Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1104 l'initiation graphique impressionnent également l'écran fluores cent (i) en le rendant lumineux. Avec le radium, on peut provoquer la fluorescence du diamant, de la blende, du platinocyanure de baryum. On peut éga lement observer celle du papier, du coton, du verre ; parmi les différentes espèces de verre, le verre de Thuringe est particulièrement lumineux. « On peut suivre l'effet des rayons du radium sur l'écran fluores cent à des distances supérieures à deux mètres. L'écran fluorescent peut être séparé du radium par des écrans absorbants. Nous avons pu, dit Mme Curie, obtenir l'éclairementd'un écran au platinocyanure de baryum à travers le corps humain; cependant l'action est in comparablement plus intense quand l'écran est placé tout contre le radium et qu'il n'en est séparé par aucun écran solide. » La luminosité des substances fluores centes exposées à l'action du radium baisse avec le temps, la substance fluorescente subissant une trans formation. « Le papier, devenu fragile, s'effrite et res semble enfin à une passoire criblée de trous. » Le verre se colore en violet, en jaune, en brun ou en gris, mais il se décolore quand on le chauffe, et, en même temps, émet de la lumière. Certaines substances, enfin, présentent une phosphorescence qui persiste après la suppression de l'action du radium : les cristaux de fluorine restent lumineux dans l'obscurité pendant (i) L'écran fluorescent est une lame imprégnée d'une substance capable d'émettre de la lumière quand on l'ex pose soit aux rayons solaires, soit à des rayons invisibles, tels que les rayons X ; il est un récepteur d'énergie invi sible, ainsi que la plaque photographique.
2LE RADIUM, LES RAYONS N, L'OCCULTISME 105 plus de 24 heures, tout comme après l'exposition à la lumière de l'arc électrique. Le radium est le siège d'un dégagement d'électri cité spontané et continu.— En effet M. et Mme Curie, dans une expérience très remarquable, ont montré que les rayons invisibles émis par le radium sont chargés d'électricité négative, qu'ils électrisent négati vement les corps qu'ils rencontrent, alorsque la source elle-même s'électrise de nom contraire. Le radium, enfin, a le pouvoir extraordinaire de communiquer toutes ses propriétés aux corps qui sont situés dans une même enceinte que lui; il communi que, passagèrement du moins, son énergie aux corps voisins ; nous reviendrons plus loin sur ces faits. * Ainsi le radium est une source spontanée et cons tante d'énergie. Il émet cette énergie sans perte de poids, sans changement moléculaire, contrairement à tous les autres corps et à tous les phénomènes connus. 11 est la négation même du principe de la conservation de l'énergie, sur lequel toute la science moderne est fondée, puisqu'il produit de l'énergie sans en recevoir et sans se détruire par lui-même. Comme il est difficile d'abandonner un principe d'aussi vaste envergure, on a été amené à supposer que le radium ne fait que transformer et émettre une énergie inconnue qu'il reçoit constamment du milieu extérieur. Mais quelle énergie reçoit le radium dans cette hypothèse? Comment la reçoit-il? Comment la transforme-t-il ? Mystère. Une hypothèse du plus haut
3i o6 l'initiation intérêt et d'un tout autre ordre laisserait subsister le principe de la conservation de l'énergie, mais saperait par la base la conception actuelle que nous avons de la constitution de la matière. Voyons cette hypothèse, sur quels faits elle repose, comment elle se défend? Mais donnons tout d'abord la conception actuelle de la constitution de la matière. Un corps peut être divisé en morceaux sans que les propriétés essentielles de la matière qui le constitue se modifient ; dans les mêmes conditions, chaque morceau peut être divisé en morceaux plus petits, et ainsi de suite ; dans les particules les plus minimes que l'on sait obtenir, on reconnaît toujours les mêmes propriétés. Toutefois on admet que, si la divisibilité de la matière était poussée au delà d'une certaine li mite, les propriétés de cette matière disparaîtraient. On appelle molécule d'un corps la plus petite quantité sous laquelle la matière de ce corps peut conserver ses propriétés. La molécule est d'une petitesse de taille que nous ne pouvons nous imaginer, et par consé quent elle n'a jamais été vue par les instruments d'op tique les plus grossissants. On admet que tout corps défini chimiquement est composé de molécules et que ces molécules sont toutes semblables entre elles ; le nombre des molécules qui constituent un certain vo lume d'un gaz, sous une pression donnée et à une température donnée, serait toujours le même, quelle que soit la nature de ces gaz. Dans un gaz, les molé cules se repousseraient les unes les autres, ce qui expliquerait qu'un gaz occupe toujours tout le volume qu'on lui offre ; dans un liquide ou un solide les mo
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1104 l'initiation graphique impressionnent également l'écran fluores cent (i) en le rendant lumineux. Avec le radium, on peut provoquer la fluorescence du diamant, de la blende, du platinocyanure de baryum. On peut éga lement observer celle du papier, du coton, du verre ; parmi les différentes espèces de verre, le verre de Thuringe est particulièrement lumineux. « On peut suivre l'effet des rayons du radium sur l'écran fluores cent à des distances supérieures à deux mètres. L'écran fluorescent peut être séparé du radium par des écrans absorbants. Nous avons pu, dit Mme Curie, obtenir l'éclairementd'un écran au platinocyanure de baryum à travers le corps humain; cependant l'action est in comparablement plus intense quand l'écran est placé tout contre le radium et qu'il n'en est séparé par aucun écran solide. » La luminosité des substances fluores centes exposées à l'action du radium baisse avec le temps, la substance fluorescente subissant une trans formation. « Le papier, devenu fragile, s'effrite et res semble enfin à une passoire criblée de trous. » Le verre se colore en violet, en jaune, en brun ou en gris, mais il se décolore quand on le chauffe, et, en même temps, émet de la lumière. Certaines substances, enfin, présentent une phosphorescence qui persiste après la suppression de l'action du radium : les cristaux de fluorine restent lumineux dans l'obscurité pendant (i) L'écran fluorescent est une lame imprégnée d'une substance capable d'émettre de la lumière quand on l'ex pose soit aux rayons solaires, soit à des rayons invisibles, tels que les rayons X ; il est un récepteur d'énergie invi sible, ainsi que la plaque photographique.
2LE RADIUM, LES RAYONS N, L'OCCULTISME 105 plus de 24 heures, tout comme après l'exposition à la lumière de l'arc électrique. Le radium est le siège d'un dégagement d'électri cité spontané et continu.— En effet M. et Mme Curie, dans une expérience très remarquable, ont montré que les rayons invisibles émis par le radium sont chargés d'électricité négative, qu'ils électrisent négati vement les corps qu'ils rencontrent, alorsque la source elle-même s'électrise de nom contraire. Le radium, enfin, a le pouvoir extraordinaire de communiquer toutes ses propriétés aux corps qui sont situés dans une même enceinte que lui; il communi que, passagèrement du moins, son énergie aux corps voisins ; nous reviendrons plus loin sur ces faits. * Ainsi le radium est une source spontanée et cons tante d'énergie. Il émet cette énergie sans perte de poids, sans changement moléculaire, contrairement à tous les autres corps et à tous les phénomènes connus. 11 est la négation même du principe de la conservation de l'énergie, sur lequel toute la science moderne est fondée, puisqu'il produit de l'énergie sans en recevoir et sans se détruire par lui-même. Comme il est difficile d'abandonner un principe d'aussi vaste envergure, on a été amené à supposer que le radium ne fait que transformer et émettre une énergie inconnue qu'il reçoit constamment du milieu extérieur. Mais quelle énergie reçoit le radium dans cette hypothèse? Comment la reçoit-il? Comment la transforme-t-il ? Mystère. Une hypothèse du plus haut
3i o6 l'initiation intérêt et d'un tout autre ordre laisserait subsister le principe de la conservation de l'énergie, mais saperait par la base la conception actuelle que nous avons de la constitution de la matière. Voyons cette hypothèse, sur quels faits elle repose, comment elle se défend? Mais donnons tout d'abord la conception actuelle de la constitution de la matière. Un corps peut être divisé en morceaux sans que les propriétés essentielles de la matière qui le constitue se modifient ; dans les mêmes conditions, chaque morceau peut être divisé en morceaux plus petits, et ainsi de suite ; dans les particules les plus minimes que l'on sait obtenir, on reconnaît toujours les mêmes propriétés. Toutefois on admet que, si la divisibilité de la matière était poussée au delà d'une certaine li mite, les propriétés de cette matière disparaîtraient. On appelle molécule d'un corps la plus petite quantité sous laquelle la matière de ce corps peut conserver ses propriétés. La molécule est d'une petitesse de taille que nous ne pouvons nous imaginer, et par consé quent elle n'a jamais été vue par les instruments d'op tique les plus grossissants. On admet que tout corps défini chimiquement est composé de molécules et que ces molécules sont toutes semblables entre elles ; le nombre des molécules qui constituent un certain vo lume d'un gaz, sous une pression donnée et à une température donnée, serait toujours le même, quelle que soit la nature de ces gaz. Dans un gaz, les molé cules se repousseraient les unes les autres, ce qui expliquerait qu'un gaz occupe toujours tout le volume qu'on lui offre ; dans un liquide ou un solide les mo
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.