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1COURS MÉTHODIQUE DE SCIENCE OCCULTE comme l’Initiation en général n’est que le degré trans cendant de notre éducation. L’occultisme est la syn thèse et la philosophie de nos sciences positives; sans doute il n’en confirmera pas toutes les hypothèses qui, du reste, sont en transformation continuelle, il pourra critiquer, corriger plus d’une théorie, mais sans dé truire aucune des sciences analytiques qu’il m’embrasse dans sa synthèse que pour leur ajouter une harmonie et une grandeur incomparables. C’est sur les lois de la raison humaine, non à côté d’elle, c’est sur l’échafau dage admirable de nos sciences modernes, auquel tant de génies ont travaillé pendant la suite des Siècles, que Is’e’lève la science occulte, comme sur le piédestal seul digne de sa propre grandeur. Le premier degré de notre programme sera donc la revue synthétique de nos sciences ordinaires; dans un second degré on en approfondira la métaphysique; le troisième (qui est l’lnitiation) les transportera dans la région suprasensible où elles reprendront par l’obser— vation et l’expérience directe leur caractère positif. .mais dans une sphère supérieure à la nôtre. Ainsi : Premier degré: primaire; conclusions synthétiques, de nos sciences positives; éléments et principes géné raux d’occultisme. —-—Nous le désignerons sous le nom de Petits mystères. Second degré : science secondaire; développements purement intellectuels, mais transcendants, des prin— cipes précédents; on peut y allier déjà quelques essais de pratique occulte élémentaire. —- Nous l’appellerons les Grands mystères. Enfin l’Initiaz‘ion proprement dite, mise en pratique
2! 00 L'INITIATION " ru...— complète de l’occultisme, développement de la science transcendante ; c’est la voie du Mage. Le programme ofiert ici n’a pas la prétention de s’élever au—dessus des études que nous nommons les Petits mystères,c’est-à-dire l’occultisme primaire : on essaiera seulement d’indiquer quelques-unes des études plus approfondies dont se composent les Grands mys tères. Dans une société organisée normalement, ce pro— gramme, avec le développement moral qu’il comporte, serait celui de la classe intermédiaire, alors justement dirigeante et acceptée comme telle; au-dessous d’elle serait celle des hommes instruits tout au plus de la science positive et consacrés aux intérêts économiques, y compris la production; au-dessus, serait la classe sacerdotale distinguée par le degré transcendant de ses facultés aussi bien que de sa science et de ses vertus. Telle a été l’Inde ancienne, telle a été l’Egypte des premiers temps, si révérée des Grecs, qui, eux-mêmes conservaient un reste de cette organisation alors dégé-. nérée, dans leurs fédérations républicaines. La disposition donnée à ce programme est celle qui convient à la majorité des esprits de notre temps. On y débute en chaque chose par l’analyse pour s’élever ensuite, par induction, à la synthèse des éléments ainsi aperçus, puis redescendre, par déduction, de cette hau teur, jusque dans les détails de l’objet à étudier; on imite ainsi l’élève mécanicien qui, après avoir démonté sa machine pour en connaître les organes, s’exerce d’abord à la remonter, puis la fait entrer en fonction. Toutefois, ce procédé ne convient pas à tous les esprits;
3COURS MÊTHODIQUB DE SCIENCE OCCULTE IOl tous n’ont pas non plus la même façon de démonter ou remonter la machine; nous verrons plus loin, en traitant de la méthode, comment le programme pro posé se prête à ces variétés de dispositions. De même que la science a été divisée dans sa pro— fondeur en divers degrés, de même elle doit se parta ger en surface, pour ainsi dire, d’après le plan qui vient d’être indiqué. C’est ici que nous allons trouver les quatre ordres de connaissance établis dans le Traité de science occulte de Papus (page 79) : I° Dans le premier ordre, faisant la synthèse des sciences analytiques, on s’élève jusqu’aux premiers principes à travers d’autres principes secondaires et subordonnés. La connaissance, dans leur hiérarchie comme dans leurs détails de ces principes Coopéra— teurs, Créateurs et Directeurs de l’univers constitue la Théogonie ou science de la Nature naturante. 2° On redescend, par induction, dans les ordres suivants. Le second traitera de l’Origine, de la Cons— titution, de la vie de l’Univers créé ; ce sera la Cos mogonie ou science de la Nature naturée. 3° Le troisième ordre a pour objet spécial la con naissance de l’H0mme, de sa place dans l’Univers, de sa constitution et de ses pouvoirs. Ce sera l’Andro— gonie ou science de la Nature humaine. 4° On sera alors en état de comprendre ce qui peut et doit être fait dans l’Occultisme pratique, couron nement, réalisation des études précédentes, formant ... _...—_..——-.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1COURS MÉTHODIQUE DE SCIENCE OCCULTE comme l’Initiation en général n’est que le degré trans cendant de notre éducation. L’occultisme est la syn thèse et la philosophie de nos sciences positives; sans doute il n’en confirmera pas toutes les hypothèses qui, du reste, sont en transformation continuelle, il pourra critiquer, corriger plus d’une théorie, mais sans dé truire aucune des sciences analytiques qu’il m’embrasse dans sa synthèse que pour leur ajouter une harmonie et une grandeur incomparables. C’est sur les lois de la raison humaine, non à côté d’elle, c’est sur l’échafau dage admirable de nos sciences modernes, auquel tant de génies ont travaillé pendant la suite des Siècles, que Is’e’lève la science occulte, comme sur le piédestal seul digne de sa propre grandeur. Le premier degré de notre programme sera donc la revue synthétique de nos sciences ordinaires; dans un second degré on en approfondira la métaphysique; le troisième (qui est l’lnitiation) les transportera dans la région suprasensible où elles reprendront par l’obser— vation et l’expérience directe leur caractère positif. .mais dans une sphère supérieure à la nôtre. Ainsi : Premier degré: primaire; conclusions synthétiques, de nos sciences positives; éléments et principes géné raux d’occultisme. —-—Nous le désignerons sous le nom de Petits mystères. Second degré : science secondaire; développements purement intellectuels, mais transcendants, des prin— cipes précédents; on peut y allier déjà quelques essais de pratique occulte élémentaire. —- Nous l’appellerons les Grands mystères. Enfin l’Initiaz‘ion proprement dite, mise en pratique
2! 00 L'INITIATION " ru...— complète de l’occultisme, développement de la science transcendante ; c’est la voie du Mage. Le programme ofiert ici n’a pas la prétention de s’élever au—dessus des études que nous nommons les Petits mystères,c’est-à-dire l’occultisme primaire : on essaiera seulement d’indiquer quelques-unes des études plus approfondies dont se composent les Grands mys tères. Dans une société organisée normalement, ce pro— gramme, avec le développement moral qu’il comporte, serait celui de la classe intermédiaire, alors justement dirigeante et acceptée comme telle; au-dessous d’elle serait celle des hommes instruits tout au plus de la science positive et consacrés aux intérêts économiques, y compris la production; au-dessus, serait la classe sacerdotale distinguée par le degré transcendant de ses facultés aussi bien que de sa science et de ses vertus. Telle a été l’Inde ancienne, telle a été l’Egypte des premiers temps, si révérée des Grecs, qui, eux-mêmes conservaient un reste de cette organisation alors dégé-. nérée, dans leurs fédérations républicaines. La disposition donnée à ce programme est celle qui convient à la majorité des esprits de notre temps. On y débute en chaque chose par l’analyse pour s’élever ensuite, par induction, à la synthèse des éléments ainsi aperçus, puis redescendre, par déduction, de cette hau teur, jusque dans les détails de l’objet à étudier; on imite ainsi l’élève mécanicien qui, après avoir démonté sa machine pour en connaître les organes, s’exerce d’abord à la remonter, puis la fait entrer en fonction. Toutefois, ce procédé ne convient pas à tous les esprits;
3COURS MÊTHODIQUB DE SCIENCE OCCULTE IOl tous n’ont pas non plus la même façon de démonter ou remonter la machine; nous verrons plus loin, en traitant de la méthode, comment le programme pro posé se prête à ces variétés de dispositions. De même que la science a été divisée dans sa pro— fondeur en divers degrés, de même elle doit se parta ger en surface, pour ainsi dire, d’après le plan qui vient d’être indiqué. C’est ici que nous allons trouver les quatre ordres de connaissance établis dans le Traité de science occulte de Papus (page 79) : I° Dans le premier ordre, faisant la synthèse des sciences analytiques, on s’élève jusqu’aux premiers principes à travers d’autres principes secondaires et subordonnés. La connaissance, dans leur hiérarchie comme dans leurs détails de ces principes Coopéra— teurs, Créateurs et Directeurs de l’univers constitue la Théogonie ou science de la Nature naturante. 2° On redescend, par induction, dans les ordres suivants. Le second traitera de l’Origine, de la Cons— titution, de la vie de l’Univers créé ; ce sera la Cos mogonie ou science de la Nature naturée. 3° Le troisième ordre a pour objet spécial la con naissance de l’H0mme, de sa place dans l’Univers, de sa constitution et de ses pouvoirs. Ce sera l’Andro— gonie ou science de la Nature humaine. 4° On sera alors en état de comprendre ce qui peut et doit être fait dans l’Occultisme pratique, couron nement, réalisation des études précédentes, formant ... _...—_..——-.
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