Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1I o l'initiation le fac-similé de la signature de Martines de Pasquailly (fig. i.) apposée au bas de la lettre d'initiation de son disciple Saint-Martin lorsqu'il fut reçu élu Cœur. De Pasquailly mourut en 1774, il a fondé le Mar- • tinianisme, auquel succéda le Willermosisme,puis le Martinisme actuel. C'est la continuation des Roses-Croix du moyen âge et des Illuminés de la Révolution qui jouèrent un rôle occulte si important en combattant les Loges et le Jacobinisme; ce fut surtout une secte philoso phique. Au point de vue magique, les adeptes de l'illumiLES ÉNIGMES DES MARQUES DE LIBRAIRES I [ nisme traçaient sur le sol un cercle divisé par deux diamètres perpendiculaires et orientés et c'est dans l'appartement de l'ouest, figuré par le triangle du 4, qu'ils travaillaient (méditaient et priaient). Le 4 renferme dans son schéma l'équerre, la per pendiculaire, le triangle en plus, comme il contient un triangle rec tangle, le carré construit sur son hypothénuse équivaut à la somme des carrés construits sur ses deux autres côtés et c'est peut-être pour cette raison que nous voyons cer tains de ces quatre symboliques avoir une si longue queue horizon- . ~t taie, ce que j ai essayé de rendre sensible par la figure 2(1). La véritable signification hermétique du 4 s'ap puie sur l'arithmétique pythagoricienne qui était un système hiéroglyphique qui prétendait représenter l'essence des choses. Le 4 était figuré par une clé, symbole qui se rap porte au quaternaire. D'un autre côté, des circon stances analogues se rencontrent dans la fameuse croix antée (fig. 3.) dont les divinités égyptiennes sont ordinairement armées ; cette croix regardée, sui vant l'opinion la plus probable, comme la clé de la Vie divine prend aussi parfois la forme d'un 4 (voir Histoire du Gnosticisme, par Matter). On peut donc assurer que 4 représentait le quaternaire et était ori- (1) Figure connue par les écoliers sous le nom de Pont-auxânes.
212 l'initiation ginairement le symbole de l'lnitiation aux mystères de la Nature et qu'il correspondait à la croix antée de la cosmologie égyptienne (i). Au moyen âge lorsque les doctrines d'Aristote.continuateur de la science antique, régneront en maî tresse, les savoir, la science sera divisée en quatre grandes branches que les livres imprimés se char geront de répandre, autre symbole du 4. Comment ce signe gnostique devint-il d'un usage courant parmi les orthodoxes ? Un raisonnement par analogie peut résoudre la question. Dans les fouilles que le R. P. Delattre fit à Carthage, il mit à jour un grand nombre de lampes funé raires chrétiennes. Les plus anciennes portent le chrisme primitif 4. Après l'avènement de Constan tin l'X se redresse et le monogramme devient 4. En fin il a trouvé des lampes avec le monogramme Cru cifère renversé 4. Cette inversion était due à l'in curie du potier, qui d'un P majuscule a fait un q mi nuscule. Rien d'étonnant, par suite, que le 4 ait été pris pour une des formes du chrisme, surtout parmi les populations allemandes qui employaient concur remment le runique aux signes à angles droits, et le gothique d'un adouci très relatif. Seuls, les initiés voyaient dans le 4 l'image antique de la clé de la vie; pour les autres, c'était un chrisme aux formes raides et pareilles à celles qu'ils étaient (1) Voir notes sur l'origine de nos chiffres et surl'aleacus des pythagoriciens par Ch. Vincent (Journal des Math.).
3LES ÉNIGMES DES MARQUES DE LIBRAIRES I 3 habitués à contempler dans les antiques inscriptions sur pierre. A titre de curiosité, j'ose citer ici un petit problème de symbolisme — industriel — moderne, dont le dé chiffrement futur pourra devenir un vrai casse-tête chinois pour les amateurs à venir du «Vieux Papier». Il est intéressant, car il a grande analogie avec notre 4 et comme toute bonne devise est un vrai rébus, pour ne pas dire jeu de mots ou calembour. Le balai est un symbole antique, c'est une des clés de la langue chinoise (la femme, le ménage). On le voit figurer dans tous les récits de traditions de peuples primitifs (folk-lore). Il a la première place au Sabat, il personnifie parfois le Diable et bien autre chose. C'est le signe de l'épuration au physique et au moral... Tous les coups de balais sont salutaires. Mais d'un autre côté, en construction électrique, dans une dynamo, les balais jouent un grand rôle. Aussi un industriel fabricant de balais pour dyna mos prit, comme affiche réclame, unglobe entouré de faisceaux électriques, d'appareils compliqués et de formules commerciales annonçant ses produits, le tout chevauché par une horrible sorcière qui avait enfourché un balai de bouleau. Dans des siècles, lorsque les dynamos ne figure ront même plus dans les musées, que seuls les érudits auront connaissance de cet antique engin rem placé par des machines que nous ne soupçonnons même pas, que pensera celui qui trouvera le des sin ? Tout simples que nous paraissent en ce moment
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1I o l'initiation le fac-similé de la signature de Martines de Pasquailly (fig. i.) apposée au bas de la lettre d'initiation de son disciple Saint-Martin lorsqu'il fut reçu élu Cœur. De Pasquailly mourut en 1774, il a fondé le Mar- • tinianisme, auquel succéda le Willermosisme,puis le Martinisme actuel. C'est la continuation des Roses-Croix du moyen âge et des Illuminés de la Révolution qui jouèrent un rôle occulte si important en combattant les Loges et le Jacobinisme; ce fut surtout une secte philoso phique. Au point de vue magique, les adeptes de l'illumiLES ÉNIGMES DES MARQUES DE LIBRAIRES I [ nisme traçaient sur le sol un cercle divisé par deux diamètres perpendiculaires et orientés et c'est dans l'appartement de l'ouest, figuré par le triangle du 4, qu'ils travaillaient (méditaient et priaient). Le 4 renferme dans son schéma l'équerre, la per pendiculaire, le triangle en plus, comme il contient un triangle rec tangle, le carré construit sur son hypothénuse équivaut à la somme des carrés construits sur ses deux autres côtés et c'est peut-être pour cette raison que nous voyons cer tains de ces quatre symboliques avoir une si longue queue horizon- . ~t taie, ce que j ai essayé de rendre sensible par la figure 2(1). La véritable signification hermétique du 4 s'ap puie sur l'arithmétique pythagoricienne qui était un système hiéroglyphique qui prétendait représenter l'essence des choses. Le 4 était figuré par une clé, symbole qui se rap porte au quaternaire. D'un autre côté, des circon stances analogues se rencontrent dans la fameuse croix antée (fig. 3.) dont les divinités égyptiennes sont ordinairement armées ; cette croix regardée, sui vant l'opinion la plus probable, comme la clé de la Vie divine prend aussi parfois la forme d'un 4 (voir Histoire du Gnosticisme, par Matter). On peut donc assurer que 4 représentait le quaternaire et était ori- (1) Figure connue par les écoliers sous le nom de Pont-auxânes.
212 l'initiation ginairement le symbole de l'lnitiation aux mystères de la Nature et qu'il correspondait à la croix antée de la cosmologie égyptienne (i). Au moyen âge lorsque les doctrines d'Aristote.continuateur de la science antique, régneront en maî tresse, les savoir, la science sera divisée en quatre grandes branches que les livres imprimés se char geront de répandre, autre symbole du 4. Comment ce signe gnostique devint-il d'un usage courant parmi les orthodoxes ? Un raisonnement par analogie peut résoudre la question. Dans les fouilles que le R. P. Delattre fit à Carthage, il mit à jour un grand nombre de lampes funé raires chrétiennes. Les plus anciennes portent le chrisme primitif 4. Après l'avènement de Constan tin l'X se redresse et le monogramme devient 4. En fin il a trouvé des lampes avec le monogramme Cru cifère renversé 4. Cette inversion était due à l'in curie du potier, qui d'un P majuscule a fait un q mi nuscule. Rien d'étonnant, par suite, que le 4 ait été pris pour une des formes du chrisme, surtout parmi les populations allemandes qui employaient concur remment le runique aux signes à angles droits, et le gothique d'un adouci très relatif. Seuls, les initiés voyaient dans le 4 l'image antique de la clé de la vie; pour les autres, c'était un chrisme aux formes raides et pareilles à celles qu'ils étaient (1) Voir notes sur l'origine de nos chiffres et surl'aleacus des pythagoriciens par Ch. Vincent (Journal des Math.).
3LES ÉNIGMES DES MARQUES DE LIBRAIRES I 3 habitués à contempler dans les antiques inscriptions sur pierre. A titre de curiosité, j'ose citer ici un petit problème de symbolisme — industriel — moderne, dont le dé chiffrement futur pourra devenir un vrai casse-tête chinois pour les amateurs à venir du «Vieux Papier». Il est intéressant, car il a grande analogie avec notre 4 et comme toute bonne devise est un vrai rébus, pour ne pas dire jeu de mots ou calembour. Le balai est un symbole antique, c'est une des clés de la langue chinoise (la femme, le ménage). On le voit figurer dans tous les récits de traditions de peuples primitifs (folk-lore). Il a la première place au Sabat, il personnifie parfois le Diable et bien autre chose. C'est le signe de l'épuration au physique et au moral... Tous les coups de balais sont salutaires. Mais d'un autre côté, en construction électrique, dans une dynamo, les balais jouent un grand rôle. Aussi un industriel fabricant de balais pour dyna mos prit, comme affiche réclame, unglobe entouré de faisceaux électriques, d'appareils compliqués et de formules commerciales annonçant ses produits, le tout chevauché par une horrible sorcière qui avait enfourché un balai de bouleau. Dans des siècles, lorsque les dynamos ne figure ront même plus dans les musées, que seuls les érudits auront connaissance de cet antique engin rem placé par des machines que nous ne soupçonnons même pas, que pensera celui qui trouvera le des sin ? Tout simples que nous paraissent en ce moment
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.