Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1I 00 L’INITIATION . ‘-n .. :. ‘ .v,rvwm .g _ . Il est facile de trouver dans l’histoire la preuve que la science occulte a toujours été le refuge de tous les .opprimés de*l’idée contre les oppresseurs quels que fussent les noms qui cachaient les deux partis éter . nellement en présence. , Or parmi les représentants de la Science Occulte occidentale, dans son véritable caractère de réalisa -tion pratique des théories plus ou moins mystiques, nous tenons à signaler de nouveau à nos lecteurs -l’œuvre du marquis de Saint—Yves d’Alveydre. Ainsi que je l’ai montré dans une étude compara _ tive(t), Saint—Yves a puisé l’occultisme occidental aux sources les plus élevées en s’adressant à un des plus grands maîtres de notre siècle: Fabre d’Olivet. Il est absolument puéril de dire que Saint—Yves a copié Fabre d’Olivet. Il suffit de considérer l’œuvre entreprise pour voir la différence capitale qui sépare .ces auteurs, Saint-Yves employant les mêmes maté— iaux que d’Olivet à la fondation d’une œuvre toute différente: la Synarchie. , ' Qu’est—ce donc que la Synarchie ? La Synarchie, vous diront les critiques, est une douce utopie éclose dans la cervelle d’un homme fort instruit qui aspire à changer les bases de notre société. Cet homme prétend, en s’appuyant sur l’his— toire universelle, démontrer qu’il existe une loi de groupement des séries sociales comme il en existe une de groupement des séries chimiques et il appelle cette loi: la Synarçhie. ' (I) Fabre d'Olivet et Saint-Yves d'Alveydre.
2ARBITRAIRÈ OU ARBITRAL 101 Inutile de vous dire, continuent ces bons critiques, que cette Synarchie est irréalisable attendu qu’elle tendrait à empêcher les politiciens de tromper les électeurs en donnant à ceux-ci une défense réelle contre tout arbitraire: le refus collectif de l’impôt. Empêcher l’arbitraire, est-ce possible ? Toute l’œuvre de l’Occultisme se réduit à la for mule d’équilibre par opposition harmonique des contraires; aussi s’appuyant sur cette donnée, le marquis de Saint—Yves afiirme—t—il l’existence de deux principes sociaux distincts : l’arbitraire et l’arbitral. i' 54 L’arbitraire, il est inutile, je pense, de le définir en détails, il suffit de regarder autour de soi. Il fleurit à merveille dans notre société et peut se définir en deux mots : Empêchement absolu pour l’opprimé (ouvrier, em ployé, électeur) d’agir efficacement dans sa défense légale contre les abus de l’oppresseur (patron, chef de maison, député). . L’arbitral consiste au contraire à trouver un point d’action et de réaction réciproque et harmonique entre les dirigeants et les dirigés. L’arbitrage est, au point de vue international, le moyen employé par les hautes initiations antiques pour régler les différends, et ceux qui nient la puissance réelle d’une idée n’ont qu’à considérer les progrès étonnants accomplis à l’heure actuelle par les sociétés d’arbitrage pour voir que cette idée répond bien à un besoin impé— rieux de l’humanité.
3102 L’INITIATION Or, dès 1882 Saint-Yves affirmait la nécessité de cette orientation nouvelle à donner à l’intellectualité occidentale. Nous verrons si l’avenir lui donnera raison. Nos lecteurs connaissent dès longtemps l’œuvre et l’écrivain, aussi n’est-ce pas à ce sujet que je les rappelle à leur attention. Je n’ai pas non plus à parler de la personne elle—même, ce sujet n’intéressant guère que les concierges physiquement ou intellectuellement parlant. le voudrais aujourd’hui attirer l’attention sur un nouvel essai que vient de tenter notre auteur lais— sant au public, comme toujours, le soin de conclure en dernier ressort. Au milieu de l’arbitraire qui règne partout, au moment où le journalisme vend à la ligne les comptes rendus des livres qu’il est chargé d’annoncer à ceux qui le payent, nous tenons à faire remarquer que l’Inz’tt'aiz'03 est la seule des revues françaises qui ait publié des articles critiques de vingt et trente pages sur chacun des livres ayant quelque intérêt pour nos lecteurs. Mêmeles autres revues, s’occupant de près ou de loin de l’occulte, n’ont consacré à ces livres que quelques lignes, à la fin, sans jamais aborder une critique sérieuse. Nous tenons tout spécialement à faire remarquer cette position toute particulière qu’a prise l’Inz‘tiaîion dans la presse française. Donc, pour revenir à notre point de départ, nous voulons présenter au public le nouvel essai de M. de Saint—Yves, essai formant une première trilogie de
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1I 00 L’INITIATION . ‘-n .. :. ‘ .v,rvwm .g _ . Il est facile de trouver dans l’histoire la preuve que la science occulte a toujours été le refuge de tous les .opprimés de*l’idée contre les oppresseurs quels que fussent les noms qui cachaient les deux partis éter . nellement en présence. , Or parmi les représentants de la Science Occulte occidentale, dans son véritable caractère de réalisa -tion pratique des théories plus ou moins mystiques, nous tenons à signaler de nouveau à nos lecteurs -l’œuvre du marquis de Saint—Yves d’Alveydre. Ainsi que je l’ai montré dans une étude compara _ tive(t), Saint—Yves a puisé l’occultisme occidental aux sources les plus élevées en s’adressant à un des plus grands maîtres de notre siècle: Fabre d’Olivet. Il est absolument puéril de dire que Saint—Yves a copié Fabre d’Olivet. Il suffit de considérer l’œuvre entreprise pour voir la différence capitale qui sépare .ces auteurs, Saint-Yves employant les mêmes maté— iaux que d’Olivet à la fondation d’une œuvre toute différente: la Synarchie. , ' Qu’est—ce donc que la Synarchie ? La Synarchie, vous diront les critiques, est une douce utopie éclose dans la cervelle d’un homme fort instruit qui aspire à changer les bases de notre société. Cet homme prétend, en s’appuyant sur l’his— toire universelle, démontrer qu’il existe une loi de groupement des séries sociales comme il en existe une de groupement des séries chimiques et il appelle cette loi: la Synarçhie. ' (I) Fabre d'Olivet et Saint-Yves d'Alveydre.
2ARBITRAIRÈ OU ARBITRAL 101 Inutile de vous dire, continuent ces bons critiques, que cette Synarchie est irréalisable attendu qu’elle tendrait à empêcher les politiciens de tromper les électeurs en donnant à ceux-ci une défense réelle contre tout arbitraire: le refus collectif de l’impôt. Empêcher l’arbitraire, est-ce possible ? Toute l’œuvre de l’Occultisme se réduit à la for mule d’équilibre par opposition harmonique des contraires; aussi s’appuyant sur cette donnée, le marquis de Saint—Yves afiirme—t—il l’existence de deux principes sociaux distincts : l’arbitraire et l’arbitral. i' 54 L’arbitraire, il est inutile, je pense, de le définir en détails, il suffit de regarder autour de soi. Il fleurit à merveille dans notre société et peut se définir en deux mots : Empêchement absolu pour l’opprimé (ouvrier, em ployé, électeur) d’agir efficacement dans sa défense légale contre les abus de l’oppresseur (patron, chef de maison, député). . L’arbitral consiste au contraire à trouver un point d’action et de réaction réciproque et harmonique entre les dirigeants et les dirigés. L’arbitrage est, au point de vue international, le moyen employé par les hautes initiations antiques pour régler les différends, et ceux qui nient la puissance réelle d’une idée n’ont qu’à considérer les progrès étonnants accomplis à l’heure actuelle par les sociétés d’arbitrage pour voir que cette idée répond bien à un besoin impé— rieux de l’humanité.
3102 L’INITIATION Or, dès 1882 Saint-Yves affirmait la nécessité de cette orientation nouvelle à donner à l’intellectualité occidentale. Nous verrons si l’avenir lui donnera raison. Nos lecteurs connaissent dès longtemps l’œuvre et l’écrivain, aussi n’est-ce pas à ce sujet que je les rappelle à leur attention. Je n’ai pas non plus à parler de la personne elle—même, ce sujet n’intéressant guère que les concierges physiquement ou intellectuellement parlant. le voudrais aujourd’hui attirer l’attention sur un nouvel essai que vient de tenter notre auteur lais— sant au public, comme toujours, le soin de conclure en dernier ressort. Au milieu de l’arbitraire qui règne partout, au moment où le journalisme vend à la ligne les comptes rendus des livres qu’il est chargé d’annoncer à ceux qui le payent, nous tenons à faire remarquer que l’Inz’tt'aiz'03 est la seule des revues françaises qui ait publié des articles critiques de vingt et trente pages sur chacun des livres ayant quelque intérêt pour nos lecteurs. Mêmeles autres revues, s’occupant de près ou de loin de l’occulte, n’ont consacré à ces livres que quelques lignes, à la fin, sans jamais aborder une critique sérieuse. Nous tenons tout spécialement à faire remarquer cette position toute particulière qu’a prise l’Inz‘tiaîion dans la presse française. Donc, pour revenir à notre point de départ, nous voulons présenter au public le nouvel essai de M. de Saint—Yves, essai formant une première trilogie de
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.