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1200 L'INITIATION * :44 Toutes les traditions, celles des Bohémiens (1), des Francs-Maçons (2), des Egyptiens et des Kab— balistes (3), corroborées par la Science officielle elle« même, sont d’accord pour considérer l’lnde comme l’origine de nos connaissances philosophiques et religieuses. ‘ Le mythe d’Abraham indique, ainsi que l’a mon tré Saint-Yves d’Alveydre, le passage de la tradition indoue ou orientale en Occident; et comme la Kab— bale que nous possédons aujourd’hui n’est autre chose que cette tradition adaptée à l’esprit occiden tal, on comprend pourquoi le plus vieux livre kab balistique connu, le Sep/1er Jesz'rah porte en tête la notice suivante : LE LIVRE KABBALISTIQUE DE LA CRÉATION EN HÉBREU, SEPHER JESIRAH Par ABRAHAM Transmis successivement oralement à ses fils; uis, vu le mauvais état des affaires d'lsraël, confié ar les sages de érusalem à des arcanes et à des lettres du sens le p us caché (4). Pour prouver la vérité de cette affirmation, il nous faudra donc montrer les principes fondamentaux de la Kabbale et particulièrement les Sephz‘roth dans l’ésotérisme indou. Ce point, qui a échappé à M. Franck, nous permettra de poser l’origine de la (z) Voy. la Kabbale des Bohémiens. n' 2 de l'Inür‘ation. (2) Voy. Ragon. Orthodoxie Maçonnique. (3) Voy. Saint-Yves d'Alveydre, Mission des Juifs. (4) Papus, le Sepher Jesirah, p. 5.
2LA KABBALE 2 0 I .a.. filiation bien au delà du I" siècle de notre ère. C’est Ce que nous ferons tout à l’heure. . Pour le moment, contentons—nous de dire quelques mots de l’existence de cette tradition ésotérique dans l’antiquité, tradition qui existe réellement malgré l’avis de Littré (1), avis partagé en partie par un des auteurs du dictionnaire philosophique de Ad. Franck (2). . Chaque réformateur religieux ou philosophique de l’antiquité divisait sa doctrine en deux parties: l’une voilée à l’usage de la foule ou exotérz‘sme, l’autre claire. à l’usage des initiés ou ésotérisme. ' Sans vouloir parler des Orientaux, Bouddha, Con— fucius ou Zoroastre, l’histoire nous montre Orphée dévoilant l’ésotérisme aux initiés par la création des mystères, Moise sélectant une tribu de prêtres ou initiés, celle de Lévi, parmi lesquels il choisit ceux à qui peut être confiée la tradition. Mais la transmis sion ésotérique de cette tradition devient indiscu table vers l’an 550 avant notre ère, avec Pythagore initié aux mêmes sources qu’Orphée et Moïse, en Egypte. Pythagore avait un enseignement secret basé principalement sur les nombres, et les quelques bribes de cet enseignement que nous ont transmises les alchimistes (3), nous montrent son identité abso— lue avec la Kabbale dont il n’est qu’une traduction_ Cette tradition se perd d’autant moins parmi les (I) Préface à la 3° édit. de Salverte (Sciences occultes). (2) Article Ésotérisme. (3) Voy. Jean Déc, Monas hieroglyphica in (Theatrum Chemicum).
3202 L’INITIATION disciples du grand philosophe qu’ils vont se retremper à sa source originelle, en Égypte, ou dans les mystères grecs. Tel est le cas de Socrate, de Platon et d’Aris— tote. La lettre d’Alexandre le Grand adressée à son maître et l'accusant d’avoir dévoilé l’enseignement ésoté rique, prouve que cet enseignement traditionnel et oral subsistait toujours à cette époque. , Nous en retrouverons encore mention dans Plu tarqué quand il dit que les serments scèlent ses lèvres et qu’il ne peut parler; enfin il est inutile d’allonger notre travail de toutes les citations que nous pour rions encore faire, ces détails sont assez connus des occultistes pour qu’il soit nécessaire d’insister davan— tage. Signalons en dernier lieu l’existence de cette tradi tion orale dansle christianisme alors que Jésus dé voile à ses disciples seuls le véritable sens des para boles dans le discours sur la montagne et qu’il confie le secret total de la tradition ésotérique à son disciple favori, saint Jean. ' L’Apocalypse est entièrement Kabbalistiqùe et re— présente le véritable ésotérisme chrétien. , L’antiquité de cette tradition ne peut donc faire au cun doute et la Kabbale est bien plus ancienne que l’époque que lui assigne M. Franck, du moins pour nous autres, occultistes occidentaux. En outre, elle a pris naissance sur une terre très éloignée de celle où est né le christianisme ainsi que nous le montreront les Sephz’roth indous. Mais il est temps d’arrêter là le développement de » \
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1200 L'INITIATION * :44 Toutes les traditions, celles des Bohémiens (1), des Francs-Maçons (2), des Egyptiens et des Kab— balistes (3), corroborées par la Science officielle elle« même, sont d’accord pour considérer l’lnde comme l’origine de nos connaissances philosophiques et religieuses. ‘ Le mythe d’Abraham indique, ainsi que l’a mon tré Saint-Yves d’Alveydre, le passage de la tradition indoue ou orientale en Occident; et comme la Kab— bale que nous possédons aujourd’hui n’est autre chose que cette tradition adaptée à l’esprit occiden tal, on comprend pourquoi le plus vieux livre kab balistique connu, le Sep/1er Jesz'rah porte en tête la notice suivante : LE LIVRE KABBALISTIQUE DE LA CRÉATION EN HÉBREU, SEPHER JESIRAH Par ABRAHAM Transmis successivement oralement à ses fils; uis, vu le mauvais état des affaires d'lsraël, confié ar les sages de érusalem à des arcanes et à des lettres du sens le p us caché (4). Pour prouver la vérité de cette affirmation, il nous faudra donc montrer les principes fondamentaux de la Kabbale et particulièrement les Sephz‘roth dans l’ésotérisme indou. Ce point, qui a échappé à M. Franck, nous permettra de poser l’origine de la (z) Voy. la Kabbale des Bohémiens. n' 2 de l'Inür‘ation. (2) Voy. Ragon. Orthodoxie Maçonnique. (3) Voy. Saint-Yves d'Alveydre, Mission des Juifs. (4) Papus, le Sepher Jesirah, p. 5.
2LA KABBALE 2 0 I .a.. filiation bien au delà du I" siècle de notre ère. C’est Ce que nous ferons tout à l’heure. . Pour le moment, contentons—nous de dire quelques mots de l’existence de cette tradition ésotérique dans l’antiquité, tradition qui existe réellement malgré l’avis de Littré (1), avis partagé en partie par un des auteurs du dictionnaire philosophique de Ad. Franck (2). . Chaque réformateur religieux ou philosophique de l’antiquité divisait sa doctrine en deux parties: l’une voilée à l’usage de la foule ou exotérz‘sme, l’autre claire. à l’usage des initiés ou ésotérisme. ' Sans vouloir parler des Orientaux, Bouddha, Con— fucius ou Zoroastre, l’histoire nous montre Orphée dévoilant l’ésotérisme aux initiés par la création des mystères, Moise sélectant une tribu de prêtres ou initiés, celle de Lévi, parmi lesquels il choisit ceux à qui peut être confiée la tradition. Mais la transmis sion ésotérique de cette tradition devient indiscu table vers l’an 550 avant notre ère, avec Pythagore initié aux mêmes sources qu’Orphée et Moïse, en Egypte. Pythagore avait un enseignement secret basé principalement sur les nombres, et les quelques bribes de cet enseignement que nous ont transmises les alchimistes (3), nous montrent son identité abso— lue avec la Kabbale dont il n’est qu’une traduction_ Cette tradition se perd d’autant moins parmi les (I) Préface à la 3° édit. de Salverte (Sciences occultes). (2) Article Ésotérisme. (3) Voy. Jean Déc, Monas hieroglyphica in (Theatrum Chemicum).
3202 L’INITIATION disciples du grand philosophe qu’ils vont se retremper à sa source originelle, en Égypte, ou dans les mystères grecs. Tel est le cas de Socrate, de Platon et d’Aris— tote. La lettre d’Alexandre le Grand adressée à son maître et l'accusant d’avoir dévoilé l’enseignement ésoté rique, prouve que cet enseignement traditionnel et oral subsistait toujours à cette époque. , Nous en retrouverons encore mention dans Plu tarqué quand il dit que les serments scèlent ses lèvres et qu’il ne peut parler; enfin il est inutile d’allonger notre travail de toutes les citations que nous pour rions encore faire, ces détails sont assez connus des occultistes pour qu’il soit nécessaire d’insister davan— tage. Signalons en dernier lieu l’existence de cette tradi tion orale dansle christianisme alors que Jésus dé voile à ses disciples seuls le véritable sens des para boles dans le discours sur la montagne et qu’il confie le secret total de la tradition ésotérique à son disciple favori, saint Jean. ' L’Apocalypse est entièrement Kabbalistiqùe et re— présente le véritable ésotérisme chrétien. , L’antiquité de cette tradition ne peut donc faire au cun doute et la Kabbale est bien plus ancienne que l’époque que lui assigne M. Franck, du moins pour nous autres, occultistes occidentaux. En outre, elle a pris naissance sur une terre très éloignée de celle où est né le christianisme ainsi que nous le montreront les Sephz’roth indous. Mais il est temps d’arrêter là le développement de » \
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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