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11MW . ,. \. 103 ARBITRAIRE OU ARBITRAL petits poèmes adressés aux régnants d’Europe. Voilà comment l’auteur présente lui-même son œuvre au lecteur; cette introduction montre assez, aux yeux clairvoyants, combien le marquis de Saint—Yves sait employer les données les plus élevées de la Science Occulte qu’il indique encore clairement ici : AU LECTEUR « Parmi les lecteurs de mes Missions, de jeunes poètes, appartenant à différents cultes et à divers pays, m’ont prié de donner à leur talent un but nouveau dans le sens de mes conclusions. Je ne demanderais pas mieux ; mais, si, cinq cents ans avant Mahomet, un poète arabe a pu dire: «Tout a été chanté; il n’y a plus rien de nouveau sous le soleil! » à plus forte raison peut—on le répéter aujour— d’hui. Au fond, la seule nouveauté, c’est ce qÏ1i est éter nel: et en Art comme en Science, le Vrai seul remplit cette condition, puisque le Beau n’en est que la splen— dent. En ce qui regarde la Poésie, je ne vois, en dehors du anciennes Universités Patriarcales, que les écri vains hébraïques des deux Testaments qui aient mis leur art au service direct du Vrai. J’ai exposé ailleurs une partie de ce que je savais de leurs Écoles primitives, fondées par Moïse, relevées par Élie; et je me suis efforcé de démontrer que leur notion sociale du Vrai tendait à rénover, sur la Tärre même, le RÈGNE DE DIEU, et sa Loi sociale, la SYNARCHIE. 'I
2l 04 L’INITIATION '--.-*'--.-r 99. ..=r:..—.:Jæ.. —'..r_—_"& .—. ..... LI ruw. ..-... .-_.u. n.\"'_ -.....v,__é_1, En Art comme en Science, la nouveauté d’aujour d’hui me semblerait consister dans ce souvenir et dans cette espérance. La phase prophétique, puis évangélique, rend un mouvement de ce genre aussi facile qu’obligatoire. Il n’est pas nécessaire d’être prophète»ni apôtre pour cela, mais seulement assez instruit pour être croyant, assez civilisé pour être bon. Je ne crois donc pas que, pour faire ce bien, il faille sortir de son propre culte, ni se mettre en commu nauté quelconque, ni se singulariser autrement que par une vie studieuse, sainte et utile. . Grâce à nos Testateurs, nous avons tous un fonds commun de Vérité et une Symbolique complète dans toutes nos Églises. Le commentaire s’en fait dans toutes nos Universités. Mes œuvres de prose n’ont eu d’autre but que d’in diquer la synthèse rationnelle et pratique de ces doubles sources d’informations. Peut-il en naître, ou plutôt en renaître la Poésie susdite, sans parler d’autres Arts ? J’ai des raisons de le croire. Pour le démontrer, j’ai mis ma bonne volonté à l’œuvre. Je me suis imposé de faire tout d’abord une série de poèmes d’actualité. J’ai commencé ces publi cations par trois des souverains et des peuples euro péens qui me semblaient vouloir à ma patrie, soit le moins de mal, soit le plus de bien. Une épigraphe au sujet des Lettres Sacrées que j’emploie dans ces poèmes, opère leur rattache pieuse aux Écoles antiques. Le reste n’a pour singularité que d’être respectueux du souverain et de la nation que
3"'\4_5F" —> . . \. . - ARBITRAIRE OU- ARBITRAL [05 je célèbre, ainsi que de son culte, de sa loi et de ses mœurs, quelles que soient mes convictions, en ce qui regarde ma Patrie et le Catholicisme. Ce respect et cette sympathie sont du Christianisme et de la Civiliq sation en vers : voilà tout. Dans nos grands et saints Guides du Premier et du Second Testament, cet esprit de paix future est magnifiquement proféré, quoique le plus souvent d’une manière hiérographique, dans l’Apocalypse surtout. Quant aux poètes prophétiques d’lsraël, entourés de rois et de peuples idolâtres et hostiles, ils devaient nécessairement entrer avec eux dans un conflit intel« lectuel et moral, qui semblerait déplacé aujourd’hui, que la Foi ou ses fruits positifs sont les mêmes par— tout. Pourtant, dans lsaïe lui-même, les souverains et les peuples étrangers ne sont pas toujours maltraités. En ce qui concerne l’Égypte et même l’Assyrie, on peut voir le chapitre xrx, versets 19-25; en ce qui regarde la Perse, le chapitre XLIV, verset 28. Isaïe va même jusqu’à traiter Cyrus de MESSIE, ce qui est un peu raide à mon humble avis, et malgré toute ma vénération pour ce prophète : chapitre XLV, verset 1. , Après cette citation. je ne crois pas qu’on puisse trouver mes poèmes trop flatteurs, puisqu’ils s’a— dressent à des souverains chrétiens, amis de ma nation. Il est évident que saint Paul, l’apôtre de la Liberté, est le guide spirituel de l’Angleterre. Celui de la Russie est saint Jean, l’apôtre de la Fraternité ; celui
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
11MW . ,. \. 103 ARBITRAIRE OU ARBITRAL petits poèmes adressés aux régnants d’Europe. Voilà comment l’auteur présente lui-même son œuvre au lecteur; cette introduction montre assez, aux yeux clairvoyants, combien le marquis de Saint—Yves sait employer les données les plus élevées de la Science Occulte qu’il indique encore clairement ici : AU LECTEUR « Parmi les lecteurs de mes Missions, de jeunes poètes, appartenant à différents cultes et à divers pays, m’ont prié de donner à leur talent un but nouveau dans le sens de mes conclusions. Je ne demanderais pas mieux ; mais, si, cinq cents ans avant Mahomet, un poète arabe a pu dire: «Tout a été chanté; il n’y a plus rien de nouveau sous le soleil! » à plus forte raison peut—on le répéter aujour— d’hui. Au fond, la seule nouveauté, c’est ce qÏ1i est éter nel: et en Art comme en Science, le Vrai seul remplit cette condition, puisque le Beau n’en est que la splen— dent. En ce qui regarde la Poésie, je ne vois, en dehors du anciennes Universités Patriarcales, que les écri vains hébraïques des deux Testaments qui aient mis leur art au service direct du Vrai. J’ai exposé ailleurs une partie de ce que je savais de leurs Écoles primitives, fondées par Moïse, relevées par Élie; et je me suis efforcé de démontrer que leur notion sociale du Vrai tendait à rénover, sur la Tärre même, le RÈGNE DE DIEU, et sa Loi sociale, la SYNARCHIE. 'I
2l 04 L’INITIATION '--.-*'--.-r 99. ..=r:..—.:Jæ.. —'..r_—_"& .—. ..... LI ruw. ..-... .-_.u. n.\"'_ -.....v,__é_1, En Art comme en Science, la nouveauté d’aujour d’hui me semblerait consister dans ce souvenir et dans cette espérance. La phase prophétique, puis évangélique, rend un mouvement de ce genre aussi facile qu’obligatoire. Il n’est pas nécessaire d’être prophète»ni apôtre pour cela, mais seulement assez instruit pour être croyant, assez civilisé pour être bon. Je ne crois donc pas que, pour faire ce bien, il faille sortir de son propre culte, ni se mettre en commu nauté quelconque, ni se singulariser autrement que par une vie studieuse, sainte et utile. . Grâce à nos Testateurs, nous avons tous un fonds commun de Vérité et une Symbolique complète dans toutes nos Églises. Le commentaire s’en fait dans toutes nos Universités. Mes œuvres de prose n’ont eu d’autre but que d’in diquer la synthèse rationnelle et pratique de ces doubles sources d’informations. Peut-il en naître, ou plutôt en renaître la Poésie susdite, sans parler d’autres Arts ? J’ai des raisons de le croire. Pour le démontrer, j’ai mis ma bonne volonté à l’œuvre. Je me suis imposé de faire tout d’abord une série de poèmes d’actualité. J’ai commencé ces publi cations par trois des souverains et des peuples euro péens qui me semblaient vouloir à ma patrie, soit le moins de mal, soit le plus de bien. Une épigraphe au sujet des Lettres Sacrées que j’emploie dans ces poèmes, opère leur rattache pieuse aux Écoles antiques. Le reste n’a pour singularité que d’être respectueux du souverain et de la nation que
3"'\4_5F" —> . . \. . - ARBITRAIRE OU- ARBITRAL [05 je célèbre, ainsi que de son culte, de sa loi et de ses mœurs, quelles que soient mes convictions, en ce qui regarde ma Patrie et le Catholicisme. Ce respect et cette sympathie sont du Christianisme et de la Civiliq sation en vers : voilà tout. Dans nos grands et saints Guides du Premier et du Second Testament, cet esprit de paix future est magnifiquement proféré, quoique le plus souvent d’une manière hiérographique, dans l’Apocalypse surtout. Quant aux poètes prophétiques d’lsraël, entourés de rois et de peuples idolâtres et hostiles, ils devaient nécessairement entrer avec eux dans un conflit intel« lectuel et moral, qui semblerait déplacé aujourd’hui, que la Foi ou ses fruits positifs sont les mêmes par— tout. Pourtant, dans lsaïe lui-même, les souverains et les peuples étrangers ne sont pas toujours maltraités. En ce qui concerne l’Égypte et même l’Assyrie, on peut voir le chapitre xrx, versets 19-25; en ce qui regarde la Perse, le chapitre XLIV, verset 28. Isaïe va même jusqu’à traiter Cyrus de MESSIE, ce qui est un peu raide à mon humble avis, et malgré toute ma vénération pour ce prophète : chapitre XLV, verset 1. , Après cette citation. je ne crois pas qu’on puisse trouver mes poèmes trop flatteurs, puisqu’ils s’a— dressent à des souverains chrétiens, amis de ma nation. Il est évident que saint Paul, l’apôtre de la Liberté, est le guide spirituel de l’Angleterre. Celui de la Russie est saint Jean, l’apôtre de la Fraternité ; celui
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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