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1L'INITIATION l' LES Voici de science ne rentre pas dans les Tout y est le but et la C'est donc une tentative extrêmement mérite la attention Pour ma je crois cette hardiess:e albsolurnellt lég;ithne, et je vais essayer de la jusltifie:r. nous avons le droit d'être fiers notre science de 1 En ce que nous savons aujOl.:lrd'hlli à ce que savaient nos ancêtres de 1490, nous admirerons la marche l'homme a faite en siècles ont suffi pour des n'existaient pas, même de nom, l'astronomie et la la ph'fSi()loj;ie. Mais au de l'avenir s'ouvre à rhlomme:r' mis de supposer que nous ayons, en si peu de tout ce que nous ? dans en 2290, nos arr"ler'e-tletl.ts-. neveux ne seront pas de notre igIllor'!l.nc:e d'aujciufld'hui? et encore de prcSsomJ)tic)O à nier sans examen ce que nous ne comPSYCHOLOGIE 291 Oui 1notre science est trop jeulhe pour avoir Je droit d'être absolue dans les il est absurde de dire: «Nous n'ircns pas plus loin. Voici des que l'homme n'expliquera jamais. Voici des phénomènes qui sont absurdes et qu'il ne faut pas même chercher à comprendre, car ils dépassent les bornes de notre connaissance. Parler ainsi, c'est se limiter au petit nombre des lois déjà établies et des faits déjà connus; c'est se condamner à l'inaction, c'est nier le progrès, c'est se refuser d'avance à une de ces découvertes fondamentales qui, ouvrant une voie inconnue, créent un monde nouveau; c'est faire succéder la routine au progrès. En Asie, un très grand peuple est resté stationnaire depuis trente siècles pour avoir raisonné ainsi. Il y a en Chine des mandarins, très doctes et très érudits, qui passent des examens prodigieusement difficiles et compliqués, où ils doivent faire preuve d'une connaissance approfondie des vérités enseignées par Confucius et ses disciples. Mais ils ne songent pas à aller au delà ou en avant. Ils ne sortent pas de Con· fucius. C'est leur horizon tout entier, et ils sont à ce point abêtis qu'ils ne comprennent pas qu'il en existe d'autres. Eh bien, dans nos civilisations, plus amies du progrès, il règne une sorte d'esprit analogue; nous sommes tous, plus ou moins, semblables aux man· darins; nous voudrions enfermer dans nos livres classiques le cycle de nos connaissances, avec défense d'en sortir. On révère la science, on lui rend, non sans. raison, les plus grands honneurs; mais on ne Dlg'!lzed byGoog[e
2que nous L'INITIATION s'écarter de la voie maitre:s, de sorte d'être traitée d'anti-sciennouvelles, étranges ,.,n'"I1..., p.uaisselnt à notre 'rolltine, démontrées. certain que seront un n'est pas Il est mille nous passons, sans les à côté de sont éclatants et que nous ne savons ni observer ni provoquer. sont. le rentrent dans ces difficiles à notre attention ne est pas difficiles à parce que nous avons peur est nouveau, que la civilisations anciennes et ne voulons pas être déI'an,gés dans notre paressetlse quiléttlde par une révolution sCÏ<ent:Hi(IUe banales et les officielles. dans l'étude des hallucinatiolls vlériCliq\les, et Podmore - et porldélran'te doit être à M. Ed. la mort a été une -...: ont à concilier ce une
3PSYCHOLOGIE 293 dans la démonstration; d'autre part, une audace ordinaire dans l'hypothèse. C'est pourquoi l'ouvrage est vraiment scientifique, si extraordinaire que puisse paraître la conclusion aux yeux de ceux qui s'attribuent le monopole de l'esprit scientifique. Supposons qu'il s'agisse de démontrer qu'il est certaines hallucinations, lesquelles, au lieu d'être dues au hasard de l'imagination, présentent un rapport étroit avec un fait réel, éloigné, impossible à connaître par le $ecours de nos sens normaux (1) : comment pourrait-on (procéder à cette démonstration? Je ne vois guère que trois moyens: 1° le raisonnement, 2° l'observation, 3° l'expérience. Eh bien, prernms ces trois moyens successivement, et voyons ce qu'ils valent les uns et les autres. Le raisonnement est insuffisant; cela est clair. Jamais par A + B on ne pourra prouver qu'il y a de par le monde des revenants ou des fantÔmes. A vrai dire, on sera tout aussi mal fondé à prouver par le raisonnement la négative. Raisonnements, déductions, syllogismes, paralogismes, calcul des probabilités ou calcul intégral, tout cet appareil sera inefficace à prouver qu'il y a des revenants ou qu'il n'y en a pas. C'est du verbiage, et il faut passer à une autre preuve. L'observation est une ressource précieuse; mals cette observation a un caractère empirique, fortuit, (Il Pour prendre un exemple \,réds, A, étant dans J'Inde, voit, !e 1J .janvier,. huir heures du SOIr,! oml/re, Je fantôme de son frère B, qui est en Angleterre et 'lu'i1 a tout lieu de savoir bien portant, et ne courant allcun danger. Or B est précisément mort d'accident, !e u ianvier, quelques heures auparavant, ce qu'A ne peut pas savoir. Donc 9allon de A est ",éridique, en rapport avec la mort de B qui est réelle. Dlg'!lzed byGoog[e
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1L'INITIATION l' LES Voici de science ne rentre pas dans les Tout y est le but et la C'est donc une tentative extrêmement mérite la attention Pour ma je crois cette hardiess:e albsolurnellt lég;ithne, et je vais essayer de la jusltifie:r. nous avons le droit d'être fiers notre science de 1 En ce que nous savons aujOl.:lrd'hlli à ce que savaient nos ancêtres de 1490, nous admirerons la marche l'homme a faite en siècles ont suffi pour des n'existaient pas, même de nom, l'astronomie et la la ph'fSi()loj;ie. Mais au de l'avenir s'ouvre à rhlomme:r' mis de supposer que nous ayons, en si peu de tout ce que nous ? dans en 2290, nos arr"ler'e-tletl.ts-. neveux ne seront pas de notre igIllor'!l.nc:e d'aujciufld'hui? et encore de prcSsomJ)tic)O à nier sans examen ce que nous ne comPSYCHOLOGIE 291 Oui 1notre science est trop jeulhe pour avoir Je droit d'être absolue dans les il est absurde de dire: «Nous n'ircns pas plus loin. Voici des que l'homme n'expliquera jamais. Voici des phénomènes qui sont absurdes et qu'il ne faut pas même chercher à comprendre, car ils dépassent les bornes de notre connaissance. Parler ainsi, c'est se limiter au petit nombre des lois déjà établies et des faits déjà connus; c'est se condamner à l'inaction, c'est nier le progrès, c'est se refuser d'avance à une de ces découvertes fondamentales qui, ouvrant une voie inconnue, créent un monde nouveau; c'est faire succéder la routine au progrès. En Asie, un très grand peuple est resté stationnaire depuis trente siècles pour avoir raisonné ainsi. Il y a en Chine des mandarins, très doctes et très érudits, qui passent des examens prodigieusement difficiles et compliqués, où ils doivent faire preuve d'une connaissance approfondie des vérités enseignées par Confucius et ses disciples. Mais ils ne songent pas à aller au delà ou en avant. Ils ne sortent pas de Con· fucius. C'est leur horizon tout entier, et ils sont à ce point abêtis qu'ils ne comprennent pas qu'il en existe d'autres. Eh bien, dans nos civilisations, plus amies du progrès, il règne une sorte d'esprit analogue; nous sommes tous, plus ou moins, semblables aux man· darins; nous voudrions enfermer dans nos livres classiques le cycle de nos connaissances, avec défense d'en sortir. On révère la science, on lui rend, non sans. raison, les plus grands honneurs; mais on ne Dlg'!lzed byGoog[e
2que nous L'INITIATION s'écarter de la voie maitre:s, de sorte d'être traitée d'anti-sciennouvelles, étranges ,.,n'"I1..., p.uaisselnt à notre 'rolltine, démontrées. certain que seront un n'est pas Il est mille nous passons, sans les à côté de sont éclatants et que nous ne savons ni observer ni provoquer. sont. le rentrent dans ces difficiles à notre attention ne est pas difficiles à parce que nous avons peur est nouveau, que la civilisations anciennes et ne voulons pas être déI'an,gés dans notre paressetlse quiléttlde par une révolution sCÏ<ent:Hi(IUe banales et les officielles. dans l'étude des hallucinatiolls vlériCliq\les, et Podmore - et porldélran'te doit être à M. Ed. la mort a été une -...: ont à concilier ce une
3PSYCHOLOGIE 293 dans la démonstration; d'autre part, une audace ordinaire dans l'hypothèse. C'est pourquoi l'ouvrage est vraiment scientifique, si extraordinaire que puisse paraître la conclusion aux yeux de ceux qui s'attribuent le monopole de l'esprit scientifique. Supposons qu'il s'agisse de démontrer qu'il est certaines hallucinations, lesquelles, au lieu d'être dues au hasard de l'imagination, présentent un rapport étroit avec un fait réel, éloigné, impossible à connaître par le $ecours de nos sens normaux (1) : comment pourrait-on (procéder à cette démonstration? Je ne vois guère que trois moyens: 1° le raisonnement, 2° l'observation, 3° l'expérience. Eh bien, prernms ces trois moyens successivement, et voyons ce qu'ils valent les uns et les autres. Le raisonnement est insuffisant; cela est clair. Jamais par A + B on ne pourra prouver qu'il y a de par le monde des revenants ou des fantÔmes. A vrai dire, on sera tout aussi mal fondé à prouver par le raisonnement la négative. Raisonnements, déductions, syllogismes, paralogismes, calcul des probabilités ou calcul intégral, tout cet appareil sera inefficace à prouver qu'il y a des revenants ou qu'il n'y en a pas. C'est du verbiage, et il faut passer à une autre preuve. L'observation est une ressource précieuse; mals cette observation a un caractère empirique, fortuit, (Il Pour prendre un exemple \,réds, A, étant dans J'Inde, voit, !e 1J .janvier,. huir heures du SOIr,! oml/re, Je fantôme de son frère B, qui est en Angleterre et 'lu'i1 a tout lieu de savoir bien portant, et ne courant allcun danger. Or B est précisément mort d'accident, !e u ianvier, quelques heures auparavant, ce qu'A ne peut pas savoir. Donc 9allon de A est ",éridique, en rapport avec la mort de B qui est réelle. Dlg'!lzed byGoog[e
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