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1I 02 L’INITIATION le dernier ordre de connaissances. par lequel on achèvera d’épeler le nom divin IÈVÉ. Ce dernier ordre ne comprend pas seulement l’Ini tiation proprement dite, c'est-à-dire le développement personnel de l’lnitié; il renferme aussi la connais— sance des devoirs que l'Initié doit accomplir envers ses semblables, devoirs qui constituent le but le plus élevé et le plus important de l'Initiation, car elle n’est valable pour l'Initié même que par un dévouement absolu au service de l’Humanité. Ainsi, pour ce dernier ordre, notre programme élé mentaire doit comprendre, avec une description som maire de l’Initiation pratique, celle de la réalisation de la science occulte dans l’humanité, sous sa triple forme d’Histoire, de Sociologie et de Religion, cor respondant au passé, au présent et à l’avenir. Entrons maintenant dans quelques détails. I" Ordre. —- Théogonie On débutera ici. comme il a été dit plus haut, par la revue synthétique de nos sciences positives; quel— ques mots peuvent suffire à esquisser ce premier cha pitre; il n’y a qu’à signaler les théories de l’attraction universelle, de l’unité des forces cosmiques, de la conservation de l’énergie et de l’évolution progressive à travers les alternatives de la vie et de la mort. A celui qui, non content de ce degré primaire, voudra pénétrer les grands mystères, un travail bien plus approfondi sera nécessaire; il faudra qu’il passe de cette base positive à la légitimité et à toutes les
2COURS METHODIQUE DE SCIENCE OCCULTE 103 v «. -=., , ,:.—_-:A, .- :,x. -:<_ ,e.ÿ-J_:.nu-ud . n..- ,= discussions de la métaphysique, sur la Création, l’Absolu, la Réalité, l’Objectivité et la Subjectivité et tous autres sujets de ce genre qui ont immortalisé les plus grands philosophes de Platon à Hegel et ses , ‘ successeurs. _ Il ne devra pas omettre, d’ailleurs, d’entendre sur ces sujets toutes les écoles, car la science occulte doit admettre toutes les antithèses pour les corriger ou les harmoniser. Par ce travail, l’étudiant arrivera aux principes premiers de la synthèse universelle, savoir: I" La dualité, qui fait qu’il n’est rien qui n’ait son contraire, d’où suit que tout s’y comporte par alter— natives de prédominance, par vibrations ; 2° La synthèse des termes opposés par un troisième unique et supérieur, d’où la Trinité; 3° Le progrès universel vers la synthèse complète ou l’unité, par l’Evolution, qui suppose l’lnvolution et représente l’Univers comme une expression pério— clique de l’Absolu. ‘ Précisons un peu en les développant ces éléments supérieurs. Les premiers principes dont ils nous offrent de rechercher la solution sont les suivants: Comment la dualité contradictoire s’harmonise et se résout par l’Unité en constituant la Trinité. Que la dualité du monde’actuel n’est que le Deve« nir de l’Unité absolue, rompue à un certain moment et se cherchant à nouveau dans la synthèse de l’in finie multiplicité. Qu’ainsi s’expliquent la Création ou Involution, le
3104 L’INITIATION progrès ou Evolution, et la réunion de la multiplicité rassemblée dans l’Unité ou Nirvana. Enfin, comment le passage de l’Unité à la Multi— plicité s’effectue par une Trinité de Trinités de plus en plus concrètes, et comment le retour de la Multipli cité à l'Unité s’accomplit par une trinité de synthèses de plus en plus étendues. Nous pouvons donc résumer comme voici le sujet de nos études théogoniques, qui embrassent toute la métaphysique : En premier lieu, la Trinité suprême, définition de ses trois personnes (I’Inefiable, I’Etre et la Substance). — Idée de la Tetraktis qui est à la fois la résultante de la première Trinité, et le chef et générateur de la deuxième. — C’est le premier temps de la descente de l’Esprit dans la matière. Dans le deuxième apparaissent : dans la substance, I’Espace, le Temps, la Forme; dans I’Etre, les E10 hims ou Créateurs (dans le Verbe, les Verbes). Dans le troisième temps de la descente, nous avons à reconnaître les Éléments, la Force, l’Homme et les Etres élémentaires. Le Cosmos matériel est le dernier degré, le produit ultime de ces condensations successives. Ici se pré senteront les définitions de la Matière, de l’Esprit, de l’Idée et celle de l’Amour, qui doit produire la syn thèse, I’Evolution, le Retour à l’Unité. Quelques mots suffisent à caractériser le degré secondaire, ou des Grands Mystères, de ces études, L’intelligence devra s’y élancer jusqu’aux limites extrêmes de notre métaphysique (celui qu’Hegel a ,-..
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1I 02 L’INITIATION le dernier ordre de connaissances. par lequel on achèvera d’épeler le nom divin IÈVÉ. Ce dernier ordre ne comprend pas seulement l’Ini tiation proprement dite, c'est-à-dire le développement personnel de l’lnitié; il renferme aussi la connais— sance des devoirs que l'Initié doit accomplir envers ses semblables, devoirs qui constituent le but le plus élevé et le plus important de l'Initiation, car elle n’est valable pour l'Initié même que par un dévouement absolu au service de l’Humanité. Ainsi, pour ce dernier ordre, notre programme élé mentaire doit comprendre, avec une description som maire de l’Initiation pratique, celle de la réalisation de la science occulte dans l’humanité, sous sa triple forme d’Histoire, de Sociologie et de Religion, cor respondant au passé, au présent et à l’avenir. Entrons maintenant dans quelques détails. I" Ordre. —- Théogonie On débutera ici. comme il a été dit plus haut, par la revue synthétique de nos sciences positives; quel— ques mots peuvent suffire à esquisser ce premier cha pitre; il n’y a qu’à signaler les théories de l’attraction universelle, de l’unité des forces cosmiques, de la conservation de l’énergie et de l’évolution progressive à travers les alternatives de la vie et de la mort. A celui qui, non content de ce degré primaire, voudra pénétrer les grands mystères, un travail bien plus approfondi sera nécessaire; il faudra qu’il passe de cette base positive à la légitimité et à toutes les
2COURS METHODIQUE DE SCIENCE OCCULTE 103 v «. -=., , ,:.—_-:A, .- :,x. -:<_ ,e.ÿ-J_:.nu-ud . n..- ,= discussions de la métaphysique, sur la Création, l’Absolu, la Réalité, l’Objectivité et la Subjectivité et tous autres sujets de ce genre qui ont immortalisé les plus grands philosophes de Platon à Hegel et ses , ‘ successeurs. _ Il ne devra pas omettre, d’ailleurs, d’entendre sur ces sujets toutes les écoles, car la science occulte doit admettre toutes les antithèses pour les corriger ou les harmoniser. Par ce travail, l’étudiant arrivera aux principes premiers de la synthèse universelle, savoir: I" La dualité, qui fait qu’il n’est rien qui n’ait son contraire, d’où suit que tout s’y comporte par alter— natives de prédominance, par vibrations ; 2° La synthèse des termes opposés par un troisième unique et supérieur, d’où la Trinité; 3° Le progrès universel vers la synthèse complète ou l’unité, par l’Evolution, qui suppose l’lnvolution et représente l’Univers comme une expression pério— clique de l’Absolu. ‘ Précisons un peu en les développant ces éléments supérieurs. Les premiers principes dont ils nous offrent de rechercher la solution sont les suivants: Comment la dualité contradictoire s’harmonise et se résout par l’Unité en constituant la Trinité. Que la dualité du monde’actuel n’est que le Deve« nir de l’Unité absolue, rompue à un certain moment et se cherchant à nouveau dans la synthèse de l’in finie multiplicité. Qu’ainsi s’expliquent la Création ou Involution, le
3104 L’INITIATION progrès ou Evolution, et la réunion de la multiplicité rassemblée dans l’Unité ou Nirvana. Enfin, comment le passage de l’Unité à la Multi— plicité s’effectue par une Trinité de Trinités de plus en plus concrètes, et comment le retour de la Multipli cité à l'Unité s’accomplit par une trinité de synthèses de plus en plus étendues. Nous pouvons donc résumer comme voici le sujet de nos études théogoniques, qui embrassent toute la métaphysique : En premier lieu, la Trinité suprême, définition de ses trois personnes (I’Inefiable, I’Etre et la Substance). — Idée de la Tetraktis qui est à la fois la résultante de la première Trinité, et le chef et générateur de la deuxième. — C’est le premier temps de la descente de l’Esprit dans la matière. Dans le deuxième apparaissent : dans la substance, I’Espace, le Temps, la Forme; dans I’Etre, les E10 hims ou Créateurs (dans le Verbe, les Verbes). Dans le troisième temps de la descente, nous avons à reconnaître les Éléments, la Force, l’Homme et les Etres élémentaires. Le Cosmos matériel est le dernier degré, le produit ultime de ces condensations successives. Ici se pré senteront les définitions de la Matière, de l’Esprit, de l’Idée et celle de l’Amour, qui doit produire la syn thèse, I’Evolution, le Retour à l’Unité. Quelques mots suffisent à caractériser le degré secondaire, ou des Grands Mystères, de ces études, L’intelligence devra s’y élancer jusqu’aux limites extrêmes de notre métaphysique (celui qu’Hegel a ,-..
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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