Fetching
One moment.
Fetching
One moment.
1206 L'INITIATION <>11 étudiait l'influence des astres lors des naissances, ayant la foi profonde que chaque être possédait un astre gardien. 16. Ils avaient des solennités funèbres, célébrées régulièrement; ils momifiaient quelques-uns de leurs mOl'tsf les conservant dans des vases (igaçabes), dans des urnes représentant de bizarresfonnesd'animaux: le jaboti, le tapir, etc. . 11 y avait des tribus qui, comme celles des Aroua- .quis et Pariquis, pratiquaient la crémation des corps, dont ils recueillaient les cendres dans des urnes appropriées. lis avaient des cimetières, où ils enterraient les morts dans les tabes. Les Toupinambas, après les cérémonies du rite, oignaient le cadaver de leurs chef de miel, les ornant ensuite de plumes; ils déposaient près de la sépulture les armes du guerrier, et pendant un temps indéterminé alimentaient un bOcher sur la fosse. Ces usages variaient de tribu en tribu; cependant, chez toutes, on note le culte des morts. Entre les cérémonies funèbres se détache celle de la Toucanaire, de ta tribu des Tembés. 17. Dans la poésie des légendes, les traditions se perpétuent, voilées dans le symbolisme des récits. Elles sont nombreuses, ces légendes, et quelques-unes d'entre elles sont adorables. Il sera peut-être opportun d'cn rappelerquelques-unes qui, quoiquela défigurant, affirment la tradition. et rapprochent de lointaines théogonies. DiQllIZedbyGoogle blanc... L'OCCl'LTE 207 ,. 1 « à toutes 10 attribuer à un dieu 2 0 la sans la virjginité. La aux .,."......,. (c:on,quÉ:ral1ts) fut par la tradit:ion
2208 L'INITiATION en chantanq si elle ne l'était pas, il dévorait la malheureuse créature, Dans toutes les théoRénies, il y..a un serpent' la Bible fait du serpent le tentateur; J'aborigène brésilien lui offrait des fruits. La Légende de la Mère d'eau est une des pJus belles et des plus gracieuses. La Mère d'eau habitait le lit des rivières, dans des palais enchantés, Comme les Sirènes, elle apparaissait avec un attrait et une séduction irrésistibles; comme les Nafades, elle était le génie des rivières et des sources. 18, De ce qu'on vient de lire, on constate que les traditions ies pJus éloignée3 de l'indigène brésilien nous ont été transmises oralement. Ils affirment l'immortalité de l'âme; ils évoquent les morls i ils connaissent le cercle ils emploient les amulettes et les talismans; ils appliquent la thérapeutique occulte. A l'époque de la découverte ils ne possédaient peut-être plus une classe sacerdotale: cependant les Caraïbes sont quelque indice du sacerdoce éteint.., Qui sait si les Caraibebds n'étaient pas des envoyés du Mexique, du Pérou, ou des Mouysces? En dehors des Cat'aïbes, il y avait les Pagès en même temps, devins, sorciers et guérisseurs) et les Piagas, peut-être des postulants. lis connaissaient diverses branches de 1occultisme: l'astrologie. la magie. dont quelques pâles traits apparaissent dans les récits des premiers chroniqueur , presque toujours hostiles à l'abo.rigène1 quand il DiQllIZedbyGoogle L'OCCULTE 209 s'agissait de retracer ses croyances, ses mythes et ses sentiments... L'étude de l'indigène, dans ses lignes particulières, est à faire. De ces investigations sévères et consciencieuses, - scientifiquement orientées, - le sauvage en surgira moins sauvage. Coritiba (Brésil), novembre 1901. DARIO VELLOZO. If DiQllIZedbyGoogle
3UN MANUSCRIT INÉDIT De CLAUDE DE SAlNT-MARTIN SUR L'ORIGINE DE TOUS LES CUL TES Par E. DUPUIS Interprète du Alllgorita rellgfêllsu Par CLAUDE DE SAINT·MARTIN, le Ph... lnc... (Suite) Le Baptême, dans son principe, se nommait Illumination; ainsi il devait être une instruction lumineuse. spécialement sur la Trinité, car on n'illumine pas un mystère' et on ne fait pas entrer dans une religion en cachant le pointessentiel qui la c.oDstitue. Avant le Christianisme, OD a admis un Dieu uniquesous la dénomination de puissance. Les Chrétiens lui donnent le même nom en y ajoutant le mot: Père ou Créateur, et en font une puissance créatrice qu'ils nomment Dieu, le Pêre tout-puissant. Une puissance seule et infinie dans l'immensité du néant ne -crée rien. Tout objet susceptible d'être créé n'existe en elle qu'en puissance. Pour qu'elle se détermine à créer, il faut qu'il émane d'elle une volonté ou un amour qui l'incite à donner l'existence à une chose plutôt qu'à une autre, et c'est cette volonté cet amour, ce verbe, cette parole arrêtée,que les chrétiens nomment Dieu le fils ou la seconde personne de DiQllIZedbyGoogle
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1206 L'INITIATION <>11 étudiait l'influence des astres lors des naissances, ayant la foi profonde que chaque être possédait un astre gardien. 16. Ils avaient des solennités funèbres, célébrées régulièrement; ils momifiaient quelques-uns de leurs mOl'tsf les conservant dans des vases (igaçabes), dans des urnes représentant de bizarresfonnesd'animaux: le jaboti, le tapir, etc. . 11 y avait des tribus qui, comme celles des Aroua- .quis et Pariquis, pratiquaient la crémation des corps, dont ils recueillaient les cendres dans des urnes appropriées. lis avaient des cimetières, où ils enterraient les morts dans les tabes. Les Toupinambas, après les cérémonies du rite, oignaient le cadaver de leurs chef de miel, les ornant ensuite de plumes; ils déposaient près de la sépulture les armes du guerrier, et pendant un temps indéterminé alimentaient un bOcher sur la fosse. Ces usages variaient de tribu en tribu; cependant, chez toutes, on note le culte des morts. Entre les cérémonies funèbres se détache celle de la Toucanaire, de ta tribu des Tembés. 17. Dans la poésie des légendes, les traditions se perpétuent, voilées dans le symbolisme des récits. Elles sont nombreuses, ces légendes, et quelques-unes d'entre elles sont adorables. Il sera peut-être opportun d'cn rappelerquelques-unes qui, quoiquela défigurant, affirment la tradition. et rapprochent de lointaines théogonies. DiQllIZedbyGoogle blanc... L'OCCl'LTE 207 ,. 1 « à toutes 10 attribuer à un dieu 2 0 la sans la virjginité. La aux .,."......,. (c:on,quÉ:ral1ts) fut par la tradit:ion
2208 L'INITiATION en chantanq si elle ne l'était pas, il dévorait la malheureuse créature, Dans toutes les théoRénies, il y..a un serpent' la Bible fait du serpent le tentateur; J'aborigène brésilien lui offrait des fruits. La Légende de la Mère d'eau est une des pJus belles et des plus gracieuses. La Mère d'eau habitait le lit des rivières, dans des palais enchantés, Comme les Sirènes, elle apparaissait avec un attrait et une séduction irrésistibles; comme les Nafades, elle était le génie des rivières et des sources. 18, De ce qu'on vient de lire, on constate que les traditions ies pJus éloignée3 de l'indigène brésilien nous ont été transmises oralement. Ils affirment l'immortalité de l'âme; ils évoquent les morls i ils connaissent le cercle ils emploient les amulettes et les talismans; ils appliquent la thérapeutique occulte. A l'époque de la découverte ils ne possédaient peut-être plus une classe sacerdotale: cependant les Caraïbes sont quelque indice du sacerdoce éteint.., Qui sait si les Caraibebds n'étaient pas des envoyés du Mexique, du Pérou, ou des Mouysces? En dehors des Cat'aïbes, il y avait les Pagès en même temps, devins, sorciers et guérisseurs) et les Piagas, peut-être des postulants. lis connaissaient diverses branches de 1occultisme: l'astrologie. la magie. dont quelques pâles traits apparaissent dans les récits des premiers chroniqueur , presque toujours hostiles à l'abo.rigène1 quand il DiQllIZedbyGoogle L'OCCULTE 209 s'agissait de retracer ses croyances, ses mythes et ses sentiments... L'étude de l'indigène, dans ses lignes particulières, est à faire. De ces investigations sévères et consciencieuses, - scientifiquement orientées, - le sauvage en surgira moins sauvage. Coritiba (Brésil), novembre 1901. DARIO VELLOZO. If DiQllIZedbyGoogle
3UN MANUSCRIT INÉDIT De CLAUDE DE SAlNT-MARTIN SUR L'ORIGINE DE TOUS LES CUL TES Par E. DUPUIS Interprète du Alllgorita rellgfêllsu Par CLAUDE DE SAINT·MARTIN, le Ph... lnc... (Suite) Le Baptême, dans son principe, se nommait Illumination; ainsi il devait être une instruction lumineuse. spécialement sur la Trinité, car on n'illumine pas un mystère' et on ne fait pas entrer dans une religion en cachant le pointessentiel qui la c.oDstitue. Avant le Christianisme, OD a admis un Dieu uniquesous la dénomination de puissance. Les Chrétiens lui donnent le même nom en y ajoutant le mot: Père ou Créateur, et en font une puissance créatrice qu'ils nomment Dieu, le Pêre tout-puissant. Une puissance seule et infinie dans l'immensité du néant ne -crée rien. Tout objet susceptible d'être créé n'existe en elle qu'en puissance. Pour qu'elle se détermine à créer, il faut qu'il émane d'elle une volonté ou un amour qui l'incite à donner l'existence à une chose plutôt qu'à une autre, et c'est cette volonté cet amour, ce verbe, cette parole arrêtée,que les chrétiens nomment Dieu le fils ou la seconde personne de DiQllIZedbyGoogle
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
No commentary for this page.