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One moment.
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1104. I..'lNlTlATlON apparut dans un rayon lumineux et lui promit d'ètre toujours son guide, jusqu'au terme marqué par le Dieu suprême, s'il acceptait l'Empire. La vision disparut au bruit des troupes brisant les barrières de sa demeure. A Voilà deux manifestations astrales supérieures, générées pour la consciente þÿ i d e n t iû c a t i o n d`une pensée nécessaire imperturbablement concentrée, l'une sur une idée morale d'ordre très élevé, et l'autre sur une nécessité supérieure d'ordre matériel, maisanalogue à la première quant à sa manifestation. * L`ordre _universel consiste en la hiérarchie des causes, mais non en celle des effets. La vision et la claire audience à l'état de veille s'acquièrent. Elles peuvent être naturelles. Ce dernier cas me paraît être celui de M. de Tromelin. Mais combien long apparaît le chemin qui se présente à lui! S"il s'y aventure, qu'il ne s'illusionne pas trop sur la valeur de sa précieuse faculté. Ellen'est encore qu'à l'état embryonnaire. Elle semble être àcet étattout spécial, où la chrysalide s'agíte encorevaguement, son cycle évolutionnaire n'ayant pas atteint le terme de son cours ; après quoi, un nouveau et brillant papillon se reposant, indécis, sur les dépouilles qu'il vient de quitter, cherche son rumb vers l'infini. Qu'il ne la néglige donc pas, sinon elle disparaîtra graduellement et le laissera dans une pénombreintel~ lectuelle qui n'est ni l'aube ni le crépuscule. Et le doute, l'afï`reux doute, achèvera de recouvrir de sa désespérante poussière cette faculté qui est peut-être l'insl . _,_ _ ___" _ _ ..
2CONSEILS A UN FRÈRE i 105 trument providentiel. La poudre impalpable dutemps a recouvert ainsi les temples initiatiques antiques. Pourtant peu d'entraînement semble nécessaire. Mais ce peu est indispensable à mettre en valeur ce bon grain semé par le vent du ciel. _ Alors il lui sera démontré que les images primaires qu'il signale ne sont qu`ombres chinoises pouvant être éclipsées par d"utres que l`on peut voir dans les nuages, sur le sol, sur le papier, sur les pétales d`une þÿû e u r , sur n'importe quel objet, et cela, sans que la connaissance d'aucun art d`agrément ait à intervenir en aucune façon. Il verra qu'une figure poétique de jeune fille peut instantanément être transformée en celle d'une répugnante vieille femme. Donner de l'élégance à la maritorne la plus disgracieuse. Déformer le galbe le plus parfait, plus et mieux que le génial Callot. Mettre sur des lèvres un sourire angélique ou leur donner une expression diabolique. þÿ E nû n plus tard, très tard, peut-ètre trop tard, il peut lui être donné d'objectiver ses pensées, de rendre tangibles ses idées les plus abstraites, son plus cher idéal. Alors il comprendra Dieu, sans le voir, car aucun homme ne peut le voir sans mourir de nombreuses fois. « Lumière sur le Sentier þÿ : :dit : « Tu fapprocheras de Ia lumière, mais tu ne touchera: jamais þÿ l aû a m m e . » Surtout qu'il se souvienne toujours, toujours, que le « Sésame, ouvre-toi 1 » de cet état est Persévérance, Humilité, Dzscrétion. Vouloir, savoir, oser, se taire. Le Sphinx! LaCroixl SAINT-LANNES. 18 octobre 1902 . __Î
3~f¿s "z§ T a' PARTIE PIIILOSOPHIOUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute École sans aucune dístärétion, et charun Jeux conserve la responssbilitå exclusive de ses es. LA CLAIRVØYANCE "I Définitions. - La clairvoyance peut être þÿ d éû n i e de bien des façons. Elle peut être regardée comme une faculté du moi supérieur et sera alors en rapport avec le degré de perfection de ce dernier. On l'a aussi déþÿû n i e , dit Leadbeater, Vision Spirituelleg mais, dans l'énorme majorité des cas, rien n'est plus inexact. Pour les spirites, c'est la faculté de voir les « Esprits », faculté qui dépend, dit A. Kardec, de la facilité plus ou moins grande qu'a le þÿû u i d e du Voyant de se combiner avec celui de l'Esprit. Pour les magnétiseurs, c'est la vue sans le secours des yeux dans un état spécialappelé som nambulisme. Pourles occultistes þÿ e nû n , c'est la possibilité de percevoir ce qui se trouve hors de la portée de notre vue physique à l'aide de sens spéciaux. Il n'y aura du reste réellement clairvoyance que si, les yeux ouverts, en plein jour, on peut voir une (1) Résumé de la conférence faite par M. G. Phaneg à la Société d`Études psychiquesde Nancy, dans sa séance du in octobre xgoa.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
1104. I..'lNlTlATlON apparut dans un rayon lumineux et lui promit d'ètre toujours son guide, jusqu'au terme marqué par le Dieu suprême, s'il acceptait l'Empire. La vision disparut au bruit des troupes brisant les barrières de sa demeure. A Voilà deux manifestations astrales supérieures, générées pour la consciente þÿ i d e n t iû c a t i o n d`une pensée nécessaire imperturbablement concentrée, l'une sur une idée morale d'ordre très élevé, et l'autre sur une nécessité supérieure d'ordre matériel, maisanalogue à la première quant à sa manifestation. * L`ordre _universel consiste en la hiérarchie des causes, mais non en celle des effets. La vision et la claire audience à l'état de veille s'acquièrent. Elles peuvent être naturelles. Ce dernier cas me paraît être celui de M. de Tromelin. Mais combien long apparaît le chemin qui se présente à lui! S"il s'y aventure, qu'il ne s'illusionne pas trop sur la valeur de sa précieuse faculté. Ellen'est encore qu'à l'état embryonnaire. Elle semble être àcet étattout spécial, où la chrysalide s'agíte encorevaguement, son cycle évolutionnaire n'ayant pas atteint le terme de son cours ; après quoi, un nouveau et brillant papillon se reposant, indécis, sur les dépouilles qu'il vient de quitter, cherche son rumb vers l'infini. Qu'il ne la néglige donc pas, sinon elle disparaîtra graduellement et le laissera dans une pénombreintel~ lectuelle qui n'est ni l'aube ni le crépuscule. Et le doute, l'afï`reux doute, achèvera de recouvrir de sa désespérante poussière cette faculté qui est peut-être l'insl . _,_ _ ___" _ _ ..
2CONSEILS A UN FRÈRE i 105 trument providentiel. La poudre impalpable dutemps a recouvert ainsi les temples initiatiques antiques. Pourtant peu d'entraînement semble nécessaire. Mais ce peu est indispensable à mettre en valeur ce bon grain semé par le vent du ciel. _ Alors il lui sera démontré que les images primaires qu'il signale ne sont qu`ombres chinoises pouvant être éclipsées par d"utres que l`on peut voir dans les nuages, sur le sol, sur le papier, sur les pétales d`une þÿû e u r , sur n'importe quel objet, et cela, sans que la connaissance d'aucun art d`agrément ait à intervenir en aucune façon. Il verra qu'une figure poétique de jeune fille peut instantanément être transformée en celle d'une répugnante vieille femme. Donner de l'élégance à la maritorne la plus disgracieuse. Déformer le galbe le plus parfait, plus et mieux que le génial Callot. Mettre sur des lèvres un sourire angélique ou leur donner une expression diabolique. þÿ E nû n plus tard, très tard, peut-ètre trop tard, il peut lui être donné d'objectiver ses pensées, de rendre tangibles ses idées les plus abstraites, son plus cher idéal. Alors il comprendra Dieu, sans le voir, car aucun homme ne peut le voir sans mourir de nombreuses fois. « Lumière sur le Sentier þÿ : :dit : « Tu fapprocheras de Ia lumière, mais tu ne touchera: jamais þÿ l aû a m m e . » Surtout qu'il se souvienne toujours, toujours, que le « Sésame, ouvre-toi 1 » de cet état est Persévérance, Humilité, Dzscrétion. Vouloir, savoir, oser, se taire. Le Sphinx! LaCroixl SAINT-LANNES. 18 octobre 1902 . __Î
3~f¿s "z§ T a' PARTIE PIIILOSOPHIOUE ET SCIENTIFIQUE Cette partie est ouverte aux écrivains de toute École sans aucune dístärétion, et charun Jeux conserve la responssbilitå exclusive de ses es. LA CLAIRVØYANCE "I Définitions. - La clairvoyance peut être þÿ d éû n i e de bien des façons. Elle peut être regardée comme une faculté du moi supérieur et sera alors en rapport avec le degré de perfection de ce dernier. On l'a aussi déþÿû n i e , dit Leadbeater, Vision Spirituelleg mais, dans l'énorme majorité des cas, rien n'est plus inexact. Pour les spirites, c'est la faculté de voir les « Esprits », faculté qui dépend, dit A. Kardec, de la facilité plus ou moins grande qu'a le þÿû u i d e du Voyant de se combiner avec celui de l'Esprit. Pour les magnétiseurs, c'est la vue sans le secours des yeux dans un état spécialappelé som nambulisme. Pourles occultistes þÿ e nû n , c'est la possibilité de percevoir ce qui se trouve hors de la portée de notre vue physique à l'aide de sens spéciaux. Il n'y aura du reste réellement clairvoyance que si, les yeux ouverts, en plein jour, on peut voir une (1) Résumé de la conférence faite par M. G. Phaneg à la Société d`Études psychiquesde Nancy, dans sa séance du in octobre xgoa.
The source text as printed, transcribed diplomatically. Where the source language uses a non-Latin script that reaches us only through a Victorian romanisation, this layer is labelled transliteration, because that is what we hold.
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