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1LE RADIUM, LES BAYONS N, L OCCULTISME IO7 lécules se maintiendraient à une distance déterminée, tout en pouvant se déplacer les unes par rapport aux autres dans le liquide. Sous l'influence d'uneélévation de température, les molécules s'écartent et le corps augmente de volume. On peut les rapprocher plus ou moins par la compression. De toutes façons, les dé placements réciproques des molécules nécessitent un certain travail qui provient nettement de la transfor mation de l'énergie sous une de ses formes connues (chaleur...). Une molécule est elle-même un édifice composé de particules plus petites invisibles ou atomes. Deux cas peuvent se présenter : ou bien tous les atomes qui composent la molécule d'un corps sont semblables; la matière qui constitue ce corps ne peut se résoudre en plusieurs autres; on ne peut l'analyser ; le corps est dit simple ; ou bien les atomes qui composent la molécule sont de nature différente, proviennent de matières diverses; le corps peut être décomposé en plusieurs autres, être analysé; il est dit composé. Une molécule du gaz que nous respirons, l'oxygène, est composée de deux atomes semblables; une molé cule d'eau est composée de deux atomes d'un gaz in flammable, l'hydrogène, et d'un atome d'oxygène. Les atomes des corps simples peuvent se combiner de di verses façons entre eux, et toute combinaison nou velle nécessite un certain travail, le travail chimique, qui provient nettement de la transformation de l'éner gie sous une de ses formes connues. Telle est la conception ancienne de la constitution de la matière.
210S l'initiation Voici la conception plus nouvelle qui semble devoir s'imposer depuis la découverte des propriétés du ra dium. Dans cette conception, l'atome n'est plus indi visible, il est un système de particules plus petites, animées de mouvements, et chargées d'électricité ; l'atome n'est plus immuable, il peut évoluer, vieillir, se détruire, et dans sa périodededécrépitudeet de mort, il mettrait en liberté les qualités énormes d'énergie qui ont été emmagasinées au moment de sa forma tion. Il y a bien des façons différentes de concevoir la constitution de l'atome; nous citerons ici simplement comme exemple une conception anglaise, celle de Lodge, et une interprétation française fort élégante, celle de Jean Perrin. Les Anglais ont imaginé que les phénomènes électriques sont dus à des particules in finiment petites, répandues partout, chargées d'élec tricité, les électrons. W. Crookes nous présente d'une façon saisissante l'atome tel que le conçoit Lodge : « Si nous imaginons qu'un atome d'hydro gène est de la grandeur d'une église de dimensions ordinaires, les électrons qui le composent seront re présentés par environ 700 grains de sable ayant cha cun la grosseur d'un point (35o positifs et 35o néga tifs), précipités à l'intérieur dans toutes les directions, ou, suivant lord Kelvin, animés d'un mouvement de rotation d'une vitesse énorme. » Jean Perrin compare chaque atome à notre système solaire : autour du So leil comme centre, les diverses planètes, dont la Terre, situées à des distances variables, effectuent leurs révolutions ; de même, au centre de chaque atome, une ou plusieurs masses fortement chargées
3LE RADIUM, LES RAYONS N, L'OCCULTISME IOQ d'électricité positive joueraient le rôle du Soleil ; au tour de ce centre électrique graviteraient, comme les planètes, une multitude de corpuscules beaucoup plus petits, sortes d'électrons chargés d'électricité négative. Lorsque l'atome est très lourd et que vraisemblable ment les dimensions du petit système qui le constitue sont relativement considérables, les corpuscules les plus éloignés, les « Neptune du système », ne subi raient que très faiblement l'attraction des corps cen traux et pourraient échapper facilement. Le radium est formé d'atomes très lourds ; ces atomes présenteraient tous les « caractères de la dé crépitude et de la mort », ils se disloqueraient, aban donnant des quantités énormes d'énergie (chaleur, lumière visible et invisible), ils s'éparpilleraient, for mant un flux matériel, l'émanation, d'où s'échappe raient dans toutes les directions des électrons négatifs. Tout ceci, semble-t-il, n'est que le rêve grandiose d'un physicien. Nous allons voir que les faits bien curieux que nous avons encore à signaler au sujet du radium, bien loin de dissiper ce rêve, le réalisent au contraire. Crookes, dans son beau discours sur la réalisation d'un rêve, nous fait assister au bombardement ato mique qui résulte de la désagrégation progressive d'une petite masse de radium. « Si quelques grains imper ceptibles de sel de radium tombent sur un écran de
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1LE RADIUM, LES BAYONS N, L OCCULTISME IO7 lécules se maintiendraient à une distance déterminée, tout en pouvant se déplacer les unes par rapport aux autres dans le liquide. Sous l'influence d'uneélévation de température, les molécules s'écartent et le corps augmente de volume. On peut les rapprocher plus ou moins par la compression. De toutes façons, les dé placements réciproques des molécules nécessitent un certain travail qui provient nettement de la transfor mation de l'énergie sous une de ses formes connues (chaleur...). Une molécule est elle-même un édifice composé de particules plus petites invisibles ou atomes. Deux cas peuvent se présenter : ou bien tous les atomes qui composent la molécule d'un corps sont semblables; la matière qui constitue ce corps ne peut se résoudre en plusieurs autres; on ne peut l'analyser ; le corps est dit simple ; ou bien les atomes qui composent la molécule sont de nature différente, proviennent de matières diverses; le corps peut être décomposé en plusieurs autres, être analysé; il est dit composé. Une molécule du gaz que nous respirons, l'oxygène, est composée de deux atomes semblables; une molé cule d'eau est composée de deux atomes d'un gaz in flammable, l'hydrogène, et d'un atome d'oxygène. Les atomes des corps simples peuvent se combiner de di verses façons entre eux, et toute combinaison nou velle nécessite un certain travail, le travail chimique, qui provient nettement de la transformation de l'éner gie sous une de ses formes connues. Telle est la conception ancienne de la constitution de la matière.
210S l'initiation Voici la conception plus nouvelle qui semble devoir s'imposer depuis la découverte des propriétés du ra dium. Dans cette conception, l'atome n'est plus indi visible, il est un système de particules plus petites, animées de mouvements, et chargées d'électricité ; l'atome n'est plus immuable, il peut évoluer, vieillir, se détruire, et dans sa périodededécrépitudeet de mort, il mettrait en liberté les qualités énormes d'énergie qui ont été emmagasinées au moment de sa forma tion. Il y a bien des façons différentes de concevoir la constitution de l'atome; nous citerons ici simplement comme exemple une conception anglaise, celle de Lodge, et une interprétation française fort élégante, celle de Jean Perrin. Les Anglais ont imaginé que les phénomènes électriques sont dus à des particules in finiment petites, répandues partout, chargées d'élec tricité, les électrons. W. Crookes nous présente d'une façon saisissante l'atome tel que le conçoit Lodge : « Si nous imaginons qu'un atome d'hydro gène est de la grandeur d'une église de dimensions ordinaires, les électrons qui le composent seront re présentés par environ 700 grains de sable ayant cha cun la grosseur d'un point (35o positifs et 35o néga tifs), précipités à l'intérieur dans toutes les directions, ou, suivant lord Kelvin, animés d'un mouvement de rotation d'une vitesse énorme. » Jean Perrin compare chaque atome à notre système solaire : autour du So leil comme centre, les diverses planètes, dont la Terre, situées à des distances variables, effectuent leurs révolutions ; de même, au centre de chaque atome, une ou plusieurs masses fortement chargées
3LE RADIUM, LES RAYONS N, L'OCCULTISME IOQ d'électricité positive joueraient le rôle du Soleil ; au tour de ce centre électrique graviteraient, comme les planètes, une multitude de corpuscules beaucoup plus petits, sortes d'électrons chargés d'électricité négative. Lorsque l'atome est très lourd et que vraisemblable ment les dimensions du petit système qui le constitue sont relativement considérables, les corpuscules les plus éloignés, les « Neptune du système », ne subi raient que très faiblement l'attraction des corps cen traux et pourraient échapper facilement. Le radium est formé d'atomes très lourds ; ces atomes présenteraient tous les « caractères de la dé crépitude et de la mort », ils se disloqueraient, aban donnant des quantités énormes d'énergie (chaleur, lumière visible et invisible), ils s'éparpilleraient, for mant un flux matériel, l'émanation, d'où s'échappe raient dans toutes les directions des électrons négatifs. Tout ceci, semble-t-il, n'est que le rêve grandiose d'un physicien. Nous allons voir que les faits bien curieux que nous avons encore à signaler au sujet du radium, bien loin de dissiper ce rêve, le réalisent au contraire. Crookes, dans son beau discours sur la réalisation d'un rêve, nous fait assister au bombardement ato mique qui résulte de la désagrégation progressive d'une petite masse de radium. « Si quelques grains imper ceptibles de sel de radium tombent sur un écran de
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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