand un _savant a terminé son passage à travers la vie, l’héri— tage de son savoir se résout en parcelles incomplètes, lot d’une petite troupe de compagnons ou d’amis, vite perdues pour la collectivité humaine. Je tiens pour un précieux avantagé d’avoir commencé mon voyage à temps pour provoquer de votre bouche ou . de votre main la réponse à une objection intéressante pour les doctrines de notre époque. Vos expériences de 1874 sont—elles, ainsi que je l’ai pensé jusqu’ici, ainsi que je le pense encore, les plus décisives du siècle au point de vue de l’évolution scientifique de l’humanité? Au contraire! l’auteur de ces merveil— leuses expériences désavoue—t-il la paternité de phé nomènes scrupuleusement observés P Tel est mon sentiment en écrivant cette lettre. Ce sentiment est respectueux de votre gloire. En répé— tant ce que des adversaires ont affirmé dans une intention opposée à la mienne, j’écris pour le bien de la science, j’agis pour la recherche de la vérité. Cela dans la faible mesure de l’écrivain qui répète les pro— pos d’autrui en s’efforçant de les rattacher à la solu tion des problèmes historiques et philosophiques qui agitent l’âme de l’humanité. W m,...ùè‘Cxu_ n.u 4. ., . - sun.;a.g,a. .-., .‘. . m ,
3A MONSIEUR WILLIAMS CROOKES 195 Vous intéresserez—vous au discrédit où les assertions de l’Um‘vers illustré sur vos expériences placent mes propres dires sur la mission de Jeanne Darc! J’ose l’espérer. Je me remets à votre bienveillance pour les amis de la vérité. Je vous prie d’agréer l’expression de mon profond respect (1). PAUL MARIN. Hyères, le 2 mai 1891. (1) M. Paul Marins areçu depuis de William Crockes la promesse d‘une ré onse détaillée. L'ln:‘tiation fera tous ses efforts pour annoncer la pre— mière le contenu de cette réponse à. ses lecteurs. Nous prions de plus nos confrères qui voudraient reproduire cette lettre d'en indiquer l’origine. PARTIE INITIATIQUE Gnome iluos’eaunaur D’ÉTUDES ÉSOTÉRIQUES Rapport du ‘Président à l’occasion de l’anniversaire de lafondation du Quartier Général. MESDAMES, MESSIEURS, Le 21 mai 1890, le Groupe indejvendant d’li’tudes ésotériques, récemment fondé, ouvrait à ses membres son nouveau local, 29, rue de Trévise. A cette époque, nous ne possédions aucune ramifi cation, soit à Paris, soit en province; nous en appe— lions au public pour la réussite de l’idée spiritualiste : nousverrons quelle fut la réponse faite à notre appel. Nos moyens d’action étaient minimes: peu de fonds, une revue mensuelle, l’Initiation; mais des collabora teurs instruits et tout dévoués à l’œuvre, et beaucoup de bonne volonté de tous les côtés. On nous a accusé de parler toujours de nos « pré— tendus » succès. A cette accusation, quelle réponse faut-il faire P Des dates et des chiffres, cela suffira, car
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1k‘_‘ %lvanæaoros A MONSIEUR WILLIAM CROOKES Membre de la Société Royale de Londres. MONSIEUR ET ÉMINENT PROFESSEUR, J’ai l’honneur de vous adresser la Conférence que j’ai faite à Gênes le 27 février dernier sur la Pucelle d’Orléans. Dans cette conférence, je me suis fondé sur vos expériences spirites, afin d’assigner à la mission de Jeanne Darc une origine conforme aux dires de l’héroïne, afin de placer cette origine au-dessus des prétentions matérialistes des physiologues du xrxe siècle. ' Depuis, un journal parisien, l’Unz‘vers Illustré, a ublié un long article sur vos expériences spirites. L’authenticité des documents qui ont fait connaître vos expériences au public y est l’objet de réserves. Je crois devoir vous signaler l’une de ces réserves. Elle est contenue dans le numéro du 18 avril. « L’attitude ultérieure de M. William Crookes témoignage. Depuis dix-sept ans que des faits si extraordinaires ont été constatés par lui, il a gardé un silence absolu, et ce silence, en vérité, ressemble beaucoup à un désaveu. » A’AAkâ semble de nature à infirmer la valeur d’un premier . ce..,_._'n'—yv' Mi 1 ' “W
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3A MONSIEUR WILLIAMS CROOKES 195 Vous intéresserez—vous au discrédit où les assertions de l’Um‘vers illustré sur vos expériences placent mes propres dires sur la mission de Jeanne Darc! J’ose l’espérer. Je me remets à votre bienveillance pour les amis de la vérité. Je vous prie d’agréer l’expression de mon profond respect (1). PAUL MARIN. Hyères, le 2 mai 1891. (1) M. Paul Marins areçu depuis de William Crockes la promesse d‘une ré onse détaillée. L'ln:‘tiation fera tous ses efforts pour annoncer la pre— mière le contenu de cette réponse à. ses lecteurs. Nous prions de plus nos confrères qui voudraient reproduire cette lettre d'en indiquer l’origine. PARTIE INITIATIQUE Gnome iluos’eaunaur D’ÉTUDES ÉSOTÉRIQUES Rapport du ‘Président à l’occasion de l’anniversaire de lafondation du Quartier Général. MESDAMES, MESSIEURS, Le 21 mai 1890, le Groupe indejvendant d’li’tudes ésotériques, récemment fondé, ouvrait à ses membres son nouveau local, 29, rue de Trévise. A cette époque, nous ne possédions aucune ramifi cation, soit à Paris, soit en province; nous en appe— lions au public pour la réussite de l’idée spiritualiste : nousverrons quelle fut la réponse faite à notre appel. Nos moyens d’action étaient minimes: peu de fonds, une revue mensuelle, l’Initiation; mais des collabora teurs instruits et tout dévoués à l’œuvre, et beaucoup de bonne volonté de tous les côtés. On nous a accusé de parler toujours de nos « pré— tendus » succès. A cette accusation, quelle réponse faut-il faire P Des dates et des chiffres, cela suffira, car
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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